Bible-Centre

La Bible en cinq ans pour le 9 août 2017

Grec / Septante (gr)

ΚΑΤΑ ΜΑΤΘΑΙΟΝ, κεφαλίς 24,  στἰχοι 15-31

15 ὅταν οὐ̃ν ἴδητε τò βδέλυγμα τη̃ς ἐρημώσεως τò ῥηθὲν διὰ Δανιὴλ του̃ προφήτου ἑστòς ἐν τόπω̨ ἁγίω̨ ὁ ἀναγινώσκων νοείτω
16 τότε οἱ ἐν τη̨̃ ’Ιουδαία̨ φευγέτωσαν εἰς τὰ ὄρη
17 ὁ ἐπὶ του̃ δώματος μὴ καταβάτω ἀ̃ραι τὰ ἐκ τη̃ς οἰκίας αὐτου̃
18 καὶ ὁ ἐν τω̨̃ ἀγρω̨̃ μὴ ἐπιστρεψάτω ὀπίσω ἀ̃ραι τò ἱμάτιον αὐτου̃
19 οὐαὶ δὲ ται̃ς ἐν γαστρὶ ἐχούσαις καὶ ται̃ς θηλαζούσαις ἐν ἐκείναις ται̃ς ἡμέραις
20 προσεύχεσθε δὲ ἵνα μὴ γένηται ἡ φυγὴ ὑμω̃ν χειμω̃νος μηδὲ σαββάτω̨
21 ἔσται γὰρ τότε θλι̃ψις μεγάλη οἵα οὐ γέγονεν ἀπ' ἀρχη̃ς κόσμου ἕως του̃ νυ̃ν οὐδ' οὐ μὴ γένηται
22 καὶ εἰ μὴ ἐκολοβώθησαν αἱ ἡμέραι ἐκει̃ναι οὐκ ἂν ἐσώθη πα̃σα σάρξ διὰ δὲ τοὺς ἐκλεκτοὺς κολοβωθήσονται αἱ ἡμέραι ἐκει̃ναι
23 τότε ἐάν τις ὑμι̃ν εἴπη̨ ἰδοὺ ὡ̃δε ὁ Χριστός ἤ ὡ̃δε μὴ πιστεύσητε
24 ἐγερθήσονται γὰρ ψευδόχριστοι καὶ ψευδοπροφη̃ται καὶ δώσουσιν σημει̃α μεγάλα καὶ τέρατα ὥστε πλανη̃σαι εἰ δυνατόν καὶ τοὺς ἐκλεκτούς
25 ἰδοὺ προείρηκα ὑμι̃ν
26 ἐὰν οὐ̃ν εἴπωσιν ὑμι̃ν ἰδοὺ ἐν τη̨̃ ἐρήμω̨ ἐστίν μὴ ἐξέλθητε ἰδοὺ ἐν τοι̃ς ταμείοις μὴ πιστεύσητε
27 ὥσπερ γὰρ ἡ ἀστραπὴ ἐξέρχεται ἀπò ἀνατολω̃ν καὶ φαίνεται ἕως δυσμω̃ν οὕτως ἔσται ἡ παρουσία του̃ υἱου̃ του̃ ἀνθρώπου
28 ὅπου ἐὰν ἠ̨̃ τò πτω̃μα ἐκει̃ συναχθήσονται οἱ ἀετοί
29 εὐθέως δὲ μετὰ τὴν θλι̃ψιν τω̃ν ἡμερω̃ν ἐκείνων ὁ ἥλιος σκοτισθήσεται καὶ ἡ σελήνη οὐ δώσει τò φέγγος αὐτη̃ς καὶ οἱ ἀστέρες πεσου̃νται ἀπò του̃ οὐρανου̃ καὶ αἱ δυνάμεις τω̃ν οὐρανω̃ν σαλευθήσονται
30 καὶ τότε φανήσεται τò σημει̃ον του̃ υἱου̃ του̃ ἀνθρώπου ἐν οὐρανω̨̃ καὶ τότε κόψονται πα̃σαι αἱ φυλαὶ τη̃ς γη̃ς καὶ ὄψονται τòν υἱòν του̃ ἀνθρώπου ἐρχόμενον ἐπὶ τω̃ν νεφελω̃ν του̃ οὐρανου̃ μετὰ δυνάμεως καὶ δόξης πολλη̃ς
31 καὶ ἀποστελει̃ τοὺς ἀγγέλους αὐτου̃ μετὰ σάλπιγγος μεγάλης καὶ ἐπισυνάξουσιν τοὺς ἐκλεκτοὺς αὐτου̃ ἐκ τω̃ν τεσσάρων ἀνέμων ἀπ' ἄκρων οὐρανω̃ν ἕως τω̃ν ἄκρων αὐτω̃ν
Pour que les textes en grec s’affichent correctement, il est préférable d’installer la police Lucida Sans Unicode. De même, pour les textes en slavon ancien, installez la police Hirmos. Si votre navigateur prend en charge CSS3, les polices s’afficheront automatiquement.
Notes:
Commentaire sur le fragment en cours
Commentaire sur le livre
Notes sur la partie

