9 Étant sorti, Jésus vit, en passant, un homme assis au bureau de la douane, appelé Matthieu, et il lui dit : " Suis-moi ! " Et, se levant, il le suivit. |
10 Comme il était à table dans la maison, voici que beaucoup de publicains et de pécheurs vinrent se mettre à table avec Jésus et ses disciples. |
11 Ce qu'ayant vu, les Pharisiens disaient à ses disciples : " Pourquoi votre maître mange-t-il avec les publicains et les pécheurs ? " |
12 Mais lui, qui avait entendu, dit : " Ce ne sont pas les gens bien portants qui ont besoin de médecin, mais les malades. |
13 Allez donc apprendre ce que signifie : C'est la miséricorde que je veux, et non le sacrifice. En effet, je ne suis pas venu appeler les justes, mais les pécheurs. " |
Qu'est-ce donc qui a tant indigné les pharisiens lorsqu'ils ont vu Jésus auprès d'un publicain? La fréquentation d'un pécheur? Mais la Torah connaît bien la conversion et le repentir. Plus encore, elle connaît même des rites purificatoires particuliers accomplis par les pécheurs repentants pour se purifier de l'impureté causée par ce péché. Au fond, rien de plus n'était exigé du pécheur: il devait seulement se repentir de son péché, puis accomplir une ablution purificatoire et offrir un sacrifice de purification, appelé aussi sacrifice pour le péché ou sacrifice de culpabilité. Mais une condition indispensable devait en même temps être observée: il ne pouvait s'agir que d'un péché commis involontairement, par ignorance ou par faiblesse. Si le péché avait été commis consciemment et volontairement, il ne pouvait être question d'aucune purification, même si celui qui avait péché se repentait de son péché profondément et sincèrement. On estimait bien sûr que Dieu pouvait pardonner à l'homme un tel péché, mais il était impossible de se débarrasser des conséquences du péché prémédité: elles pesaient sur l'homme toute sa vie.
Le péché du publicain était précisément de cette sorte: chacun de ceux qui acceptaient ce travail s'engageait dans une collaboration consciente avec les autorités romaines, non par contrainte, mais volontairement. Dans le milieu synagogal, cela était considéré comme une trahison, un péché terrible et impardonnable, de sorte que celui qui l'avait commis se trouvait pour toujours coupé de son peuple, perdant tout ce sur quoi il pouvait compter comme membre de ce peuple, y compris l'alliance et toutes les promesses qui y étaient liées. Or Jésus, pendant ce temps, estime qu'un tel pécheur aussi, s'il se repent et se convertit, peut être sauvé.
Alors quoi: l'approche préchrétienne était-elle trop rigoriste et totalement dépourvue de miséricorde? Ce n'est pas le cas; il faut plutôt penser qu'avec la venue du Christ, la situation spirituelle dans le monde en général, et dans le peuple de Dieu en particulier, a radicalement changé. Auparavant, l'intention intérieure avec laquelle l'acte était accompli déterminait entièrement ses conséquences, et un péché conscient commis une fois, ou plutôt ses conséquences, pesait réellement sur l'homme toute sa vie, de sorte que même Dieu ne pouvait pas le changer: car alors il aurait fallu, au fond, recréer le monde à neuf. Mais dans le Royaume, même celui qui a péché consciemment et volontairement peut repartir d'une page blanche: il suffit du repentir de ce qui a été fait. Et cela non parce que le monde serait devenu autre, mais parce que les lois du Royaume qui entre dans le monde diffèrent des lois de ce monde non transformé. Désormais, la chance du salut est donnée à quiconque veut être sauvé.
9 Étant sorti, Jésus vit, en passant, un homme assis au bureau de la douane, appelé Matthieu, et il lui dit : " Suis-moi ! " Et, se levant, il le suivit. |
10 Comme il était à table dans la maison, voici que beaucoup de publicains et de pécheurs vinrent se mettre à table avec Jésus et ses disciples. |
11 Ce qu'ayant vu, les Pharisiens disaient à ses disciples : " Pourquoi votre maître mange-t-il avec les publicains et les pécheurs ? " |
12 Mais lui, qui avait entendu, dit : " Ce ne sont pas les gens bien portants qui ont besoin de médecin, mais les malades. |
13 Allez donc apprendre ce que signifie : C'est la miséricorde que je veux, et non le sacrifice. En effet, je ne suis pas venu appeler les justes, mais les pécheurs. " |
Il est pénible et répugnant de retomber chaque fois en soi-même sur les mêmes saletés. On a l'impression de tourner en rond. On se repent encore de ce qui semblait déjà dépassé et compris. Et l'on se dit: «Peut-être faut-il rompre le contrat? Notre collaboration ne donne rien».
