1 Comme il était entré de nouveau à Capharnaüm, après quelque temps on apprit qu'il était à la maison. |
2 Et beaucoup se rassemblèrent, en sorte qu'il n'y avait plus de place, même devant la porte, et il leur annonçait la Parole. |
3 On vient lui apporter un paralytique, soulevé par quatre hommes. |
4 Et comme ils ne pouvaient pas le lui présenter à cause de la foule, ils découvrirent la terrasse au-dessus de l'endroit où il se trouvait et, ayant creusé un trou, ils font descendre le grabat où gisait le paralytique. |
5 Jésus, voyant leur foi, dit au paralytique : " Mon enfant, tes péchés sont remis. " |
6 Or, il y avait là, dans l'assistance, quelques scribes qui pensaient dans leurs cœurs: |
7 " Comment celui-là parle-t-il ainsi ? Il blasphème ! Qui peut remettre les péchés, sinon Dieu seul ? " |
8 Et aussitôt, percevant par son esprit qu'ils pensaient ainsi en eux-mêmes, Jésus leur dit : " Pourquoi de telles pensées dans vos cœurs ? |
9 Quel est le plus facile, de dire au paralytique: Tes péchés sont remis, ou de dire: Lève-toi, prends ton grabat et marche? |
10 Eh bien! pour que vous sachiez que le Fils de l'homme a le pouvoir de remettre les péchés sur la terre, |
11 je te l'ordonne, dit-il au paralytique, lève-toi, prends ton grabat et va-t'en chez toi. " |
12 Il se leva et aussitôt, prenant son grabat, il sortit devant tout le monde, de sorte que tous étaient stupéfaits et glorifiaient Dieu en disant : " Jamais nous n'avons rien vu de pareil. " |
La guérison et le pardon du péché sont liés. Rien d'étonnant à cela : la maladie est bien une conséquence de l'état de péché. Bien sûr, il serait absurde de chercher des liens concrets entre telle ou telle maladie et tel ou tel péché correspondant : de tels liens n'existent pas. Il y a autre chose : l'incomplétude de la vie, conditionnée par la chute et ses conséquences.
C'est cette incomplétude qui engendre les maladies et qui, en fin de compte, rend l'homme déchu mortel : la mort inévitable de vieillesse est elle aussi une sorte de maladie, absolument incurable, du moins dans le cadre de l'ordre des choses qui existe dans le monde déchu. Jésus, lui, n'apporte pas seulement un traitement, mais la guérison intégrale.
Il ne s'agit pas du rétablissement de cette santé relative que définit la formule médicale bien connue « pratiquement en bonne santé », mais du retour de l'homme à la plénitude de la vie qui lui avait été donnée à l'origine. Bien sûr, cela ne signifie pas en soi que l'homme guéri devienne aussitôt habitant du Royaume : pour le devenir, il faut parcourir un long chemin, celui de la transfiguration spirituelle puis physique, qui s'achève d'ordinaire au-delà de la vie terrestre de l'homme. Mais tout homme guéri par le Sauveur participe au Royaume et reçoit la plus grande plénitude de vie qui lui soit accessible dans son état présent.
La part qu'il pourra garder de la plénitude reçue est une question qui s'adresse à l'homme lui-même. De même que la question de savoir jusqu'à quel point il saura conserver cette liberté à l'égard du péché qu'il reçoit au moment de la guérison ; et il la reçoit nécessairement, car dans le Royaume, à la vie duquel participe l'homme guéri, il n'y a pas de place pour le péché. C'est une participation à une vie nouvelle, un nouveau départ, une page blanche. La suite dépend déjà de l'homme lui-même : de sa vie ultérieure, et de la mesure dans laquelle elle sera réellement nouvelle.
