5 Malheur à Assur, férule de ma colère; c'est un bâton dans leurs mains que ma fureur. |
6 Contre une nation impie je l'envoyais, contre le peuple objet de mon emportement je le mandais, pour se livrer au pillage et rafler le butin, pour les piétiner comme la boue des rues. |
7 Mais lui ne jugeait pas ainsi, et son cœur n'avait pas cette pensée, car il rêvait d'exterminer, d'extirper des nations sans nombre. |
Comme les choses sont curieuses. Où est donc la fameuse liberté? Voici que le Seigneur dit qu'Assur n'est rien d'autre qu'un instrument de Dieu et qu'en lui-même il n'est rien. Si un homme — ou un groupe d'hommes, un peuple, un État — peut être une hache ou une scie entre les mains de Dieu sans le savoir lui-même, où est donc la liberté?
On peut sans doute résoudre cette énigme ainsi. La force et la raison sont bonnes par nature. Or tout bien ne peut venir que de Dieu. Tout ce qu'il y a de bon en Assyrie, tout ce qui lui permet de conquérir d'autres peuples, a été donné par Dieu. Le Seigneur peut donc permettre que ses dons soient employés — ou les reprendre si celui qui les a reçus s'en attribue tout le mérite et agit contre sa volonté.
5 Malheur à Assur, férule de ma colère; c'est un bâton dans leurs mains que ma fureur. |
6 Contre une nation impie je l'envoyais, contre le peuple objet de mon emportement je le mandais, pour se livrer au pillage et rafler le butin, pour les piétiner comme la boue des rues. |
7 Mais lui ne jugeait pas ainsi, et son cœur n'avait pas cette pensée, car il rêvait d'exterminer, d'extirper des nations sans nombre. |
Mais où est la célèbreliberté? Voici, Dieu dit qu’Assur – n’est rien d’autre qu’un instrument deDieu, et il n’est par lui-même rien. Si l’homme (ou un groupe d’hommes, lepeuple, l'État) peut être la hache ou la scie dans les mains de Dieu, sans mêmele savoir, - alors où est la liberté? Probablement, on peut résoudre ceproblème ainsi. La force et la raison par nature sont bien. Et tout bien nepeut être que de Dieu. Tout ce qu’il y a de bon chez Assur, tout ce qui luidonne la possibilité de conquérir d'autres peuples, est donné par Dieu. Etc'est pourquoi Dieu peut Se permettre d'utiliser Ses dons - ou de les reprendre,si celui, à qui Il les a donnés, s’attribue tout et agit contre Sa volonté.
1 Malheur à ceux qui décrètent des décrets d'iniquité, qui écrivent des rescrits d'oppression |
2 pour priver les faibles de justice et frustrer de leur droit les humbles de mon peuple, pour faire des veuves leur butin et dépouiller les orphelins. |
3 Que ferez-vous au jour du châtiment, quand le malheur viendra de loin? Vers qui fuirez-vous pour demander secours et où laisserez-vous vos richesses, |
4 pour ne pas ramper parmi les prisonniers, tomber parmi les tués? Avec tout cela sa colère ne s'est pas détournée, sa main reste levée. |
5 Malheur à Assur, férule de ma colère; c'est un bâton dans leurs mains que ma fureur. |
6 Contre une nation impie je l'envoyais, contre le peuple objet de mon emportement je le mandais, pour se livrer au pillage et rafler le butin, pour les piétiner comme la boue des rues. |
7 Mais lui ne jugeait pas ainsi, et son cœur n'avait pas cette pensée, car il rêvait d'exterminer, d'extirper des nations sans nombre. |
8 Car il disait: " N'est-ce pas que tous mes chefs sont des rois? |
9 N'est-ce pas que Kalno vaut bien Karkémish, que Hamat vaut bien Arpad, et Samarie Damas? |
10 Comme ma main a atteint les royaumes des faux dieux, où il y a plus d'idoles qu'à Jérusalem et à Samarie, |
