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RÉFLEXIONS pour Mt 13:1-23

En ce jour-là, Jésus sortit de la maison et s'assit au bord de la mer.
Et des foules nombreuses s'assemblèrent auprès de lui, si bien qu'il monta dans une barque et s'assit ; et toute la foule se tenait sur le rivage.
Et il leur parla de beaucoup de choses en paraboles. Il disait : " Voici que le semeur est sorti pour semer.
Et comme il semait, des grains sont tombés au bord du chemin, et les oiseaux sont venus tout manger.
D'autres sont tombés sur les endroits rocheux où ils n'avaient pas beaucoup de terre, et aussitôt ils ont levé, parce qu'ils n'avaient pas de profondeur de terre;
mais une fois le soleil levé, ils ont été brûlés et, faute de racine, se sont desséchés.
D'autres sont tombés sur les épines, et les épines ont monté et les ont étouffés.
D'autres sont tombés sur la bonne terre et ont donné du fruit, l'un cent, l'autre soixante, l'autre trente.
Entende qui a des oreilles ! "
10 Les disciples s'approchant lui dirent : " Pourquoi leur parles-tu en paraboles ? " -
11 " C'est que, répondit-il, à vous il a été donné de connaître les mystères du Royaume des Cieux, tandis qu'à ces gens-là cela n'a pas été donné.
12 Car celui qui a, on lui donnera et il aura du surplus, mais celui qui n'a pas, même ce qu'il a lui sera enlevé.
13 C'est pour cela que je leur parle en paraboles: parce qu'ils voient sans voir et entendent sans entendre ni comprendre.
14 Ainsi s'accomplit pour eux la prophétie d'Isaïe qui disait: Vous aurez beau entendre, vous ne comprendrez pas; vous aurez beau regarder, vous ne verrez pas.
15 C'est que l'esprit de ce peuple s'est épaissi: ils se sont bouché les oreilles, ils ont fermé les yeux, de peur que leurs yeux ne voient, que leurs oreilles n'entendent, que leur esprit ne comprenne, qu'ils ne se convertissent, et que je ne les guérisse.
16 " Quant à vous, heureux vos yeux parce qu'ils voient ; heureuses vos oreilles parce qu'elles entendent.
17 En vérité je vous le dis, beaucoup de prophètes et de justes ont souhaité voir ce que vous voyez et ne l'ont pas vu, entendre ce que vous entendez et ne l'ont pas entendu !
18 " Écoutez donc, vous, la parabole du semeur.
19 Quelqu'un entend-il la Parole du Royaume sans la comprendre, arrive le Mauvais qui s'empare de ce qui a été semé dans le cœur de cet homme: tel est celui qui a été semé au bord du chemin.
20 Celui qui a été semé sur les endroits rocheux, c'est l'homme qui, entendant la Parole, l'accueille aussitôt avec joie;
21 mais il n'a pas de racine en lui-même, il est l'homme d'un moment: survienne une tribulation ou une persécution à cause de la Parole, aussitôt il succombe.
22 Celui qui a été semé dans les épines, c'est celui qui entend la Parole, mais le souci du monde et la séduction de la richesse étouffent cette Parole, qui demeure sans fruit.
23 Et celui qui a été semé dans la bonne terre, c'est celui qui entend la Parole et la comprend : celui-là porte du fruit et produit tantôt cent, tantôt soixante, tantôt trente. "
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Les personnes qui entouraient Jésus écoutaient sans doute avec perplexité ce récit d'un cultivateur qui n'avait pas épargné les graines pour les chemins, les mauvaises herbes et les rochers. Un paysan normal sème là où il espère obtenir une récolte. Et peut-être ce moment de perplexité et d'étonnement devait-il les conduire à une pensée étrange : une récolte est attendue de chaque grain, où qu'il tombe. Dieu s'adresse à tous, non aux élus, non aux plus capables et perspicaces, non aux dignes, mais à tous. Ensuite, il donne à l'homme une capacité étonnante : choisir lui-même ce qu'il sera par rapport à la Parole, où elle se trouvera, sur l'asphalte, dans les bardanes ou ailleurs. Et il ne ménage ni ses efforts ni ses paroles, parce que le semis le plus risqué peut devenir le plus fécond, pour peu que l'homme voie dans les actes de Dieu l'espérance d'une réussite.

Autres réflexions

 
Pour Mt 13:1-23
En ce jour-là, Jésus sortit de la maison et s'assit au bord de la mer.
Et des foules nombreuses s'assemblèrent auprès de lui, si bien qu'il monta dans une barque et s'assit ; et toute la foule se tenait sur le rivage.
Et il leur parla de beaucoup de choses en paraboles. Il disait : " Voici que le semeur est sorti pour semer.
Et comme il semait, des grains sont tombés au bord du chemin, et les oiseaux sont venus tout manger.
D'autres sont tombés sur les endroits rocheux où ils n'avaient pas beaucoup de terre, et aussitôt ils ont levé, parce qu'ils n'avaient pas de profondeur de terre;
mais une fois le soleil levé, ils ont été brûlés et, faute de racine, se sont desséchés.
D'autres sont tombés sur les épines, et les épines ont monté et les ont étouffés.
D'autres sont tombés sur la bonne terre et ont donné du fruit, l'un cent, l'autre soixante, l'autre trente.
Entende qui a des oreilles ! "
10 Les disciples s'approchant lui dirent : " Pourquoi leur parles-tu en paraboles ? " -
11 " C'est que, répondit-il, à vous il a été donné de connaître les mystères du Royaume des Cieux, tandis qu'à ces gens-là cela n'a pas été donné.
12 Car celui qui a, on lui donnera et il aura du surplus, mais celui qui n'a pas, même ce qu'il a lui sera enlevé.
13 C'est pour cela que je leur parle en paraboles: parce qu'ils voient sans voir et entendent sans entendre ni comprendre.
14 Ainsi s'accomplit pour eux la prophétie d'Isaïe qui disait: Vous aurez beau entendre, vous ne comprendrez pas; vous aurez beau regarder, vous ne verrez pas.
15 C'est que l'esprit de ce peuple s'est épaissi: ils se sont bouché les oreilles, ils ont fermé les yeux, de peur que leurs yeux ne voient, que leurs oreilles n'entendent, que leur esprit ne comprenne, qu'ils ne se convertissent, et que je ne les guérisse.
16 " Quant à vous, heureux vos yeux parce qu'ils voient ; heureuses vos oreilles parce qu'elles entendent.
17 En vérité je vous le dis, beaucoup de prophètes et de justes ont souhaité voir ce que vous voyez et ne l'ont pas vu, entendre ce que vous entendez et ne l'ont pas entendu !
18 " Écoutez donc, vous, la parabole du semeur.
19 Quelqu'un entend-il la Parole du Royaume sans la comprendre, arrive le Mauvais qui s'empare de ce qui a été semé dans le cœur de cet homme: tel est celui qui a été semé au bord du chemin.
20 Celui qui a été semé sur les endroits rocheux, c'est l'homme qui, entendant la Parole, l'accueille aussitôt avec joie;
21 mais il n'a pas de racine en lui-même, il est l'homme d'un moment: survienne une tribulation ou une persécution à cause de la Parole, aussitôt il succombe.
22 Celui qui a été semé dans les épines, c'est celui qui entend la Parole, mais le souci du monde et la séduction de la richesse étouffent cette Parole, qui demeure sans fruit.
23 Et celui qui a été semé dans la bonne terre, c'est celui qui entend la Parole et la comprend : celui-là porte du fruit et produit tantôt cent, tantôt soixante, tantôt trente. "
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Parmi les paraboles sur le Royaume, les paraboles du semeur occupent une place particulière. Dans la lecture évangélique d'aujourd'hui, Jésus parle de ce qui empêche l'homme d'entrer dans le Royaume. Et le premier obstacle sur ce chemin...  Lire la suite

