Nous connaissons beaucoup de noms bibliques différents de Dieu, et au tout début du chapitre 15 de l’épître aux Romains, Paul nous en donne encore deux : le Dieu de la patience et de la consolation, et le Dieu de l’espérance. Des noms étonnants, et quel sens profond ils portent... Ils nous parlent de propriétés de Dieu que nous oublions souvent. Nous nous souvenons bien plus souvent du Dieu qui châtie, du Dieu tout-puissant qui apparaît dans les éclairs, la puissance et la gloire. Et cela aussi est magnifique.
Mais nous souvenons-nous de la patience divine, du fait qu’il y a en nous bien plus de choses qui devraient nous séparer définitivement de Dieu ? Nous pensons souvent à Dieu dans les jours difficiles de notre vie, nous Lui en voulons, nous Lui présentons de longues factures ou des listes encore plus longues de nos besoins. Mais lorsque tout s’arrange, nous n’y voyons pas un miracle ; nous trouvons des explications logiques à ce qui est en réalité un don du Seigneur. Et pourtant Il nous supporte, nous aime et nous attend toujours, même lorsque nous nous détournons de Lui. Et lorsque nous revenons, Il nous console de nouveau, nous donne l’espérance que tout n’est pas encore perdu dans notre vie.
Et c’est à cela aussi qu’Il nous appelle : nous supporter les uns les autres, consoler dans les afflictions et donner l’espérance. « Accueillez-vous donc les uns les autres comme le Christ vous a accueillis pour la gloire de Dieu. » Cela signifie pardonner les offenses et les insultes, accueillir sans poser de conditions (« si tu te conduis bien... » ou « si tu fais ceci et cela »). Accueillir simplement parce que le Christ nous accueille exactement ainsi : pécheurs, mauvais, susceptibles, oublieux, tels que nous sommes. Non parce que nous l’avons mérité, mais simplement parce qu’Il nous aime.