11 comme j'ai agi envers Samarie et ses faux dieux, ne puis-je pas agir aussi envers Jérusalem et ses statues? " |
12 Mais lorsque le Seigneur achèvera toute son œuvre sur la montagne de Sion et à Jérusalem, il châtiera le fruit du cœur orgueilleux du roi d'Assur et la morgue de ses regards arrogants. |
13 Car il a dit: " C'est par ma main puissante que j'ai fait cela, par ma sagesse, car j'ai agi avec intelligence. Je supprimais les frontières des peuples; j'ai saccagé leurs trésors; comme un puissant je soumettais les habitants. |
14 Ma main a cueilli, comme au nid, les richesses des peuples, et comme on ramasse des œufs abandonnés, j'ai ramassé toute la terre; pas un n'a battu des ailes, ni ouvert le bec pour pépier. " |
15 Fanfaronne-t-elle, la hache, contre celui qui la brandit? Se glorifie-t-elle, la scie, aux dépens de celui qui la manie? Comme si le bâton faisait mouvoir ceux qui le lèvent, comme si le gourdin levait ce qui n'est pas de bois! |
16 C'est pourquoi le Seigneur Yahvé Sabaot enverra contre ses hommes gras la maigreur, et sous sa gloire un brasier s'embrasera, comme s'embrase le feu. |
17 La lumière d'Israël deviendra un feu et son Saint une flamme, elle brûlera et consumera ses épines et ses ronces en un jour. |
18 La luxuriance de sa forêt et de son verger, il l'anéantira corps et âme, et ce sera comme un malade qui s'éteint. |
19 Le reste des arbres de sa forêt sera un petit nombre, un enfant l'écrirait. |
20 Ce jour-là, le reste d'Israël et les survivants de la maison de Jacob cesseront de s'appuyer sur qui les frappe; ils s'appuieront en vérité sur Yahvé, le Saint d'Israël. |
21 Un reste reviendra, le reste de Jacob, vers le Dieu fort. |
22 Mais ton peuple serait-il comme le sable de la mer, ô Israël, ce n'est qu'un reste qui en reviendra: destruction décidée, débordement de justice! |
23 Car c'est une destruction bien décidée que le Seigneur Yahvé Sabaot exécute au milieu de tout le pays. |
24 C'est pourquoi, ainsi parle le Seigneur Yahvé Sabaot: O mon peuple qui habites en Sion, n'aie pas peur d'Assur! Il te frappe du bâton, il lève le gourdin contre toi sur le chemin d'Égypte; |
25 mais encore quelques instants et la fureur prendra fin, et ma colère causera leur perte. |
26 Yahvé Sabaot va brandir contre lui un fouet, comme il frappa Madiân au rocher d'Oreb; il va brandir son bâton contre la mer, comme il l'a levé sur le chemin d'Égypte. |
27 Ce jour-là, son fardeau glissera de ton épaule et son joug de ta nuque, et le joug sera détruit ... |
28 Il est arrivé sur Ayyat, il a passé à Migrôn, à Mikmas il a laissé ses bagages. |
29 Ils ont passé par le défilé, Géba est pour nous une étape, Rama a frémi, Gibéa de Saül a fui. |
30 Fais retentir ta voix, Bat-Gallim, sois attentive, Laïsha! Réponds-lui, Anatot! |
31 Madména s'est enfuie; les habitants de Gébîm se sont mis à l'abri. |
32 Aujourd'hui même, à Nob, lors d'une halte, il agitera la main vers la montagne de la fille de Sion, la colline de Jérusalem. |
33 Voici que le Seigneur Yahvé Sabaot émonde la frondaison avec violence, les plus hautes cimes sont coupées, les plus fières sont abaissées. |
34 Ils seront coupés par le fer, les halliers de la forêt, et sous les coups d'un Puissant, le Liban tombera. |
La prophétie sur Assur révèle le sens des cataclysmes historiques qui se sont produits non seulement dans les temps anciens. Elle aide à voir l'essence profonde de nombreux événements des siècles suivants.