Parmi les paraboles sur le Royaume, les paraboles du semeur occupent une place particulière. Dans la lecture évangélique d'aujourd'hui, Jésus parle de ce qui empêche l'homme d'entrer dans le Royaume. Et le premier obstacle sur ce chemin est le « chemin », l'absence d'attention aux paroles de Celui qui témoigne du Royaume (v. 4, 19). Il semblerait que la distraction soit loin d'être le propre de tous. Mais ici, il s'agit manifestement d'une attention d'un genre particulier, de cette sensibilité intérieure qui pousse l'homme à écouter et à s'arrêter devant ce à côté de quoi il passe d'habitude sans réfléchir.

Les paroles sur le Royaume et sur le Messie retentissaient souvent aux temps évangéliques, et beaucoup, surtout ceux qui vivaient une vie religieuse intense, avaient sans doute déjà commencé à s'en lasser. C'est peut-être ce qui poussait Jésus à s'adresser au peuple en paraboles: un tel langage attire toujours l'attention, obligeant souvent à regarder des choses bien connues et habituelles sous un angle inattendu, et permettant de voir ce qui serait autrement resté inaperçu. Mais il ne suffit pas de remarquer et de se tourner: il faut encore rester fidèle même lorsque l'enthousiasme du nouveau converti sera passé et que le monde réclamera son dû, de sorte que l'affaire pourra peut-être aller jusqu'aux persécutions (v. 5-6, 20-21). Là, ni les sentiments seuls ni la raison seule ne suffiront; une foi qui n'est pas enracinée dans la volonté tiendra difficilement devant une forte pression extérieure, car les sentiments passent et la raison est malléable.

Il y a pourtant dans le monde quelque chose de plus dangereux pour la vie spirituelle que la pression et même les persécutions, bien que, comparé à elles, ce danger paraisse peu sérieux: les soucis du monde et l'agitation quotidienne (v. 7, 22). Les soucis et l'agitation peuvent-ils briser ceux que les persécutions n'ont pas brisés?

Mais pendant les persécutions, la situation paraît habituellement tout à fait claire, et la volonté se rassemble d'elle-même. Il en va autrement dans les temps paisibles et calmes, où il semble qu'il n'y ait pas de danger et que l'on puisse se détendre, en suivant le courant qui ne promet devant soi ni rapides ni tourbillons. Pendant ce temps, l'agitation quotidienne détourne imperceptiblement l'attention vers elle et, si l'on ne se ressaisit pas à temps, elle absorbe facilement l'homme tout entier, le poussant peu à peu, sinon à oublier complètement Dieu et la vie spirituelle, du moins à les reléguer au second plan. Seul celui qui est capable de résister aux persécutions comme à l'agitation quotidienne devient une bonne terre, portant un fruit spirituel abondant (v. 8, 23).

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Pour Mt 13:1-23
En ce jour-là, Jésus sortit de la maison et s'assit au bord de la mer.
Et des foules nombreuses s'assemblèrent auprès de lui, si bien qu'il monta dans une barque et s'assit ; et toute la foule se tenait sur le rivage.
Et il leur parla de beaucoup de choses en paraboles. Il disait : " Voici que le semeur est sorti pour semer.
Et comme il semait, des grains sont tombés au bord du chemin, et les oiseaux sont venus tout manger.
D'autres sont tombés sur les endroits rocheux où ils n'avaient pas beaucoup de terre, et aussitôt ils ont levé, parce qu'ils n'avaient pas de profondeur de terre;
mais une fois le soleil levé, ils ont été brûlés et, faute de racine, se sont desséchés.
D'autres sont tombés sur les épines, et les épines ont monté et les ont étouffés.
D'autres sont tombés sur la bonne terre et ont donné du fruit, l'un cent, l'autre soixante, l'autre trente.
Entende qui a des oreilles ! "
10 Les disciples s'approchant lui dirent : " Pourquoi leur parles-tu en paraboles ? " -
11 " C'est que, répondit-il, à vous il a été donné de connaître les mystères du Royaume des Cieux, tandis qu'à ces gens-là cela n'a pas été donné.
12 Car celui qui a, on lui donnera et il aura du surplus, mais celui qui n'a pas, même ce qu'il a lui sera enlevé.
13 C'est pour cela que je leur parle en paraboles: parce qu'ils voient sans voir et entendent sans entendre ni comprendre.
14 Ainsi s'accomplit pour eux la prophétie d'Isaïe qui disait: Vous aurez beau entendre, vous ne comprendrez pas; vous aurez beau regarder, vous ne verrez pas.
15 C'est que l'esprit de ce peuple s'est épaissi: ils se sont bouché les oreilles, ils ont fermé les yeux, de peur que leurs yeux ne voient, que leurs oreilles n'entendent, que leur esprit ne comprenne, qu'ils ne se convertissent, et que je ne les guérisse.
16 " Quant à vous, heureux vos yeux parce qu'ils voient ; heureuses vos oreilles parce qu'elles entendent.
17 En vérité je vous le dis, beaucoup de prophètes et de justes ont souhaité voir ce que vous voyez et ne l'ont pas vu, entendre ce que vous entendez et ne l'ont pas entendu !
18 " Écoutez donc, vous, la parabole du semeur.
19 Quelqu'un entend-il la Parole du Royaume sans la comprendre, arrive le Mauvais qui s'empare de ce qui a été semé dans le cœur de cet homme: tel est celui qui a été semé au bord du chemin.
20 Celui qui a été semé sur les endroits rocheux, c'est l'homme qui, entendant la Parole, l'accueille aussitôt avec joie;
21 mais il n'a pas de racine en lui-même, il est l'homme d'un moment: survienne une tribulation ou une persécution à cause de la Parole, aussitôt il succombe.
22 Celui qui a été semé dans les épines, c'est celui qui entend la Parole, mais le souci du monde et la séduction de la richesse étouffent cette Parole, qui demeure sans fruit.
23 Et celui qui a été semé dans la bonne terre, c'est celui qui entend la Parole et la comprend : celui-là porte du fruit et produit tantôt cent, tantôt soixante, tantôt trente. "
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Grâce aux évangélistes, nous avons accès non seulement à la parabole du semeur elle-même, mais aussi à son interprétation, entendue par les disciples directement de Jésus. Mais toute parabole dite par lui est si riche de facettes que...  Lire la suite