1 Comme il était entré de nouveau à Capharnaüm, après quelque temps on apprit qu'il était à la maison. |
2 Et beaucoup se rassemblèrent, en sorte qu'il n'y avait plus de place, même devant la porte, et il leur annonçait la Parole. |
3 On vient lui apporter un paralytique, soulevé par quatre hommes. |
4 Et comme ils ne pouvaient pas le lui présenter à cause de la foule, ils découvrirent la terrasse au-dessus de l'endroit où il se trouvait et, ayant creusé un trou, ils font descendre le grabat où gisait le paralytique. |
5 Jésus, voyant leur foi, dit au paralytique : " Mon enfant, tes péchés sont remis. " |
6 Or, il y avait là, dans l'assistance, quelques scribes qui pensaient dans leurs cœurs: |
7 " Comment celui-là parle-t-il ainsi ? Il blasphème ! Qui peut remettre les péchés, sinon Dieu seul ? " |
8 Et aussitôt, percevant par son esprit qu'ils pensaient ainsi en eux-mêmes, Jésus leur dit : " Pourquoi de telles pensées dans vos cœurs ? |
9 Quel est le plus facile, de dire au paralytique: Tes péchés sont remis, ou de dire: Lève-toi, prends ton grabat et marche? |
10 Eh bien! pour que vous sachiez que le Fils de l'homme a le pouvoir de remettre les péchés sur la terre, |
11 je te l'ordonne, dit-il au paralytique, lève-toi, prends ton grabat et va-t'en chez toi. " |
12 Il se leva et aussitôt, prenant son grabat, il sortit devant tout le monde, de sorte que tous étaient stupéfaits et glorifiaient Dieu en disant : " Jamais nous n'avons rien vu de pareil. " |
Dans les Évangiles, les « paralytiques » et leurs guérisons sont souvent mentionnés. Il ne s'agit manifestement pas d'une seule et même maladie, mais de différentes maladies ayant cependant certains symptômes communs. Il s'agit très probablement soit de certaines formes de paralysie, soit de maladies nerveuses à cause desquelles la coordination des mouvements peut être perturbée chez l'homme. En tout cas, à l'époque évangélique, on ne savait pas soigner ces maladies, et de tels malades étaient condamnés à souffrir jusqu'à la fin de leurs jours. La possibilité d'être délivré d'une telle maladie devait sans aucun doute attirer beaucoup de gens vers Jésus, d'autant que les rumeurs se répandaient vite dans les petites villes de Judée et de Galilée. Il n'est pas étonnant qu'Il soit partout accompagné d'une foule de gens, dont un très grand nombre attendent la guérison de leurs maladies.
Il en fut ainsi dans la maison d'une petite ville galiléenne, Capharnaüm, dont parle la lecture d'aujourd'hui : ici aussi, il s'entassa tant de monde que beaucoup ne pouvaient déjà plus non seulement entrer dans la maison, mais même s'approcher de la porte (v. 2). Il n'est pas étonnant que le malade, qui ne pouvait pas marcher à cause de sa maladie, si bien que ses proches durent le porter sur une natte (dans l'Évangile elle est appelée « lit », v. 4), ne parvienne d'aucune manière à se frayer un chemin à travers la foule jusqu'à Jésus. Il restait une seule voie : par le toit plat, qui en Orient sert d'ordinaire de terrasse ouverte (v. 4). Un tel toit était habituellement en terre battue, et y faire une ouverture assez grande pour y descendre la natte avec l'homme qui y était couché n'était pas simple, mais possible.
Mais les paroles dites par Jésus lors de la guérison suscitèrent l'étonnement et les objections des « scribes » présents (v. 6-7). Dans les Évangiles, on appelle « scribes » les personnes qui étudiaient la « Loi », c'est-à-dire les livres de l'Écriture sainte, et l'enseignaient aux autres. De nos jours, nous appellerions ces personnes des théologiens professionnels. Comme aujourd'hui les théologiens professionnels dans l'Église, ces hommes jouissaient dans la Synagogue d'une autorité particulière grâce à leurs connaissances ; on les respectait, on écoutait leur opinion. Mais, comme cela arrive malheureusement parfois à tous les théologiens de toutes les époques, ils abordaient souvent de manière trop formelle des questions qui n'exigeaient nullement une telle approche théologique formelle, s'attachant souvent à des détails et ne voyant pas derrière eux l'essentiel : le Royaume de Dieu que Jésus a apporté dans le monde.