Le grand empire, qui absorbe ses voisins et, aux jours d'Isaïe, plane déjà au-dessus de la Judée, a l'habitude de compter sur sa puissance; il considère ses succès militaires, et pas seulement militaires, comme son mérite exclusif. Ses rois et ses chefs militaires peuvent en principe reconnaître leurs succès comme un don d'en haut, mais ce qui n'entre pas dans leur conscience, c'est que leurs victoires et leur grandeur ne sont nullement le signe de la faveur de Dieu.
Mais la Bible nous donne le droit de conclure que le Seigneur, voyant que les hommes désirent ce qui ne peut leur être bénéfique, permet néanmoins que leurs désirs s'accomplissent. À ceux qui ne comprennent pas ce qui est meilleur pour eux, tout en prétendant le comprendre, Il donne de voir et d'éprouver ce qui arrivera si se réalise ce qu'ils désiraient si passionnément.
En même temps, Lui-même ne permet pas la perte définitive de l'humanité égarée et peut tourner au bien n'importe quelle situation, même la plus monstrueuse. Mais ceux qui ont voulu le mal devront tout de même répondre de leurs actes.
1 Malheur à ceux qui décrètent des décrets d'iniquité, qui écrivent des rescrits d'oppression |
2 pour priver les faibles de justice et frustrer de leur droit les humbles de mon peuple, pour faire des veuves leur butin et dépouiller les orphelins. |
3 Que ferez-vous au jour du châtiment, quand le malheur viendra de loin? Vers qui fuirez-vous pour demander secours et où laisserez-vous vos richesses, |
4 pour ne pas ramper parmi les prisonniers, tomber parmi les tués? Avec tout cela sa colère ne s'est pas détournée, sa main reste levée. |
5 Malheur à Assur, férule de ma colère; c'est un bâton dans leurs mains que ma fureur. |
6 Contre une nation impie je l'envoyais, contre le peuple objet de mon emportement je le mandais, pour se livrer au pillage et rafler le butin, pour les piétiner comme la boue des rues. |
7 Mais lui ne jugeait pas ainsi, et son cœur n'avait pas cette pensée, car il rêvait d'exterminer, d'extirper des nations sans nombre. |
8 Car il disait: " N'est-ce pas que tous mes chefs sont des rois? |
9 N'est-ce pas que Kalno vaut bien Karkémish, que Hamat vaut bien Arpad, et Samarie Damas? |
10 Comme ma main a atteint les royaumes des faux dieux, où il y a plus d'idoles qu'à Jérusalem et à Samarie, |
11 comme j'ai agi envers Samarie et ses faux dieux, ne puis-je pas agir aussi envers Jérusalem et ses statues? " |
12 Mais lorsque le Seigneur achèvera toute son œuvre sur la montagne de Sion et à Jérusalem, il châtiera le fruit du cœur orgueilleux du roi d'Assur et la morgue de ses regards arrogants. |
13 Car il a dit: " C'est par ma main puissante que j'ai fait cela, par ma sagesse, car j'ai agi avec intelligence. Je supprimais les frontières des peuples; j'ai saccagé leurs trésors; comme un puissant je soumettais les habitants. |
14 Ma main a cueilli, comme au nid, les richesses des peuples, et comme on ramasse des œufs abandonnés, j'ai ramassé toute la terre; pas un n'a battu des ailes, ni ouvert le bec pour pépier. " |
15 Fanfaronne-t-elle, la hache, contre celui qui la brandit? Se glorifie-t-elle, la scie, aux dépens de celui qui la manie? Comme si le bâton faisait mouvoir ceux qui le lèvent, comme si le gourdin levait ce qui n'est pas de bois! |
16 C'est pourquoi le Seigneur Yahvé Sabaot enverra contre ses hommes gras la maigreur, et sous sa gloire un brasier s'embrasera, comme s'embrase le feu. |
17 La lumière d'Israël deviendra un feu et son Saint une flamme, elle brûlera et consumera ses épines et ses ronces en un jour. |
