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RÉFLEXIONS pour Jn 8:1-11

Quant à Jésus, il alla au mont des Oliviers.
Mais, dès l'aurore, de nouveau il fut là dans le Temple, et tout le peuple venait à lui, et s'étant assis il les enseignait.
Or les scribes et les Pharisiens amènent une femme surprise en adultère et, la plaçant au milieu,
ils disent à Jésus : " Maître, cette femme a été surprise en flagrant délit d'adultère.
Or, dans la Loi, Moïse nous a prescrit de lapider ces femmes-là. Toi donc, que dis-tu ? "
Ils disaient cela pour le mettre à l'épreuve, afin d'avoir matière à l'accuser. Mais Jésus, se baissant, se mit à écrire avec son doigt sur le sol.
Comme ils persistaient à l'interroger, il se redressa et leur dit : " Que celui d'entre vous qui est sans péché lui jette le premier une pierre ! "
Et se baissant de nouveau, il écrivait sur le sol.
Mais eux, entendant cela, s'en allèrent un à un, à commencer par les plus vieux; et il fut laissé seul, avec la femme toujours là au milieu.
10 Alors, se redressant, Jésus lui dit : " Femme, où sont-ils ? Personne ne t'a condamnée ? "
11 Elle dit : " Personne, Seigneur. " Alors Jésus dit : " Moi non plus, je ne te condamne pas. Va, désormais ne pèche plus. "
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Les lecteurs de l'Évangile se sont souvent demandé ce que le Christ pouvait écrire sur la terre. Si l'on n'oublie pas que beaucoup de ses actes correspondaient à ce qui avait été dit dans les prophéties de l'Ancien Testament, la réponse peut être les paroles annoncées par le Seigneur à travers Jérémie: « Ceux qui se détournent de moi seront inscrits dans la poussière, car ils ont abandonné le Seigneur, la source d'eau vive » (Jr 17:13). Certains chercheurs du texte évangélique, s'appuyant sur l'absence de cet épisode dans beaucoup des manuscrits les plus anciens et sur ses particularités stylistiques, le considèrent comme non organique à l'Évangile selon Jean et inséré depuis un autre texte, par exemple depuis Luc. Mais même si le passage s'est réellement déplacé lors de la copie du manuscrit, les paroles de Jérémie sur l'eau vive, si notre supposition est juste, soulignent l'unité de sens de l'épisode avec le récit précédent et le récit suivant.

Les accusateurs sont partis, convaincus par leur conscience. Nous avons l'habitude de percevoir négativement les pharisiens, mais il faut aussi leur rendre justice: trop de personnes à leur place n'auraient pas écouté la voix de la conscience et se seraient conduites autrement, lapidant impitoyablement la pécheresse, et avec elle les remords de leur conscience. Comme on l'a dit à une autre époque, « c'est un homme qui ne garde pas rancune: il ne se souvient pas du mal fait à autrui ». Mais ces pharisiens se souvenaient; on ne peut pas les dire incapables de repentir. Et c'est là l'une des confirmations que le Christ ne prêchait pas au vent, mais à ceux qui pouvaient l'entendre, même s'ils ne voulaient pas se l'avouer, fût-ce à eux-mêmes.

Autres réflexions

 
Pour Jn 8:1-11
Quant à Jésus, il alla au mont des Oliviers.
Mais, dès l'aurore, de nouveau il fut là dans le Temple, et tout le peuple venait à lui, et s'étant assis il les enseignait.
Or les scribes et les Pharisiens amènent une femme surprise en adultère et, la plaçant au milieu,
ils disent à Jésus : " Maître, cette femme a été surprise en flagrant délit d'adultère.
Or, dans la Loi, Moïse nous a prescrit de lapider ces femmes-là. Toi donc, que dis-tu ? "
Ils disaient cela pour le mettre à l'épreuve, afin d'avoir matière à l'accuser. Mais Jésus, se baissant, se mit à écrire avec son doigt sur le sol.
Comme ils persistaient à l'interroger, il se redressa et leur dit : " Que celui d'entre vous qui est sans péché lui jette le premier une pierre ! "
Et se baissant de nouveau, il écrivait sur le sol.
Mais eux, entendant cela, s'en allèrent un à un, à commencer par les plus vieux; et il fut laissé seul, avec la femme toujours là au milieu.
10 Alors, se redressant, Jésus lui dit : " Femme, où sont-ils ? Personne ne t'a condamnée ? "
11 Elle dit : " Personne, Seigneur. " Alors Jésus dit : " Moi non plus, je ne te condamne pas. Va, désormais ne pèche plus. "
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Les pharisiens et les scribes amenèrent à Jésus une femme surprise en adultère, afin de mettre une fois de plus...  Lire la suite

Les pharisiens et les scribes amenèrent à Jésus une femme surprise en adultère, afin de mettre une fois de plus à l'épreuve sa conformité. S'il propose de la lapider, il enfreindra le droit romain ; s'il propose de reporter l'affaire jusqu'au tribunal, il ira contre la loi de Moïse. Pour eux, ce n'est qu'un problème juridique, qui possède une solution logique quelconque.

Mais le Christ fait passer ce problème du domaine des raisonnements abstraits à la réalité concrète. Il propose à ceux qui ont amené cette femme de cesser d'être des témoins sans visage et de se souvenir qu'ils sont eux-mêmes des êtres humains ordinaires, de chair et de sang, avec leurs qualités et leurs défauts. Le Seigneur propose à chacun de regarder dans son propre cœur, et seulement s'il n'y trouve pas de péché, de la condamner ou de ne pas la condamner.

Et dès que le problème cesse d'être abstrait et devient personnel, le besoin de le résoudre disparaît. Quand l'homme rencontre l'abîme de son propre péché, il n'a plus le loisir de s'occuper des vices de ses proches, et il s'en va. Mais c'est précisément dans cette solitude que la rencontre avec Dieu devient réelle. C'est alors que l'on peut entendre : « moi non plus, je ne te condamne pas. Va, et désormais ne pèche plus ».

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