1 Qu'on nous regarde donc comme des serviteurs du Christ et des intendants des mystères de Dieu. |
2 Or, ce qu'en fin de compte on demande à des intendants, c'est que chacun soit trouvé fidèle. |
3 Pour moi, il m'importe fort peu d'être jugé par vous ou par un tribunal humain. Bien plus, je ne me juge pas moi-même. |
4 Ma conscience, il est vrai, ne me reproche rien, mais je n'en suis pas justifié pour autant; mon juge, c'est le Seigneur. |
5 Ainsi donc, ne portez pas de jugement prématuré. Laissez venir le Seigneur; c'est lui qui éclairera les secrets des ténèbres et rendra manifestes les desseins des cœurs. Et alors chacun recevra de Dieu la louange qui lui revient. |
6 En tout cela, frères, je me suis pris comme exemple avec Apollos à cause de vous, pour que vous appreniez, en nos personnes, la maxime : " Rien au-delà de ce qui est écrit ", afin que vous ne vous gonfliez pas d'orgueil en prenant le parti de l'un contre l'autre. |
7 Qui donc en effet te distingue? Qu'as-tu que tu n'aies reçu? Et si tu l'as reçu, pourquoi te glorifier comme si tu ne l'avais pas reçu? |
Poursuivant son propos sur le service, Paul aborde un autre thème très important pour le serviteur et pour tout chercheur du Royaume : le jugement et l'évaluation de la personne comme de son activité. Les réflexions de l'apôtre font sans aucun doute écho aux paroles du Sauveur : « Ne jugez pas, et vous ne serez pas jugés » ; pour Paul, elles expriment l'un des principes les plus importants de la vie et des relations entre les personnes dans le Royaume. La clé de la compréhension que l'apôtre a du problème du jugement et de l'évaluation se trouve dans sa remarque : non seulement les appréciations d'autrui sur son activité lui importent peu, mais lui-même ne s'évalue en aucune manière (v. 3-4). Le jugement appartient à Dieu ; il aura lieu à la fin des temps. Il ne vaut donc pas la peine de devancer les événements par des évaluations hâtives (v. 5). Ce n'est qu'ainsi que l'on peut éviter l'exaltation mutuelle de soi (v. 6-7) et devenir des serviteurs et des témoins fidèles du Christ et du Royaume (v. 1-2).
Cette approche n'est pas fortuite si l'on se souvient que, dans le Royaume, chacun reçoit précisément sa propre récompense. Le Royaume suppose non pas le collectivisme, mais une vie communautaire. Le collectif est un phénomène purement humain ; c'est pourquoi les critères d'évaluation de chacun y seront inévitablement purement humains et donc universels. Il y a là une uniformisation inévitable, et une évaluation définitive de tout ce qu'a fait un membre du collectif, ainsi qu'un jugement sur la personne elle-même, deviennent tout à fait possibles : selon les mesures terrestres, la personne n'est, selon l'expression des sociologues, qu'un « produit du milieu » ; par elle-même, elle ne signifie rien, et tout ce qu'elle fait n'a de valeur que dans la mesure où c'est utile « à la société », plus exactement au collectif concret auquel elle appartient. Dans le Royaume, seul Dieu peut évaluer la personne elle-même et tout ce qu'elle a fait.
Bien sûr, dans la communauté aussi, les relations de la personne avec Dieu comme avec les proches sont d'une importance extrême ; mais ici la personne n'est pas dérivée de la communauté comme, dans notre monde encore non transfiguré, elle est souvent dérivée de la société, du collectif. Dès lors, il devient évident que ni la communauté dans son ensemble, ni aucun de ses membres pris séparément, ne peuvent ni ne doivent « juger » une personne, c'est-à-dire porter une évaluation définitive sur elle et sur son activité. Certes, si tel ou tel acte contredit la Torah et que celui qui l'a commis ne se repent de rien et ne regrette rien, la situation devient tout à fait univoque ; mais alors on peut dire du transgresseur qu'il attire lui-même sur lui le jugement de Dieu. Dans tous les autres cas, il vaut mieux s'abstenir d'évaluer jusqu'à la fin des temps, lorsque Celui-là seul à qui appartient la parole décisive au dernier Jugement dira sa parole.