18 La luxuriance de sa forêt et de son verger, il l'anéantira corps et âme, et ce sera comme un malade qui s'éteint. |
19 Le reste des arbres de sa forêt sera un petit nombre, un enfant l'écrirait. |
20 Ce jour-là, le reste d'Israël et les survivants de la maison de Jacob cesseront de s'appuyer sur qui les frappe; ils s'appuieront en vérité sur Yahvé, le Saint d'Israël. |
21 Un reste reviendra, le reste de Jacob, vers le Dieu fort. |
22 Mais ton peuple serait-il comme le sable de la mer, ô Israël, ce n'est qu'un reste qui en reviendra: destruction décidée, débordement de justice! |
23 Car c'est une destruction bien décidée que le Seigneur Yahvé Sabaot exécute au milieu de tout le pays. |
24 C'est pourquoi, ainsi parle le Seigneur Yahvé Sabaot: O mon peuple qui habites en Sion, n'aie pas peur d'Assur! Il te frappe du bâton, il lève le gourdin contre toi sur le chemin d'Égypte; |
25 mais encore quelques instants et la fureur prendra fin, et ma colère causera leur perte. |
26 Yahvé Sabaot va brandir contre lui un fouet, comme il frappa Madiân au rocher d'Oreb; il va brandir son bâton contre la mer, comme il l'a levé sur le chemin d'Égypte. |
27 Ce jour-là, son fardeau glissera de ton épaule et son joug de ta nuque, et le joug sera détruit ... |
28 Il est arrivé sur Ayyat, il a passé à Migrôn, à Mikmas il a laissé ses bagages. |
29 Ils ont passé par le défilé, Géba est pour nous une étape, Rama a frémi, Gibéa de Saül a fui. |
30 Fais retentir ta voix, Bat-Gallim, sois attentive, Laïsha! Réponds-lui, Anatot! |
31 Madména s'est enfuie; les habitants de Gébîm se sont mis à l'abri. |
32 Aujourd'hui même, à Nob, lors d'une halte, il agitera la main vers la montagne de la fille de Sion, la colline de Jérusalem. |
33 Voici que le Seigneur Yahvé Sabaot émonde la frondaison avec violence, les plus hautes cimes sont coupées, les plus fières sont abaissées. |
34 Ils seront coupés par le fer, les halliers de la forêt, et sous les coups d'un Puissant, le Liban tombera. |
Le thème principal de la prédication d’Isaïe que nous propose la lecture d’aujourd’hui est celui du reste (v. 20–23). Cette notion est devenue par la suite centrale pour toute la tradition messianique de l’Ancien Testament. À vrai dire, Isaïe comprenait déjà parfaitement que ceux qui avaient gardé fidélité à Dieu, à l’Alliance et à la Torah étaient minoritaires en Israël. Et tous les malheurs qui frappaient le pays et le peuple, y compris l’invasion des Assyriens dont le prophète avertit ses compatriotes (v. 5–6), en découlent précisément.
Il ne s’agit même pas de savoir si les habitants de Jérusalem et de Juda acceptent ou non les paroles d’Isaïe lui-même. Car, au fond, le prophète ne leur demande rien d’extraordinaire. Il rappelle seulement la nécessité d’observer la Torah, y compris lorsqu’il est question de vie sociale et politique (v. 1–4). Mais, comme l’histoire en témoigne, c’est précisément cela qui s’avère pratiquement impossible, aussi bien au temps d’Isaïe qu’aujourd’hui. Non pas que vivre selon la loi donnée par Dieu soit impossible en principe : Dieu n’aurait guère demandé à Son peuple, par la bouche de Son prophète, quelque chose d’impossible. Mais dans ce cas, il faudrait vivre tout autrement, autrement à un point tel que l’homme habitué à l’ordre actuel des choses a peur de penser à une telle vie. Si peur que même les malheurs et les catastrophes qui l’atteignent lui paraissent moins terribles que cette autre vie possible, et que l’homme est prêt à faire n’importe quoi pourvu qu’il ne se tourne pas vers Dieu, vers l’Unique qui pourrait l’aider (Is 9:13).
