RÉFLEXIONS pour Lc 18:35-43 — le 18 novembre 2024

RÉFLEXIONS pour Lc 18:35-43

La véritable grandeur humaine se manifeste lorsqu'une personne se tourne vers Dieu pour demander de l'aide. C'est pourquoi il nous importe tant de lire attentivement les récits évangéliques des guérisons accomplies par le Seigneur. Dans le récit de Luc que nous lisons aujourd'hui, l'aveugle, sous une inspiration d'en haut qui nous échappe, s'écrie : « Fils de David, aie pitié de moi. » Il s'adresse au Seigneur Jésus en Le confessant comme l'Espérance d'Israël, Celui qui est venu selon la parole des prophètes.

Peut-être est-ce précisément cette confession de l'aveugle qui a poussé des personnes de la foule animées d'un esprit pharisien à vouloir le faire taire : de même, les pharisiens demanderont au Christ Lui-même d'arrêter les enfants qui glorifient Dieu lors de Son entrée à Jérusalem. Peut-être l'aveugle troublait-il simplement l'ordre et la « belle ordonnance » du cortège suivant le Maître. Quoi qu'il en soit, ce moment est doublement important pour nous. Il nous arrive d'être à la place de l'aveugle : il est alors essentiel de suivre son exemple et de persévérer malgré les opinions humaines. Mais, bien plus souvent, nous sommes à la place de la foule entourant le Seigneur Jésus, et ceux qui ont tant besoin de Lui nous dérangent. Il importe alors de nous rappeler que, malgré les efforts de la foule, le Seigneur Jésus-Christ a entendu la supplication de l'aveugle et y a répondu.

Il importe aussi que l'aveugle dont nous lisons aujourd'hui l'histoire n'impose pas sa volonté au Fils de Dieu. Il demande simplement miséricorde. Bien sûr, il veut voir et, lorsqu'on l'interroge, le dit ouvertement. Mais, par la forme même de sa demande, il laisse Dieu libre. Comme Job, il a presque davantage besoin d'une réponse de Dieu que de guérison. Voilà pourquoi cet instant est si pénétré de bonheur : malgré les tentatives de la foule pour calmer ce souffrant obstiné, le Seigneur s'approche de lui et le guérit.