Grâce aux évangélistes, nous avons accès non seulement à la parabole du semeur elle-même, mais aussi à son interprétation, entendue par les disciples directement de Jésus. Mais toute parabole dite par lui est si riche de facettes que toutes ses profondeurs ne peuvent être épuisées par une seule interprétation, même la plus sage. Nous saisissons le sens de ce que le Seigneur a dit couche après couche. C'est pourquoi il ne serait pas forcé de lire cette parabole non seulement comme le récit de la réception de la Parole de Dieu par des personnes différentes, réagissant diversement à la prédication, mais aussi comme le récit des différents états de l'âme d'une seule et même personne. Car chacun de nous, au cours de sa vie, a réagi de manières tout à fait différentes à ce qu'il a entendu. Beaucoup de ceux qui aujourd'hui, semblables à la bonne terre, accueillent et portent en eux la semence de la Bonne Nouvelle, ont été jadis un sol pierreux. Et inversement, beaucoup de ceux qui aujourd'hui sont envahis par les épines peuvent en être purifiés.

Il arrive aussi que la bonne terre se durcisse soudain comme la pierre, ou qu'elle se couvre abondamment de mauvaises herbes ; il ne faut donc pas se relâcher en dressant trop tôt le bilan des succès de la vie spirituelle...

Les disciples posent au Christ une question tout à fait naturelle : pourquoi parle-t-il en paraboles ? En effet, si les paraboles sont à ce point incompréhensibles aux hommes, pourquoi ne pas leur donner un enseignement en termes directs ? En réponse, le Christ cite les paroles d'Isaïe, qui annonçait que les coeurs de ceux qui écoutent s'endurciraient à tel point que ce qu'ils entendraient passerait à côté de leurs oreilles. Mais alors, pourquoi parler de quoi que ce soit devant de tels hommes ? Le Christ jette-t-il ses paroles au vent ?

Non, il ne fait rien en vain. C'est précisément pour cela, semble-t-il, que le Christ s'adresse aux hommes au moyen de paraboles : afin que le grain caché dans le langage imagé tombe malgré tout dans leurs âmes et commence à germer, fût-ce en secret. Oui, la conscience d'une bonne partie des auditeurs est encore fermée, mais leurs âmes, dans leurs profondeurs, sont bien plus réceptives que leur raison superficielle. Et si ce qu'ils ont entendu trouve dans l'âme ne serait-ce qu'un faible écho, cela provoquera le début de la croissance spirituelle, c'est-à-dire l'accroissement de ce qui avait été donné par le Seigneur à de tels hommes. Quant à ceux qui sont sûrs que leur « niveau spirituel » suffit et n'ont pas l'intention de l'accroître, ils le perdront tout simplement parce que la vie spirituelle exclut la suffisance et la tranquillité satisfaite.

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Pour Mt 13:1-23
En ce jour-là, Jésus sortit de la maison et s'assit au bord de la mer.
Et des foules nombreuses s'assemblèrent auprès de lui, si bien qu'il monta dans une barque et s'assit ; et toute la foule se tenait sur le rivage.
Et il leur parla de beaucoup de choses en paraboles. Il disait : " Voici que le semeur est sorti pour semer.
Et comme il semait, des grains sont tombés au bord du chemin, et les oiseaux sont venus tout manger.
D'autres sont tombés sur les endroits rocheux où ils n'avaient pas beaucoup de terre, et aussitôt ils ont levé, parce qu'ils n'avaient pas de profondeur de terre;
mais une fois le soleil levé, ils ont été brûlés et, faute de racine, se sont desséchés.
D'autres sont tombés sur les épines, et les épines ont monté et les ont étouffés.
D'autres sont tombés sur la bonne terre et ont donné du fruit, l'un cent, l'autre soixante, l'autre trente.
Entende qui a des oreilles ! "
10 Les disciples s'approchant lui dirent : " Pourquoi leur parles-tu en paraboles ? " -
11 " C'est que, répondit-il, à vous il a été donné de connaître les mystères du Royaume des Cieux, tandis qu'à ces gens-là cela n'a pas été donné.
12 Car celui qui a, on lui donnera et il aura du surplus, mais celui qui n'a pas, même ce qu'il a lui sera enlevé.
13 C'est pour cela que je leur parle en paraboles: parce qu'ils voient sans voir et entendent sans entendre ni comprendre.
14 Ainsi s'accomplit pour eux la prophétie d'Isaïe qui disait: Vous aurez beau entendre, vous ne comprendrez pas; vous aurez beau regarder, vous ne verrez pas.
15 C'est que l'esprit de ce peuple s'est épaissi: ils se sont bouché les oreilles, ils ont fermé les yeux, de peur que leurs yeux ne voient, que leurs oreilles n'entendent, que leur esprit ne comprenne, qu'ils ne se convertissent, et que je ne les guérisse.
16 " Quant à vous, heureux vos yeux parce qu'ils voient ; heureuses vos oreilles parce qu'elles entendent.
17 En vérité je vous le dis, beaucoup de prophètes et de justes ont souhaité voir ce que vous voyez et ne l'ont pas vu, entendre ce que vous entendez et ne l'ont pas entendu !
18 " Écoutez donc, vous, la parabole du semeur.
19 Quelqu'un entend-il la Parole du Royaume sans la comprendre, arrive le Mauvais qui s'empare de ce qui a été semé dans le cœur de cet homme: tel est celui qui a été semé au bord du chemin.
20 Celui qui a été semé sur les endroits rocheux, c'est l'homme qui, entendant la Parole, l'accueille aussitôt avec joie;
21 mais il n'a pas de racine en lui-même, il est l'homme d'un moment: survienne une tribulation ou une persécution à cause de la Parole, aussitôt il succombe.
22 Celui qui a été semé dans les épines, c'est celui qui entend la Parole, mais le souci du monde et la séduction de la richesse étouffent cette Parole, qui demeure sans fruit.
23 Et celui qui a été semé dans la bonne terre, c'est celui qui entend la Parole et la comprend : celui-là porte du fruit et produit tantôt cent, tantôt soixante, tantôt trente. "
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Pourquoi le Seigneur nous parle-t-Il en paraboles ? Il aurait pourtant pu dire simplement à chacun ce qui lui est demandé pour entrer dans...  Lire la suite

