27 Après cela il sortit, remarqua un publicain du nom de Lévi assis au bureau de la douane, et il lui dit : " Suis-moi. " |
28 Et, quittant tout et se levant, il le suivait. |
29 Lévi lui fit un grand festin dans sa maison, et il y avait une foule nombreuse de publicains et d'autres gens qui se trouvaient à table avec eux. |
30 Les Pharisiens et leurs scribes murmuraient et disaient à ses disciples : " Pourquoi mangez-vous et buvez-vous avec les publicains et les pécheurs ? " |
31 Et, prenant la parole, Jésus leur dit : " Ce ne sont pas les gens en bonne santé qui ont besoin de médecin, mais les malades ; |
32 je ne suis pas venu appeler les justes, mais les pécheurs, au repentir. " |
Les pharisiens, venus écouter le Maître de Nazareth et discuter intellectuellement avec Lui «du divin», sont totalement incapables de supporter qu'Il s'assoie pour déjeuner avec des percepteurs, qu'ils ne considèrent même pas comme des hommes. Ils murmurent parce qu'ils pensent que, s'Il est réellement le Messie (ou même seulement un envoyé de Dieu), Il doit récompenser la justice. Cela signifie qu'Il devrait les exalter, eux, les champions de la justice. Mais la Parole de Dieu appelle le Messie Sauveur et Rédempteur d'Israël. De quel esclavage racheter le juste, de quoi le sauver?
Le Seigneur répond qu'Il est venu appeler non les justes, mais les pécheurs à la repentance. Se reconnaître ayant besoin du salut, voilà précisément ce qui est nécessaire pour devenir participant de ce salut. Pécheur ayant besoin de repentance. Esclave du péché ayant besoin de rachat. Malade ayant besoin d'un médecin. C'est justement à cela que les pharisiens ne consentent pas, et c'est pourquoi ils commencent à chercher mesquinement querelle au Christ, demandant pourquoi alors Ses disciples, ces pécheurs supposément appelés, ne jeûnent pas et ne progressent pas dans les autres exercices ascétiques.
Se reconnaître pauvre, ayant besoin de Jésus, est le tournant le plus important non seulement pour les pharisiens, mais pour tout homme. «Reconnais seulement ta faute», dit le Seigneur par le prophète Jérémie (Jr 3:14).
27 Après cela il sortit, remarqua un publicain du nom de Lévi assis au bureau de la douane, et il lui dit : " Suis-moi. " |
28 Et, quittant tout et se levant, il le suivait. |
29 Lévi lui fit un grand festin dans sa maison, et il y avait une foule nombreuse de publicains et d'autres gens qui se trouvaient à table avec eux. |
30 Les Pharisiens et leurs scribes murmuraient et disaient à ses disciples : " Pourquoi mangez-vous et buvez-vous avec les publicains et les pécheurs ? " |
31 Et, prenant la parole, Jésus leur dit : " Ce ne sont pas les gens en bonne santé qui ont besoin de médecin, mais les malades ; |
32 je ne suis pas venu appeler les justes, mais les pécheurs, au repentir. " |
La question posée par les pharisiens à Jésus et à Ses disciples est souvent interprétée comme une manifestation d'une sorte de scrupule spirituel de la part de ceux qui demandaient, auxquels il aurait répugné de s'asseoir à la même table que des pécheurs. On suppose alors qu'ils ne se considéraient pas eux-mêmes comme pécheurs, étant convaincus de leur propre irréprochabilité. Pourtant la situation est ici un peu plus complexe qu'elle ne peut paraître au premier regard.
En effet, beaucoup considéraient vraiment les publicains, par exemple, qui percevaient les impôts au profit du pouvoir romain, comme des collaborateurs et des traîtres, surtout lorsqu'il s'agissait de représentants de mouvements extrêmes tels que les « zélotes » mentionnés dans l'Évangile. Mais il n'est pas seulement question ici de préférences religieuses et politiques. Il s'agit de la compréhension du péché propre, non sans fondement, à l'époque préchrétienne. Bien entendu, aucun pharisien ne se considérait comme sans péché ; ni la Torah ni la tradition juive ne partageaient une telle vision de l'homme, même lorsqu'il s'agissait d'un homme profondément religieux et observant strictement toutes les normes et règles de pureté rituelle.
