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RÉFLEXIONS pour Lc 1:1-25

Puisque beaucoup ont entrepris de composer un récit des événements qui se sont accomplis parmi nous,
d'après ce que nous ont transmis ceux qui furent dès le début témoins oculaires et serviteurs de la Parole,
j'ai décidé, moi aussi, après m'être informé exactement de tout depuis les origines, d'en écrire pour toi l'exposé suivi, excellent Théophile,
pour que tu te rendes bien compte de la sûreté des enseignements que tu as reçus.
Il y eut aux jours d'Hérode, roi de Judée, un prêtre du nom de Zacharie, de la classe d'Abia, et il avait pour femme une descendante d'Aaron, dont le nom était Élisabeth.
Tous deux étaient justes devant Dieu, et ils suivaient, irréprochables, tous les commandements et observances du Seigneur.
Mais ils n'avaient pas d'enfant, parce que Élisabeth était stérile et que tous deux étaient avancés en âge.
Or il advint, comme il remplissait devant Dieu les fonctions sacerdotales au tour de sa classe,
qu'il fut, suivant la coutume sacerdotale, désigné par le sort pour entrer dans le sanctuaire du Seigneur et y brûler l'encens.
10 Et toute la multitude du peuple était en prière, dehors, à l'heure de l'encens.
11 Alors lui apparut l'Ange du Seigneur, debout à droite de l'autel de l'encens.
12 À cette vue, Zacharie fut troublé et la crainte fondit sur lui.
13 Mais l'ange lui dit : " Sois sans crainte, Zacharie, car ta supplication a été exaucée ; ta femme Élisabeth t'enfantera un fils, et tu l'appelleras du nom de Jean.
14 Tu auras joie et allégresse, et beaucoup se réjouiront de sa naissance.
15 Car il sera grand devant le Seigneur; il ne boira ni vin ni boisson forte; il sera rempli d'Esprit Saint dès le sein de sa mère
16 et il ramènera de nombreux fils d'Israël au Seigneur, leur Dieu.
17 Il marchera devant lui avec l'esprit et la puissance d'Élie, pour ramener le cœur des pères vers les enfants et les rebelles à la prudence des justes, préparant au Seigneur un peuple bien disposé. "
18 Zacharie dit à l'ange : " A quoi connaîtrai-je cela ? car moi je suis un vieillard et ma femme est avancée en âge. "
19 Et l'ange lui répondit : " Moi je suis Gabriel, qui me tiens devant Dieu, et j'ai été envoyé pour te parler et t'annoncer cette bonne nouvelle.
20 Et voici que tu vas être réduit au silence et sans pouvoir parler jusqu'au jour où ces choses arriveront, parce que tu n'as pas cru à mes paroles, lesquelles s'accompliront en leur temps. "
21 Le peuple cependant attendait Zacharie et s'étonnait qu'il s'attardât dans le sanctuaire.
22 Mais quand il sortit, il ne pouvait leur parler, et ils comprirent qu'il avait eu une vision dans le sanctuaire. Pour lui, il leur faisait des signes et demeurait muet.
23 Et il advint, quand ses jours de service furent accomplis, qu'il s'en retourna chez lui.
24 Quelque temps après, sa femme Élisabeth conçut, et elle se tenait cachée cinq mois durant.
25 " Voilà donc, disait-elle, ce qu'a fait pour moi le Seigneur, au temps où il lui a plu d'enlever mon opprobre parmi les hommes ! "
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L'Évangile selon Luc ne commence pas comme les autres Évangiles. D'habitude, le récit évangélique s'ouvre sur des événements liés d'une manière ou d'une autre à Jésus lui-même; Luc, lui, fait précéder son récit de l'histoire de la conception miraculeuse de Jean le Baptiste. Bien sûr, Jean le Baptiste jouera son rôle, extrêmement important et tout à fait unique, dans les événements évangéliques. Et pourtant aucun des évangélistes ne lui accorde autant d'attention que Luc. D'ordinaire, les Évangiles décrivent déjà Jean le prédicateur, qui apparaît comme de nulle part, comme s'il était né dans ce désert même où retentit sa prédication. Luc veut manifestement inscrire cette figure mystérieuse dans l'histoire réelle dont l'activité de Jean faisait partie. Mais il ne nie nullement le miracle dans ce qui se passe: la conception de Jean et sa naissance furent sans aucun doute liées à l'intervention directe de Dieu dans les événements qui se déroulaient à Jérusalem, dans la famille d'un prêtre nommé Zacharie (v. 5-20).