Pourquoi le Seigneur nous parle-t-Il en paraboles ? Il aurait pourtant pu dire simplement à chacun ce qui lui est demandé pour entrer dans le Royaume de Dieu, le dire tel quel, puis demander au Jugement comment nous avons accompli Sa tâche. Mais serons-nous capables d'entendre, serons-nous capables de comprendre Son appel ? Nous lisons avec condescendance au sujet des Juifs qui « voyant, ne voient pas » et « entendant, ne comprennent pas », mais sommes-nous prêts à entendre la Parole qui nous est adressée et à l'accomplir sans délai ni doute ?

Et voici que, dans Sa miséricorde, le Seigneur nous dessine (ainsi qu'aux auditeurs qui L'entourent) une scène de la vie quotidienne : le semeur sème la semence. Cette image nous permettra de retirer des paroles du Sauveur exactement autant que nous sommes capables de comprendre et d'accueillir. C'est pourquoi plus nous grandissons, plus nous sommes capables de mettre en pratique des « paroles sur le Royaume », plus il nous sera révélé à travers ces paraboles. Mais si nous ne voulons pas comprendre et accomplir ce jusqu'à quoi nous avons déjà grandi, nous risquons une régression spirituelle, une stagnation de l'esprit : à celui qui a, il sera donné ; mais à celui qui n'a pas, on ôtera même ce qu'il a.

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Pour Mt 13:1-3
En ce jour-là, Jésus sortit de la maison et s'assit au bord de la mer.
Et des foules nombreuses s'assemblèrent auprès de lui, si bien qu'il monta dans une barque et s'assit ; et toute la foule se tenait sur le rivage.
Et il leur parla de beaucoup de choses en paraboles. Il disait : " Voici que le semeur est sorti pour semer.
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Le Seigneur Jésus-Christ nous offre un don incroyable dans le passage d'aujourd'hui de l'Évangile selon Matthieu. Il semblerait qu'il nous suffise...  Lire la suite

Le Seigneur Jésus-Christ nous offre un don incroyable dans le passage d'aujourd'hui de l'Évangile selon Matthieu. Il semblerait qu'il nous suffise qu'Il nous libère de l'asservissement au mal. De nous-mêmes, nous ne souhaiterions guère davantage que d'être délivrés de la mort. Dans les manifestations les plus élevées de l'esprit humain, nous pourrions concevoir de servir Dieu dans Son œuvre créatrice du monde où Il nous a placés. Mais le Seigneur ne Se contente même pas de cela.

Il veut que toute personne qui vient à Lui devienne membre de Sa famille. Il nous nourrit de Son Sang et de Sa Chair afin que nous devenions du même sang que Lui. Et puisque Jésus Lui-même et Sa Mère toute pure obéissent entièrement à la volonté du Père, Il nous appelle nous aussi à accomplir cette volonté et, par là, à devenir Son frère, Sa sœur et Sa mère.

Étonnamment souvent, ceux qui lisent ce passage pour la première fois demandent : « Pourquoi Jésus offense-t-Il ainsi Sa Mère ? » Mais par ces paroles, Il n'offense pas la Vierge toute pure ; c'est à nous qu'Il propose de nous élever jusqu'à Elle.

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Pour Mt 13:4-9
Et comme il semait, des grains sont tombés au bord du chemin, et les oiseaux sont venus tout manger.
D'autres sont tombés sur les endroits rocheux où ils n'avaient pas beaucoup de terre, et aussitôt ils ont levé, parce qu'ils n'avaient pas de profondeur de terre;
mais une fois le soleil levé, ils ont été brûlés et, faute de racine, se sont desséchés.
D'autres sont tombés sur les épines, et les épines ont monté et les ont étouffés.
D'autres sont tombés sur la bonne terre et ont donné du fruit, l'un cent, l'autre soixante, l'autre trente.
Entende qui a des oreilles ! "
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La parabole du semeur est, sans aucun doute, une parabole sur le Royaume et sur les hommes qui entrent dans le Royaume ou tentent d'y entrer. Et elle parle aussi du témoignage et des témoins. Seulement...  Lire la suite

La parabole du semeur est, sans aucun doute, une parabole sur le Royaume et sur les hommes qui entrent dans le Royaume ou tentent d'y entrer. Et elle parle aussi du témoignage et des témoins. Seulement, les semailles se font d'une manière étrange: une partie tombe au bord du chemin, une autre sur une terre sèche, comme si le semeur travaillait sans regarder où vole la semence. Oui, à première vue c'est étrange; mais, si l'on y réfléchit, il ne peut en être autrement. En effet, le témoin choisit-il toujours à qui témoigner? Bien sûr, le vrai témoin est conduit par Dieu, qui lui indique où, quand, à qui et quoi dire. Mais souvent le témoignage retentit assez largement: les personnes les plus différentes se rassemblent pour écouter le témoin, et l'on ne peut refuser à personne le droit de l'entendre! Dans une telle situation, certaines semences tomberont inévitablement dans un sol qui ne leur convient pas le mieux.

Cependant, il ne s'agit sans doute pas seulement des particularités du témoignage. Il s'agit avant tout de la nature même du Royaume: de la manière dont il entre dans notre monde en le transformant. Le souffle du Royaume touche les personnes les plus diverses, et la réaction à ce toucher peut être extrêmement variée, depuis l'ignorance complète jusqu'à l'accueil complet. Certains, bien sûr, ne remarquent tout simplement pas le souffle du Royaume; mais même ceux qui l'ont remarqué ne s'en réjouissent pas nécessairement. Car, en un certain sens, il n'est pas sélectif: il touche souvent beaucoup de personnes à la fois, comme ce fut le cas, par exemple, le jour de la Pentecôte, lorsque tous ceux qui étaient réunis dans la pièce le ressentirent, puis aussi tous ceux qui se trouvèrent dans la rue devant la maison et entendirent la prédication des apôtres. Tous ceux qui entendirent la prédication et ressentirent alors le souffle du Royaume ne se convertirent sans doute pas, même si, à en juger par le témoignage du Livre des Actes, ils furent nombreux.