Bien plus : la Torah décrit des rites purificatoires particuliers, ablutions et sacrifices, auxquels on recourait lorsqu'il fallait se purifier des conséquences d'un péché commis. Et, naturellement, une telle purification exigeait le repentir, ordinairement public, puisque celui qui accomplissait le sacrifice purificatoire devait nommer publiquement son péché.
Mais on ne pouvait se purifier que d'un péché commis involontairement, par faiblesse ou par ignorance. Il était impossible de se débarrasser définitivement d'un péché commis consciemment et volontairement. Dieu pouvait certes pardonner même un tel péché si le pécheur se repentait profondément et sincèrement, mais se délivrer des conséquences d'un péché commis volontairement et consciemment était, du point de vue des représentations traditionnelles, impossible.
C'est pourquoi la purification était impossible, par exemple, pour les publicains qui faisaient ce qu'ils faisaient consciemment et volontairement : personne ne les y contraignait. Il ne s'agit pas ici d'une dureté particulière de la Torah ou du judaïsme, mais des lois objectives du monde déchu, où il était presque impossible, avant la venue du Christ, de se délivrer du mal et des conséquences du péché commis par l'homme. Seule Sa manifestation dans le monde change radicalement la situation. Il vient libérer du pouvoir du péché quiconque veut en être libéré, quelle que soit la manière dont l'homme est tombé sous ce pouvoir. Il vient appeler « non les justes, mais les pécheurs à la conversion ».
27 Après cela il sortit, remarqua un publicain du nom de Lévi assis au bureau de la douane, et il lui dit : " Suis-moi. " |
28 Et, quittant tout et se levant, il le suivait. |
29 Lévi lui fit un grand festin dans sa maison, et il y avait une foule nombreuse de publicains et d'autres gens qui se trouvaient à table avec eux. |
30 Les Pharisiens et leurs scribes murmuraient et disaient à ses disciples : " Pourquoi mangez-vous et buvez-vous avec les publicains et les pécheurs ? " |
31 Et, prenant la parole, Jésus leur dit : " Ce ne sont pas les gens en bonne santé qui ont besoin de médecin, mais les malades ; |
32 je ne suis pas venu appeler les justes, mais les pécheurs, au repentir. " |
«Heureux ceux qui ont faim...» Il y a des personnes en qui vit cette soif de Dieu. On les voit toujours. Ce sentiment, s'il existe chez une personne, est si fort et si profond qu'il la change dans les fondements de sa personnalité. Réfléchissons à cette soif. Sans doute, ce qui caractérise principalement toute soif, c'est la souffrance qu'elle apporte, d'autant plus grande qu'elle est intense. Pour nous, le temple est souvent le lieu où nous venons reposer notre âme, guérir de nos maux intérieurs, et la prière est la joie indicible de la communion. Mais nous oublions que la vraie soif de Dieu est toujours liée à une souffrance pour Dieu. Si une personne a vraiment soif de Dieu, la communion avec Dieu ne lui suffit jamais. Ici, il ne peut jamais y avoir aucune tranquillité satisfaite. Reconnaissons que nous observons souvent en nous ce calme de la possession de la vérité. Mais, très vraisemblablement, ce n'est en nous que l'inertie d'une conscience incapable de demeurer toujours dans une recherche insatisfaite.
«...car ils seront rassasiés». Nous devons toujours sentir en nous un vide béant que Dieu rassasiera. Sinon, que signifiera pour nous cette rencontre principale? Mais il est difficile de sentir en soi le vide; c'est justement en cela que consiste la souffrance dont nous parlons. D'une manière ou d'une autre, nous ne pouvons pas ne pas comprendre que la nourriture spirituelle qui nous est donnée par la grâce de Dieu n'est que quelques miettes, quelques grains, l'ascèse la plus haute au monde.
