5 " Qui es-tu, Seigneur ? " demanda-t-il. Et lui : " Je suis Jésus que tu persécutes. |
Les paroles du Christ ressuscité, rencontré par Paul sur le chemin de Damas, produisent une double impression. D'un côté, tout est simple et clair: il est inutile de regimber contre l'aiguillon, Dieu est en tout cas plus fort que l'homme, et ce n'est pas à l'homme, fût-il aussi doué à tous égards que Paul, de s'opposer au Royaume qui entre dans le monde. Et pourtant: y a-t-il peu de personnes qui s'y opposent? Le Christ leur apparaît-il à toutes comme il est apparu à Paul? La réponse est évidente. Il ne reste qu'une question: pourquoi donc? Le Ressuscité ne pourrait-il pas apparaître à chaque homme qui doute, et même à chaque opposant, afin que, se heurtant à lui comme à un aiguillon, l'homme soit convaincu et se transforme d'adversaire en fidèle disciple, comme cela s'est produit avec Paul?
Si l'on considère cette question, selon l'expression moderne, du point de vue technique, il n'y a ici aucun problème. Le problème est ailleurs: dans le choix spirituel de l'homme et dans la liberté de sa volonté. On ne peut imposer le Royaume par la force; il ne peut être reçu que librement. Et non parce que l'homme incroyant ne peut pas le voir, car si Dieu le veut, n'importe qui verra le Royaume, mais parce que la structure du Royaume est formée par des relations d'amour qui lient ses habitants à Dieu et au Christ, tous les habitants entre eux, et enfin le Christ lui-même à son Père céleste. Ici, sans bonne volonté, rien n'est possible: on ne peut pas forcer quelqu'un à aimer, ni aimer contre son désir.
Mais alors qu'en est-il de Paul, qui s'est heurté au Christ et à son amour comme à un aiguillon? Où est ici la liberté? À première vue, il semble qu'il ne puisse être question d'aucune liberté dans ce cas, s'il n'y avait un « mais »: Paul, alors qu'il était encore Saul, avait déjà fait son choix. Un choix en faveur de Dieu, de la Torah, du chemin de la justice, ainsi bien sûr qu'il les comprenait. Il ne restait alors à Dieu qu'à corriger ses représentations de lui-même, du Messie, de la Torah, du chemin de la justice. Il le fait, rapidement et résolument, en tenant compte du caractère et des qualités personnelles de celui dont il veut redresser la route. Devenu Paul, Saul changea radicalement, qualitativement: il fut rendu participant de la vie de ce Royaume dont il ne pouvait auparavant que rêver. Mais son vecteur spirituel demeura le même; en ce sens, il ne s'est pas trahi lui-même. Il a seulement parcouru son chemin jusqu'au bout, et au bout il a trouvé ce qu'il cherchait: le Messie et le Royaume.
5 " Qui es-tu, Seigneur ? " demanda-t-il. Et lui : " Je suis Jésus que tu persécutes. |
Ces paroles résument brièvement le chemin vers le Christ de presque tout homme. La rencontre avec Lui est toujours inattendue; nous ne reconnaissons pas le Dieu que, semble-t-il, nous cherchons, sans lequel nous souffrons et sommes tourmentés. Paul était sûr de défendre la vérité contre les égarés et les déchus; il allait défendre son Dieu. Et lorsque Dieu s’adressa à lui, Paul posa l’unique question à laquelle tout homme cherche une réponse. Qui es-Tu donc, Seigneur? Qui es-Tu? Une énergie cosmique, un amas d’idoles faciles et commodes à adorer, ou peut-être quelque chose d’abstrait et de lointain, qui ne participe pas à la vie du monde en général ni à celle d’un homme concret en particulier? Qui est Dieu : voilà ce qui inquiète et trouble l’homme.