Nous avons ici devant nous une situation décrite plus d'une fois dans l'Ancien Testament: un enfant naît dans un couple sans enfants au moment où, de manière naturelle, il ne peut manifestement plus venir au monde. Il n'est pas étonnant que la naissance d'un tel enfant ait été perçue comme un miracle, comme l'action directe de Dieu, qui rend réel, sinon l'impossible au sens strict, du moins un événement presque incroyable. Et, bien sûr, comme tout miracle de Dieu, le miracle de la naissance de Jean demeure pour nous, à bien des égards, un mystère, tout comme, par exemple, le mystère de la naissance d'Isaac. Mais ce mystère n'a rien de commun avec l'auréole d'énigme dont la rumeur humaine entoura la figure de Jean lorsqu'il sortit pour prêcher.

Peut-être Luc commence-t-il son Évangile par le récit de la naissance miraculeuse de Jean précisément parce qu'à l'époque où il l'écrivait, il était déjà apparu trop de légendes au sujet de Jean, et peut-être même au sujet de Jésus lui-même (v. 1-4). Par la suite, ces légendes, nées d'une imagination orientale bouillonnante, devinrent la base de la littérature apocryphe, où l'image du Christ prenait souvent des traits tout à fait fantastiques, et où les miracles prenaient des formes chimériques. Luc, lui, nous fait sentir le souffle du miracle authentique, qui a toujours sa place dans le monde: un miracle proche et qui, en même temps, ne cesse pas d'être un mystère. Comme le Royaume lui-même.

Autres réflexions

 
Pour Lc 1:1-25
Puisque beaucoup ont entrepris de composer un récit des événements qui se sont accomplis parmi nous,
d'après ce que nous ont transmis ceux qui furent dès le début témoins oculaires et serviteurs de la Parole,
j'ai décidé, moi aussi, après m'être informé exactement de tout depuis les origines, d'en écrire pour toi l'exposé suivi, excellent Théophile,
pour que tu te rendes bien compte de la sûreté des enseignements que tu as reçus.
Il y eut aux jours d'Hérode, roi de Judée, un prêtre du nom de Zacharie, de la classe d'Abia, et il avait pour femme une descendante d'Aaron, dont le nom était Élisabeth.
Tous deux étaient justes devant Dieu, et ils suivaient, irréprochables, tous les commandements et observances du Seigneur.
Mais ils n'avaient pas d'enfant, parce que Élisabeth était stérile et que tous deux étaient avancés en âge.
Or il advint, comme il remplissait devant Dieu les fonctions sacerdotales au tour de sa classe,
qu'il fut, suivant la coutume sacerdotale, désigné par le sort pour entrer dans le sanctuaire du Seigneur et y brûler l'encens.
10 Et toute la multitude du peuple était en prière, dehors, à l'heure de l'encens.
11 Alors lui apparut l'Ange du Seigneur, debout à droite de l'autel de l'encens.
12 À cette vue, Zacharie fut troublé et la crainte fondit sur lui.
13 Mais l'ange lui dit : " Sois sans crainte, Zacharie, car ta supplication a été exaucée ; ta femme Élisabeth t'enfantera un fils, et tu l'appelleras du nom de Jean.
14 Tu auras joie et allégresse, et beaucoup se réjouiront de sa naissance.
15 Car il sera grand devant le Seigneur; il ne boira ni vin ni boisson forte; il sera rempli d'Esprit Saint dès le sein de sa mère
16 et il ramènera de nombreux fils d'Israël au Seigneur, leur Dieu.
17 Il marchera devant lui avec l'esprit et la puissance d'Élie, pour ramener le cœur des pères vers les enfants et les rebelles à la prudence des justes, préparant au Seigneur un peuple bien disposé. "
18 Zacharie dit à l'ange : " A quoi connaîtrai-je cela ? car moi je suis un vieillard et ma femme est avancée en âge. "
19 Et l'ange lui répondit : " Moi je suis Gabriel, qui me tiens devant Dieu, et j'ai été envoyé pour te parler et t'annoncer cette bonne nouvelle.
20 Et voici que tu vas être réduit au silence et sans pouvoir parler jusqu'au jour où ces choses arriveront, parce que tu n'as pas cru à mes paroles, lesquelles s'accompliront en leur temps. "
21 Le peuple cependant attendait Zacharie et s'étonnait qu'il s'attardât dans le sanctuaire.
22 Mais quand il sortit, il ne pouvait leur parler, et ils comprirent qu'il avait eu une vision dans le sanctuaire. Pour lui, il leur faisait des signes et demeurait muet.
23 Et il advint, quand ses jours de service furent accomplis, qu'il s'en retourna chez lui.
24 Quelque temps après, sa femme Élisabeth conçut, et elle se tenait cachée cinq mois durant.
25 " Voilà donc, disait-elle, ce qu'a fait pour moi le Seigneur, au temps où il lui a plu d'enlever mon opprobre parmi les hommes ! "
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L'évangéliste entend conduire son récit depuis le commencement. Mais quel événement place-t-il au début du récit? Luc choisit...  Lire la suite

