RÉFLEXIONS. Lecture en trois ans.

RÉFLEXIONS pour Mc 2:1-12

La guérison et le pardon du péché sont liés. Rien d'étonnant à cela : la maladie est bien une conséquence de l'état de péché. Bien sûr, il serait absurde de chercher des liens concrets entre telle ou telle maladie et tel ou tel péché correspondant : de tels liens n'existent pas. Il y a autre chose : l'incomplétude de la vie, conditionnée par la chute et ses conséquences.

C'est cette incomplétude qui engendre les maladies et qui, en fin de compte, rend l'homme déchu mortel : la mort inévitable de vieillesse est elle aussi une sorte de maladie, absolument incurable, du moins dans le cadre de l'ordre des choses qui existe dans le monde déchu. Jésus, lui, n'apporte pas seulement un traitement, mais la guérison intégrale.

Il ne s'agit pas du rétablissement de cette santé relative que définit la formule médicale bien connue « pratiquement en bonne santé », mais du retour de l'homme à la plénitude de la vie qui lui avait été donnée à l'origine. Bien sûr, cela ne signifie pas en soi que l'homme guéri devienne aussitôt habitant du Royaume : pour le devenir, il faut parcourir un long chemin, celui de la transfiguration spirituelle puis physique, qui s'achève d'ordinaire au-delà de la vie terrestre de l'homme. Mais tout homme guéri par le Sauveur participe au Royaume et reçoit la plus grande plénitude de vie qui lui soit accessible dans son état présent.

La part qu'il pourra garder de la plénitude reçue est une question qui s'adresse à l'homme lui-même. De même que la question de savoir jusqu'à quel point il saura conserver cette liberté à l'égard du péché qu'il reçoit au moment de la guérison ; et il la reçoit nécessairement, car dans le Royaume, à la vie duquel participe l'homme guéri, il n'y a pas de place pour le péché. C'est une participation à une vie nouvelle, un nouveau départ, une page blanche. La suite dépend déjà de l'homme lui-même : de sa vie ultérieure, et de la mesure dans laquelle elle sera réellement nouvelle.