Paul fut le premier à recevoir la réponse sous la forme la plus simple et la plus directe. Dieu n’a rien à nous cacher; Il est prêt à Se manifester : Jésus, que nous persécutons avec soin et constance, que nous ne voulons pas reconnaître. Alors il fallait à l’homme un témoignage vivant pour croire, et aujourd’hui encore c’est l’un des moyens les plus simples de parler du Christ à quelqu’un. Mais maintenant que la Bible est accessible presque partout, combien souvent les gens refusent la source première pour ne surtout pas entendre : « Je suis Jésus ».
Nous tentons de trouver n’importe quelle autre réponse à la question la plus importante, en y appliquant toutes nos forces. Il est difficile de regimber contre l’aiguillon, affirme le Seigneur. Pas seulement difficile : insupportablement ardu; mais nous essayons, avec une obstination digne d’un meilleur usage, de trouver un chemin où il n’y ait pas de place pour Dieu devenu Homme, crucifié, mort et ressuscité, pour Dieu qui vient à chacun et dit : « Je suis Jésus ». Pourtant, si, en suivant le chemin de Paul, nous acceptions cette réponse comme lui, le monde aurait un tout autre visage.
5 " Qui es-tu, Seigneur ? " demanda-t-il. Et lui : " Je suis Jésus que tu persécutes. |
Le chemin menant à Christ pour pratiquement chaque personne est brièvement exposé dans ces mots. La rencontre avec Lui est toujours inattendue; nous ne reconnaissons pas Dieu, Qui semblerait-il, nous cherchons, sans Qui nous sommes tourmentés et souffrons. Paul était sûr qu’il protège la vérité des égarés et des abandonneurs, il est allé défendre son Dieu. Et quand Dieu s'est adressé à lui, il {Paul} a posé cette unique question, dont chaque personne cherche la réponse. Qui es-Tu donc, Seigneur? Qui es-Tu ? L'énergie mondiale, l'attroupement des idoles, dont il est facile et plus confortable d'adorer, ou peut-être quelque chose d’abstraite et éloignée, ne participant pas en général à la vie du monde et d’une personne concrète en particulier? Qui est Dieu – voila ce qui dérange et inquiète l’homme. Paul est le premier à recevoir la réponse dans son aspect le plus simple et candide. Dieu n'a rien à nous cacher, Il est prêt à se manifester - Jésus, dont nous persécutons soigneusement et successivement, et dont nous ne voulons pas reconnaître. A cette époque, un témoignage vif était nécessaire à l’homme pour croire, et aujourd’hui aussi c’est l’un des moyens les plus simples de raconter à quelqu’un du Christ. Mais à présent, que la Bible est accessible pratiquement partout, comme les gens renoncent souvent de la source première pour ne pas entendre en aucun cas : "Je suis Jésus". Nous essayons de trouver n'importe quelle autre réponse à la question principale, en appliquant tous nos efforts à cela. Il est dur de regimber contre l’aiguillon – dit le Seigneur. Non seulement dur, insupportablement difficile, mais nous essayons avec opiniâtreté digne d'une meilleure application, de trouver le chemin, où il n'y a pas la place de Dieu, devenu Homme, crucifié, mort et ressuscitée; le Dieu, Qui vient à chacun et dit : "Je suis Jésus". Bien que, si, suivant le chemin de Paul, nous acceptions cette réponse tout comme lui, le monde aurait été tout à fait autrement.
4 Tombant à terre, il entendit une voix qui lui disait : " Saoul, Saoul, pourquoi me persécutes-tu ? " - |
5 " Qui es-tu, Seigneur ? " demanda-t-il. Et lui : " Je suis Jésus que tu persécutes. |
On dit d'habitude: le christianisme est une chose volontaire. Le libre choix de l’homme décide tout ici: accepter ou ne pas accepter, aller ou ne pas aller. Et soudain, à la rencontre avec le ressuscité, sonne: il te serait dur de regimber contre les aiguillons! Mais comment alors avec la liberté du choix, la bonne volonté, l'acceptation délibérée et caetera, sans quoi le christianisme ne peut être? Ou bien le Sauveur fait exception pour Saul (qui sera appelé plus tard apôtre Paul)? Peut-être, et ainsi. En fin de compte, Saul a manifesté tant d'enthousiasme dans son opposition à l'Église, aucune personne ne s’est manifesté autant que lui. C’est lui qui était prêt à poursuivre les chrétiens partout.
