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RÉFLEXIONS pour Ac 3:1-10

Pierre et Jean montaient au Temple pour la prière de la neuvième heure.
Or on apportait un impotent de naissance qu'on déposait tous les jours à la porte du Temple appelée la Belle, pour demander l'aumône à ceux qui y entraient.
Voyant Pierre et Jean sur le point de pénétrer dans le Temple, il leur demanda l'aumône.
Alors Pierre fixa les yeux sur lui, ainsi que Jean, et dit : " Regarde-nous. "
Il tenait son regard attaché sur eux, s'attendant à en recevoir quelque chose.
Mais Pierre dit : " De l'argent et de l'or, je n'en ai pas, mais ce que j'ai, je te le donne : au nom de Jésus Christ le Nazôréen, marche ! "
Et le saisissant par la main droite, il le releva. À l'instant ses pieds et ses chevilles s'affermirent;
d'un bond il fut debout, et le voilà qui marchait. Il entra avec eux dans le Temple, marchant, gambadant et louant Dieu.
Tout le peuple le vit marcher et louer Dieu;
10 on le reconnaissait : c'était bien lui qui demandait l'aumône, assis à la Belle Porte du Temple. Et l'on fut rempli d'effroi et de stupeur au sujet de ce qui lui était arrivé.
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En lisant de nombreux passages de l'Écriture, il est parfois difficile de comprendre et de sentir aussitôt l'atmosphère de ce qui se passe, les dispositions des personnes, bien que les évangélistes les mentionnent souvent. La raison en est sans doute que ceux qui écrivent ne mettent pas dans leurs lignes leur propre attitude ni leurs émotions à propos de ce qu'ils décrivent.

Pour comprendre, il nous faut nous arrêter, peut-être relire encore plusieurs fois le passage, réfléchir et nous représenter la situation. La Parole de Dieu est plus vivante que n'importe quel autre livre précisément parce qu'elle n'est pas obscurcie par la personnalité de celui qui écrit et nous donne la possibilité de devenir participants de ces événements.

Pour « lire » le passage d'aujourd'hui des Actes, il ne suffit pas de lire la phrase : « ... boiteux dès le ventre de sa mère... » et de la comprendre comme nous comprenons d'ordinaire le mot « boiteux », c'est-à-dire quelqu'un qui peut marcher, mais avec effort et douleur ; il faut aussi voir ce qui se passait réellement. Cet homme, on « le portait et on le déposait » ; il ne pouvait donc pas se déplacer seul. Il faut voir son regard fixé sur les apôtres, attendant l'aumône. Cet homme, contrairement à d'autres guéris que nous connaissons (voir, par exemple,Mc 10:51), ne pensait pas demander la guérison.

Il est étonnant qu'un détail apparemment si peu important soit indiqué : la main par laquelle Pierre relève le boiteux. Mais ce détail rend le récit vivant et dit l'importance de ce qui arrive. Cet homme a sûrement gardé toute sa vie le souvenir de ce contact après lequel il a pu marcher. Et ensuite, celui qui mesurait chaque journée notamment à ce qu'on lui donnerait ce jour-là bondit et entre dans le Temple. Or auparavant il ne s'asseyait qu'à côté du Temple, et personne ne le portait à l'intérieur ; peut-être même ne le demandait-il pas...

Et voici que cet homme glorifie Dieu, qui désormais, pour lui, est lié à son Fils, le Christ, au nom duquel la guérison a été accomplie.

