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RÉFLEXIONS pour Jn 15:9-10

Comme le Père m'a aimé, moi aussi je vous ai aimés. Demeurez en mon amour.
10 Si vous gardez mes commandements, vous demeurerez en mon amour, comme moi j'ai gardé les commandements de mon Père et je demeure en son amour.
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Au fond, deux chemins sont devant nous : suivre le Christ en écoutant Sa Parole, ou nous détourner de Lui. Jésus nous appelle, frappe aux portes de nos cœurs (voir Ap 3,20) et demande : « Demeurez dans Mon amour » (Jn 15,9). Il aime déjà, indépendamment de qui nous sommes, de la manière dont nous nous comportons et de ce que nous faisons, mauvais ou bon. Rien ne nous séparera de Son Amour (voir Rm 8,35-39).

Mais, bien que l'Amour soit proche, on peut ne pas l'accueillir. Ne pas le voir, ou le mépriser en n'y prêtant aucune attention. Pourtant il existe, et il est éternel. Voilà pourquoi le Seigneur nous appelle à demeurer dans cet amour. Afin qu'Il puisse nous donner la vie, les forces pour vivre et, enfin, l'éternité, l'Amour même. En entrant dans cet Amour, chacun de nous ne répond pas seulement à l'Amour de Celui qui l'a créé, mais entre aussi dans l'Éternité, coopérant à l'œuvre de son salut.

Autres réflexions

 
Pour Jn 15:9-17
Comme le Père m'a aimé, moi aussi je vous ai aimés. Demeurez en mon amour.
10 Si vous gardez mes commandements, vous demeurerez en mon amour, comme moi j'ai gardé les commandements de mon Père et je demeure en son amour.
11 Je vous dis cela pour que ma joie soit en vous et que votre joie soit complète.
12 Voici quel est mon commandement: vous aimer les uns les autres comme je vous ai aimés.
13 Nul n'a plus grand amour que celui-ci: donner sa vie pour ses amis.
14 Vous êtes mes amis, si vous faites ce que je vous commande.
15 Je ne vous appelle plus serviteurs, car le serviteur ne sait pas ce que fait son maître; mais je vous appelle amis, parce que tout ce que j'ai entendu de mon Père, je vous l'ai fait connaître.
16 Ce n'est pas vous qui m'avez choisi; mais c'est moi qui vous ai choisis et vous ai établis pour que vous alliez et portiez du fruit et que votre fruit demeure, afin que tout ce que vous demanderez au Père en mon nom, il vous le donne.
17 Ce que je vous commande, c'est de vous aimer les uns les autres.
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En parlant de l'amour comme d'un commandement nouveau, Jésus demande avant tout que chaque chrétien soit prêt à « déposer sa vie pour ses amis ». On comprend généralement cela comme la disposition à donner sa vie pour ses amis. Pourtant le verbe grec correspondant ne signifie pas...  Lire la suite

En parlant de l'amour comme d'un commandement nouveau, Jésus demande avant tout que chaque chrétien soit prêt à « déposer sa vie pour ses amis ». On comprend généralement cela comme la disposition à donner sa vie pour ses amis. Pourtant le verbe grec correspondant ne signifie pas « donner », mais précisément « poser », « placer », et non pas « à la place de », mais précisément « pour », « en faveur de » ses amis. Il ne s'agit donc manifestement pas du sacrifice de soi, ou du moins pas seulement de cela; il faut plutôt parler des relations qui unissent les hommes vivant de cet amour dont Jésus a aimé chacun. Mais qu'est-ce que cet amour qui est le sien, l'amour du Royaume? En quoi se distingue-t-il de l'amour connu des hommes bien avant sa venue dans le monde?

Avant tout en ceci: l'amour humain n'a jamais été total. Il demeurait seulement une intention, une relation, et en ce sens il était une réalité spirituelle. Mais le milieu dans lequel existaient les relations d'amour était naturel, psychique: l'homme, en effet, demeurait dans l'état déchu un être avant tout naturel, et le psychisme est lui aussi de la nature, seulement d'un genre particulier.