Les chrétiens étaient persécutés dans toutes les époques, et dans toutes les époques la plupart des persécuteurs étaient conduits non pas par la soif de défendre la vérité, mais par le profit, l'intérêt, le plus souvent personnel, plus rarement public ou d'État, comme ils le comprenaient. Mais Saul a commencé sa marche contre l'Église pour la protection de Dieu contre ceux qu’il considérait comme Ses ennemis. Une telle marche ne peut être arrêtée par aucune force humaine, ne serait-ce parce que celui qui l’accomplit, agit au nom de Dieu.
Il ne se trompe pas, et ne trompe pas les autres, il fait vraiment une erreur, sans ruser et sans tenter de fuir de la vérité. Et alors Dieu vient Lui-même à la rencontre avec lui, sort en la personne de Celui, dont Saul était prêt à considérer de menteur, de fou, de n’importe qui, mais seulement pas de Celui qui Il est vraiment.
Et la marche contre l'Église devient tout à coup la marche au nom de l'Église, le persécuteur devient le fidèle témoin et le missionnaire. Il n’y a rien de surprenant ici: Saul, devenu Paul, a vraiment vu ce de quoi il parlait. Il n'a changé ni soi- même, ni Dieu, il a juste compris où il faut aller. Et lorsqu’il a compris, il est allé sans hésitations. Sur le chemin menant au Royaume.
4 Tombant à terre, il entendit une voix qui lui disait : " Saoul, Saoul, pourquoi me persécutes-tu ? " - |
5 " Qui es-tu, Seigneur ? " demanda-t-il. Et lui : " Je suis Jésus que tu persécutes. |
Avec quelle douleur, sans doute, ces paroles furent dites à Saul: « Saul, Saul! pourquoi me persécutes-tu? » Le Seigneur est triste de voir son « instrument choisi » diriger tous ses efforts contre lui. Dieu avait choisi Saul pour le servir, apparemment depuis longtemps, et il attendait toujours que celui-ci vienne enfin à lui. Il voyait Saul, comme tout autre disciple, bien avant sa première rencontre avec lui (voir le récit de l'appel de Nathanaël: Jn 1:43-49), de sorte que, lors de cette rencontre, le Seigneur ne « fait pas connaissance » avec l'homme comme s'il ne l'avait jamais connu.
En rencontrant le Seigneur, l'homme prend soudain conscience qu'il a été vu et entendu, que Celui qui semble ne pas le connaître personnellement n'est pas du tout indifférent à ce qu'il fait et à ce qu'il pense. Le Christ, apparaissant à Saul, lui dit simplement avec tristesse que ce qui est dans son cœur n'apporte pas de joie à Dieu. Et cette adresse personnelle, cet appel par son nom, suffit pour que le puissant Saul soit brisé et cesse bientôt d'exister: le « vieil homme » Saul devient « l'homme nouveau » Paul (voir Ep 4:22-24). Ainsi s'accomplit le dessein de Dieu sur Saul-Paul.
Mais chacun de nous est précieux à sa manière pour le Seigneur. Comme l'écrira plus tard l'apôtre Paul: « Dieu a placé les membres, chacun d'eux, dans le corps comme il l'a voulu » (voir 1 Co 12:12-18). Le Seigneur a aussi un dessein pour chacun de nous, et chacun de nous est appelé à tendre de toutes ses forces vers son accomplissement.