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Pour Ac 3:1-10
Pierre et Jean montaient au Temple pour la prière de la neuvième heure.
Or on apportait un impotent de naissance qu'on déposait tous les jours à la porte du Temple appelée la Belle, pour demander l'aumône à ceux qui y entraient.
Voyant Pierre et Jean sur le point de pénétrer dans le Temple, il leur demanda l'aumône.
Alors Pierre fixa les yeux sur lui, ainsi que Jean, et dit : " Regarde-nous. "
Il tenait son regard attaché sur eux, s'attendant à en recevoir quelque chose.
Mais Pierre dit : " De l'argent et de l'or, je n'en ai pas, mais ce que j'ai, je te le donne : au nom de Jésus Christ le Nazôréen, marche ! "
Et le saisissant par la main droite, il le releva. À l'instant ses pieds et ses chevilles s'affermirent;
d'un bond il fut debout, et le voilà qui marchait. Il entra avec eux dans le Temple, marchant, gambadant et louant Dieu.
Tout le peuple le vit marcher et louer Dieu;
10 on le reconnaissait : c'était bien lui qui demandait l'aumône, assis à la Belle Porte du Temple. Et l'on fut rempli d'effroi et de stupeur au sujet de ce qui lui était arrivé.
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Les Évangiles sont pleins de récits de guérisons. Et le livre des Actes poursuit cette tradition: aussitôt après le récit de l'Ascension du Sauveur et de la Pentecôte vient celui d'une guérison accomplie, il est vrai, non plus par le Christ lui-même, mais...  Lire la suite

Les Évangiles sont pleins de récits de guérisons. Et le livre des Actes poursuit cette tradition: aussitôt après le récit de l'Ascension du Sauveur et de la Pentecôte vient celui d'une guérison accomplie, il est vrai, non plus par le Christ lui-même, mais par les apôtres au nom du Christ. On pourrait certes tout expliquer par le fait qu'un des Évangiles synoptiques et le livre des Actes ont le même auteur. Mais ce n'est que l'aspect extérieur de la question. Ce qui compte davantage, c'est le lien essentiel entre les événements évangéliques et ceux qui sont décrits dans les Actes. Et il s'agit avant tout, bien sûr, de la promesse que Jésus a faite aux apôtres au temps de son ministère terrestre: la promesse qu'eux aussi pourraient accomplir sur la terre tout ce qu'il accomplissait lui-même.

Mais ce n'est pas encore tout. L'essentiel est que l'histoire du Royaume dans le monde continue. Et donc l'histoire chrétienne continue aussi. Non pas l'histoire de quelconques institutions ecclésiastiques chrétiennes, ni de ce qu'on pourrait appeler, de manière assez conventionnelle, une civilisation chrétienne, mais l'histoire de l'Église. Celle qui s'écrit avec une majuscule. Celle qui est une communauté de personnes vivant dans le Royaume. Au fond, le Christ n'a créé aucune autre Église. Il a justement laissé sur la terre une petite communauté, au début, d'habitants du Royaume. Ou plutôt de ceux qui devaient devenir habitants du Royaume, après sa Résurrection, après la Pentecôte. Ceux par qui le Royaume continuerait d'exister dans le monde, en le transfigurant.

La guérison par les apôtres de l'infirme assis à l'entrée du Temple était précisément le témoignage que les apôtres étaient devenus habitants du Royaume: car c'est bien la force du Royaume, son souffle, qui a guéri l'infirme. Elle accompagnait les apôtres comme elle accompagnait le Sauveur lui-même lorsqu'il parcourait la terre. Ainsi son œuvre s'est poursuivie sur la terre. Et l'histoire du salut.