5 Ainsi donc, ne portez pas de jugement prématuré. Laissez venir le Seigneur; c'est lui qui éclairera les secrets des ténèbres et rendra manifestes les desseins des cœurs. Et alors chacun recevra de Dieu la louange qui lui revient. |
Paul parle de la nécessité de s'abstenir de juger et d'évaluer l'homme. Il a évidemment en vue la même chose que Jésus lui-même, qui appelait ses disciples à ne pas juger leurs prochains. C'est précisément ce trait qui distingue les véritables serviteurs du Christ. Il ne s'agit bien sûr pas d'évaluer des actes concrets ou les résultats d'une activité, car sans une telle évaluation aucune interaction avec les hommes n'est possible, mais d'évaluer l'homme lui-même. Souvent, nous transférons sur la personne l'évaluation d'un acte concret ou de son état spirituel, en considérant qu'elle n'est rien d'autre que ce qu'elle paraît être à ce moment. Pourtant il est propre aux hommes de changer, et la source de tous les changements est le « moi » spirituel de l'homme, celui-là même que la Bible appelle le cœur et que Dieu seul voit jusqu'au bout, jusqu'à la dernière profondeur. C'est pourquoi lui seul peut évaluer l'homme de manière adéquate. Nous, nous ne pouvons juger équitablement que des paroles, des actes et des résultats concrets.
Mais même dans ce cas, il importe de ne pas utiliser ces évaluations pour déterminer la place de l'homme dans notre propre monde, dans le monde de nos relations. Au bout du compte, c'est Dieu qui donne à chacun son évaluation, et il lui importe peu ce que nous pensons les uns des autres, non parce que nous et nos opinions lui serions indifférents, mais parce que nos évaluations mutuelles se révèlent presque toujours assez éloignées de la réalité qui lui est ouverte. C'est pourquoi Paul n'attache pas d'importance particulière à l'opinion des hommes sur lui et sur son ministère, et conseille la même chose aux autres. Dans ce cas, il n'a guère de sens d'exiger de ceux qui nous entourent qu'ils tiennent compte de notre opinion sur eux. Du moins lorsqu'il s'agit d'évaluer l'homme lui-même, et non ses actes.
D'ailleurs, même lorsqu'il s'agit des actes, il faut tenir compte des motifs qui ont poussé l'homme, et ceux-ci sont parfois très difficiles à comprendre. Il ne vaut donc pas la peine de déterminer la place de l'homme dans notre propre monde à partir de ses paroles, de ses actes ou de ses états passagers, spirituels ou psychiques. Sinon chaque personne nous plaira ou nous déplaira tour à tour, nous paraîtra tantôt proche et compréhensible, tantôt étrangère et lointaine, et nous la tiendrons tantôt pour amie, tantôt pour ennemie. En réalité, cette personne peut très bien n'être rien de ce qu'elle nous paraît être.
Bien sûr, ses états, ses paroles et ses actes peuvent et vont inévitablement influencer la possibilité d'interagir avec elle, mais cette interaction n'est qu'une fonction déterminée par la situation. Porter une évaluation définitive sur l'homme à partir des modes et des formes de son fonctionnement est pour le moins imprudent. Car il arrive souvent que des personnes spirituellement vides soient extrêmement actives et « correctes », au point qu'elles peuvent sembler être un modèle de vie chrétienne. Mais souvent de tels activistes, après avoir épuisé leurs forces et perdu leur ancien enthousiasme, se révèlent précisément inconsistants spirituellement, n'ayant pas en eux cette vie du Royaume qui donne sens à toute activité. C'est pourquoi l'apôtre conseille de ne pas juger et de ne pas porter d'évaluation avant le jour du retour du Sauveur et du triomphe du Royaume: car c'est alors seulement que deviendra clair qui a parcouru son chemin de quelle manière et ce que chacun vaut réellement.