Mais que reçoit-on en réponse? «Je suis venu appeler non pas les justes, mais les pécheurs». Le Seigneur a appelé le pécheur, l'a tiré de la boue, l'a rapproché de Lui. Il a dit que le pécheur Lui était nécessaire. Et il apparaît qu'il n'y avait pas de contrat; il y avait un appel et un consentement. Mon libre consentement à répondre à Son appel, à tout laisser sauf Lui. Et alors, prenant de nouveau conscience de ma nature de pécheur, de publicain qui recueille là où il n'a pas semé, ayant reconnu la maladie dont, même en la soignant, on rencontre sans cesse l'oeuvre destructrice, celle qui a mortifié des parties de toi-même, je viens au médecin.
J'ai toujours mal à cause de moi-même, mais je sais bien qui guérit tout cela, qui apaise la douleur, qui donne la force de se relever. Et, en revenant, tu répètes les paroles du psaume 106: «...Il envoya Sa parole et les guérit, et les délivra de leurs tombeaux. Qu'ils louent le Seigneur pour Sa miséricorde et pour Ses merveilles envers les fils des hommes».
9 Étant sorti, Jésus vit, en passant, un homme assis au bureau de la douane, appelé Matthieu, et il lui dit : " Suis-moi ! " Et, se levant, il le suivit. |
10 Comme il était à table dans la maison, voici que beaucoup de publicains et de pécheurs vinrent se mettre à table avec Jésus et ses disciples. |
11 Ce qu'ayant vu, les Pharisiens disaient à ses disciples : " Pourquoi votre maître mange-t-il avec les publicains et les pécheurs ? " |
12 Mais lui, qui avait entendu, dit : " Ce ne sont pas les gens bien portants qui ont besoin de médecin, mais les malades. |
13 Allez donc apprendre ce que signifie : C'est la miséricorde que je veux, et non le sacrifice. En effet, je ne suis pas venu appeler les justes, mais les pécheurs. " |
L’évangéliste ne nous donne pas même un indice laissant penser que Matthieu ait pu douter que le Seigneur l’appelait bien, lui. Pour les pharisiens, partager un repas avec des pécheurs était une folie, tout comme inviter un collecteur d’impôts à devenir disciple. C’est précisément cet écart par rapport à la conception habituelle du bien et du mal qui fit naître l’indignation dans leur âme. Il y a dans notre vie des moments où nous comprenons réellement à quoi Dieu nous appelle, où nous discernons Sa voix qui s’adresse précisément à nous. Pourtant, nous commençons souvent à douter, surtout lorsqu’Il attend de nous quelque chose d’inattendu à nos propres yeux.
9 Étant sorti, Jésus vit, en passant, un homme assis au bureau de la douane, appelé Matthieu, et il lui dit : " Suis-moi ! " Et, se levant, il le suivit. |
Le Christ a appelé Matthieu au moment où il accomplissait ses fonctions, si détestées de tout le peuple. Le Christ n'exige pas de Matthieu qu'il se repente d'abord, ne lui fait pas de sermons, mais l'appelle aussitôt à Le suivre.
Or, non seulement pour les pharisiens scrupuleux, mais sûrement aussi pour une grande partie du peuple, la fréquentation par le Christ des publicains, collaborateurs de leur temps, paraissait monstrueuse. Peu de prédicateurs de cette époque, même parmi les plus sages et les plus miséricordieux, se seraient adressés à de tels hommes sans risquer leur propre réputation. Mais le Seigneur voit les cœurs, et le Christ a vu que Matthieu était prêt à tout laisser et à Le suivre. Prêt à accomplir un acte dont beaucoup de personnes à la réputation sans tache se sont montrées incapables.