15 k) Daniel désignait par là, semble-t-il, un autel païen qu’Antiochus Épiphane dressa dans le Temple de Jérusalem (en 168 ; cf. 1 M 1.54). L’application évangélique se réalisa quand la Ville Sainte et son Temple furent investis, puis occupés, par les armées païennes de Rome, cf. Lc 21.20.


21 l) Cf. Ex 10.14 ; 11.6 ; Jr 30.7 ; Ba 2.2 ; Jl 2.2 ; Dn 12.1 ; 1 M 9.27 ; Ap 16.18.


22 m) Ceux qui, parmi les Juifs, sont appelés à entrer dans le Royaume de Dieu le « petit Reste », cf. Isa 4.2 ; Rm 11.5-7.


27 n) La venue du Messie sera évidente comme l’éclair. Pour une description, voir Ap 19.11-21. — L’éclair est un accompagnement classique des jugements divins, cf. Isa 29.6 ; 30.30 ; Za 9.14 ; Ps 97.4 ; etc.


28 o) Peut-être un proverbe exprimant la même idée de manifestation patente un cadavre, même caché dans le désert, est aussitôt signalé par le tournoiement des vautours.


29 p) Cf. Jr 4.23-26 ; Ez 32.7s ; Am 8.9 ; Mi 1.3-4 ; Jl 2.10 ; 3.4 ; 4.15 et surtout Isa 13.9-10 ; 34.4, dont notre texte reprend les expressions. Les « puissances des cieux » sont les astres et les forces célestes en général.


30 q) Les Pères ont vu dans ce signe la Croix du Christ. Il pourrait s’agir du Christ lui-même.


30 r) Daniel annonçait ainsi l’établissement du règne messianique par un Fils d’homme venant sur les nuées. — La nuée est le décor ordinaire des théophanies, dans l’AT, Ex 13.22 ; 19.16 ; 34.5 ; Lv 16.2 ; 1 R 8.10-11 ; Ps 18.12 ; 97.2 ; 104.3 ; Isa 19.1 ; Jr 4.13 ; Ez 1.4 ; 10.3s ; 2 M 2.8, comme dans le NT, 17.5 ; Ac 1.9, 11 ; 1 Th 4.17 ; Ap 1.7 ; 14.14.


31 s) Add. « et une voix ».


31 t) Formule combinée à l’aide de Za 2.10 et Dt 30.4, textes où il s’agit de réunir les dispersés d’Israël, cf. Ez 37.9 et Ne 1.9. Voir aussi Isa 27.13. Les « élus » sont donc ici, comme aux vv. 22 et 24, ceux des Juifs que Yahvé sauvera du désastre de leur peuple pour les admettre dans son Royaume, avec les païens, v. 30.