27 Après cela il sortit, remarqua un publicain du nom de Lévi assis au bureau de la douane, et il lui dit : " Suis-moi. " |
28 Et, quittant tout et se levant, il le suivait. |
Les évangélistes mentionnent plus d’une fois les collecteurs d’impôts qui suivaient Jésus, ou, comme on les appelle dans la traduction synodale russe à la manière slavonne, les publicains. L’un de ces collecteurs était Lévi, mentionné dans l’Évangile de Luc. Pourquoi donc précisément chez eux, chez ces hommes rejetés par la société religieuse, y avait-il un tel intérêt pour le Sauveur ? Et non seulement chez eux, mais aussi, par exemple, chez les prostituées de la ville, et plus généralement chez ceux qui n’avaient rien à espérer dans une respectable société juive religieuse ? Qu’attendaient-ils de Jésus ? Le pardon des péchés ? Mais qu’est-ce qui les empêchait de se tourner eux-mêmes vers Dieu, sans attendre l’apparition de cet Homme inhabituel ? Il ne nous est pas facile de le comprendre aujourd’hui.
Pourtant, les représentations préchrétiennes du mal et du péché, même dans le milieu juif, étaient telles que ces personnes n’avaient rien à espérer. Dans l’Antiquité, partout ou presque dominait la conviction que le mal dans le monde était presque tout-puissant. Ayant commis une fois une action mauvaise, l’homme ne pouvait plus jamais se débarrasser de ses conséquences ; elles restaient avec lui non seulement jusqu’à la fin de sa vie terrestre, mais jusqu’à la fin du monde. Il n’y avait pas d’issue : l’homme n’était pas capable de corriger le mal commis. On pouvait se repentir et regretter autant qu’on voulait : cela ne changeait rien. Ce qui est fait est fait. On ne revient pas sur ce qui a été fait.
Le mal commis, le péché fait un jour, ne disparaîtra plus jamais, ne s’en ira pas dans le néant. Dans le yahvisme et, par conséquent, dans le judaïsme, la situation n’était pas tout à fait ainsi seulement parce que la présence de Dieu, qui accompagnait le peuple, permettait parfois d’être purifié des conséquences du péché commis, de ce qu’on appelait, dans le langage du sacerdoce lévitique, la souillure. Mais la purification n’était possible que lorsque le péché avait été commis involontairement, par exemple par ignorance ou par faiblesse.
Dans ce cas, on pouvait se repentir du péché commis, puis il fallait accomplir les rites de purification correspondants. Ils comprenaient un sacrifice particulier de purification, lorsque l’homme s’approchait de l’autel, du lieu de la présence de Dieu, afin que Dieu le purifie des conséquences de ce qui avait été fait. Mais si le péché était commis consciemment, non pas contre la volonté de l’homme, mais avec son plein accord, il était impossible d’être purifié des conséquences du péché ainsi commis.
Même le repentir et le recours à Dieu avec une demande de pardon ne changeaient pas la situation : Dieu pouvait pardonner l’homme, mais il était impossible de le délivrer des conséquences. Pour qu’une telle délivrance devienne possible, il aurait fallu que Dieu recrée le monde. Relancer toutes les chaînes de cause à effet qui y existent, afin que tout commence sur une page blanche. Or la venue du Christ et la manifestation du Royaume dans le monde offrent précisément à chacun une telle possibilité.
C’est pourquoi Lévi court après Jésus : si ce Maître l’a appelé, cela signifie que, par quelque miracle, son péché à lui, Lévi, commis de façon pleinement consciente et volontaire, peut lui aussi être pardonné ! Pour des gens comme Lévi, c’était une véritable bonne nouvelle. Mais elle l’est aussi pour chacun de nous, même si nous ne le comprenons pas toujours. Car dans le Royaume il n’y a place pour aucun péché, même accidentel et involontaire. Cela signifie donc que nous tous, si nous voulons le Royaume, devrons commencer sur une page blanche. Et profiter de la possibilité que nous offre le Sauveur.