Nous avons ici un témoignage de la possibilité du pardon même pour des personnes que l'opinion publique a l'habitude de considérer comme désespérées, et cela signifie que le pardon est possible pour chacun de nous. Et nous voyons aussi ici un avertissement pour ceux qui se considèrent, sinon irréprochables, du moins « pas les pires », c'est-à-dire, encore une fois, pour chacun de nous : ne vous élevez au-dessus de personne, car vous ne savez rien de ceux que vous avez l'habitude de mépriser.
12 Mais lui, qui avait entendu, dit : " Ce ne sont pas les gens bien portants qui ont besoin de médecin, mais les malades. |
13 Allez donc apprendre ce que signifie : C'est la miséricorde que je veux, et non le sacrifice. En effet, je ne suis pas venu appeler les justes, mais les pécheurs. " |
Ces paroles témoignent de la plus grande miséricorde de Dieu. C’est nous les Hommes qui raisonnons sur nos relations avec Dieu en termes de dignité et d’indignité. Le Seigneur lui-même sait tres bien qui nous sommes, et Il est venu justement pour nous, pas parce que nous sommes dignes de Sa miséricorde et non parce que nous pouvons Lui rémunérer quoi que ce soit, mais exclusivement parce que nous avons besoin de Lui.
On se demande très souvent « où est Dieu? », en se fâchant de Lui qu’Il nous a oubliés dans nos souffrances. Mais Non. Il ne nous a pas oubliés, bien que nous ne méritions en rien cela. Il y a une différence radicale entre ce qu’Il fait et ce que nous attendons de Lui. Nous attendons que Dieu vienne améliorer les circonstances de notre vie, pour que tout soit bien pour nous. Mais le Seigneur dit qu’Il est venu nous appeler a la repentance c'est-à-dire nous améliorer nous- même et non améliorer les circonstances de la vie.
12 Mais lui, qui avait entendu, dit : " Ce ne sont pas les gens bien portants qui ont besoin de médecin, mais les malades. |
Les phrases aphoristiques de Jésus ont toujours plusieurs sens. Il en va ainsi de ces paroles : premièrement, par elles, Il reproche aux pharisiens d'être sans miséricorde dans leur condamnation des publicains et des pécheurs ; ils ne comprennent pas les problèmes des autres, ne sentent pas la douleur d'autrui. « Le rassasié ne comprend pas l'affamé ». Deuxièmement, en condamnant Jésus parce qu'Il fréquente les pécheurs, les pharisiens manifestent leur aveuglement : ils ne voient pas que Jésus ne vient pas comme un pécheur vers des pécheurs, mais comme un médecin vers un patient. Et troisièmement, Jésus invite tous ceux qui L'entourent à réfléchir : si le péché est une maladie, qui est donc le médecin capable de guérir cette maladie ? Et si je m'élève au-dessus des autres en me considérant comme bien portant, quel médecin est-ce que je rejette alors dans ma vie ?
Jésus dit-Il qu'il faut absolument devenir « malade » pour appeler le médecin, comme si « sans péché, pas de repentir » ? Bien sûr que non, mais il est vital de prendre conscience de notre maladie déjà réellement existante.
12 Mais lui, qui avait entendu, dit : " Ce ne sont pas les gens bien portants qui ont besoin de médecin, mais les malades. |
Les phrases aphoristiques de Jésus ont toujours quelques significations. Et ces mots ne font pas exception : Premièrement, Jésus par ces mots reproche les pharisiens du fait qu’ils soient impitoyables, ne comprennent pas les problèmes d’autrui et ne ressentent pas la douleur d’autrui dans leurs réprobations aux publicains et pécheurs ; « le repu ne comprend pas l’affame ». Ensuite, les pharisiens en reprochant Jésus de sa communication avec les pécheurs montrent leur cécité, ne voyant pas que Jésus ne vient pas comme un pécheur vers les pécheurs, mais comme un docteur vers les patients. Enfin Jésus invite tout le monde à réfléchir : si le Péché est une maladie, qui est alors le médecin capable de guérir cette maladie? Et si je m’ennoblie sur les autres, en m’estimant sain, alors quel médecin je rejette de ma Vie ? Est-ce que Jésus dit qu’il faut absolument être malade pour faire appel au médecin (« qui ne pèche point ne se repent point ») ? Bien sûr que non. Mais il est indispensable de prendre conscience de sa maladie déjà existante.