1 Comme il était entré de nouveau à Capharnaüm, après quelque temps on apprit qu'il était à la maison. |
2 Et beaucoup se rassemblèrent, en sorte qu'il n'y avait plus de place, même devant la porte, et il leur annonçait la Parole. |
3 On vient lui apporter un paralytique, soulevé par quatre hommes. |
4 Et comme ils ne pouvaient pas le lui présenter à cause de la foule, ils découvrirent la terrasse au-dessus de l'endroit où il se trouvait et, ayant creusé un trou, ils font descendre le grabat où gisait le paralytique. |
5 Jésus, voyant leur foi, dit au paralytique : " Mon enfant, tes péchés sont remis. " |
6 Or, il y avait là, dans l'assistance, quelques scribes qui pensaient dans leurs cœurs: |
7 " Comment celui-là parle-t-il ainsi ? Il blasphème ! Qui peut remettre les péchés, sinon Dieu seul ? " |
8 Et aussitôt, percevant par son esprit qu'ils pensaient ainsi en eux-mêmes, Jésus leur dit : " Pourquoi de telles pensées dans vos cœurs ? |
9 Quel est le plus facile, de dire au paralytique: Tes péchés sont remis, ou de dire: Lève-toi, prends ton grabat et marche? |
10 Eh bien! pour que vous sachiez que le Fils de l'homme a le pouvoir de remettre les péchés sur la terre, |
11 je te l'ordonne, dit-il au paralytique, lève-toi, prends ton grabat et va-t'en chez toi. " |
12 Il se leva et aussitôt, prenant son grabat, il sortit devant tout le monde, de sorte que tous étaient stupéfaits et glorifiaient Dieu en disant : " Jamais nous n'avons rien vu de pareil. " |
On demande souvent : peut-on prier pour les non-baptisés, pour les suicidés ? Même pour l'Église, la question des funérailles de telles personnes est l'une des plus difficiles. Mais réfléchissons à la lecture d'aujourd'hui. Nous savons que, pour qu'un miracle se produise, il faut la foi. Mais que faire s'il n'y a pas de foi ? Si elle faisait défaut au point que l'homme s'est décidé à s'ôter la vie ? Est-ce donc une perdition inévitable ?
Et voici ce que nous dit aujourd'hui l'Évangile : la foi seule ne suffit pas, il faut encore l'amour. Là où il n'y a pas de foi personnelle, l'amour des proches sauve. La foi des uns et leur amour pour les autres accomplissent un miracle même sur ceux qui n'ont pas la foi, qui ne manifestent aucun signe de vie spirituelle, comme s'ils étaient brisés par la paralysie ou déjà morts. L'amour devient le conducteur de la foi d'une personne à l'autre, et celle-ci reçoit une charge salutaire.
Nous devons toujours nous en souvenir et prier sans cesse pour ceux qui, pour une raison ou pour une autre, si nombreuses dans le monde, ne peuvent pas prier eux-mêmes pour eux-mêmes.
