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RÉFLEXIONS pour Rm 14:13

13 Finissons-en donc avec ces jugements les uns sur les autres: jugez plutôt qu'il ne faut rien mettre devant votre frère qui le fasse buter ou tomber. -
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Paul attire l'attention sur ce qui peut détruire la paix à l'intérieur de la communauté ecclésiale. Que faire si, à la même table, pendant le repas de la fraction du pain, s'assoient des Juifs fidèles, pour qui toutes les prescriptions religieuses du judaïsme sont importantes, et des païens pour qui ces prescriptions ne comptent pas du tout ?

Peut-on mettre sur la table une nourriture non cachère simplement parce que, pour les chrétiens, les questions de cacherout ne sont plus actuelles ? D'un côté, oui, et on ne peut accuser de trahison celui qui renonce à la nourriture cachère. Mais, d'un autre côté, il y a aussi les relations entre les membres de la communauté. Les relations d'amour mutuel. L'apôtre comprend parfaitement que l'homme ne s'accroche pas à la religion par force, mais par faiblesse.

Par faiblesse spirituelle, qui, ne permettant pas à l'homme de vivre pleinement ses relations avec Dieu et avec le Christ, l'oblige à chercher un appui dans ce qui n'a pas de rapport direct ni avec le Royaume ni avec la vie spirituelle.

La religion, ce sont des béquilles. Mais peut-on enlever les béquilles à celui qui ne peut pas s'en passer, uniquement parce que d'autres, sains et forts, s'en passent très bien ? Évidemment non. Et même faire parade de sa force et de sa santé devant ceux qui en sont privés n'est pas très fraternel. Certes, il ne s'agit pas pour les bien portants de faire semblant d'être malades ou de se conduire comme des malades.

Mais s'il se trouve que l'on doit partager la route avec ceux qui ne peuvent pas se passer de béquilles, ce sont précisément les bien portants qui doivent adapter leur marche aux malades, et non l'inverse. Bien sûr, l'homme qui sent sa force a toujours envie de la laisser s'exprimer et de se manifester pleinement. Mais alors il faudra oublier les faibles, ceux qui ne peuvent pas suivre les forts. Et avec eux il faudra oublier l'amour, sans lequel aucune force ne vaut quoi que ce soit.

Autres réflexions

 
Pour Rm 14:13
13 Finissons-en donc avec ces jugements les uns sur les autres: jugez plutôt qu'il ne faut rien mettre devant votre frère qui le fasse buter ou tomber. -
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Paul attire l'attention sur ce qui peut détruire la paix au sein de la communauté ecclésiale. Que faire si, à une même table, pendant le repas de la fraction du pain, prennent place des Juifs observants, pour qui toutes les prescriptions religieuses du judaïsme sont importantes, et des païens, à qui ces prescriptions n'importent pas ? Peut-on mettre sur la table des aliments non cachères simplement parce que...  Lire la suite

Paul attire l'attention sur ce qui peut détruire la paix au sein de la communauté ecclésiale. Que faire si, à une même table, pendant le repas de la fraction du pain, prennent place des Juifs observants, pour qui toutes les prescriptions religieuses du judaïsme sont importantes, et des païens, à qui ces prescriptions n'importent pas ?

Peut-on mettre sur la table des aliments non cachères simplement parce que, pour les chrétiens, les questions de cacherout ne sont plus pertinentes ? D'un côté, on le peut, et l'on ne peut accuser d'apostasie celui qui refuse la nourriture cachère. Mais, de l'autre, il y a aussi les relations entre les membres de la communauté. Des relations d'amour mutuel. L'apôtre comprend parfaitement que l'homme s'accroche à la religion non par force, mais par faiblesse.

Par faiblesse spirituelle, qui, ne permettant pas à l'homme de vivre pleinement la relation avec Dieu et avec le Christ, l'oblige à chercher un appui dans ce qui n'a pas de rapport direct ni avec le Royaume ni avec la vie spirituelle.

La religion est une béquille. Mais peut-on retirer ses béquilles à celui qui ne peut s'en passer, simplement parce que d'autres, sains et forts, s'en passent très bien ? Évidemment non. Et il n'est pas très fraternel non plus de faire parade de sa force et de sa santé devant ceux qui en sont privés. Il ne s'agit certes pas que les bien portants se fassent passer pour malades ou se comportent comme des malades.

Mais si les choses se présentent ainsi, et qu'il faut partager la route avec ceux qui ne peuvent se passer de béquilles, ce sont précisément les bien portants qui doivent, en chemin, adapter leur marche aux malades, et non l'inverse. Bien sûr, celui qui sent sa force veut toujours lui donner libre cours et se manifester pleinement. Mais alors il faudra oublier les faibles, ceux qui ne peuvent suivre le rythme des forts. Et avec eux il faudra oublier aussi l'amour, sans lequel aucune force ne vaut quoi que ce soit.