Et si le souffle du Royaume touche si souvent ceux qui ne l'attendent pas, simplement parce que le Royaume entre dans notre monde en cours de transformation mais pas encore transformé, comment le témoin pourrait-il agir autrement? Il ne lui reste qu'à semer les semences du Royaume, comme le fait le semeur dans la parabole du Sauveur. Car lorsque viendra le temps de la moisson, le champ lui-même sera transformé, de sorte qu'aucune semence ne sera perdue.

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Pour Mt 13:9
Entende qui a des oreilles ! "
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Le Seigneur dit a la fin de la parabole du semeur « Que celui qui a des oreilles pour entendre entende ». Ces paroles de Jésus...  Lire la suite

Le Seigneur dit a la fin de la parabole du semeur « Que celui qui a des oreilles pour entendre entende ». Ces paroles de Jésus Christ nous rappellent directement le 6eme chapitre du livre du prophète Esaïe, où le Seigneur en exhortant Isaïe de prêcher dit avec amertume : « … Endurcis ses oreilles, et bouche-lui les yeux, Pour qu'il ne voie point de ses yeux, n'entende point de ses oreilles, Ne comprenne point de son cœur, Ne se convertisse point et ne soit point guéri » (Is. 6 :10). En s’adressant sur ce point dans le livre d’Isaïe, le Seigneur veut dire que le moment critique est arrivé et il faut soit entendre, soit ne pas entendre, maintenant, lorsqu’Il s’adresse a nous.

Le problème c’est que nous nous justifions en disant que nous ne comprenons pas la volonté de Dieu, nous ne sentons pas et ne voyons pas Sa présence et Ses faits. Notre mentalité est ainsi organisée, c’est une réaction typique à l’Homme pécheur ; C’est effectivement ce qu’a écrit le prophète Esaie . Mais si nous écoutons attentivement la parabole du semeur, alors il sera tout à fait clair que la récolte ne dépend de rien d’autre si ce n’est pas du sol. Le semeur dans cette parabole n’est pas coupable, car il pouvait bien ne pas semer où rien ne poussera. Néanmoins le Seigneur sème sa parole, nous donnant ainsi la possibilité de l’accepter ou pas.

Lorsque les parents ou les enseignants punissent les enfants, les enfants écoutent souvent docilement et attendent, n’estimant pas que la désolation de l’éducateur s’arrêtera et leurs donnera la possibilité de dire ou de faire quelque chose. Ils sont habitués que nous les aînés sommes ainsi. Mais la pédagogie de Dieu diffère : après l’Evangile, après la mort et la résurrection du Christ, nous n’avons rien à dire, car toute la plénitude du corps divin se manifeste en Jésus Christ. Il n’y a plus a présent temps de discussions ou d’explications, mais il est temps a nous de répondre : «Que celui qui a des oreilles pour entendre entende ».

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Pour Mt 13:9
Entende qui a des oreilles ! "
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Le Seigneur dit a la fin de la parabole du semeur « Que celui qui a des oreilles pour entendre entende ». Ces paroles de Jésus...  Lire la suite

Le Seigneur dit a la fin de la parabole du semeur « Que celui qui a des oreilles pour entendre entende ». Ces paroles de Jésus Christ nous rappellent directement le 6eme chapitre du livre du prophète Esaïe, où le Seigneur en exhortant Isaïe de prêcher dit avec amertume : « … Endurcis ses oreilles, et bouche-lui les yeux, Pour qu'il ne voie point de ses yeux, n'entende point de ses oreilles, Ne comprenne point de son cœur, Ne se convertisse point et ne soit point guéri » (Is. 6 :10). En s’adressant sur ce point dans le livre d’Isaïe, le Seigneur veut dire que le moment critique est arrivé et il faut soit entendre, soit ne pas entendre, maintenant, lorsqu’Il s’adresse a nous.

Le problème c’est que nous nous justifions en disant que nous ne comprenons pas la volonté de Dieu, nous ne sentons pas et ne voyons pas Sa présence et Ses faits. Notre mentalité est ainsi organisée, c’est une réaction typique à l’Homme pécheur ; C’est effectivement ce qu’a écrit le prophète Esaie . Mais si nous écoutons attentivement la parabole du semeur, alors il sera tout à fait clair que la récolte ne dépend de rien d’autre si ce n’est pas du sol. Le semeur dans cette parabole n’est pas coupable, car il pouvait bien ne pas semer où rien ne poussera. Néanmoins le Seigneur sème sa parole, nous donnant ainsi la possibilité de l’accepter ou pas.

Lorsque les parents ou les enseignants punissent les enfants, les enfants écoutent souvent docilement et attendent, n’estimant pas que la désolation de l’éducateur s’arrêtera et leurs donnera la possibilité de dire ou de faire quelque chose. Ils sont habitués que nous les aînés sommes ainsi. Mais la pédagogie de Dieu diffère : après l’Evangile, après la mort et la résurrection du Christ, nous n’avons rien à dire, car toute la plénitude du corps divin se manifeste en Jésus Christ. Il n’y a plus a présent temps de discussions ou d’explications, mais il est temps a nous de répondre : «Que celui qui a des oreilles pour entendre entende ».

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Pour Mt 13:10-17
10 Les disciples s'approchant lui dirent : " Pourquoi leur parles-tu en paraboles ? " -
11 " C'est que, répondit-il, à vous il a été donné de connaître les mystères du Royaume des Cieux, tandis qu'à ces gens-là cela n'a pas été donné.
12 Car celui qui a, on lui donnera et il aura du surplus, mais celui qui n'a pas, même ce qu'il a lui sera enlevé.
13 C'est pour cela que je leur parle en paraboles: parce qu'ils voient sans voir et entendent sans entendre ni comprendre.
14 Ainsi s'accomplit pour eux la prophétie d'Isaïe qui disait: Vous aurez beau entendre, vous ne comprendrez pas; vous aurez beau regarder, vous ne verrez pas.
15 C'est que l'esprit de ce peuple s'est épaissi: ils se sont bouché les oreilles, ils ont fermé les yeux, de peur que leurs yeux ne voient, que leurs oreilles n'entendent, que leur esprit ne comprenne, qu'ils ne se convertissent, et que je ne les guérisse.
16 " Quant à vous, heureux vos yeux parce qu'ils voient ; heureuses vos oreilles parce qu'elles entendent.
17 En vérité je vous le dis, beaucoup de prophètes et de justes ont souhaité voir ce que vous voyez et ne l'ont pas vu, entendre ce que vous entendez et ne l'ont pas entendu !
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Qu'est-ce qu'une parabole? Pourquoi Jésus parle-t-il au peuple en paraboles? Pourquoi est-il donné aux disciples de connaître les mystères du Royaume — et Jésus leur explique-t-il le sens de ses paraboles — tandis qu'il laisse apparemment les autres dans l'ignorance? Pour répondre à toutes ces questions, il importe...  Lire la suite

Qu'est-ce qu'une parabole? Pourquoi Jésus parle-t-il au peuple en paraboles? Pourquoi est-il donné aux disciples de connaître les mystères du Royaume — et Jésus leur explique-t-il le sens de ses paraboles — tandis qu'il laisse apparemment les autres dans l'ignorance? Pour répondre à toutes ces questions, il importe de comprendre à quoi servaient les paraboles dans l'Antiquité — et en Orient au Moyen Âge et plus tard, jusqu'à nos jours.