Jésus, lui, parle de l'amour du Royaume, de ce Royaume où le milieu même de la communion n'est pas naturel, mais spirituel. Là, l'amour peut être manifesté dans une plénitude absolue: les relations et le milieu du Royaume se correspondent pleinement. Mais la vie de l'homme dans le Royaume ne peut appartenir à lui seul.

Jésus lui-même l'explique simplement: celui qui veut garder sa vie pour lui-même la perd, mais celui qui la lui remet et en fait une part de la vie de son Royaume la conserve. Et il la conserve dans une plénitude introuvable dans le monde déchu. Mais si cela est vrai de la vie du Royaume comme totalité, cela l'est aussi lorsque sont en jeu les relations des habitants du Royaume entre eux: eux non plus ne s'appartiennent jamais seulement à eux-mêmes; leur vie n'est jamais, et ne peut jamais être, quelque chose d'isolé, comme l'est la vie de l'homme dans le monde non transfiguré.

Bien sûr, dans le Royaume aussi chacun vit sa propre vie, et non celle d'un autre. Mais si, dans le monde déchu, les frontières de cette vie se trouvent souvent fermées à toute interaction, dans le Royaume elles sont toujours ouvertes. Là, cette ouverture est sans danger: puisque la vie de chacun est déterminée par le souffle de Dieu, personne n'abuse de cette ouverture comme cela arrive parfois dans le monde déchu.

Et les possibilités qu'offre une telle ouverture sont immenses: si cela est nécessaire, chacun peut à tout moment céder entièrement à un autre son espace de vie, lorsque le besoin s'en présente. Il ne reste pas de problèmes insolubles pour les habitants du Royaume, car il n'y a pas non plus de barrières entre eux. Il n'y a donc pas de barrières pour le souffle de Dieu qui les unit. Chacun vit d'une vie pleine, qui appartient à la fois à lui-même et à quiconque veut participer à cette plénitude et y prendre part.

C'est une telle vie que le Sauveur commande à ses disciples. Elle est, au fond, le christianisme lui-même.

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Pour Jn 15:9-17
Comme le Père m'a aimé, moi aussi je vous ai aimés. Demeurez en mon amour.
10 Si vous gardez mes commandements, vous demeurerez en mon amour, comme moi j'ai gardé les commandements de mon Père et je demeure en son amour.
11 Je vous dis cela pour que ma joie soit en vous et que votre joie soit complète.
12 Voici quel est mon commandement: vous aimer les uns les autres comme je vous ai aimés.
13 Nul n'a plus grand amour que celui-ci: donner sa vie pour ses amis.
14 Vous êtes mes amis, si vous faites ce que je vous commande.
15 Je ne vous appelle plus serviteurs, car le serviteur ne sait pas ce que fait son maître; mais je vous appelle amis, parce que tout ce que j'ai entendu de mon Père, je vous l'ai fait connaître.
16 Ce n'est pas vous qui m'avez choisi; mais c'est moi qui vous ai choisis et vous ai établis pour que vous alliez et portiez du fruit et que votre fruit demeure, afin que tout ce que vous demanderez au Père en mon nom, il vous le donne.
17 Ce que je vous commande, c'est de vous aimer les uns les autres.
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L’amour du Père pour le Fils se manifeste dans leur union indissoluble, et le Seigneur nous propose de demeurer, nous aussi, dans ce même amour. Sommes-nous prêts à un tel amour ?  Lire la suite

L’amour du Père pour le Fils se manifeste dans leur union indissoluble, et le Seigneur nous propose de demeurer, nous aussi, dans ce même amour. Sommes-nous prêts à un tel amour — non pas même à aimer ainsi nous-mêmes, car il est clair que nous n’y sommes pas prêts, mais à le recevoir du Christ ? Recevoir l’amour ne peut être passif, cela exige des efforts en réponse ; mais répondons-nous toujours activement à l’amour du Christ ? Pourtant, même sans recevoir de réponse, Il continue de nous aimer.