5 Ainsi donc, ne portez pas de jugement prématuré. Laissez venir le Seigneur; c'est lui qui éclairera les secrets des ténèbres et rendra manifestes les desseins des cœurs. Et alors chacun recevra de Dieu la louange qui lui revient. |
Il y a des célèbres mots de Jésus, avec lesquels Il nous appelle à ne pas juger les autres, enfin de ne pas être aussi jugé. L'apôtre Paul explique pourquoi il ne faut pas juger. Simplement parce qu’il faut savoir les informations additionnelles pour un jugement équitable: les motifs intérieurs, les pensées et les intentions de l'accusé. Mais nous ne pouvons pas savoir cela. Seulement Dieu sait ce qu’il y a dans le cœur de l’homme, c'est pourquoi il nous vaut mieux ne pas juger – ne pas pécher contre la justice de Dieu. Mais Paul nous assure qu’il y aura un jugement juste, puisque quand Dieu viendra, tout ce qui est caché sera mis à la lumière. Ça fait peur? Bien sûr! Mais, paraît-il, que la punition des coupables n’est pas le plus important pour le Juge à venir, Dieu trouvera en chacun, de quoi louer!
5 Ainsi donc, ne portez pas de jugement prématuré. Laissez venir le Seigneur; c'est lui qui éclairera les secrets des ténèbres et rendra manifestes les desseins des cœurs. Et alors chacun recevra de Dieu la louange qui lui revient. |
La devise de l'époque que nous traversons est devenue l'aphorisme : « on voulait faire au mieux, et cela a fini comme toujours ». Cette formule géniale reflète vraiment la manière dont notre vie se déroule, car elle s'applique non seulement à l'activité de l'État, mais aussi à beaucoup de nos propres actes accomplis dans la « vie privée ». Il serait effrayant d'être jugés d'après les fruits de ces actes, car nous pourrions difficilement trouver quelque chose qui ne soit pas empoisonné par le péché. Il ne nous resterait alors que le sacrement de l'Eucharistie.
Mais l'apôtre Paul nous dit que Dieu jugera, en tout cas, non seulement d'après les fruits de nos œuvres, mais aussi d'après les intentions du cœur. Et il y a là pour nous une espérance étonnante. De plus, notre vie est souvent telle que nous avons beaucoup d'intentions au fond du cœur, mais peu de forces. Et cela aussi, selon la pensée de l'apôtre, n'est pas une situation sans issue. Il ne manque qu'une chose : que les intentions du cœur soient dignes de la louange de Dieu. Alors il vaut la peine de Lui demander sagesse et forces pour réaliser ces intentions.
5 Ainsi donc, ne portez pas de jugement prématuré. Laissez venir le Seigneur; c'est lui qui éclairera les secrets des ténèbres et rendra manifestes les desseins des cœurs. Et alors chacun recevra de Dieu la louange qui lui revient. |
Il y a des célèbres mots de Jésus, avec lesquels Il nous appelle à ne pas juger les autres, enfin de ne pas être aussi jugé. L'apôtre Paul explique pourquoi il ne faut pas juger. Simplement parce qu’il faut savoir les informations additionnelles pour un jugement équitable: les motifs intérieurs, les pensées et les intentions de l'accusé. Mais nous ne pouvons pas savoir cela. Seulement Dieu sait ce qu’il y a dans le cœur de l’homme, c'est pourquoi il nous vaut mieux ne pas juger – ne pas pécher contre la justice de Dieu. Mais Paul nous assure qu’il y aura un jugement juste, puisque quand Dieu viendra, tout ce qui est caché sera mis à la lumière. Ça fait peur? Bien sûr! Mais, paraît-il, que la punition des coupables n’est pas le plus important pour le Juge à venir, Dieu trouvera en chacun, de quoi louer!