Un tel entêtement n’est pas fortuit : en se tournant vers Dieu, il faut être prêt à répondre à Son appel et à suivre Sa loi, sinon toute religiosité restera une simple apparence. Et si, en temps de paix et de tranquillité, on peut encore demeurer dans les illusions, parler de sa propre religiosité sans penser sérieusement à suivre la Torah, au temps des malheurs et des catastrophes ces illusions se dissipent vite, et la religiosité extérieure disparaît comme de la fumée. Seuls demeurent fidèles ceux qui étaient fidèles à Dieu déjà en temps de paix, observant les commandements qu’Il a donnés et suivant Sa loi. Et l’invasion des Assyriens, comme toute autre catastrophe nationale, ne change en rien l’état spirituel du peuple dans son essence. Et, bien sûr, aucune défaite militaire ni aucun autre cataclysme social ne peut être la cause d’une crise spirituelle ; il ne peut en être que la conséquence.
Isaïe comprend évidemment très bien que ce ne sont pas les Assyriens qui perdent le peuple de Dieu, mais l’apostasie, l’oubli de Dieu et la transgression de la Torah. Mais les fidèles qui se trouvaient dans le peuple avant l’invasion et la défaite assyriennes ne disparaissent pas ; au contraire, leur fidélité devient encore plus visible sur fond d’apostasie générale. Ce n’est pas un hasard si Isaïe perçoit le jour du malheur comme le « jour de la visite », c’est-à-dire comme le jour du jugement de Dieu (v. 3) : car c’est précisément au jour du Jugement que tout reprend sa vraie place, que tous les masques tombent et que le secret devient manifeste. Et sans un tel jugement, l’avènement du Royaume messianique est impossible. Ce Royaume dont l’avènement achève l’histoire terrestre.
1 Malheur à ceux qui décrètent des décrets d'iniquité, qui écrivent des rescrits d'oppression |
2 pour priver les faibles de justice et frustrer de leur droit les humbles de mon peuple, pour faire des veuves leur butin et dépouiller les orphelins. |
3 Que ferez-vous au jour du châtiment, quand le malheur viendra de loin? Vers qui fuirez-vous pour demander secours et où laisserez-vous vos richesses, |
4 pour ne pas ramper parmi les prisonniers, tomber parmi les tués? Avec tout cela sa colère ne s'est pas détournée, sa main reste levée. |
5 Malheur à Assur, férule de ma colère; c'est un bâton dans leurs mains que ma fureur. |
6 Contre une nation impie je l'envoyais, contre le peuple objet de mon emportement je le mandais, pour se livrer au pillage et rafler le butin, pour les piétiner comme la boue des rues. |
7 Mais lui ne jugeait pas ainsi, et son cœur n'avait pas cette pensée, car il rêvait d'exterminer, d'extirper des nations sans nombre. |
8 Car il disait: " N'est-ce pas que tous mes chefs sont des rois? |
9 N'est-ce pas que Kalno vaut bien Karkémish, que Hamat vaut bien Arpad, et Samarie Damas? |
10 Comme ma main a atteint les royaumes des faux dieux, où il y a plus d'idoles qu'à Jérusalem et à Samarie, |
11 comme j'ai agi envers Samarie et ses faux dieux, ne puis-je pas agir aussi envers Jérusalem et ses statues? " |
12 Mais lorsque le Seigneur achèvera toute son œuvre sur la montagne de Sion et à Jérusalem, il châtiera le fruit du cœur orgueilleux du roi d'Assur et la morgue de ses regards arrogants. |
13 Car il a dit: " C'est par ma main puissante que j'ai fait cela, par ma sagesse, car j'ai agi avec intelligence. Je supprimais les frontières des peuples; j'ai saccagé leurs trésors; comme un puissant je soumettais les habitants. |