Ce ne sont pas des serviteurs, mais des amis qu’Il a appelés les disciples, non seulement ceux qui étaient près de Lui, mais tous ceux qu’Il a appelés à Le suivre. Il veut nous élever à une hauteur qu’il est difficile d’atteindre sans Lui ; avant même que l’ascension ne commence, la tête tourne déjà.

Mais si nous ne sommes pas pour Lui des serviteurs, cela signifie que nous ne devons pas non plus être les serviteurs les uns des autres. Pourtant, nous voulons dominer, et il est donc difficile d’accueillir Son don ; nous sommes tentés de répéter après le disciple : « éloigne-Toi de moi, car je suis un homme pécheur ». Le Christ peut effectivement S’éloigner si nous L’en supplions avec insistance ; Il ne S’impose pas par la force. Mais Il vient en libérateur, et celui qui Le rejette de sa propre volonté demeure esclave du péché.

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Pour Jn 15:8-27
C'est la gloire de mon Père que vous portiez beaucoup de fruit et deveniez mes disciples.
Comme le Père m'a aimé, moi aussi je vous ai aimés. Demeurez en mon amour.
10 Si vous gardez mes commandements, vous demeurerez en mon amour, comme moi j'ai gardé les commandements de mon Père et je demeure en son amour.
11 Je vous dis cela pour que ma joie soit en vous et que votre joie soit complète.
12 Voici quel est mon commandement: vous aimer les uns les autres comme je vous ai aimés.
13 Nul n'a plus grand amour que celui-ci: donner sa vie pour ses amis.
14 Vous êtes mes amis, si vous faites ce que je vous commande.
15 Je ne vous appelle plus serviteurs, car le serviteur ne sait pas ce que fait son maître; mais je vous appelle amis, parce que tout ce que j'ai entendu de mon Père, je vous l'ai fait connaître.
16 Ce n'est pas vous qui m'avez choisi; mais c'est moi qui vous ai choisis et vous ai établis pour que vous alliez et portiez du fruit et que votre fruit demeure, afin que tout ce que vous demanderez au Père en mon nom, il vous le donne.
17 Ce que je vous commande, c'est de vous aimer les uns les autres.
18 Si le monde vous hait, sachez que moi, il m'a pris en haine avant vous.
19 Si vous étiez du monde, le monde aimerait son bien; mais parce que vous n'êtes pas du monde, puisque mon choix vous a tirés du monde, pour cette raison, le monde vous hait.
20 Rappelez-vous la parole que je vous ai dite: Le serviteur n'est pas plus grand que son maître. S'ils m'ont persécuté, vous aussi ils vous persécuteront; s'ils ont gardé ma parole, la vôtre aussi ils la garderont.
21 Mais tout cela, ils le feront contre vous à cause de mon nom, parce qu'ils ne connaissent pas celui qui m'a envoyé.
22 Si je n'étais pas venu et ne leur avais pas parlé, ils n'auraient pas de péché; mais maintenant ils n'ont pas d'excuse à leur péché.
23 Qui me hait, hait aussi mon Père.
24 Si je n'avais pas fait parmi eux les œuvres que nul autre n'a faites, ils n'auraient pas de péché; mais maintenant ils ont vu et ils nous haïssent, et moi et mon Père.
25 Mais c'est pour que s'accomplisse la parole écrite dans leur Loi : Ils m'ont haï sans raison.
26 Lorsque viendra le Paraclet, que je vous enverrai d'auprès du Père, l'Esprit de vérité, qui vient du Père, il me rendra témoignage.
27 Mais vous aussi, vous témoignerez, parce que vous êtes avec moi depuis le commencement.
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Comme elles sont poignantes, ces paroles sur l’amour qui donne « sa vie pour ses amis »... Face à ces paroles, je ressens...  Lire la suite