Les grandes lignes de la vie de Jésus que nous rencontrons chez saint Marc se retrouvent dans l’évangile de saint Matthieu, mais l’accent est mis de façon différente. Le plan d’abord est autre. Récits et discours alternent : 1-4, récit : enfance et début du ministère ; 5-7, discours : sermon sur la montagne (béatitudes, entrée dans le Royaume) ; 8-9, récit : dix miracles montrant l’autorité de Jésus, invitation aux disciples ; 10 : discours missionnaire ; 11-12, récit : Jésus rejeté par « cette génération »; 13, discours : sept paraboles sur le Royaume ; 14-17, récit : Jésus reconnu par les disciples ; 18, discours : la vie communautaire dans l’Église ; 9-22, récit : autorité de Jésus, dernière invitation ; 23-25, discours apocalyptique : malheurs, venue du Royaume ; 26-28, récit : mort et résurrection. On remarquera la correspondance des récits (nativité et vie nouvelle, autorité et invitation, refus et reconnaissance), et le rapport entre le premier et le cinquième discours, et entre le deuxième et le quatrième ; le troisième discours forme le centre de la composition. Comme par ailleurs Matthieu reproduit beaucoup plus complètement que Marc l’enseignement de Jésus (qu’il a en grande partie en commun avec Luc) et insiste sur le thème du « Royaume des Cieux », 3.2 ; 4.17, on peut caractériser son évangile comme une instruction narrative sur la venue du Royaume des Cieux.

Ce Royaume de Dieu (= des Cieux), qui doit rétablir parmi les hommes l’autorité souveraine de Dieu comme Roi enfin reconnu, servi et aimé, avait été préparé et annoncé par l’Ancienne Alliance. Aussi Matthieu, écrivant pour une communauté de chrétiens venus du judaïsme et sans doute discutant avec les rabbins, s’attache-t-il particulièrement à montrer dans la personne et l’œuvre de Jésus l’accomplissement des Écritures. À chaque tournant de son œuvre, il se réfère à l’AT pour prouver comment la Loi et les Prophètes sont « accomplis », c’est-à-dire non seulement réalisés dans leur attente, mais encore menés à une perfection qui les couronne et les dépasse. Il le fait pour la personne de Jésus, confirmant de textes scripturaires sa race davidique, 1.1-17, sa naissance d’une vierge, 1.23, à Bethléem, 2.6, son séjour en Égypte, son établissement à Capharnaüm, 4.14-16, son entrée messianique à Jérusalem, 21.5, 16 ; il le fait pour son œuvre, de guérisons miraculeuses, 11.4-5, d’enseignement qui « accomplit » la Loi, 5.17, en lui donnant une interprétation nouvelle et plus intérieure, 5.21-48 ; 19.3-9, 16-21. Et il ne souligne pas moins fortement comment l’humilité de cette personne et l’échec apparent de cette œuvre se trouvent aussi accomplir les Écritures : le massacre des Innocents, 2.17s, l’enfance cachée de Nazareth, 2.23, la mansuétude compatissante du « Serviteur », 12.17-21 ; cf. 8.17 ; 11.29 ; 12.7, l’abandon des disciples, 26.31, le prix dérisoire de la trahison, 27.9-10, l’arrestation, 26.54, l’ensevelissement durant trois jours, 12.40, tout cela était le dessein de Dieu annoncé par l’Écriture. Et de même l’incrédulité des foules, 13.13-15, et surtout des disciples des pharisiens, attachés à leurs traditions humaines, 15.7-9 et auxquels ne peut être donné qu’un enseignement mystérieux en paraboles, 13.14-15, 35, ceci encore était annoncé par les Écritures. Sans doute les autres synoptiques utilisent-ils aussi cet argument scripturaire, mais Matthieu le renforce notablement, au point d’en faire un trait marquant de son évangile. Ceci, joint à la construction systématique de son exposé, fait de son ouvrage la charte de l’économie nouvelle qui accomplit les desseins de Dieu dans le Christ.