Il semblerait que le plus simple serait de tout expliquer directement: alors personne n'aurait aucun malentendu. En réalité, cependant, une telle approche de front n'est bonne qu'en partie, et pas seulement parce qu'elle désapprend à l'homme de penser en lui proposant des réponses toutes faites. Le problème est aussi qu'avec un tel enseignement, l'élève n'a souvent même pas de questions. Il ne sait absolument pas quoi demander, car le maître décide à sa place ce qu'il doit savoir. La parabole agit autrement.

Elle permet avant tout à l'homme de voir l'inhabituel dans l'habituel, l'inattendu là où tout paraît depuis longtemps connu et compris. Elle apprend à l'homme à poser des questions — et non des questions oiseuses. Il existe des questions posées pour elles-mêmes, simplement pour passer le temps dans une conversation plus ou moins savante et plus ou moins amicale. La parabole apprend à poser des questions devenues urgentes parce que ce qui était familier s'est, sinon effondré, du moins mis à vaciller. Les questions urgentes sont celles que l'on pose de l'intérieur de cette réalité vacillante.

L'homme est évidemment libre; il peut écarter la parabole d'un geste, et sa réalité retrouvera alors sa stabilité — ou du moins le croira-t-il. Dans ce cas, la parabole ne restera pour lui qu'un conte, une fable, un beau paradoxe sans rapport avec sa propre vie ni avec la vie en général. C'est de tels hommes que Jésus dit qu'ils voient sans voir et entendent sans entendre.

Ceux qui sont disposés à écouter doivent d'abord prendre conscience des questions qui découlent de la parabole et les formuler pour eux-mêmes, comprendre ce qui leur est obscur et inhabituel au sein de ce qui est clair et habituel. L'homme peut et doit accomplir lui-même ce travail; il n'a besoin ici d'aucun indice. Tant qu'il ne l'a pas fait, il demeure parmi ceux que le Sauveur appelle « ceux du dehors ». Une fois les questions formulées, on les pose, comme le font les disciples de Jésus.

C'est alors seulement qu'il devient possible de parler directement: l'homme entendra et comprendra, bien sûr chacun selon sa mesure. Jésus agit précisément ainsi. Il n'est pas un maître au pire sens du mot, de ceux qui imposent leur savoir à tous ceux qui n'ont pas eu le temps ou la possibilité de s'enfuir. Il ne parle qu'à ceux qui sont prêts à entendre et le désirent, tout en laissant la porte ouverte aux autres au cas où ils voudraient entrer.

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Pour Mt 13:10-17
10 Les disciples s'approchant lui dirent : " Pourquoi leur parles-tu en paraboles ? " -
11 " C'est que, répondit-il, à vous il a été donné de connaître les mystères du Royaume des Cieux, tandis qu'à ces gens-là cela n'a pas été donné.
12 Car celui qui a, on lui donnera et il aura du surplus, mais celui qui n'a pas, même ce qu'il a lui sera enlevé.
13 C'est pour cela que je leur parle en paraboles: parce qu'ils voient sans voir et entendent sans entendre ni comprendre.
14 Ainsi s'accomplit pour eux la prophétie d'Isaïe qui disait: Vous aurez beau entendre, vous ne comprendrez pas; vous aurez beau regarder, vous ne verrez pas.
15 C'est que l'esprit de ce peuple s'est épaissi: ils se sont bouché les oreilles, ils ont fermé les yeux, de peur que leurs yeux ne voient, que leurs oreilles n'entendent, que leur esprit ne comprenne, qu'ils ne se convertissent, et que je ne les guérisse.
16 " Quant à vous, heureux vos yeux parce qu'ils voient ; heureuses vos oreilles parce qu'elles entendent.
17 En vérité je vous le dis, beaucoup de prophètes et de justes ont souhaité voir ce que vous voyez et ne l'ont pas vu, entendre ce que vous entendez et ne l'ont pas entendu !
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Qu’est-ce qu’une parabole ? Pourquoi Jésus parle-t-Il au peuple en recourant aux paraboles ? Pourquoi est-il donné aux disciples de connaître les mystères du Royaume, et Jésus leur explique-t-Il le sens de Ses paraboles, tandis qu’Il laisse les autres, semble-t-il, dans l’ignorance...  Lire la suite

Qu’est-ce qu’une parabole ? Pourquoi Jésus parle-t-Il au peuple en recourant aux paraboles ? Pourquoi est-il donné aux disciples de connaître les mystères du Royaume, et Jésus leur explique-t-Il le sens de Ses paraboles, tandis qu’Il laisse les autres, semble-t-il, dans l’ignorance ? Pour répondre à toutes ces questions, il est important de comprendre à quoi servaient en général les paraboles dans l’Antiquité, et en Orient aussi au Moyen Âge et plus tard, jusqu’à aujourd’hui.

On pourrait croire que le plus simple serait d’expliquer tout en termes directs ; alors, à coup sûr, personne n’aurait la moindre perplexité. En réalité, pourtant, une telle approche « frontale » n’est bonne qu’en partie, et pas seulement parce qu’elle désapprend à l’homme de penser en lui proposant des réponses toutes faites. Le fait est aussi que, dans un tel enseignement, il arrive souvent que l’élève ne se pose même pas de questions. Il ne sait tout simplement pas sur quoi interroger, parce que le maître décide à sa place ce qu’il doit savoir. La parabole agit autrement.

Avant tout, elle donne à l’homme de voir l’inhabituel dans l’habituel, l’inattendu là où, semblait-il, tout était connu et compris depuis longtemps. Elle apprend à l’homme à poser des questions, et des questions qui ne sont pas oiseuses. Il existe des questions pour les questions, pour passer le temps dans une conversation plus ou moins savante et plus ou moins amicale. La parabole, elle, apprend à poser des questions devenues vitales parce que l’habituel, s’il ne s’est pas effondré, a du moins vacillé. Les questions vitales sont des questions posées de l’intérieur d’une telle réalité qui chancelle.