Comme elles sont poignantes, ces paroles sur l’amour qui donne « sa vie pour ses amis »... Face à ces paroles, je ressens de la perplexité et je comprends que cela est impossible par les seules forces humaines ; je prends donc conscience que moi-même, je n’aime pas... Combien faut-il aimer pour mourir pour les autres ? Nous n’avons devant nous qu’un seul exemple, le principal et le plus important pour chacun de nous : Jésus Christ. Combien il aime chacun de nous, puisqu’il est allé à la mort pour nous ! Et non pas simplement à la mort, mais à un supplice qui dépasse toutes les limites, lui qui était sans péché et sans faute. C’est justement là que se trouve l’essentiel : le regarder, en comprenant que lui seul peut aimer ainsi et partager cet amour avec ceux qui croient en lui ; nous réjouir de notre salut, venu par le Seigneur et son sacrifice, au lieu de nous affliger de ne pas pouvoir aimer ainsi par nous-mêmes. Alors il pourra accomplir en nous, comme en beaucoup d’autres, quelque chose qui soit digne de son nom. C’est ainsi, par exemple, qu’il a agi à travers Maximilien Kolbe et Mère Marie qui, dans les camps de concentration, ont pris dans les chambres à gaz la place de ceux qui avaient été condamnés à mort.

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Pour Jn 15:8-27
C'est la gloire de mon Père que vous portiez beaucoup de fruit et deveniez mes disciples.
Comme le Père m'a aimé, moi aussi je vous ai aimés. Demeurez en mon amour.
10 Si vous gardez mes commandements, vous demeurerez en mon amour, comme moi j'ai gardé les commandements de mon Père et je demeure en son amour.
11 Je vous dis cela pour que ma joie soit en vous et que votre joie soit complète.
12 Voici quel est mon commandement: vous aimer les uns les autres comme je vous ai aimés.
13 Nul n'a plus grand amour que celui-ci: donner sa vie pour ses amis.
14 Vous êtes mes amis, si vous faites ce que je vous commande.
15 Je ne vous appelle plus serviteurs, car le serviteur ne sait pas ce que fait son maître; mais je vous appelle amis, parce que tout ce que j'ai entendu de mon Père, je vous l'ai fait connaître.
16 Ce n'est pas vous qui m'avez choisi; mais c'est moi qui vous ai choisis et vous ai établis pour que vous alliez et portiez du fruit et que votre fruit demeure, afin que tout ce que vous demanderez au Père en mon nom, il vous le donne.
17 Ce que je vous commande, c'est de vous aimer les uns les autres.
18 Si le monde vous hait, sachez que moi, il m'a pris en haine avant vous.
19 Si vous étiez du monde, le monde aimerait son bien; mais parce que vous n'êtes pas du monde, puisque mon choix vous a tirés du monde, pour cette raison, le monde vous hait.
20 Rappelez-vous la parole que je vous ai dite: Le serviteur n'est pas plus grand que son maître. S'ils m'ont persécuté, vous aussi ils vous persécuteront; s'ils ont gardé ma parole, la vôtre aussi ils la garderont.
21 Mais tout cela, ils le feront contre vous à cause de mon nom, parce qu'ils ne connaissent pas celui qui m'a envoyé.
22 Si je n'étais pas venu et ne leur avais pas parlé, ils n'auraient pas de péché; mais maintenant ils n'ont pas d'excuse à leur péché.
23 Qui me hait, hait aussi mon Père.
24 Si je n'avais pas fait parmi eux les œuvres que nul autre n'a faites, ils n'auraient pas de péché; mais maintenant ils ont vu et ils nous haïssent, et moi et mon Père.
25 Mais c'est pour que s'accomplisse la parole écrite dans leur Loi : Ils m'ont haï sans raison.
26 Lorsque viendra le Paraclet, que je vous enverrai d'auprès du Père, l'Esprit de vérité, qui vient du Père, il me rendra témoignage.
27 Mais vous aussi, vous témoignerez, parce que vous êtes avec moi depuis le commencement.
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En parlant du Royaume à ses disciples, Jésus les appelle sans cesse à l'amour mutuel. Ce n'est pas étonnant si l'on se souvient que le christianisme n'est rien d'autre que la vie dans le Royaume, et donc la vie dans l'amour. L'amour n'est évidemment pas l'unique caractéristique du Royaume. La vie du Royaume, c'est...  Lire la suite