31 Et, prenant la parole, Jésus leur dit : " Ce ne sont pas les gens en bonne santé qui ont besoin de médecin, mais les malades ; |
32 je ne suis pas venu appeler les justes, mais les pécheurs, au repentir. " |
Avez-vous déjà un jour rencontré un homme vraiment en bonne santé? Ce n’est pas pour dire que nous sommes tous malades, mais tout un chacun a toujours quelque chose qui ne va pas quelque part ; cela peut être un défaut physique, tout comme cela peut être une infirmité spirituelle… Alors, on ne divise pas les gens entre les malades et les sains, mais on les divise entre ceux qui sentent malades et ceux qui se sentent en bonne santé. C’est pourquoi nous avons en effet tous besoin du médecin, même s’il y a certains qui pensent qu’ils n’en ont pas besoin, et par conséquent ne vont pas chez le médecin. Mais on rencontre aussi différentes catégories de personnes parmi celles qui se sentent malades; certaines ne croient pas à la médecine normale, elles ne font pas confiance aux médecins et vont alors voir des guérisseurs, des sorciers, des charlatans et d’autres «spécialistes» de la même catégorie, et deviennent finalement esclaves de leur sante, pour être plus précis esclaves de leur maladie et ceci sans le savoir.
L’analogie entre les deux versets lus aujourd’hui est claire. Il n’existe pas d’hommes sans péché, et Jésus est venu pour chacun de nous. Mais certaines personnes ne se considèrent pas comme pécheurs, et certaines ne croient pas que Jésus peut leur débarrasser du péché et de ses corollaires, et elles cherchent quelque chose d’autre. La guérison nous est tendue, mais nous devons visiter le médecin pour la recevoir. Etre conscient d’être spirituellement malade et faire recours à Dieu pour une guérison spirituelle est ce qu’on appelle repentance.
32 je ne suis pas venu appeler les justes, mais les pécheurs, au repentir. " |
Jésus est venu appeler les pécheurs. Mais pourquoi répondons-nous à cet appel? Comment nait en nous la volonté de répondre ? Il serait plus simple et plus rationnel de tout d’abord reconnaitre la toute-puissante action du Saint Esprit, Qui produit en nous une telle volonté. Mais il faut aussi notre propre participation, notre consentement à répondre à cet appel. Comment ceci se passe-t-il? Il est difficile de conjecturer la possibilité de telles ambitions en se regardant de côté. Celui qui dans ses minuties, ne s’occupe que de soi-même, assoiffé du calme et d’un grand magasin rempli de tout le nécessaire ad vitam aeternam, ne faisant confiance à aucun être ne verra même pas le centième de la volonté indispensable pour répondre à cet appel de Jésus. En plus, une telle personne en voyant les autres qui sont semblables à lui, trouve que les autres ont en eux des choses étranges et effroyables, et elle ne voit rien de plus, pas de qualités qui puissent contraindre de dire à Dieu « oui ». Nonobstant, lorsque les gens souffrants du péché se heurtent face à face avec l’impeccable, l’innocent Jésus Christ, ils acceptent de Le suivre. Il est peu probable qu’on puisse entièrement définir pour quelles raisons, mais une nous est bien connue. Parlant de Jésus comme étant un Homme en tout, hormis le péché, nous ne voulons pas seulement dire qu’Il a mangé et bu, parlé et resté tranquille, ri et pleuré, mais aussi qu’Il n’a jamais commis le mal. Lorsque nous Le rencontrons, nous reconnaissons pour la première fois une Personne qui ne pensera jamais du mal de nous ; ne nous condamnera jamais; ne médira jamais de nous à notre absence. C’est cet eternel « jamais » qui engendre en nous cette nécessité vitale de ne jamais nous séparer de lui.