13 Allez donc apprendre ce que signifie : C'est la miséricorde que je veux, et non le sacrifice. En effet, je ne suis pas venu appeler les justes, mais les pécheurs. " |
Le sacrifice n'est-il pas une expression de l'amour ? Car tout sacrifice est le don d'une part de sa propre vie : sous forme de biens, d'argent, de temps. Donner sa vie, n'est-ce pas de l'amour ?
Regardons d'un autre côté. Un mari offre chaque année à sa femme, pour leur anniversaire de mariage, un magnifique bouquet de roses, et tous les autres jours, il la trompe sans retenue. Sa femme n'a-t-elle pas le droit de s'écrier : « C'est de l'amour que je veux, pas un bouquet ! » ? Le pire, c'est encore que le mari pense que tout est en ordre chez lui et ne comprenne pas de quoi sa femme est mécontente, puisqu'il offre des bouquets ! Il en va de même dans la vie spirituelle : il est impossible d'appeler au repentir celui qui ne voit pas son péché et qui se justifie lui-même.
13 Allez donc apprendre ce que signifie : C'est la miséricorde que je veux, et non le sacrifice. En effet, je ne suis pas venu appeler les justes, mais les pécheurs. " |
Est-ce que le sacrifice n’est pas une expression d’amour ? Puisqu’on donne une partie de sa vie dans tout sacrifice : sous forme de biens, d’argents, de temps. Donner sa vie n’est ce pas un signe d’amour ? Regardons ceci sous un autre angle. Un certain mari offre chaque année un formidable bouquet de roses à sa femme à l’anniversaire du mariage, et les autres jours de l’année s’en fiche éperdument d’elle. La femme n’a-t-elle pas le droit de s’exclamer : « Je veux être aimée et non les bouquets de fleurs » ; Encore pire si le mari croit que tout est normal en offrant des bouquets de fleurs et ne comprend pas en quoi consiste le mécontentement de sa femme. Il est impossible d’appeler à la repentance celui qui ne voit pas son péché, celui qui se justifie.
9 Étant sorti, Jésus vit, en passant, un homme assis au bureau de la douane, appelé Matthieu, et il lui dit : " Suis-moi ! " Et, se levant, il le suivit. |
10 Comme il était à table dans la maison, voici que beaucoup de publicains et de pécheurs vinrent se mettre à table avec Jésus et ses disciples. |
11 Ce qu'ayant vu, les Pharisiens disaient à ses disciples : " Pourquoi votre maître mange-t-il avec les publicains et les pécheurs ? " |
12 Mais lui, qui avait entendu, dit : " Ce ne sont pas les gens bien portants qui ont besoin de médecin, mais les malades. |
13 Allez donc apprendre ce que signifie : C'est la miséricorde que je veux, et non le sacrifice. En effet, je ne suis pas venu appeler les justes, mais les pécheurs. " |
14 Alors les disciples de Jean s'approchent de lui en disant : " Pourquoi nous et les Pharisiens jeûnons-nous, et tes disciples ne jeûnent-ils pas ? " |
15 Et Jésus leur dit : " Les compagnons de l'époux peuvent-ils mener le deuil tant que l'époux est avec eux ? Mais viendront des jours où l'époux leur sera enlevé ; et alors ils jeûneront. |
16 Personne ne rajoute une pièce de drap non foulé à un vieux vêtement; car le morceau rapporté tire sur le vêtement et la déchirure s'aggrave. |
17 On ne met pas non plus du vin nouveau dans des outres vieilles ; autrement, les outres éclatent, le vin se répand et les outres sont perdues. Mais on met du vin nouveau dans des outres neuves, et l'un et l'autre se conservent. " |
Le passage d'aujourd'hui commence peut-être par le moment le plus personnel de l'Évangile selon Matthieu - le moment où Jésus appelle Matthieu lui-même. Tout est décrit très simplement : Jésus lui dit : "Suis-Moi", - et Matthieu se leva et, laissant tout, Le suivit. Matthieu ne décrit pas ses expériences intérieures, mais elles ont certainement existé, car à cet instant sa vie s'est brisée en deux ! C'est ainsi que le Seigneur bâtit Son Église.