En parlant du Royaume à ses disciples, Jésus les appelle sans cesse à l'amour mutuel (v. 9-12, 17). Ce n'est pas étonnant si l'on se souvient que le christianisme n'est rien d'autre que la vie dans le Royaume, et donc la vie dans l'amour. L'amour n'est évidemment pas l'unique caractéristique du Royaume. La vie du Royaume, c'est aussi le souffle de Dieu qui le pénètre et les manifestations de la puissance divine qui accompagnent partout Jésus pendant son ministère terrestre. Mais, dans notre monde encore imparfaitement transfiguré, l'amour propre à ceux qui portent le Royaume se révèle manifestement son témoignage le plus éclatant.

La force, par exemple, est bien connue du monde non transfiguré. Qui plus est, dans le monde qui gît au pouvoir du mal, il y en a parfois même trop. La force permet parfois de soumettre les hommes, mais il est impossible de les forcer à aimer. Des relations imposées par la force, et donc involontaires, ne conviennent pas au Royaume. Dans le monde déchu, la force ne sera guère perçue comme une alternative à l'ordre existant. On pourrait dire la même chose des phénomènes spirituels en eux-mêmes, car le monde déchu connaît lui aussi une sorte de spiritualité. Bien sûr, les phénomènes spirituels propres à la nature déchue diffèrent essentiellement et qualitativement des influences spirituelles qui viennent du Royaume. Mais ils peuvent parfois leur ressembler extérieurement, et la différence peut paraître imperceptible à celui qui ne voit que l'extérieur. Il apparaît ainsi que la spiritualité en elle-même ne signifie pas encore nécessairement l'apparition d'une alternative aux lois de ce monde.

Pour qu'une telle alternative apparaisse, il importe que chacun puisse non seulement voir clairement que les disciples et les fidèles du Christ possèdent une certaine spiritualité, mais aussi discerner ce qu'elle est. À cet égard, le témoignage de l'amour qui pénètre toutes les relations dans le Royaume se révèle le meilleur: l'amour mutuel montre visiblement au monde précisément ce qu'il ne possède pas et ce qui lui manque tant. C'est pourquoi, à la différence de la force et de la spiritualité comme telles, l'amour peut devenir l'alternative à l'ordre du monde existant que le monde désire tant et redoute tant. Il la redoute parce que, du point de vue des lois de notre monde encore non transfiguré, les relations d'amour sont réellement contre nature; la nature et la société, qui ne s'en est pas beaucoup éloignée, suivent d'autres principes, comptant sur la force, l'avantage et l'efficacité.

Il n'est pas étonnant que ceux qui veulent vivre autrement dans ce monde y deviennent un corps étranger (v. 18-19). Mais certains sont prêts au moins à essayer de trouver une alternative. Ceux qui vivent selon les lois du Royaume ne seront donc pas seulement persécutés: il y aura aussi des hommes prêts à écouter leur témoignage et à suivre leur chemin (v. 20). Pourtant, les disciples et les fidèles du Christ ne devraient apparemment ni tenter d'éviter les persécutions, ni espérer un succès massif de leur prédication, car, selon les paroles de Jésus, « le serviteur n'est pas plus grand que son maître ». Seul le témoignage importe fondamentalement. Chacun décide lui-même comment y répondre.

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