17 Et il advint, un jour qu'il était en train d'enseigner, qu'il y avait, assis, des Pharisiens et des docteurs de la Loi venus de tous les villages de Galilée, de Judée, et de Jérusalem; et la puissance du Seigneur lui faisait opérer des guérisons. |
18 Et voici des gens portant sur un lit un homme qui était paralysé, et ils cherchaient à l'introduire et à le placer devant lui. |
19 Et comme ils ne savaient par où l'introduire à cause de la foule, ils montèrent sur le toit et, à travers les tuiles, ils le descendirent avec sa civière, au milieu, devant Jésus. |
20 Voyant leur foi, il dit : " Homme, tes péchés te sont remis. " |
21 Les scribes et les Pharisiens se mirent à penser : " Qui est-il celui-là, qui profère des blasphèmes ? Qui peut remettre les péchés, sinon Dieu seul ? " |
22 Mais, percevant leurs pensées, Jésus prit la parole et leur dit : " Pourquoi ces pensées dans vos cœurs ? |
23 Quel est le plus facile, de dire: Tes péchés te sont remis, ou de dire: Lève-toi et marche? |
24 Eh bien ! pour que vous sachiez que le Fils de l'homme a le pouvoir sur la terre de remettre les péchés, je te l'ordonne, dit-il au paralysé, lève-toi et, prenant ta civière, va chez toi. " |
25 Et, à l'instant même, se levant devant eux, et prenant ce sur quoi il gisait, il s'en alla chez lui en glorifiant Dieu. |
26 Tous furent alors saisis de stupeur et ils glorifiaient Dieu. Ils furent remplis de crainte et ils disaient : " Nous avons vu d'étranges choses aujourd'hui ! " |
27 Après cela il sortit, remarqua un publicain du nom de Lévi assis au bureau de la douane, et il lui dit : " Suis-moi. " |
28 Et, quittant tout et se levant, il le suivait. |
29 Lévi lui fit un grand festin dans sa maison, et il y avait une foule nombreuse de publicains et d'autres gens qui se trouvaient à table avec eux. |
30 Les Pharisiens et leurs scribes murmuraient et disaient à ses disciples : " Pourquoi mangez-vous et buvez-vous avec les publicains et les pécheurs ? " |
31 Et, prenant la parole, Jésus leur dit : " Ce ne sont pas les gens en bonne santé qui ont besoin de médecin, mais les malades ; |
32 je ne suis pas venu appeler les justes, mais les pécheurs, au repentir. " |
33 Mais eux lui dirent : " Les disciples de Jean jeûnent fréquemment et font des prières, ceux des Pharisiens pareillement, et les tiens mangent et boivent ! " |
34 Jésus leur dit : " Pouvez-vous faire jeûner les compagnons de l'époux pendant que l'époux est avec eux ? |
35 Mais viendront des jours... et quand l'époux leur aura été enlevé, alors ils jeûneront en ces jours-là. " |
36 Il leur disait encore une parabole : " Personne ne déchire une pièce d'un vêtement neuf pour la rajouter à un vieux vêtement ; autrement, on aura déchiré le neuf, et la pièce prise au neuf jurera avec le vieux. |
37 " Personne non plus ne met du vin nouveau dans des outres vieilles ; autrement, le vin nouveau fera éclater les outres, et il se répandra et les outres seront perdues. |
38 Mais du vin nouveau, il le faut mettre en des outres neuves. |
39 Personne, après avoir bu du vin vieux, n'en veut du nouveau. On dit en effet : C'est le vieux qui est bon. " |
Qu'est-ce qui distingue les disciples de Jésus de ses adversaires? Avec Jésus se trouvent des pécheurs, des malades, des paralysés (à tous égards). Au contraire, les scribes et les pharisiens «jeûnent souvent et font des prières» et, en général, se révèlent les personnes les plus respectables de leur temps (d'ailleurs Jésus ne condamne jamais leurs chemins de piété: «Tout ce qu'ils vous diront d'observer, observez-le et faites-le...»). Quant aux disciples, ils n'ont qu'une seule espérance: que leur Maître ne les trahira pas, ne les abandonnera pas.
Et nous, ici, devant l'écran (ou penchés sur les pages de l'Évangile), nous nous trouvons constamment devant un choix: quelle position prendre par rapport au Christ, car, en fin de compte, il n'y a que deux options: avec lui ou sans lui.