L'évangéliste entend conduire son récit depuis le commencement. Mais quel événement place-t-il au début du récit? Luc choisit non pas la Nativité de Jésus, non pas le début de Sa prédication, ni même la prédication de Jean qui l'a précédée. Non, le récit commence par la description des événements qui ont précédé la naissance de Jean, quand peu de gens pouvaient imaginer que l'annonce de la Nouvelle Alliance approchait. Le commencement mûrit en secret, il se cache au milieu du quotidien vétérotestamentaire.

L'ange annonce à Zacharie que sa femme, déjà avancée en âge, deviendra la mère d'un grand prophète. Cela s'était déjà produit plus d'une fois en Israël; ici, c'est comme si se répétait ce que nous avons lu bien des fois dans les pages de l'Ancien Testament. Mais ce qui sera bientôt prêché de nouveau ne contredira pas l'ancien; cela apparaîtra comme le déploiement ultérieur de l'ancienne révélation.

Zacharie n'a pas cru l'ange; il est donc facile de comprendre son mutisme uniquement comme une punition de son manque de foi. Mais le silence imposé est aussi un chemin de recueillement intérieur, une possibilité de concentration dans la prière. Zacharie se tait sur ce qui lui a été révélé; de même, Élisabeth cache sa grossesse jusqu'au moment voulu. Tous deux ont dû porter dans la solitude ce qui deviendrait le contenu principal de leur vie à venir. Les événements principaux mûrissent souvent dans le silence.