1 Comme il était entré de nouveau à Capharnaüm, après quelque temps on apprit qu'il était à la maison. |
2 Et beaucoup se rassemblèrent, en sorte qu'il n'y avait plus de place, même devant la porte, et il leur annonçait la Parole. |
3 On vient lui apporter un paralytique, soulevé par quatre hommes. |
4 Et comme ils ne pouvaient pas le lui présenter à cause de la foule, ils découvrirent la terrasse au-dessus de l'endroit où il se trouvait et, ayant creusé un trou, ils font descendre le grabat où gisait le paralytique. |
5 Jésus, voyant leur foi, dit au paralytique : " Mon enfant, tes péchés sont remis. " |
6 Or, il y avait là, dans l'assistance, quelques scribes qui pensaient dans leurs cœurs: |
7 " Comment celui-là parle-t-il ainsi ? Il blasphème ! Qui peut remettre les péchés, sinon Dieu seul ? " |
8 Et aussitôt, percevant par son esprit qu'ils pensaient ainsi en eux-mêmes, Jésus leur dit : " Pourquoi de telles pensées dans vos cœurs ? |
9 Quel est le plus facile, de dire au paralytique: Tes péchés sont remis, ou de dire: Lève-toi, prends ton grabat et marche? |
10 Eh bien! pour que vous sachiez que le Fils de l'homme a le pouvoir de remettre les péchés sur la terre, |
11 je te l'ordonne, dit-il au paralytique, lève-toi, prends ton grabat et va-t'en chez toi. " |
12 Il se leva et aussitôt, prenant son grabat, il sortit devant tout le monde, de sorte que tous étaient stupéfaits et glorifiaient Dieu en disant : " Jamais nous n'avons rien vu de pareil. " |
Prêter attention à la forme et ne pas voir le fond, voilà un trait caractéristique des pharisiens. Mais ce n'est pas une caractéristique corporative des anciens responsables religieux juifs, c'est un type de conscience humaine, un type de personnalité, comme dirait un psychologue.
Dans la guérison que l'évangéliste Marc nous raconte aujourd'hui, ce type de personnalité apparaît dans toute sa splendeur. Les scribes, témoins de la guérison, ne se soucient pas du fait que le Christ a relevé le paralytique. Seul importe le fait que, de leur point de vue, Il blasphème. Que Dieu ait entendu Jésus de Nazareth et ait donné au paralytique une vie nouvelle, cela n'a pas d'importance. Ce qui compte, c'est que les scribes estiment qu'il n'est pas correct de parler ainsi. Même le principe «on ne juge pas les vainqueurs» leur répugne. Ils condamnent quand même le Christ.
En choisissant entre les idées et un homme vivant, les scribes choisissent les idées. Hélas, ils ne sont pas les seuls...
1 Comme il était entré de nouveau à Capharnaüm, après quelque temps on apprit qu'il était à la maison. |
2 Et beaucoup se rassemblèrent, en sorte qu'il n'y avait plus de place, même devant la porte, et il leur annonçait la Parole. |
3 On vient lui apporter un paralytique, soulevé par quatre hommes. |
4 Et comme ils ne pouvaient pas le lui présenter à cause de la foule, ils découvrirent la terrasse au-dessus de l'endroit où il se trouvait et, ayant creusé un trou, ils font descendre le grabat où gisait le paralytique. |
5 Jésus, voyant leur foi, dit au paralytique : " Mon enfant, tes péchés sont remis. " |
6 Or, il y avait là, dans l'assistance, quelques scribes qui pensaient dans leurs cœurs: |
7 " Comment celui-là parle-t-il ainsi ? Il blasphème ! Qui peut remettre les péchés, sinon Dieu seul ? " |
8 Et aussitôt, percevant par son esprit qu'ils pensaient ainsi en eux-mêmes, Jésus leur dit : " Pourquoi de telles pensées dans vos cœurs ? |
9 Quel est le plus facile, de dire au paralytique: Tes péchés sont remis, ou de dire: Lève-toi, prends ton grabat et marche? |
10 Eh bien! pour que vous sachiez que le Fils de l'homme a le pouvoir de remettre les péchés sur la terre, |
11 je te l'ordonne, dit-il au paralytique, lève-toi, prends ton grabat et va-t'en chez toi. " |
12 Il se leva et aussitôt, prenant son grabat, il sortit devant tout le monde, de sorte que tous étaient stupéfaits et glorifiaient Dieu en disant : " Jamais nous n'avons rien vu de pareil. " |
L'une des choses les plus difficiles dans la vie spirituelle, c'est la foi en l'action de Dieu dans notre vie quotidienne. Les scribes, qui ne croyaient pas que Jésus puisse pardonner les péchés, n'étaient pas athées. Ils croyaient que Dieu, en principe, peut pardonner ; mais comment cela se reflète-t-il dans la vie réelle ? Pour eux, Dieu est invisible et inaccessible. Son pardon ne se manifeste en rien dans la réalité visible. Avec une telle approche, Dieu devient une abstraction. Or le Seigneur Jésus transforme justement leur foi abstraite dans le pardon en signe, en manifestation de la puissance de Dieu agissant dans ce monde. Il accomplit ce qu'espéraient les amis plus pratiques du paralytique : il lui donne non seulement un pardon « spirituel, quelque part là-haut au ciel », mais aussi un pardon réel, efficace, qui bouleverse sa vie.