1 Cependant Saul, ne respirant toujours que menaces et carnage à l'égard des disciples du Seigneur, alla trouver le grand prêtre |
2 et lui demanda des lettres pour les synagogues de Damas, afin que, s'il y trouvait quelques adeptes de la Voie, hommes ou femmes, il les amenât enchaînés à Jérusalem. |
3 Il faisait route et approchait de Damas, quand soudain une lumière venue du ciel l'enveloppa de sa clarté. |
4 Tombant à terre, il entendit une voix qui lui disait : " Saoul, Saoul, pourquoi me persécutes-tu ? " - |
5 " Qui es-tu, Seigneur ? " demanda-t-il. Et lui : " Je suis Jésus que tu persécutes. |
6 Mais relève-toi, entre dans la ville, et l'on te dira ce que tu dois faire. " |
7 Ses compagnons de route s'étaient arrêtés, muets de stupeur : ils entendaient bien la voix, mais sans voir personne. |
8 Saul se releva de terre, mais, quoiqu'il eût les yeux ouverts, il ne voyait rien. On le conduisit par la main pour le faire entrer à Damas. |
9 Trois jours durant, il resta sans voir, ne mangeant et ne buvant rien. |
10 Il y avait à Damas un disciple du nom d'Ananie. Le Seigneur l'appela dans une vision : " Ananie ! " - " Me voici, Seigneur ", répondit-il. - |
11 " Pars, reprit le Seigneur, va dans la rue Droite et demande, dans la maison de Judas, un nommé Saul de Tarse. Car le voilà qui prie |
12 et qui a vu un homme du nom d'Ananie entrer et lui imposer les mains pour lui rendre la vue. " |
13 Ananie répondit : " Seigneur, j'ai entendu beaucoup de monde parler de cet homme et dire tout le mal qu'il a fait à tes saints à Jérusalem. |
14 Et il est ici avec pleins pouvoirs des grands prêtres pour enchaîner tous ceux qui invoquent ton nom. " |
15 Mais le Seigneur lui dit : " Va, car cet homme m'est un instrument de choix pour porter mon nom devant les nations païennes, les rois et les Israélites. |
16 Moi-même, en effet, je lui montrerai tout ce qu'il lui faudra souffrir pour mon nom. " |
17 Alors Ananie partit, entra dans la maison, imposa les mains à Saul et lui dit : " Saoul, mon frère, celui qui m'envoie, c'est le Seigneur, ce Jésus qui t'est apparu sur le chemin par où tu venais ; et c'est afin que tu recouvres la vue et sois rempli de l'Esprit Saint. " |
18 Aussitôt il lui tomba des yeux comme des écailles, et il recouvra la vue. Sur-le-champ il fut baptisé; |
19 puis il prit de la nourriture, et les forces lui revinrent. Il passa quelques jours avec les disciples à Damas, |
20 et aussitôt il se mit à prêcher Jésus dans les synagogues, proclamant qu'il est le Fils de Dieu. |
21 Tous ceux qui l'entendaient étaient stupéfaits et disaient : " N'est-ce pas là celui qui, à Jérusalem, s'acharnait sur ceux qui invoquent ce nom, et n'est-il pas venu ici tout exprès pour les amener enchaînés aux grands prêtres ? " |
22 Mais Saul gagnait toujours en force et confondait les Juifs de Damas en démontrant que Jésus est bien le Christ. |
23 Au bout d'un certain temps, les Juifs se concertèrent pour le faire périr. |
24 Mais Saul eut vent de leur complot. On gardait même les portes de la ville jour et nuit, afin de le faire périr. |
25 Alors les disciples le prirent de nuit et le descendirent dans une corbeille le long de la muraille. |
26 Arrivé à Jérusalem, il essayait de se joindre aux disciples, mais tous en avaient peur, ne croyant pas qu'il fût vraiment disciple. |
27 Alors Barnabé le prit avec lui, l'amena aux apôtres et leur raconta comment, sur le chemin, Saul avait vu le Seigneur, qui lui avait parlé, et avec quelle assurance il avait prêché à Damas au nom de Jésus. |