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Pour Lc 1:1-25
Puisque beaucoup ont entrepris de composer un récit des événements qui se sont accomplis parmi nous,
d'après ce que nous ont transmis ceux qui furent dès le début témoins oculaires et serviteurs de la Parole,
j'ai décidé, moi aussi, après m'être informé exactement de tout depuis les origines, d'en écrire pour toi l'exposé suivi, excellent Théophile,
pour que tu te rendes bien compte de la sûreté des enseignements que tu as reçus.
Il y eut aux jours d'Hérode, roi de Judée, un prêtre du nom de Zacharie, de la classe d'Abia, et il avait pour femme une descendante d'Aaron, dont le nom était Élisabeth.
Tous deux étaient justes devant Dieu, et ils suivaient, irréprochables, tous les commandements et observances du Seigneur.
Mais ils n'avaient pas d'enfant, parce que Élisabeth était stérile et que tous deux étaient avancés en âge.
Or il advint, comme il remplissait devant Dieu les fonctions sacerdotales au tour de sa classe,
qu'il fut, suivant la coutume sacerdotale, désigné par le sort pour entrer dans le sanctuaire du Seigneur et y brûler l'encens.
10 Et toute la multitude du peuple était en prière, dehors, à l'heure de l'encens.
11 Alors lui apparut l'Ange du Seigneur, debout à droite de l'autel de l'encens.
12 À cette vue, Zacharie fut troublé et la crainte fondit sur lui.
13 Mais l'ange lui dit : " Sois sans crainte, Zacharie, car ta supplication a été exaucée ; ta femme Élisabeth t'enfantera un fils, et tu l'appelleras du nom de Jean.
14 Tu auras joie et allégresse, et beaucoup se réjouiront de sa naissance.
15 Car il sera grand devant le Seigneur; il ne boira ni vin ni boisson forte; il sera rempli d'Esprit Saint dès le sein de sa mère
16 et il ramènera de nombreux fils d'Israël au Seigneur, leur Dieu.
17 Il marchera devant lui avec l'esprit et la puissance d'Élie, pour ramener le cœur des pères vers les enfants et les rebelles à la prudence des justes, préparant au Seigneur un peuple bien disposé. "
18 Zacharie dit à l'ange : " A quoi connaîtrai-je cela ? car moi je suis un vieillard et ma femme est avancée en âge. "
19 Et l'ange lui répondit : " Moi je suis Gabriel, qui me tiens devant Dieu, et j'ai été envoyé pour te parler et t'annoncer cette bonne nouvelle.
20 Et voici que tu vas être réduit au silence et sans pouvoir parler jusqu'au jour où ces choses arriveront, parce que tu n'as pas cru à mes paroles, lesquelles s'accompliront en leur temps. "
21 Le peuple cependant attendait Zacharie et s'étonnait qu'il s'attardât dans le sanctuaire.
22 Mais quand il sortit, il ne pouvait leur parler, et ils comprirent qu'il avait eu une vision dans le sanctuaire. Pour lui, il leur faisait des signes et demeurait muet.
23 Et il advint, quand ses jours de service furent accomplis, qu'il s'en retourna chez lui.
24 Quelque temps après, sa femme Élisabeth conçut, et elle se tenait cachée cinq mois durant.
25 " Voilà donc, disait-elle, ce qu'a fait pour moi le Seigneur, au temps où il lui a plu d'enlever mon opprobre parmi les hommes ! "
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L'évangéliste Luc offre à son ami un « fondement solide » pour sa foi nouvelle. Cela ne veut pas dire qu'il...  Lire la suite

L'évangéliste Luc offre à son ami un « fondement solide » pour sa foi nouvelle. Cela ne veut pas dire qu'il va lui démontrer l'existence de Dieu ou la vérité du témoignage des apôtres. Il lui décrira simplement, dans un petit livre, comment Dieu et l'homme ont cherché ensemble une langue commune, ont cherché une rencontre face à face, et comment ils l'ont trouvée. En ce sens, son Évangile est une sorte de « synthèse », une somme de toute l'histoire sacrée.

Il commence par l'histoire de la naissance du dernier prophète, Jean, mais en chemin il tisse dans le récit l'histoire générale des promesses de Dieu et de leur accomplissement. Ce n'est pas par hasard que ce récit ressemble tant à l'histoire d'Abraham et de Sara ou à celle de la naissance du prophète Samuel chez Anne la stérile. Les détails communs, parents âgés, annonce incroyable de l'ange, doute et foi, nous introduisent dans le monde des relations particulières avec Dieu, où, dans la vie ordinaire, fait irruption une vie nouvelle, à la réalité de laquelle il est d'abord difficile de croire : une nouvelle, ou, en grec, un Évangile.