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Pour Rm 14:13-23
13 Finissons-en donc avec ces jugements les uns sur les autres: jugez plutôt qu'il ne faut rien mettre devant votre frère qui le fasse buter ou tomber. -
14 Je le sais, j'en suis certain dans le Seigneur Jésus, rien n'est impur en soi, mais seulement pour celui qui estime un aliment impur; en ce cas il l'est pour lui. -
15 En effet, si pour un aliment ton frère est contristé, tu ne te conduis plus selon la charité. Ne va pas avec ton aliment faire périr celui-là pour qui le Christ est mort!
16 N'exposez donc pas votre privilège à l'outrage.
17 Car le règne de Dieu n'est pas affaire de nourriture ou de boisson, il est justice, paix et joie dans l'Esprit Saint.
18 Celui en effet qui sert le Christ de la sorte est agréable à Dieu et approuvé des hommes.
19 Poursuivons donc ce qui favorise la paix et l'édification mutuelle.
20 Ne va pas pour un aliment détruire l'œuvre de Dieu. Tout est pur assurément, mais devient un mal pour l'homme qui mange en donnant du scandale.
21 Ce qui est bien, c'est de s'abstenir de viande et de vin et de tout ce qui fait buter ou tomber ou faiblir ton frère.
22 Cette foi que tu as, garde-la pour toi devant Dieu. Heureux qui ne se juge pas coupable au moment même où il se décide.
23 Mais celui qui mange malgré ses doutes est condamné, parce qu'il agit sans bonne foi et que tout ce qui ne procède pas de la bonne foi est péché.
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Poursuivant la discussion sur la religion dans son rapport au Royaume, Paul propose...  Lire la suite

Poursuivant la discussion sur la religion dans son rapport au Royaume, Paul propose des critères qui peuvent guider ce qui concerne les obligations religieuses. Il attire d’abord l’attention sur le fait que, dans le Royaume, il n’y a ni ne peut y avoir en principe rien qui soit pécheur ou impur en soi, car le péché et l’impureté ne peuvent par définition faire partie du Royaume. Le problème surgit lorsque quelqu’un qui vit dans le Royaume commence à voir le péché ou l’impureté là où ils ne sont pas ; dans ce cas, pour celui qui voit ainsi la situation, ils peuvent devenir une réalité et rendre problématique pour lui la vie dans le Royaume (v. 14). Bien sûr, si le Royaume était déjà manifesté au monde dans toute sa plénitude, de tels problèmes ne seraient que les problèmes de personnes particulières et concrètes. Mais le Royaume ne s’est pas encore pleinement révélé, il ne fait que conquérir le monde, et l’ancien ordre des choses, pas encore entièrement transformé, peut influencer les esprits non seulement de ceux qui cherchent le Royaume, mais aussi de ceux qui l’ont déjà touché. Tous ceux qui ont trouvé le Royaume n’y sont pas encore enracinés au point que tout ce qui est lié à l’ancien ordre des choses, y compris la religion, leur soit devenu spirituellement indifférent ; il faut en tenir compte afin que personne ne perde le Royaume simplement parce que ceux qui vivent près de lui n’ont pas jugé nécessaire de s’abaisser à sa faiblesse (v. 15-16).

Le problème de la religion ici, comme on le voit, n’est plus lié au contenu spirituel de la religiosité comme telle, mais à son effet sur les âmes de ceux qui cherchent le Royaume et de ceux qui viennent tout juste de le trouver (v. 13). Mais il existe aussi un autre critère qui permet de vérifier sa propre sincérité devant Dieu. Il s’agit des doutes qui peuvent apparaître tout naturellement chez celui qui ne suit pas les normes religieuses communément admises. Et ici l’apôtre est très catégorique : s’il existe le moindre doute sur le fait d’avoir raison, alors il s’agit précisément d’une transgression de la norme, et non de la liberté propre à ceux qui vivent dans le Royaume (v. 21-22).

En effet, on peut simplement transgresser les normes communément admises sans en tenir compte, ou bien être au-dessus d’elles. Mais l’expérience du Royaume exclut les doutes ; s’ils apparaissent tout de même, on peut dire avec certitude qu’il s’agit précisément d’une transgression de la norme. Or, comme celui qui vit dans le Royaume n’ignore pas les normes et règles religieuses communément admises, mais se sent seulement parfaitement libre à l’égard de la religion, il ne lui est pas difficile de les suivre pour le bien spirituel de son prochain. La tâche principale, dans les relations avec le prochain, pour ceux qui vivent dans le Royaume, est de préserver cette paix et cette joie sans lesquelles il n’y a pas de Royaume, et non de lutter contre la religiosité en tant que telle. C’est pourquoi il ne leur est pas difficile de suivre les normes et règles religieuses si cela facilite la vie du prochain (v. 17-21).