5 Ainsi donc, ne portez pas de jugement prématuré. Laissez venir le Seigneur; c'est lui qui éclairera les secrets des ténèbres et rendra manifestes les desseins des cœurs. Et alors chacun recevra de Dieu la louange qui lui revient. |
L’apôtre Paul met en garde contre le jugement humain – tout comme contre les éloges, que les gens se disent les uns les autres et attendent des gens, et tout comme contre la condamnation. Le jugement humain prétend savoir ce qui est en effet «les secrets des ténèbres». En réalité, nous ne sommes pas à mesure de voir les desseins du cœur des autres. Seul le Seigneur Jésus, selon le témoignage de l'évangéliste Jean, n'a pas besoin qu’on Le renseigne sur qui que ce soit, car Lui-même sait ce qu’il y a dans le cœur humain (Jn. 2:25). N’est Pas moins considérable dans le contexte de l’épître le fait que nous ne pouvons pas voir ce que le Seigneur accomplit justement à travers les hommes. Parfois, il nous parait nous-mêmes, que nous sommes des gens éloignés de Dieu, tout comme les rois Nabuchodonosor et Cyrus, s’avèrent être des instruments de Dieu, et nos bonnes intentions s’avèrent être un chemin pavé à l'enfer. Étant lui-même un participant (et pas le dernier) des œuvres de Dieu sur terre, l'apôtre parle ostensiblement de cette œuvre de Dieu et de la participation en cela des gens comme un secret. Seul Dieu éclairera les secrets. Et c'est pour cela que porter n'importe quel jugement sur qui que ce soit, ainsi que sur soi-même dans cette vie - signifie s'approprier de la gloire de Dieu, se mettre à la place du Dieu, et c’est une œuvre vaine.
C’est remarquable comme l'apôtre ne laisse même pas pour une minute son souci pastoral pour les chrétiens. En effet, même ici, en parlant de ses travaux et ceux d’Apollos, il rappelle aux frères corinthiens que Dieu jugera les intentions du cœur et leur pureté méritera Son éloge. Et en ceci pour nous tous, un espoir immense et fortuit, puisque les fruits de nos intentions se trouvent assez souvent très loin d'être parfaits.
5 Ainsi donc, ne portez pas de jugement prématuré. Laissez venir le Seigneur; c'est lui qui éclairera les secrets des ténèbres et rendra manifestes les desseins des cœurs. Et alors chacun recevra de Dieu la louange qui lui revient. |
L'aphorisme est devenu la devise de l'époque que nous vivons «on voulait comme mieux, mais ça résulté comme toujours». Cette géniale expression reflète vraiment, comment se passe notre vie, en effet, elle est appliquée non seulement aux activités de l'État, mais aussi à plusieurs de nos actes personnels réalisés dans "la vie privée». Il serait horrible de juger selon les fruits de ces actes, puisque nous pourrions à peine trouver quelque chose non infectée par le péché. Seul le sacrement Eucharistique nous serait resté alors. Mais l’apôtre Paul nous fait savoir que Dieu jugera, de toute façon, non seulement selon les fruits de nos faits, mais aussi selon les desseins des cœurs. Et il y a en cela un merveilleux espoir pour nous. Par ailleurs, le plus souvent notre vie est telle que nous avons plusieurs desseins au fond du cœur, mais peu de forces. Et cela, selon l'idée de l'apôtre, n’est pas aussi une situation désespéré. Faites des petites choses : pour que les desseins du cœur soient dignes des éloges venant de Dieu. Et alors il y aura un sens à Lui demander de la sagesse et de la force pour réaliser ces desseins.
7 Qui donc en effet te distingue? Qu'as-tu que tu n'aies reçu? Et si tu l'as reçu, pourquoi te glorifier comme si tu ne l'avais pas reçu? |
Ces paroles de l'apôtre nous obligent aussitôt à nous ressaisir; elles servent d'antidote à l'orgueil et au jugement des autres. Si seulement nous pouvions toujours nous en souvenir!