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Pour Lc 1:1-4
Puisque beaucoup ont entrepris de composer un récit des événements qui se sont accomplis parmi nous,
d'après ce que nous ont transmis ceux qui furent dès le début témoins oculaires et serviteurs de la Parole,
j'ai décidé, moi aussi, après m'être informé exactement de tout depuis les origines, d'en écrire pour toi l'exposé suivi, excellent Théophile,
pour que tu te rendes bien compte de la sûreté des enseignements que tu as reçus.
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Dans ces premières lignes de l'Évangile se trouve l'un des plus grands mystères du Nouveau Testament. En commençant son récit, Luc s'adresse à un certain...  Lire la suite

Dans ces premières lignes de l'Évangile se trouve l'un des plus grands mystères du Nouveau Testament. En commençant son récit, Luc s'adresse à un certain très honorable Théophile, qui était manifestement son disciple. Cette adresse transforme tout le texte, d'une légende abstraite, en une histoire très personnelle qu'un homme veut partager avec un autre. L'évangéliste ne commence pas par de grands mots ni par des phrases solennelles ; il lui importe bien davantage d'expliquer à son lecteur ce qu'il faut savoir de la vie du Christ.

Le christianisme n'est pas un ensemble de doctrines et de règles, mais une foi vivante, transmise de coeur à coeur. C'est une foi qui vit dans les relations entre des personnes qui, comme Luc et Théophile, veulent partager les uns avec les autres la joyeuse nouvelle de la vie, de la mort et de la résurrection du Sauveur.

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Pour Lc 1:24-38
24 Quelque temps après, sa femme Élisabeth conçut, et elle se tenait cachée cinq mois durant.
25 " Voilà donc, disait-elle, ce qu'a fait pour moi le Seigneur, au temps où il lui a plu d'enlever mon opprobre parmi les hommes ! "
26 Le sixième mois, l'ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée, du nom de Nazareth,
27 à une vierge fiancée à un homme du nom de Joseph, de la maison de David; et le nom de la vierge était Marie.
28 Il entra et lui dit : " Réjouis-toi, comblée de grâce, le Seigneur est avec toi. "
29 À cette parole elle fut toute troublée, et elle se demandait ce que signifiait cette salutation.
30 Et l'ange lui dit : " Sois sans crainte, Marie ; car tu as trouvé grâce auprès de Dieu.
31 Voici que tu concevras dans ton sein et enfanteras un fils, et tu l'appelleras du nom de Jésus.
32 Il sera grand, et sera appelé Fils du Très-Haut. Le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David, son père;
33 il régnera sur la maison de Jacob pour les siècles et son règne n'aura pas de fin. "
34 Mais Marie dit à l'ange : " Comment cela sera-t-il, puisque je ne connais pas d'homme ? "
35 L'ange lui répondit : " L'Esprit Saint viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te prendra sous son ombre ; c'est pourquoi l'être saint qui naîtra sera appelé Fils de Dieu.
36 Et voici qu'Élisabeth, ta parente, vient, elle aussi, de concevoir un fils dans sa vieillesse, et elle en est à son sixième mois, elle qu'on appelait la stérile;
37 car rien n'est impossible à Dieu. "
38 Marie dit alors : " Je suis la servante du Seigneur ; qu'il m'advienne selon ta parole ! " Et l'ange la quitta.
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L'apparition de l'ange à la Vierge Marie, l'Annonciation, qu'est-ce que c'est ? Une révélation semblable à beaucoup d'autres décrites dans la Bible ? Oui, bien sûr, il s'agit sans aucun doute précisément d'une révélation qui, par son fond et par sa forme, ressemble à beaucoup d'autres. Une révélation unique ...  Lire la suite

L'apparition de l'ange à la Vierge Marie, l'Annonciation, qu'est-ce que c'est ? Une révélation semblable à beaucoup d'autres décrites dans la Bible ? Oui, bien sûr, il s'agit sans aucun doute précisément d'une révélation qui, par son fond et par sa forme, ressemble à beaucoup d'autres. Une révélation unique où il est question de la naissance du Messie ? Oui, sans aucun doute : le contenu principal de la révélation se réduit bien à la bonne nouvelle de Sa naissance. Mais il n'y a pas seulement tout cela : il y a ici quelque chose de plus.