L’homme, bien sûr, est libre ; il peut écarter la parabole d’un geste, et alors sa réalité se remettra debout solidement, ou du moins c’est ce qu’il lui semblera. Dans ce cas, la parabole ne restera pour lui qu’un conte, une fable, un beau paradoxe sans rapport avec sa propre vie ni avec la vie en général. C’est de tels hommes que Jésus dit qu’en voyant ils ne voient pas et qu’en entendant ils n’entendent pas.

Quant à ceux qui sont disposés à écouter, ils doivent d’abord prendre conscience des questions qui découlent de la parabole, les formuler pour eux-mêmes. Comprendre ce qui leur est incompréhensible et inhabituel dans ce qui est compréhensible et habituel. Ce travail, l’homme peut et doit l’accomplir lui-même ; les indications extérieures n’y sont pas nécessaires. Tant qu’il ne l’a pas accompli, il demeure parmi ceux que le Sauveur appelle « ceux du dehors ». Mais lorsque les questions sont formulées, on les pose, comme le font les disciples de Jésus.

C’est alors que l’on peut parler en termes directs ; alors l’homme entendra et comprendra, bien sûr selon sa mesure. Jésus agit précisément ainsi : Il n’est pas un maître au mauvais sens du terme, de ceux qui imposent leur savoir à tous ceux qui n’ont pas eu le temps ou la possibilité de s’enfuir. Il ne parle qu’à ceux qui sont prêts à entendre et le veulent, laissant la porte ouverte aux autres aussi, au cas où ils voudraient entrer.

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Pour Mt 13:13-15
13 C'est pour cela que je leur parle en paraboles: parce qu'ils voient sans voir et entendent sans entendre ni comprendre.
14 Ainsi s'accomplit pour eux la prophétie d'Isaïe qui disait: Vous aurez beau entendre, vous ne comprendrez pas; vous aurez beau regarder, vous ne verrez pas.
15 C'est que l'esprit de ce peuple s'est épaissi: ils se sont bouché les oreilles, ils ont fermé les yeux, de peur que leurs yeux ne voient, que leurs oreilles n'entendent, que leur esprit ne comprenne, qu'ils ne se convertissent, et que je ne les guérisse.
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À un certain moment, le Seigneur, qui auparavant annonçait clairement son message à une multitude de personnes, choisit les Douze, les envoie prêcher, et préfère parler en paraboles. Même les disciples l'ont remarqué et lui ont demandé directement...  Lire la suite

À un certain moment, le Seigneur, qui auparavant annonçait clairement son message à une multitude de personnes, choisit les Douze, les envoie prêcher, et préfère parler en paraboles. Même les disciples l'ont remarqué et lui ont demandé directement: pourquoi leur parles-tu en paraboles? C'était manifestement un changement assez brusque dans la manière d'agir du Sauveur. Et, en réponse, le Christ cite les paroles amères d'Isaïe: nous voyons sans voir, et nous entendons sans comprendre. Puis il énumère les tristes destins du cœur humain, parlant de la parole que Satan ravit, que les soucis de ce siècle étouffent, ou que notre immaturité humaine fait périr. Les paraboles du Seigneur ont peut-être aussi une finalité pédagogique. Ce sont en effet des images qu'il est impossible de ne pas retenir. Mais pourquoi alors une telle tristesse dans ses paroles?

Notre foi est une chose très simple. Elle contient un Mystère, mais elle ne comporte aucune doctrine secrète ni allégorie cachée aux profanes. Pourtant ce sont précisément les paroles simples, « aime ton prochain » ou « cherchez le Royaume de Dieu et sa justice », qui se révèlent pour nous insurmontablement difficiles. Il nous faut quelque chose de spécial, avec du mystique et de l'incompréhensible, avec des exercices difficiles et nécessairement de la profondeur; ou alors, au contraire, il nous faut quelque chose de visible, comme un État théocratique et une suite de « victoires sur les adversaires », puisqu'il y a beaucoup d'adversaires et encore plus de gens qui nous déplaisent tout simplement!

C'est pourquoi l'image du semeur, qui sème la plus grande partie des semences sans résultat, est si indiciblement triste. Notre bonheur tient à ceci: n'importe lequel d'entre nous aurait depuis longtemps cessé de semer dans des conditions aussi désespérées. N'importe lequel d'entre nous aurait d'abord cherché un petit terrain meilleur, et n'aurait pas semé n'importe où. Mais lui est Dieu, et non pas un homme. Et il ne cesse pas de nous donner sa parole. Si nous ne voulons pas recevoir sa parole dans la simplicité, il sème en paraboles afin que, recevant le témoignage dans son Sang sur la Croix, nous puissions enfin ouvrir les yeux, et, voyant, voir; entendant, entendre; comprendre et nous convertir, pour qu'il nous guérisse.

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Pour Mt 13:14
14 Ainsi s'accomplit pour eux la prophétie d'Isaïe qui disait: Vous aurez beau entendre, vous ne comprendrez pas; vous aurez beau regarder, vous ne verrez pas.
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Dans un autre texte, Jésus dit que l'Écriture témoigne de Lui. En effet...  Lire la suite

Dans un autre texte, Jésus dit que l'Écriture témoigne de Lui. En effet, les livres de l'Ancien Testament sont remplis de prophéties sur le Messie, de l'attente de Sa venue, du rêve sincère des hommes de Le rencontrer. Et voici qu'Il est venu, et les disciples Le voient et L'entendent constamment ; mais que voient-ils et entendent-ils alors ? On peut dire la même chose de nous : le Christ est proche, Sa parole retentit, Ses oeuvres s'accomplissent, et nous ne voyons pas et n'entendons pas ; nous sommes plongés dans nos soucis, notre attention n'est attirée que par les sensations sordides de ce monde. Et ne voyant ni n'entendant, nous ne rendons pas grâce non plus...