1 Comme il était entré de nouveau à Capharnaüm, après quelque temps on apprit qu'il était à la maison. |
2 Et beaucoup se rassemblèrent, en sorte qu'il n'y avait plus de place, même devant la porte, et il leur annonçait la Parole. |
3 On vient lui apporter un paralytique, soulevé par quatre hommes. |
4 Et comme ils ne pouvaient pas le lui présenter à cause de la foule, ils découvrirent la terrasse au-dessus de l'endroit où il se trouvait et, ayant creusé un trou, ils font descendre le grabat où gisait le paralytique. |
5 Jésus, voyant leur foi, dit au paralytique : " Mon enfant, tes péchés sont remis. " |
6 Or, il y avait là, dans l'assistance, quelques scribes qui pensaient dans leurs cœurs: |
7 " Comment celui-là parle-t-il ainsi ? Il blasphème ! Qui peut remettre les péchés, sinon Dieu seul ? " |
8 Et aussitôt, percevant par son esprit qu'ils pensaient ainsi en eux-mêmes, Jésus leur dit : " Pourquoi de telles pensées dans vos cœurs ? |
9 Quel est le plus facile, de dire au paralytique: Tes péchés sont remis, ou de dire: Lève-toi, prends ton grabat et marche? |
10 Eh bien! pour que vous sachiez que le Fils de l'homme a le pouvoir de remettre les péchés sur la terre, |
11 je te l'ordonne, dit-il au paralytique, lève-toi, prends ton grabat et va-t'en chez toi. " |
12 Il se leva et aussitôt, prenant son grabat, il sortit devant tout le monde, de sorte que tous étaient stupéfaits et glorifiaient Dieu en disant : " Jamais nous n'avons rien vu de pareil. " |
En racontant la guérison du paralytique, les évangélistes soulignent que quatre amis le portaient. Leur foi en la possibilité de guérir leur ami était si grande que même le toit au-dessus de la tête du Maître ne put lui résister. «Jésus, voyant leur foi, dit au paralytique: mon enfant! Tes péchés te sont pardonnés». Il apparaît que la foi n'est pas seulement notre propriété, la prérogative de notre monde intérieur, mais qu'elle peut aussi ouvrir chez d'autres le chemin à l'action de Dieu. Par la foi des uns, les péchés d'un autre homme sont pardonnés. C'est précisément «la foi agissant par l'amour» qui fut la cause pour laquelle le paralytique se trouva devant la face du Dieu vivant.
Le Seigneur Jésus, lorsqu'Il guérit les malades, ne désigne pas toujours le péché comme cause directe de la maladie. Bien plus, parfois Jésus refuse même de reconnaître le péché comme cause de la maladie, comme dans le cas de la guérison de l'aveugle-né, faisant comprendre que chaque cas est unique. Mais ici nous voyons que c'est précisément le péché comme violation de la norme, comme perversion de la nature, qui a entraîné la paralysie, l'affaiblissement.
À partir de ce moment commence le conflit de Jésus avec les scribes, les chefs spirituels du peuple. À leur question: qui peut pardonner les péchés sinon Dieu seul? Jésus répond par une autre question: si vous avez raison de dire que Dieu seul peut accorder le pardon des péchés, le miracle accompli n'est-il pas la preuve que Jésus est vraiment le Fils de Dieu?
5 Jésus, voyant leur foi, dit au paralytique : " Mon enfant, tes péchés sont remis. " |
Quatre hommes apportent un paralytique à Jésus. Ce n'était pas facile ; il leur a fallu ouvrir le toit de la maison et faire descendre sur des cordes le lit du malade jusqu'aux pieds de Jésus. Il est clair que cet homme leur est cher ; on n'entreprend pas de tels efforts pour ceux qui nous sont indifférents. Il est clair qu'ils veulent que le Christ le guérisse, et leur amour pour cet homme, ainsi que leur incapacité à le guérir par leurs propres forces, font naître en eux l'espérance en Jésus et la confiance en lui. Et le Christ voit leur foi.