28 Dès lors il allait et venait avec eux dans Jérusalem, prêchant avec assurance au nom du Seigneur. |
29 Il s'adressait aussi aux Hellénistes et discutait avec eux; mais ceux-ci machinaient sa perte. |
30 L'ayant su, les frères le ramenèrent à Césarée, d'où ils le firent partir pour Tarse. |
31 Cependant les Églises jouissaient de la paix dans toute la Judée, la Galilée et la Samarie ; elles s'édifiaient et vivaient dans la crainte du Seigneur, et elles étaient comblées de la consolation du Saint Esprit. Pierre guérit un paralytique à Lydda. |
Aujourd'hui, nous lisons le récit de la conversion de Saul, un événement qui non seulement a bouleversé sa vie, mais a aussi déterminé à bien des égards le cours de l'histoire du christianisme. De telles conversions ne sont pas fréquentes, mais elles ont existé et continuent de se produire. Au fond, tout homme rencontre tôt ou tard Dieu sur son chemin. Cette rencontre bouleverse souvent la conscience de l'homme à peu près comme cela s'est produit pour Paul. Il se considérait comme serviteur de Dieu, et il s'est révélé être son ennemi ; et inversement : il pensait que Jésus était son ennemi, et il s'est révélé être son Seigneur, sa vie, sa vocation.
En réalité, un tel bouleversement de la conscience est précisément ce qu'on appelle le repentir (en grec « metanoia », « changement d'intelligence »). Quand l'homme voit soudain que toute sa vie est une persécution du Christ, qu'il exerce en lui-même ou parmi ses proches et ses lointains, alors se révèle à lui aussi la miséricorde du Fils de Dieu persécuté, qui non seulement l'accueillera parmi ses disciples, mais lui confiera aussi une mission nouvelle : non pas déchirer, mais édifier l'Église du Christ.
1 Cependant Saul, ne respirant toujours que menaces et carnage à l'égard des disciples du Seigneur, alla trouver le grand prêtre |
2 et lui demanda des lettres pour les synagogues de Damas, afin que, s'il y trouvait quelques adeptes de la Voie, hommes ou femmes, il les amenât enchaînés à Jérusalem. |
3 Il faisait route et approchait de Damas, quand soudain une lumière venue du ciel l'enveloppa de sa clarté. |
4 Tombant à terre, il entendit une voix qui lui disait : " Saoul, Saoul, pourquoi me persécutes-tu ? " - |
5 " Qui es-tu, Seigneur ? " demanda-t-il. Et lui : " Je suis Jésus que tu persécutes. |
6 Mais relève-toi, entre dans la ville, et l'on te dira ce que tu dois faire. " |
7 Ses compagnons de route s'étaient arrêtés, muets de stupeur : ils entendaient bien la voix, mais sans voir personne. |
8 Saul se releva de terre, mais, quoiqu'il eût les yeux ouverts, il ne voyait rien. On le conduisit par la main pour le faire entrer à Damas. |
9 Trois jours durant, il resta sans voir, ne mangeant et ne buvant rien. |
10 Il y avait à Damas un disciple du nom d'Ananie. Le Seigneur l'appela dans une vision : " Ananie ! " - " Me voici, Seigneur ", répondit-il. - |
11 " Pars, reprit le Seigneur, va dans la rue Droite et demande, dans la maison de Judas, un nommé Saul de Tarse. Car le voilà qui prie |
12 et qui a vu un homme du nom d'Ananie entrer et lui imposer les mains pour lui rendre la vue. " |
13 Ananie répondit : " Seigneur, j'ai entendu beaucoup de monde parler de cet homme et dire tout le mal qu'il a fait à tes saints à Jérusalem. |
14 Et il est ici avec pleins pouvoirs des grands prêtres pour enchaîner tous ceux qui invoquent ton nom. " |