Mon existence même est un don, et combien de choses belles ai-je en plus du seul fait de vivre! J'ai un cœur, une intelligence, des sentiments, une volonté, un corps, l'amour de mes parents et d'autres personnes, pour rien! Simplement parce que je suis moi! J'ai la fidélité des amis et l'amour des animaux, j'ai des connaissances, une maison, des choses et beaucoup d'autres biens... J'ai le soleil et les étoiles, les nuages et les arbres, j'ai le ciel et la terre, j'ai Dieu! Tout ce que j'ai m'a été donné, et tout cela a été créé par Dieu pour moi!
Sur ce fond, se vanter devant les autres, et plus encore s'enorgueillir, se hausser au-dessus d'eux et les juger, est tout simplement stupide. S'il faut se vanter, que ce soit seulement de Dieu, qui m'a tout donné! Prendre conscience que tout ce que je possède a été reçu gratuitement aide non seulement à ne pas s'enorgueillir, mais libère réellement. Car lorsque j'essaie de m'approprier quelque chose, peu importe qu'il s'agisse de qualités spirituelles ou d'un objet matériel, je deviens non libre: ce qui est approprié est « serré dans la main », et par là même je « perds ma main », selon les paroles du métropolite Antoine de Sourozh. Vivre avec une telle conscience donne la vraie paix, l'humilité, et fait naître la gratitude envers ceux par qui j'ai reçu tout cela: envers Dieu et envers les hommes.
7 Qui donc en effet te distingue? Qu'as-tu que tu n'aies reçu? Et si tu l'as reçu, pourquoi te glorifier comme si tu ne l'avais pas reçu? |
L'apôtre Paul dit aujourd'hui que personne n'a le droit de s'attribuer les dons de Dieu. Y a-t-il en nous quelque chose de bon qui ne vienne pas de Dieu ? Par définition, non, car tout bien descend de Lui seul. Cela signifie que tous nos dons, capacités et talents sont Son don. On peut bien sûr se vanter d'un cadeau... mais quel sens y a-t-il à affirmer que ce n'est pas du tout un cadeau, mais « mon invention personnelle » ? En oubliant Celui qui donne tout bien, nous nous croyons en droit de ne pas tenir compte de Sa volonté. C'est précisément contre cela que l'apôtre Paul nous met en garde.
7 Qui donc en effet te distingue? Qu'as-tu que tu n'aies reçu? Et si tu l'as reçu, pourquoi te glorifier comme si tu ne l'avais pas reçu? |
Ces mots inestimables de l'apôtre contraignent à se ressaisir tout d’un coup, ils servent d’antidote contre l’exaltation et la condamnation des autres gens. Si seulement on pouvait se rappeler de cela toujours! Mon existence est en elle-même un don, et combien ai-je de beau en plus du fait de mon être! J'ai un cœur, la raison, les sentiments, la volonté, le corps, l'amour des parents et d'autres gens - pour rien! Juste parce que je suis qui je suis! J'ai la fidélité des amis et l'amour des animaux, j'ai des connaissances, la maison, les choses et beaucoup d’autre... J'ai le soleil et les étoiles, les nuages et les arbres, j'ai le ciel et la terre, j'ai Dieu! Tout ce que j’ai, - m’a été donné et tout a été créé par Dieu pour moi! En comparaison avec cela, se glorifier devant les autres, et surtout s’honorer, s’exalter et condamner - est tout simplement stupide. S’il faut vraiment se vanter - alors seulement Dieu, Qui m'a tout donné!
La compréhension du fait que tout ce que je possède, - m’a été donné, aide non seulement à ne pas s’exalter, mais libère (puisque lorsque je m'approprie de quelque chose – peu importe des qualités spirituelles ou un objet matériel, je ne suis plus libre : ce qui est approprié «se serre dans la main», et de ce fait je «perds mes mains», au dire du métropolite Antoine de Souroge), donne une véritable paix – et l’humilité est la source de gratitude envers celui-là, par qui j’ai tout reçu - Dieu et les gens.
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