14 Ma main a cueilli, comme au nid, les richesses des peuples, et comme on ramasse des œufs abandonnés, j'ai ramassé toute la terre; pas un n'a battu des ailes, ni ouvert le bec pour pépier. " |
15 Fanfaronne-t-elle, la hache, contre celui qui la brandit? Se glorifie-t-elle, la scie, aux dépens de celui qui la manie? Comme si le bâton faisait mouvoir ceux qui le lèvent, comme si le gourdin levait ce qui n'est pas de bois! |
16 C'est pourquoi le Seigneur Yahvé Sabaot enverra contre ses hommes gras la maigreur, et sous sa gloire un brasier s'embrasera, comme s'embrase le feu. |
17 La lumière d'Israël deviendra un feu et son Saint une flamme, elle brûlera et consumera ses épines et ses ronces en un jour. |
18 La luxuriance de sa forêt et de son verger, il l'anéantira corps et âme, et ce sera comme un malade qui s'éteint. |
19 Le reste des arbres de sa forêt sera un petit nombre, un enfant l'écrirait. |
20 Ce jour-là, le reste d'Israël et les survivants de la maison de Jacob cesseront de s'appuyer sur qui les frappe; ils s'appuieront en vérité sur Yahvé, le Saint d'Israël. |
21 Un reste reviendra, le reste de Jacob, vers le Dieu fort. |
22 Mais ton peuple serait-il comme le sable de la mer, ô Israël, ce n'est qu'un reste qui en reviendra: destruction décidée, débordement de justice! |
23 Car c'est une destruction bien décidée que le Seigneur Yahvé Sabaot exécute au milieu de tout le pays. |
24 C'est pourquoi, ainsi parle le Seigneur Yahvé Sabaot: O mon peuple qui habites en Sion, n'aie pas peur d'Assur! Il te frappe du bâton, il lève le gourdin contre toi sur le chemin d'Égypte; |
25 mais encore quelques instants et la fureur prendra fin, et ma colère causera leur perte. |
26 Yahvé Sabaot va brandir contre lui un fouet, comme il frappa Madiân au rocher d'Oreb; il va brandir son bâton contre la mer, comme il l'a levé sur le chemin d'Égypte. |
27 Ce jour-là, son fardeau glissera de ton épaule et son joug de ta nuque, et le joug sera détruit ... |
28 Il est arrivé sur Ayyat, il a passé à Migrôn, à Mikmas il a laissé ses bagages. |
29 Ils ont passé par le défilé, Géba est pour nous une étape, Rama a frémi, Gibéa de Saül a fui. |
30 Fais retentir ta voix, Bat-Gallim, sois attentive, Laïsha! Réponds-lui, Anatot! |
31 Madména s'est enfuie; les habitants de Gébîm se sont mis à l'abri. |
32 Aujourd'hui même, à Nob, lors d'une halte, il agitera la main vers la montagne de la fille de Sion, la colline de Jérusalem. |
33 Voici que le Seigneur Yahvé Sabaot émonde la frondaison avec violence, les plus hautes cimes sont coupées, les plus fières sont abaissées. |
34 Ils seront coupés par le fer, les halliers de la forêt, et sous les coups d'un Puissant, le Liban tombera. |
L'Assyrie, qui a écrasé le Royaume du Nord d'Israël, menace aussi le Royaume du Sud. Mais pour le prophète, il est évident que, même si Assur est devenu l'instrument de la colère de Dieu contre Israël, ses jours sont comptés. Néanmoins, Juda aussi est menacé de chute, car la non-exécution de la volonté de Dieu exprimée dans la Loi fait sortir le peuple de la relation avec Dieu. L'espérance en Dieu devient le critère selon lequel sera choisi le Reste, la petite partie du peuple qui aura gardé la foi.
L'espérance se manifestera avec une force particulière à l'heure des épreuves, pendant les incursions militaires des Assyriens et les troubles dans le royaume. Mais ceux qui croient au Créateur du ciel et de la terre savent qu'il n'abandonnera pas son peuple. Comme il est terrible que le reste soit si petit! Mais en fin de compte, tout dépend de chaque cœur particulier.
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