Là sont aussi assis « quelques scribes », qui ne lui font pas confiance, parce que tout ce qu'il fait ou dit remet en question leur relation avec Dieu, dont ils se considèrent comme experts. Nous ne pouvons peut-être même pas mesurer quelle « bombe » furent les paroles prononcées par Jésus. L'évangéliste Marc nous parle de la perplexité et de l'irritation des scribes : ils ne peuvent accepter la vérité de ces paroles, et alors c'est un blasphème, l'appropriation de prérogatives divines. Mais les amis du paralytique ont dû eux aussi être perplexes : après tout, ce n'est pas pour cela qu'ils l'avaient amené ! Ce que Jésus fait ensuite répond aux deux perplexités : la foi n'est pas reconnue vaine, et la défiance envers la vérité est couverte de honte.
Dans son ministère, Jésus est toujours inattendu, d'une manière bouleversante. Cette inattendu renverse les représentations habituelles des hommes et les rend capables de recevoir quelque chose de nouveau et, par là, de changer. Avons-nous perdu le sens de son imprévisibilité, nous sommes-nous habitués à lui, avons-nous rendu Jésus compréhensible et unidimensionnel pour nous, ne nous apportant rien de nouveau ? Si c'est le cas, nous nous sommes fermés à une véritable rencontre avec lui.
5 Jésus, voyant leur foi, dit au paralytique : " Mon enfant, tes péchés sont remis. " |
Quatre hommes amènent un paralyse à Jésus. Cela ne fut pas facile, ils ont du ouvrir le toit de la maison et faire descendre le malade étendu sur sa natte aux pieds de Jésus. C’est clair que cet homme paralysé leur est cher, car on ne fait pas de tels efforts pour quelqu’un qui nous est indifférent. Il est aussi clair que ces hommes veulent que Jésus soigne le malade, et leur amour pour cet homme et leur impossibilité de le soigner de leurs propres forces suscitent en eux l’espoir et la confiance en Jésus. Et le Seigneur Jésus voit leur foi.
“Certains scribes” sont aussi assis ici, ils ne Lui font pas confiance parce que tout ce qu’Il fait et dit remet en question leurs relations avec Dieu, relations dont ils se disent spécialistes. Surement, nous ne pouvons même pas imaginer quelle « bombe » furent les paroles prononcées par Jésus. L’Évangéliste Marc nous fait part de l’embarras et de l’irritation des scribes : ils ne peuvent pas accepter la véracité de ces mots, et alors, c’est un blasphème de s’attribuer des prérogatives divines. Mais les amis du malade n’auraient pas du être perplexes, car ils n’ont pas amené le malade pour cela! Ce que Jésus Christ accomplit après, répond aux deux embarras : la foi ne s’avère jamais infructueuse, et la méfiance a la vérité s’avère humiliation.
Jésus est toujours inattendu dans Son ministère, un inattendu choquant. Cet inattendu culbute les idées habituelles des gens et leurs rend apte à recevoir quelque chose de nouveau et ipso facto changer de comportements. N’avons-nous pas perdu ce sentiment de Son inattendu, ne sommes nous pas habitués à Lui, n’avons-nous pas rendu Jésus accessible et unilinéaire, n’apportant plus rien de nouveau ? Si la réponse est oui, alors nous nous sommes fermés d’une vraie rencontre avec Lui -le Seigneur Jésus Christ.
Après votre inscription, vous pourrez vous abonner à l’envoi des textes de n’importe quel plan de lecture de la Bible. Nous prévoyons d’ajouter progressivement des paramètres personnalisés ainsi que d’autres services pour les utilisateurs inscrits. Nous vous conseillons donc de vous inscrire dès maintenant. C’est gratuit. | ||
| ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||