15 Mais le Seigneur lui dit : " Va, car cet homme m'est un instrument de choix pour porter mon nom devant les nations païennes, les rois et les Israélites. |
16 Moi-même, en effet, je lui montrerai tout ce qu'il lui faudra souffrir pour mon nom. " |
17 Alors Ananie partit, entra dans la maison, imposa les mains à Saul et lui dit : " Saoul, mon frère, celui qui m'envoie, c'est le Seigneur, ce Jésus qui t'est apparu sur le chemin par où tu venais ; et c'est afin que tu recouvres la vue et sois rempli de l'Esprit Saint. " |
18 Aussitôt il lui tomba des yeux comme des écailles, et il recouvra la vue. Sur-le-champ il fut baptisé; |
19 puis il prit de la nourriture, et les forces lui revinrent. Il passa quelques jours avec les disciples à Damas, |
20 et aussitôt il se mit à prêcher Jésus dans les synagogues, proclamant qu'il est le Fils de Dieu. |
Le Seigneur avait préparé une surprise à Ananie. Ananie, apparemment, était tout à fait prêt à ce que Dieu lui parle. Mais même lui ne s’attendait pas à cela : aller vers Saul de Tarse, dont tout le monde sait qu’il persécute les chrétiens et qu’il est venu à Damas avec un seul but — déraciner le christianisme.
Ananie est sous le choc. Mais il ne rejette pas la vision, bien qu’il aurait très bien pu dire : aller vers Saul, c’est de la folie ; donc ce n’est pas une vision, mais un délire. D’autre part, il ne discute pas avec Dieu, il ne dit pas : « Non, Seigneur, je n’irai nulle part ». Il précise : « Seigneur, j’ai entendu dire par beaucoup que cet homme a fait beaucoup de mal à Tes saints et qu’ici, à Damas, il veut aussi persécuter Ton Église... » En répondant, le Seigneur ne dit pas si c’est vrai ou non, apparemment parce qu’il est déjà connu que c’est vrai ; Il dit : « Va, car Je l’ai choisi ».
Et Ananie prend la seule décision juste : il va simplement et fait ce que le Seigneur lui a dit.
1 Cependant Saul, ne respirant toujours que menaces et carnage à l'égard des disciples du Seigneur, alla trouver le grand prêtre |
2 et lui demanda des lettres pour les synagogues de Damas, afin que, s'il y trouvait quelques adeptes de la Voie, hommes ou femmes, il les amenât enchaînés à Jérusalem. |
3 Il faisait route et approchait de Damas, quand soudain une lumière venue du ciel l'enveloppa de sa clarté. |
4 Tombant à terre, il entendit une voix qui lui disait : " Saoul, Saoul, pourquoi me persécutes-tu ? " - |
5 " Qui es-tu, Seigneur ? " demanda-t-il. Et lui : " Je suis Jésus que tu persécutes. |
6 Mais relève-toi, entre dans la ville, et l'on te dira ce que tu dois faire. " |
7 Ses compagnons de route s'étaient arrêtés, muets de stupeur : ils entendaient bien la voix, mais sans voir personne. |
8 Saul se releva de terre, mais, quoiqu'il eût les yeux ouverts, il ne voyait rien. On le conduisit par la main pour le faire entrer à Damas. |
9 Trois jours durant, il resta sans voir, ne mangeant et ne buvant rien. |
Saul fut de ceux en qui s’accomplirent les paroles du Christ adressées à Ses disciples : « ...quiconque vous tuera pensera rendre un culte à Dieu » (Jn 16:2). Le zèle de Saul était un zèle pour Dieu, mais engagé sur une voie fausse et criminelle. Lorsque le mal est commis, il est difficile de dire que son auteur « voulait bien faire » ; pourtant, même dans des circonstances aussi déplorables, il convient de prêter attention aux motivations des actes. Or Saul voulait servir Dieu et c’est sans doute pour cette raison que Dieu Lui-même est intervenu, afin que le désir de Saul puisse s’accomplir sur le vrai chemin.
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