Un indice de ce plus grand mystère se reflète d'ailleurs dans le nom traditionnel même de l'événement : l'Annonciation, c'est la même chose que l'Évangile, la bonne nouvelle. Où donc commence l'Évangile, la bonne nouvelle, l'Annonciation ? Dans les anciennes prophéties sur la venue du Messie ? Oui, bien sûr, mais là ce n'est encore que la préhistoire. Dans la promesse que l'ange annonce à la Vierge Marie ? Sans aucun doute : il Lui annonce l'accomplissement des anciennes prophéties. Mais l'avenir reste l'avenir, il est encore devant nous, et le passé reste le passé, il est déjà derrière nous. Or la bonne nouvelle est toujours au présent ; autrement, elle n'existe pas.

Qu'y a-t-il donc au présent ? « L'Esprit Saint viendra sur Toi, et la puissance du Très-Haut Te couvrira de son ombre ». Plus précisément, selon le sens du texte grec, ce n'est pas « viendra » et « couvrira », mais « descend » et « couvre » : les formes grecques permettent de traduire au présent autant qu'au passé. Voilà ce qui est vraiment la bonne nouvelle. Car la bonne nouvelle inclut toujours celui à qui elle s'adresse. Elle l'inclut dans le processus qui suppose sa réalité, la possibilité de son accomplissement en plénitude, là et au moment où cet accomplissement est prévu par la providence de Dieu.

Or la providence de Dieu, lorsqu'elle se révèle à l'homme, ne reste jamais pour lui seulement dans l'avenir ; elle se révèle toujours à celui à qui elle se révèle comme un présent éternel, dont sa propre vie devient une partie. Il en fut ainsi pour la Vierge Marie : la bonne nouvelle a fait d'Elle-même une partie de la providence de Dieu. Bien sûr, avec Son consentement : « voici la servante du Seigneur ». Sans un tel consentement, l'homme ne devient pas une partie de la providence de Dieu. La Vierge Marie a consenti, et Elle est devenue Celle qu'Elle est devenue. La Mère du Messie.

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Pour Lc 1:24-38
24 Quelque temps après, sa femme Élisabeth conçut, et elle se tenait cachée cinq mois durant.
25 " Voilà donc, disait-elle, ce qu'a fait pour moi le Seigneur, au temps où il lui a plu d'enlever mon opprobre parmi les hommes ! "
26 Le sixième mois, l'ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée, du nom de Nazareth,
27 à une vierge fiancée à un homme du nom de Joseph, de la maison de David; et le nom de la vierge était Marie.
28 Il entra et lui dit : " Réjouis-toi, comblée de grâce, le Seigneur est avec toi. "
29 À cette parole elle fut toute troublée, et elle se demandait ce que signifiait cette salutation.
30 Et l'ange lui dit : " Sois sans crainte, Marie ; car tu as trouvé grâce auprès de Dieu.
31 Voici que tu concevras dans ton sein et enfanteras un fils, et tu l'appelleras du nom de Jésus.
32 Il sera grand, et sera appelé Fils du Très-Haut. Le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David, son père;
33 il régnera sur la maison de Jacob pour les siècles et son règne n'aura pas de fin. "
34 Mais Marie dit à l'ange : " Comment cela sera-t-il, puisque je ne connais pas d'homme ? "
35 L'ange lui répondit : " L'Esprit Saint viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te prendra sous son ombre ; c'est pourquoi l'être saint qui naîtra sera appelé Fils de Dieu.
36 Et voici qu'Élisabeth, ta parente, vient, elle aussi, de concevoir un fils dans sa vieillesse, et elle en est à son sixième mois, elle qu'on appelait la stérile;
37 car rien n'est impossible à Dieu. "
38 Marie dit alors : " Je suis la servante du Seigneur ; qu'il m'advienne selon ta parole ! " Et l'ange la quitta.
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Aujourd'hui nous célébrons le commencement, le point de départ de notre salut. Apparue au plus tard au Ve siècle, cette fête s'appelait d'abord le Jour de l'Incarnation; son nom actuel est apparu...  Lire la suite