Pour Matthieu Jésus est le Fils de Dieu et Emmanuel, Dieu avec nous dès le début. À la fin de l’évangile, Jésus en tant que Fils de l’homme est doté de toute autorité divine sur le Royaume de Dieu, aux cieux comme sur la terre. Le titre Fils de Dieu revient aux moments décisifs du récit : le baptême, 3.17 ; la confession de Pierre, 16.16 ; la transfiguration, 17.5 ; le procès de Jésus et sa crucifixion, 26.63 ; 27.40, 43, 54. Lié à ce titre-là, on trouve celui de Fils de David (dix fois, ainsi 9.27), en vertu duquel Jésus est le nouveau Salomon, guérisseur et sage. En effet Jésus parle comme la Sagesse incarnée, 11.25-30 et 23.37-39. Le titre Fils de l’homme, qui parcourt l’évangile, culminant à la dernière scène majestueuse, 28.18-20, vient de Dn 7.13-14, où il se trouve en rapport étroit avec le thème du Royaume.

L’annonce de la venue du Royaume entraîne une conduite humaine qui dans Matthieu s’exprime surtout par la poursuite de la justice et l’obéissance à la Loi. La justice, thème préféré de Matthieu (3.15 ; 5.6, 10, 20 ; 6.1, 33 ; 21.32), est ici la réponse humaine d’obéissance à la volonté du Père, plutôt que le don divin du pardon qu’elle est pour saint Paul. La validité de la Loi (Torah) mosaïque est affirmée, 5.17-20, mais son développement par les pharisiens est rejeté en faveur de son interprétation par Jésus, qui insiste surtout sur les préceptes éthiques, sur le Décalogue et sur les grands commandements de l’amour de Dieu et du prochain, et qui parle d’autres sujets (le divorce, 5.31-32 ; 19.1-10) dans la mesure où ils revêtent un aspect moral.

Parmi les évangélistes Matthieu se distingue aussi par son intérêt explicite pour l’Église, 16.18 ; 18.18 (deux fois). Il cherche à donner à la communauté des croyants des principes de conduite et des chefs autorisés. Ces principes sont évoqués dans les grands discours, surtout au chap. 18 qui contient des principes en vue de prendre des décisions et de résoudre des conflits : la sollicitude pour la brebis égarée et pour les petits, le pardon et l’humilité. Matthieu n’a pas le triple ministère des évêques, des presbytres et des diacres, mais il mentionne les sages ou les chefs instruits, et en particulier les apôtres, avec Pierre à leur tête, 10.2, qui participent à l’autorité de Jésus lui-même, 10.40 ; 9.8 ; il mentionne aussi les prophètes, les scribes, les sages, 10.41 ; 13.52 ; 23.34. Comme juge de dernière instance il y a Pierre, 16.19. Puisque le pouvoir, bien que nécessaire, est dangereux, les chefs ont besoin de l’humilité, 18.1-9. Matthieu ne se fait aucune illusion au sujet de l’Église. N’importe qui peut échouer (même Pierre, 26.69-75) ; les prophètes peuvent dire le faux, 7.15 ; dans l’Église saints et pécheurs sont mélangés jusqu’au dernier tri, 13.36-43 ; 22.11-14 ; 25. Néanmoins, les portes de l’Hadès ne prévaudront pas contre elle, 16.18, et elle est envoyée en mission au monde entier, 28.18-20. Le style de vie apostolique ou missionnaire est décrit en 9.36-11.1. Tout l’évangile est encadré par le formulaire selon lequel Dieu est uni avec son peuple par Jésus Christ, Mt 1.23 ; 28.18-20. Les rejetés de l’ancien Israël, 21.31-32, unis aux païens convertis, deviennent de nouveau le peuple de Dieu, 21.43. On comprend que cet évangile si complet et si bien organisé, rédigé dans une langue moins savoureuse mais plus correcte que celle de Marc, ait été reçu et utilisé par l’Église naissante avec une faveur marquée.

Réduire

Pour que les textes en grec s’affichent correctement, il est préférable d’installer la police Lucida Sans Unicode. De même, pour les textes en slavon ancien, installez la police Hirmos. Si votre navigateur prend en charge CSS3, les polices s’afficheront automatiquement.

Après votre inscription, vous pourrez vous abonner à l’envoi des textes de n’importe quel plan de lecture de la Bible.

Nous prévoyons d’ajouter progressivement des paramètres personnalisés ainsi que d’autres services pour les utilisateurs inscrits. Nous vous conseillons donc de vous inscrire dès maintenant. C’est gratuit.