17 Et il advint, un jour qu'il était en train d'enseigner, qu'il y avait, assis, des Pharisiens et des docteurs de la Loi venus de tous les villages de Galilée, de Judée, et de Jérusalem; et la puissance du Seigneur lui faisait opérer des guérisons. |
18 Et voici des gens portant sur un lit un homme qui était paralysé, et ils cherchaient à l'introduire et à le placer devant lui. |
19 Et comme ils ne savaient par où l'introduire à cause de la foule, ils montèrent sur le toit et, à travers les tuiles, ils le descendirent avec sa civière, au milieu, devant Jésus. |
20 Voyant leur foi, il dit : " Homme, tes péchés te sont remis. " |
21 Les scribes et les Pharisiens se mirent à penser : " Qui est-il celui-là, qui profère des blasphèmes ? Qui peut remettre les péchés, sinon Dieu seul ? " |
22 Mais, percevant leurs pensées, Jésus prit la parole et leur dit : " Pourquoi ces pensées dans vos cœurs ? |
23 Quel est le plus facile, de dire: Tes péchés te sont remis, ou de dire: Lève-toi et marche? |
24 Eh bien ! pour que vous sachiez que le Fils de l'homme a le pouvoir sur la terre de remettre les péchés, je te l'ordonne, dit-il au paralysé, lève-toi et, prenant ta civière, va chez toi. " |
25 Et, à l'instant même, se levant devant eux, et prenant ce sur quoi il gisait, il s'en alla chez lui en glorifiant Dieu. |
26 Tous furent alors saisis de stupeur et ils glorifiaient Dieu. Ils furent remplis de crainte et ils disaient : " Nous avons vu d'étranges choses aujourd'hui ! " |
27 Après cela il sortit, remarqua un publicain du nom de Lévi assis au bureau de la douane, et il lui dit : " Suis-moi. " |
28 Et, quittant tout et se levant, il le suivait. |
29 Lévi lui fit un grand festin dans sa maison, et il y avait une foule nombreuse de publicains et d'autres gens qui se trouvaient à table avec eux. |
30 Les Pharisiens et leurs scribes murmuraient et disaient à ses disciples : " Pourquoi mangez-vous et buvez-vous avec les publicains et les pécheurs ? " |
31 Et, prenant la parole, Jésus leur dit : " Ce ne sont pas les gens en bonne santé qui ont besoin de médecin, mais les malades ; |
32 je ne suis pas venu appeler les justes, mais les pécheurs, au repentir. " |
33 Mais eux lui dirent : " Les disciples de Jean jeûnent fréquemment et font des prières, ceux des Pharisiens pareillement, et les tiens mangent et boivent ! " |
34 Jésus leur dit : " Pouvez-vous faire jeûner les compagnons de l'époux pendant que l'époux est avec eux ? |
35 Mais viendront des jours... et quand l'époux leur aura été enlevé, alors ils jeûneront en ces jours-là. " |
36 Il leur disait encore une parabole : " Personne ne déchire une pièce d'un vêtement neuf pour la rajouter à un vieux vêtement ; autrement, on aura déchiré le neuf, et la pièce prise au neuf jurera avec le vieux. |
37 " Personne non plus ne met du vin nouveau dans des outres vieilles ; autrement, le vin nouveau fera éclater les outres, et il se répandra et les outres seront perdues. |
38 Mais du vin nouveau, il le faut mettre en des outres neuves. |
39 Personne, après avoir bu du vin vieux, n'en veut du nouveau. On dit en effet : C'est le vieux qui est bon. " |
L'une des propriétés constantes de l'Évangile est la nouveauté. À toutes les époques, indépendamment de leur degré de «christianisation», il s'est toujours révélé être du «vin nouveau dans de vieilles outres», déchirant les représentations établies des hommes sur le monde et sur Dieu. Les hommes ont toujours des notions de justice, de règles de vie religieuse, de ce qui est permis et de ce qui ne l'est pas. C'est pourquoi, lorsque le Christ vient à eux, Lui pour qui les seules règles sont l'amour de Dieu, Il entre inévitablement en conflit avec ceux dont les représentations religieuses ont masqué Dieu, avec ceux qui ne veulent pas croire au pardon des pécheurs, qui ne peuvent comprendre que les malades sont plus proches du médecin que les bien-portants (ou ceux qui se considèrent comme bien-portants).