Aujourd'hui nous célébrons le commencement, le point de départ de notre salut. Apparue au plus tard au Ve siècle, cette fête s'appelait d'abord le Jour de l'Incarnation; son nom actuel est apparu plus tard, pas avant le VIIe siècle. Cet ancien nom exprime pour nous à la fois le sens principal de la fête et la principale Personne «agissante». Nous exultons aujourd'hui parce que le Dieu tout-puissant a voulu s'incarner pour nous sauver, et qu'il a accompli cette volonté. Et nous exultons aujourd'hui au sujet de Celle qui l'a accueilli dans son sein, sa Mère. Nous ne célébrons pas l'anniversaire d'un événement, car nous ne savons pas exactement quand il s'est produit: la date a été fixée de manière tout à fait conventionnelle, simplement neuf mois exactement avant Noël. Mais nous exultons au sujet de l'Incarnation comme d'un fait accompli. Annoncée jadis par les prophètes, elle est devenue un événement de l'histoire réelle, et grâce à cela tout a reçu part à l'éternité. Citons les paroles de deux grands saints sur cet événement (traduites du grec).

Voici ce que dit saint Jean Damascène: «Que les cieux se réjouissent et que la terre soit dans l'allégresse: car Celui qui est coéternel au Père, sans commencement avec lui et partageant son trône, dans sa bonté et sa miséricorde amie des hommes, s'est anéanti lui-même, selon le bon plaisir et le dessein du Père; et il a habité dans un sein virginal, purifié d'avance par l'Esprit. Ô merveille! Dieu parmi les hommes, l'Incontenable dans un sein, l'Éternel dans le temps: combien glorieux sont la conception sans semence, l'anéantissement ineffable et un tel mystère! Dieu s'abaisse, s'incarne et se forme lorsque l'ange annonce à la Toute-Pure la conception: Réjouis-toi, comblée de grâce, le Seigneur est avec toi, lui qui possède la grande miséricorde».

Et voici les paroles de saint André de Crète: «Aujourd'hui, joie de l'Annonciation, fête virginale; la terre et le ciel s'unissent, Adam est renouvelé, Ève est libérée de sa tristesse première, et la demeure de notre nature, divinisée par Celui qui a pris notre condition, devient le temple de Dieu. Ô mystère! Incompréhensible est son abaissement! Ineffable est le mode de sa conception! L'ange sert le miracle; le sein virginal reçoit le Fils; l'Esprit Saint est envoyé; le Père d'en haut donne son bon plaisir, la réconciliation de tous s'accomplit par sa volonté! En Christ, sauvés par le Christ, crions avec Gabriel à la Vierge: Réjouis-toi, Comblée de grâce; par toi est venu le Seigneur, notre salut, le Christ notre Dieu, qui a pris notre nature et nous a élevés vers lui; prie-le pour le salut de nos âmes».