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Pour Mt 12:46-13:3
46 Comme il parlait encore aux foules, voici que sa mère et ses frères se tenaient dehors, cherchant à lui parler [
47 ].
48 A celui qui l'en informait Jésus répondit : " Qui est ma mère et qui sont mes frères ? "
49 Et tendant sa main vers ses disciples, il dit : " Voici ma mère et mes frères.
50 Car quiconque fait la volonté de mon Père qui est aux cieux, celui-là m'est un frère et une sœur et une mère. " Introduction.
En ce jour-là, Jésus sortit de la maison et s'assit au bord de la mer.
Et des foules nombreuses s'assemblèrent auprès de lui, si bien qu'il monta dans une barque et s'assit ; et toute la foule se tenait sur le rivage.
Et il leur parla de beaucoup de choses en paraboles. Il disait : " Voici que le semeur est sorti pour semer.
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Comme on le voit, Jésus se rapporte aux liens de sang sinon toujours négativement, du moins toujours avec une réserve critique. Une telle attitude paraît...  Lire la suite

Comme on le voit, Jésus se rapporte aux liens de sang sinon toujours négativement, du moins toujours avec une réserve critique. Une telle attitude paraît étonnante si l'on considère le rôle que jouait le principe clanique et tribal dans la société juive. À proprement parler, l'appartenance même au peuple de Dieu se définissait selon le clan et la tribu. Et pourtant Jésus repousse les liens de parenté au second plan.

On pourrait certes penser que Jésus est l'Homme d'une autre époque, celle de la civilisation hellénistique et des grands empires. À cette époque, l'origine de l'homme comptait moins que sa personne. Mais, comme on le voit, il ne s'agit pas seulement de l'époque, d'autant que la société juive précisément demeurait très conservatrice en matière de liens de parenté et de famille.

Jésus ne dit évidemment pas par hasard que Ses proches sont ceux qui accomplissent la volonté de Dieu. Et il ne s'agit pas seulement du fait qu'Il avait besoin de compagnons de pensée et d'aides. Il s'agit de l'essence même des liens de sang. Ils constituent sans aucun doute un puissant facteur d'union entre les hommes dans le monde déchu ; c'est là leur force. Mais c'est aussi leur faiblesse : en liant les hommes entre eux, ils les attachent en même temps à l'ordre non transfiguré des choses, les y intégrant aussi solidement que rien d'autre. Alors il apparaît que, pour le Royaume, les liens de sang doivent, sinon être totalement rompus, du moins être repoussés au second plan.

Il semblerait qu'une telle décision mette fin à la possibilité même de faire quelque chose pour le salut de ses proches. Mais ce n'est pas toujours le cas : car pour sauver les autres, il faut d'abord participer soi-même à la vie du Royaume, dont le souffle seul est salvateur. Tant que les relations qui étaient purement naturelles n'auront pas changé de qualité, une telle participation restera impossible. Mais, d'un autre côté, la transformation spirituelle de la vie du chrétien trouble souvent objectivement ses anciens liens de sang si ses parents ne marchent pas avec lui sur le même chemin : car si l'un d'eux est prêt à construire ses relations avec son prochain selon les lois du Royaume, et l'autre non, les relations entre eux deviendront, au fond, impossibles. En revanche, celui qui n'a pas encore commencé son chemin vers le Royaume aura la possibilité de bénéficier du soutien de son parent chrétien si, et quand, il commencera ce chemin : car celui-ci sera prêt à de nouvelles relations et les « rattrapera » dès que celui qui fait le premier pas en ressentira le besoin.

De tels liens de sang, transfigurés par le souffle du Royaume, peuvent devenir non plus un frein, mais une aide pour la vie spirituelle. Et Jésus, le sachant, ne s'accroche pas à l'ancien ; Il offre à Ses disciples une vie nouvelle avec des relations renouvelées.

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Pour Mt 12:46-13:3
46 Comme il parlait encore aux foules, voici que sa mère et ses frères se tenaient dehors, cherchant à lui parler [
47 ].
48 A celui qui l'en informait Jésus répondit : " Qui est ma mère et qui sont mes frères ? "
49 Et tendant sa main vers ses disciples, il dit : " Voici ma mère et mes frères.
50 Car quiconque fait la volonté de mon Père qui est aux cieux, celui-là m'est un frère et une sœur et une mère. " Introduction.
En ce jour-là, Jésus sortit de la maison et s'assit au bord de la mer.
Et des foules nombreuses s'assemblèrent auprès de lui, si bien qu'il monta dans une barque et s'assit ; et toute la foule se tenait sur le rivage.
Et il leur parla de beaucoup de choses en paraboles. Il disait : " Voici que le semeur est sorti pour semer.
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Que nous a donné la venue du Christ? Le salut contre le mal? Oui, bien sûr... mais le mal et la souffrance n'ont pas disparu du monde d'un coup de baguette magique. Jésus lui-même ne fait pas que subir de terribles souffrances sur la Croix: il...  Lire la suite

Que nous a donné la venue du Christ? Le salut contre le mal? Oui, bien sûr... mais le mal et la souffrance n'ont pas disparu du monde d'un coup de baguette magique. Jésus lui-même ne fait pas que subir de terribles souffrances sur la Croix: il les subit sans faute de sa part. Et c'est lui encore qui dit que ceux qui veulent être ses disciples doivent de la même manière prendre leur croix et le suivre. En quoi consiste donc ce salut contre le mal?

Peut-être est-ce une approche trop humaine. Dans l'une des lectures évangéliques, Jésus rappelle que si tu t'es seulement libéré d'un esprit mauvais, mais que sa place dans ton cœur est restée inoccupée, il t'arrivera finalement quelque chose de pire encore. Être sauvé seulement de ce que nous considérons comme mauvais, c'est hélas trop peu. Trop peu pour l'homme qui regarde la vérité en face. Mais, heureusement, c'est trop peu aussi pour le Créateur.

C'est pourquoi il nous propose quelque chose d'incommensurablement meilleur: l'adoption filiale. Nous pouvons entrer dans la famille de Jésus de Nazareth, devenir ses frères et sœurs adoptifs. Bien plus, la possibilité nous est ouverte d'une union exceptionnelle, essentielle, avec lui, la même que celle de sa Mère. Être frères de Jésus, et par conséquent être adoptés par son Père et sa Mère, partager avec lui sa divino-humanité: pour tout cela une seule chose est requise, dire au Père comme Jésus lui-même: « Que ce ne soit pas ma volonté, mais la tienne qui soit faite ».

Le salut contre ce qui est désagréable, mauvais, maléfique, c'est une approche humaine. Un tel escapisme n'est guère propre à Dieu. Il ne fuit pas le mal, mais lui fait face sur la Croix et le vainc. Tu peux chercher le confort et une douceur pieuse, mais alors tu passeras de l'enfer de la violence directement à l'enfer de l'hypocrisie; ou bien tu peux consentir à l'adoption par le Père céleste. Oui, c'est un chemin difficile, parfois douloureusement difficile, et ton Frère adoptif, Jésus, y est mort. Mais en devenant son frère, tu partageras aussi avec lui sa victoire sur le mal. Le choix entre la défaite, la fuite et la victoire t'appartient.

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