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Pour Rm 14:1-23
À celui qui est faible dans la foi, soyez accueillants sans vouloir discuter des opinions.
Tel croit pouvoir manger de tout, tandis que le faible ne mange que des légumes:
que celui qui mange ne méprise pas l'abstinent et que l'abstinent ne juge pas celui qui mange; Dieu l'a bien accueilli.
Toi, qui es-tu pour juger un serviteur d'autrui? Qu'il reste debout ou qu'il tombe, cela ne concerne que son maître; d'ailleurs il restera debout, car le Seigneur a la force de le soutenir.
Celui-ci préfère un jour à un autre; celui-là les estime tous pareils: que chacun s'en tienne à son jugement.
Celui qui tient compte des jours le fait pour le Seigneur; et celui qui mange le fait pour le Seigneur, puisqu'il rend grâce à Dieu. Et celui qui s'abstient le fait pour le Seigneur, et il rend grâce à Dieu.
En effet, nul d'entre nous ne vit pour soi-même, comme nul ne meurt pour soi-même;
si nous vivons, nous vivons pour le Seigneur, et si nous mourons, nous mourons pour le Seigneur. Donc, dans la vie comme dans la mort, nous appartenons au Seigneur.
Car le Christ est mort et revenu à la vie pour être le Seigneur des morts et des vivants.
10 Mais toi, pourquoi juger ton frère? et toi, pourquoi mépriser ton frère? Tous, en effet, nous comparaîtrons au tribunal de Dieu,
11 car il est écrit: Par ma vie, dit le Seigneur, tout genou devant moi fléchira, et toute langue rendra gloire à Dieu.
12 C'est donc que chacun de nous rendra compte à Dieu pour soi-même.
13 Finissons-en donc avec ces jugements les uns sur les autres: jugez plutôt qu'il ne faut rien mettre devant votre frère qui le fasse buter ou tomber. -
14 Je le sais, j'en suis certain dans le Seigneur Jésus, rien n'est impur en soi, mais seulement pour celui qui estime un aliment impur; en ce cas il l'est pour lui. -
15 En effet, si pour un aliment ton frère est contristé, tu ne te conduis plus selon la charité. Ne va pas avec ton aliment faire périr celui-là pour qui le Christ est mort!
16 N'exposez donc pas votre privilège à l'outrage.
17 Car le règne de Dieu n'est pas affaire de nourriture ou de boisson, il est justice, paix et joie dans l'Esprit Saint.
18 Celui en effet qui sert le Christ de la sorte est agréable à Dieu et approuvé des hommes.
19 Poursuivons donc ce qui favorise la paix et l'édification mutuelle.
20 Ne va pas pour un aliment détruire l'œuvre de Dieu. Tout est pur assurément, mais devient un mal pour l'homme qui mange en donnant du scandale.
21 Ce qui est bien, c'est de s'abstenir de viande et de vin et de tout ce qui fait buter ou tomber ou faiblir ton frère.
22 Cette foi que tu as, garde-la pour toi devant Dieu. Heureux qui ne se juge pas coupable au moment même où il se décide.
23 Mais celui qui mange malgré ses doutes est condamné, parce qu'il agit sans bonne foi et que tout ce qui ne procède pas de la bonne foi est péché.
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« Heureux celui qui ne se condamne pas dans le choix qu’il fait. » Se condamner soi-même, c’est ne pas accomplir ce que...  Lire la suite

« Heureux celui qui ne se condamne pas dans le choix qu’il fait. » Se condamner soi-même, c’est ne pas accomplir ce que nous prenons sur nous devant Dieu. Ne pas nous condamner dans notre choix, c’est ne pas regarder en arrière ni nous abandonner à l’imagination, ne pas supposer : « Qu’aurait-il pu arriver si... ? » C’est l’habitude de marcher droit devant Dieu dans le secret du cœur. C’est savoir mener une vie patiente sans envier ceux qui vivent autrement. Il arrive que nous regardions ceux qui n’observent pas le jeûne et pensions que leur vie est plus facile, plus gaie, plus simple. Nous reculons alors devant notre choix du Christ. Par le doute et l’imagination, nous laissons entrer dans notre vie la duplicité et la méfiance envers Dieu.

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