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Pour Lc 1:25-56
25 " Voilà donc, disait-elle, ce qu'a fait pour moi le Seigneur, au temps où il lui a plu d'enlever mon opprobre parmi les hommes ! "
26 Le sixième mois, l'ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée, du nom de Nazareth,
27 à une vierge fiancée à un homme du nom de Joseph, de la maison de David; et le nom de la vierge était Marie.
28 Il entra et lui dit : " Réjouis-toi, comblée de grâce, le Seigneur est avec toi. "
29 À cette parole elle fut toute troublée, et elle se demandait ce que signifiait cette salutation.
30 Et l'ange lui dit : " Sois sans crainte, Marie ; car tu as trouvé grâce auprès de Dieu.
31 Voici que tu concevras dans ton sein et enfanteras un fils, et tu l'appelleras du nom de Jésus.
32 Il sera grand, et sera appelé Fils du Très-Haut. Le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David, son père;
33 il régnera sur la maison de Jacob pour les siècles et son règne n'aura pas de fin. "
34 Mais Marie dit à l'ange : " Comment cela sera-t-il, puisque je ne connais pas d'homme ? "
35 L'ange lui répondit : " L'Esprit Saint viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te prendra sous son ombre ; c'est pourquoi l'être saint qui naîtra sera appelé Fils de Dieu.
36 Et voici qu'Élisabeth, ta parente, vient, elle aussi, de concevoir un fils dans sa vieillesse, et elle en est à son sixième mois, elle qu'on appelait la stérile;
37 car rien n'est impossible à Dieu. "
38 Marie dit alors : " Je suis la servante du Seigneur ; qu'il m'advienne selon ta parole ! " Et l'ange la quitta.
39 En ces jours-là, Marie partit et se rendit en hâte vers la région montagneuse, dans une ville de Juda.
40 Elle entra chez Zacharie et salua Élisabeth.
41 Et il advint, dès qu'Élisabeth eut entendu la salutation de Marie, que l'enfant tressaillit dans son sein et Élisabeth fut remplie d'Esprit Saint.
42 Alors elle poussa un grand cri et dit : " Bénie es-tu entre les femmes, et béni le fruit de ton sein !
43 Et comment m'est-il donné que vienne à moi la mère de mon Seigneur?
44 Car, vois-tu, dès l'instant où ta salutation a frappé mes oreilles, l'enfant a tressailli d'allégresse en mon sein.
45 Oui, bienheureuse celle qui a cru en l'accomplissement de qui lui a été dit de la part du Seigneur ! "
46 Marie dit alors : " Mon âme exalte le Seigneur,
47 et mon esprit tressaille de joie en Dieu mon Sauveur,
48 parce qu'il a jeté les yeux sur l'abaissement de sa servante. Oui, désormais toutes les générations me diront bienheureuse,
49 car le Tout-Puissant a fait pour moi de grandes choses. Saint est son nom,
50 et sa miséricorde s'étend d'âge en âge sur ceux qui le craignent.
51 Il a déployé la force de son bras, il a dispersé les hommes au cœur superbe.
52 Il a renversé les potentats de leurs trônes et élevé les humbles,
53 Il a comblé de biens les affamés et renvoyé les riches les mains vides.
54 Il est venu en aide à Israël, son serviteur, se souvenant de sa miséricorde,
55 - selon qu'il l'avait annoncé à nos pères - en faveur d'Abraham et de sa postérité à jamais ! "
56 Marie demeura avec elle environ trois mois, puis elle s'en retourna chez elle.
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En poursuivant son récit, l'évangéliste revient encore et encore au thème principal de son livre : la nouvelle, joyeuse Bonne Nouvelle annoncée à tous les hommes. Après...  Lire la suite

En poursuivant son récit, l'évangéliste revient encore et encore au thème principal de son livre : la nouvelle, joyeuse Bonne Nouvelle annoncée à tous les hommes. Après Zacharie, c'est Marie, de la ville de Nazareth, qui entend cette nouvelle.

D'un côté, elle continue la lignée des justes et des prophètes bibliques (comparez sa prière avec le cantique d'Anne, la mère de Samuel, en 1 Règnes, chap. 2), en prenant conscience, dans l'obéissance à Dieu, de son infinie supériorité et de son étonnante proximité. D'un autre côté, elle est « bénie entre les femmes », c'est-à-dire la plus bénie, celle qui a reçu toute la plénitude de l'amour, celle qui a été jugée digne de la plus grande miséricorde de Dieu.

Dans le langage biblique solennel de l'évangéliste, les mots que l'on rencontre ici le plus souvent sont « bénédiction » et « grâce », c'est-à-dire la bonne Parole et la miséricorde que Dieu donne aux hommes. Il est visible que ces mots, dans ce cas, décrivent le mieux la Bonne Nouvelle évangélique, reçue pour la première fois il y a deux mille ans par la Mère du Seigneur Jésus.

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