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Pour Ac 3:1-26
Pierre et Jean montaient au Temple pour la prière de la neuvième heure.
Or on apportait un impotent de naissance qu'on déposait tous les jours à la porte du Temple appelée la Belle, pour demander l'aumône à ceux qui y entraient.
Voyant Pierre et Jean sur le point de pénétrer dans le Temple, il leur demanda l'aumône.
Alors Pierre fixa les yeux sur lui, ainsi que Jean, et dit : " Regarde-nous. "
Il tenait son regard attaché sur eux, s'attendant à en recevoir quelque chose.
Mais Pierre dit : " De l'argent et de l'or, je n'en ai pas, mais ce que j'ai, je te le donne : au nom de Jésus Christ le Nazôréen, marche ! "
Et le saisissant par la main droite, il le releva. À l'instant ses pieds et ses chevilles s'affermirent;
d'un bond il fut debout, et le voilà qui marchait. Il entra avec eux dans le Temple, marchant, gambadant et louant Dieu.
Tout le peuple le vit marcher et louer Dieu;
10 on le reconnaissait : c'était bien lui qui demandait l'aumône, assis à la Belle Porte du Temple. Et l'on fut rempli d'effroi et de stupeur au sujet de ce qui lui était arrivé.
11 Comme il ne lâchait pas Pierre et Jean, tous, hors d'eux-mêmes, accoururent vers eux au portique dit de Salomon.
12 A cette vue, Pierre s'adressa au peuple : " Hommes d'Israël, pourquoi vous étonner de cela ? Qu'avez-vous à nous regarder, comme si c'était par notre propre puissance ou grâce à notre piété que nous avons fait marcher cet homme ?
13  Le Dieu d'Abraham, d'Isaac et de Jacob, le Dieu de nos pères a glorifié son serviteur Jésus que vous, vous avez livré et que vous avez renié devant Pilate, alors qu'il était décidé à le relâcher.
14 Mais vous, vous avez chargé le Saint et le Juste; vous avez réclamé la grâce d'un assassin,
15 tandis que vous faisiez mourir le prince de la vie. Dieu l'a ressuscité des morts : nous en sommes témoins.
16 Et par la foi en son nom, à cet homme que vous voyez et connaissez, ce nom même a rendu la force, et c'est la foi en lui qui, devant vous tous, l'a rétabli en pleine santé.
17 " Cependant, frères, je sais que c'est par ignorance que vous avez agi, ainsi d'ailleurs que vos chefs.
18 Dieu, lui, a ainsi accompli ce qu'il avait annoncé d'avance par la bouche de tous les prophètes, que son Christ souffrirait.
19 Repentez-vous donc et convertissez-vous, afin que vos péchés soient effacés,
20 et qu'ainsi le Seigneur fasse venir le temps du répit. Il enverra alors le Christ qui vous a été destiné, Jésus,
21 celui que le ciel doit garder jusqu'aux temps de la restauration universelle dont Dieu a parlé par la bouche de ses saints prophètes.
22 Moïse, d'abord, a dit : Le Seigneur Dieu vous suscitera d'entre vos frères un prophète semblable à moi ; vous l'écouterez en tout ce qu'il vous dira.
23  Quiconque n'écoutera pas ce prophète sera exterminé du sein du peuple.
24 Tous les prophètes, ensuite, qui ont parlé depuis Samuel et ses successeurs, ont pareillement annoncé ces jours-ci.
25 " Vous êtes, vous, les fils des prophètes et de l'alliance que Dieu a conclue avec nos pères quand il a dit à Abraham : Et en ta postérité seront bénies toutes les familles de la terre.
26 C'est pour vous d'abord que Dieu a ressuscité son Serviteur et l'a envoyé vous bénir, du moment que chacun de vous se détourne de ses perversités. "
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La réponse de l'apôtre Pierre à l'homme infirme assis à l'entrée du Temple de Jérusalem nous invite, nous aussi, à réfléchir à ce que...  Lire la suite

La réponse de l'apôtre Pierre à l'homme infirme assis à l'entrée du Temple de Jérusalem nous invite, nous aussi, à réfléchir à ce que nous pouvons donner au monde qui nous entoure. Le monde a effectivement le plus souvent soif « d'or et d'argent », que le christianisme n'est pas en mesure de lui donner. Mais, au fond, le monde n'a pas soif de cela seulement : il attend la guérison et veut connaître la vérité sur lui-même et sur Dieu. Le livre des Actes nous donne de merveilleux exemples de la manière dont les apôtres apportent la paix, la guérison et le sens à ceux qui les entourent. Pierre et Jean ne se contentent pas de guérir l'infirme, en soulignant que cela s'est produit non par leur propre puissance mais par celle de Dieu ; en quelques paroles d'une extraordinaire densité, ils révèlent aussi aux Israélites le sens de leur histoire et de leur élection par Dieu, et leur indiquent le centre de leurs aspirations et de leurs espérances : le Christ. Dans les conditions d'aujourd'hui, le Seigneur attend tout cela du christianisme, de l'Église et de nous aussi.

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