Et il est important de se rappeler que cette nouveauté de l'Évangile doit nécessairement être découverte et reconnue par nous aussi, et non seulement par les contemporains de Jésus, afin que le caractère paradoxal de Son Message puisse faire éclater aussi notre petit monde, en l'ouvrant à la rencontre de Dieu.
17 Et il advint, un jour qu'il était en train d'enseigner, qu'il y avait, assis, des Pharisiens et des docteurs de la Loi venus de tous les villages de Galilée, de Judée, et de Jérusalem; et la puissance du Seigneur lui faisait opérer des guérisons. |
18 Et voici des gens portant sur un lit un homme qui était paralysé, et ils cherchaient à l'introduire et à le placer devant lui. |
19 Et comme ils ne savaient par où l'introduire à cause de la foule, ils montèrent sur le toit et, à travers les tuiles, ils le descendirent avec sa civière, au milieu, devant Jésus. |
20 Voyant leur foi, il dit : " Homme, tes péchés te sont remis. " |
21 Les scribes et les Pharisiens se mirent à penser : " Qui est-il celui-là, qui profère des blasphèmes ? Qui peut remettre les péchés, sinon Dieu seul ? " |
22 Mais, percevant leurs pensées, Jésus prit la parole et leur dit : " Pourquoi ces pensées dans vos cœurs ? |
23 Quel est le plus facile, de dire: Tes péchés te sont remis, ou de dire: Lève-toi et marche? |
24 Eh bien ! pour que vous sachiez que le Fils de l'homme a le pouvoir sur la terre de remettre les péchés, je te l'ordonne, dit-il au paralysé, lève-toi et, prenant ta civière, va chez toi. " |
25 Et, à l'instant même, se levant devant eux, et prenant ce sur quoi il gisait, il s'en alla chez lui en glorifiant Dieu. |
26 Tous furent alors saisis de stupeur et ils glorifiaient Dieu. Ils furent remplis de crainte et ils disaient : " Nous avons vu d'étranges choses aujourd'hui ! " |
27 Après cela il sortit, remarqua un publicain du nom de Lévi assis au bureau de la douane, et il lui dit : " Suis-moi. " |
28 Et, quittant tout et se levant, il le suivait. |
29 Lévi lui fit un grand festin dans sa maison, et il y avait une foule nombreuse de publicains et d'autres gens qui se trouvaient à table avec eux. |
30 Les Pharisiens et leurs scribes murmuraient et disaient à ses disciples : " Pourquoi mangez-vous et buvez-vous avec les publicains et les pécheurs ? " |
31 Et, prenant la parole, Jésus leur dit : " Ce ne sont pas les gens en bonne santé qui ont besoin de médecin, mais les malades ; |
32 je ne suis pas venu appeler les justes, mais les pécheurs, au repentir. " |
33 Mais eux lui dirent : " Les disciples de Jean jeûnent fréquemment et font des prières, ceux des Pharisiens pareillement, et les tiens mangent et boivent ! " |
34 Jésus leur dit : " Pouvez-vous faire jeûner les compagnons de l'époux pendant que l'époux est avec eux ? |
35 Mais viendront des jours... et quand l'époux leur aura été enlevé, alors ils jeûneront en ces jours-là. " |
36 Il leur disait encore une parabole : " Personne ne déchire une pièce d'un vêtement neuf pour la rajouter à un vieux vêtement ; autrement, on aura déchiré le neuf, et la pièce prise au neuf jurera avec le vieux. |
37 " Personne non plus ne met du vin nouveau dans des outres vieilles ; autrement, le vin nouveau fera éclater les outres, et il se répandra et les outres seront perdues. |
38 Mais du vin nouveau, il le faut mettre en des outres neuves. |
39 Personne, après avoir bu du vin vieux, n'en veut du nouveau. On dit en effet : C'est le vieux qui est bon. " |