Ensuite, Matthieu raconte de nouveau Sa prédication du Royaume. Il apparaît que l'enseignement du Christ, sans contredire l'Écriture de l'Ancien Testament, se trouve en conflit constant avec les interprétations légalistes de cette Écriture. La clé de ce conflit se trouve peut-être au verset 13.
1 S'étant embarqué, il traversa et vint dans sa ville. |
2 Et voici qu'on lui apportait un paralytique étendu sur un lit. Jésus, voyant leur foi, dit au paralytique : " Aie confiance, mon enfant, tes péchés sont remis. " |
3 Et voici que quelques scribes se dirent par-devers eux : " Celui-là blasphème. " |
4 Et Jésus, connaissant leurs sentiments, dit : " Pourquoi ces mauvais sentiments dans vos cœurs ? |
5 Quel est donc le plus facile, de dire: Tes péchés sont remis, ou de dire: Lève-toi et marche? |
6 Eh bien ! pour que vous sachiez que le Fils de l'homme a le pouvoir sur la terre de remettre les péchés, lève-toi, dit-il alors au paralytique, prends ton lit et va-t-en chez toi. " |
7 Et se levant, il s'en alla chez lui. |
8 A cette vue, les foules furent saisies de crainte et glorifièrent Dieu d'avoir donné un tel pouvoir aux hommes. |
9 Étant sorti, Jésus vit, en passant, un homme assis au bureau de la douane, appelé Matthieu, et il lui dit : " Suis-moi ! " Et, se levant, il le suivit. |
10 Comme il était à table dans la maison, voici que beaucoup de publicains et de pécheurs vinrent se mettre à table avec Jésus et ses disciples. |
11 Ce qu'ayant vu, les Pharisiens disaient à ses disciples : " Pourquoi votre maître mange-t-il avec les publicains et les pécheurs ? " |
12 Mais lui, qui avait entendu, dit : " Ce ne sont pas les gens bien portants qui ont besoin de médecin, mais les malades. |
13 Allez donc apprendre ce que signifie : C'est la miséricorde que je veux, et non le sacrifice. En effet, je ne suis pas venu appeler les justes, mais les pécheurs. " |
14 Alors les disciples de Jean s'approchent de lui en disant : " Pourquoi nous et les Pharisiens jeûnons-nous, et tes disciples ne jeûnent-ils pas ? " |
15 Et Jésus leur dit : " Les compagnons de l'époux peuvent-ils mener le deuil tant que l'époux est avec eux ? Mais viendront des jours où l'époux leur sera enlevé ; et alors ils jeûneront. |
16 Personne ne rajoute une pièce de drap non foulé à un vieux vêtement; car le morceau rapporté tire sur le vêtement et la déchirure s'aggrave. |
17 On ne met pas non plus du vin nouveau dans des outres vieilles ; autrement, les outres éclatent, le vin se répand et les outres sont perdues. Mais on met du vin nouveau dans des outres neuves, et l'un et l'autre se conservent. " |
S’adressant au peuple, Jésus disait qu’Il était venu « non pour abolir la Loi, mais pour l’accomplir ». Cela doit au moins signifier qu’Il comprend correctement cette Loi. Pourtant, en lisant l’Évangile, nous Le voyons sans cesse entrer en conflit avec les pharisiens, hommes d’une piété particulière, et avec les scribes, spécialistes de la Loi. Le Christ Lui-même explique Sa conduite par une citation du prophète : « C’est la miséricorde que Je désire, et non le sacrifice. » Ainsi, selon Sa compréhension, la Loi consiste dans l’amour. Pour l’amour, Il travaille le jour du sabbat, fréquente les pécheurs et rompt même les jeûnes. Le temps est venu où la Loi et la miséricorde ne font plus qu’un. Cela signifie qu’un contenu nouveau exige une forme nouvelle, afin que le « vin nouveau » ne se retrouve pas dans de « vieilles outres ». L’Évangile ne peut tenir dans la vision du monde « seule correcte » ; il exige la disponibilité à l’ouverture, à l’indulgence et au pardon. Autrement, il fera éclater notre vie et ne nous laissera que le vide et la soif.
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