La lecture d'aujourd'hui nous propose deux récits liés par un même thème: la religion et la Révélation. Le premier décrit la guérison par Jésus d'un homme que Luc appelle « paralytique » (v. 17-26). Jésus le guérit en disant: « Tes péchés te sont remis », provoquant ainsi le mécontentement des pharisiens présents, absolument certains que Dieu seul peut remettre les péchés. À leurs yeux, les paroles de Jésus équivalaient donc à un blasphème: en disant ce qu'il avait dit, il s'était mis à la place de Dieu (v. 21). En réponse, Jésus leur rappela une idée généralement admise à l'époque: le Messie, le « Fils de l'homme », tient de Dieu le pouvoir de remettre les péchés, car avec le Messie le Royaume messianique entre dans le monde et le jour du Jugement arrive. Aussitôt, il leur prouva par son action que ses paroles n'étaient pas une simple théorie et qu'il avait réellement reçu de Dieu le pouvoir de remettre les péchés. L'homme qu'il avait guéri se leva véritablement et se mit à marcher, et Jésus avait précisément lié cette guérison au pardon des péchés (v. 22-25).
Il n'est pas étonnant que tout ce qui s'était passé ait produit une impression si forte sur l'entourage. Les gens comprirent qu'ils avaient devant eux non un simple maître, comme il y en avait beaucoup à l'époque, ni même un prophète, mais peut-être le Messie lui-même, bien qu'il ne parlât pas directement de sa messianité (v. 26). Mais un tel Messie ne correspondait pas aux théories théologiques des pharisiens. Ils ne voyaient en lui qu'un homme qui ne guérissait pas en manifestant la plénitude du Royaume, mais soignait les malades comme d'autres les soignaient, recourant eux aussi parfois à la force de la prière ou possédant un don particulier de guérison reçu de Dieu. Une guérison, même surnaturelle ou miraculeuse, ne sortait pas du cadre de la religion; ce cadre ne pouvait contenir le Royaume.
On voit la même chose dans le récit des événements survenus dans la maison de Lévi (v. 27-39). Pour un homme religieux, fréquenter un pécheur n'est pas seulement désagréable, mais dangereux: le péché souille, tandis que la religion suppose l'observation obligatoire des normes et des règles de pureté rituelle. Mais Jésus n'avait l'intention de créer aucune nouvelle religion. Il a apporté le Royaume dans le monde afin de donner à chacun une chance de mener une vie nouvelle dans ce Royaume. Il pose donc une question tout à fait naturelle: qui a besoin du médecin, les bien-portants ou les malades (v. 31-32)?
La question est rhétorique, mais insoluble dans le cadre de la religion. Même un homme religieux ne peut au fond rien faire pour aider un pécheur, sinon l'appeler au repentir et à la conversion. La religion n'a pas le pouvoir de guérir ni de renouveler un homme en transformant sa nature pécheresse. Tout au plus peut-elle lui donner la possibilité d'une purification temporaire des conséquences d'un péché concret, et même cela n'est pas toujours possible. Un homme religieux n'a réellement rien à faire parmi les pécheurs; il ne pourra les aider en rien. Mais Jésus n'est pas le fondateur d'une nouvelle religion: il est le Messie qui a apporté le Royaume dans le monde. Il peut guérir et purifier. Et il voit dans ses disciples les serviteurs du Royaume, capables d'aider quiconque voudra y entrer.
Après votre inscription, vous pourrez vous abonner à l’envoi des textes de n’importe quel plan de lecture de la Bible. Nous prévoyons d’ajouter progressivement des paramètres personnalisés ainsi que d’autres services pour les utilisateurs inscrits. Nous vous conseillons donc de vous inscrire dès maintenant. C’est gratuit. | ||
| ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||