18 Se voyant entouré de foules nombreuses, Jésus donna l'ordre de s'en aller sur l'autre rive. |
19 Et un scribe s'approchant lui dit : " Maître, je te suivrai où que tu ailles. " |
20 Jésus lui dit : " Les renards ont des tanières et les oiseaux du ciel ont des nids ; le Fils de l'homme, lui, n'a pas où reposer la tête. " |
21 Un autre des disciples lui dit : " Seigneur, permets-moi de m'en aller d'abord enterrer mon père. " |
22 Mais Jésus lui dit : " Suis-moi, et laisse les morts enterrer leurs morts. " |
Que signifient les paroles de Jésus sur la maison qu’Il n’a pas ? Bien sûr, on pourrait les comprendre ainsi : après être sorti pour Son ministère, Jésus menait la vie d’un prophète itinérant qui, par définition, ne pouvait pas avoir de logement permanent. Ce mode de vie était propre à certains prophètes, même si, bien entendu, pas à tous.
Mais il ne s’agit sans doute pas seulement du mode de vie que Jésus menait alors. Il s’agit de l’essence même du Royaume qu’Il a apporté dans le monde. Car la maison n’est pas seulement une habitation ; la maison est avant tout le lieu que l’on éprouve comme celui où l’on se sent chez soi, à sa place. Or le Royaume de Jésus n’est pas de ce monde. Il ne peut Se sentir organiquement, naturellement, chez Lui que là-bas. Ici, dans le monde non transformé, Il ne peut pas avoir de maison au plein sens du terme.
Bien sûr, Il pouvait Se trouver un refuge temporaire, et Il en trouvait toujours. Rien d’étonnant à cela : Jésus ne pouvait Se sentir chez Lui dans ce monde que si ce monde devenait le Royaume. Sans doute, lorsqu’Il reviendra à la fin des temps, en sera-t-il ainsi, car Il reviendra dans un monde transformé, devenu partie du Royaume. Pour l’instant, tout homme qui cherche le Royaume se trouve être un pèlerin dans notre monde en voie de transformation, mais pas encore transformé.
Les paroles de Jésus : « laisse les morts ensevelir leurs morts », en témoignent au mieux. Peu de choses témoignent aussi vivement du mal dans lequel gît le monde que la mort triomphante, et peu de choses attachent autant l’homme au monde dans son état non transformé que les tombes ou les sépulcres des ancêtres morts. Ce n’est pas un hasard si, dans le processus de la résurrection, les tombeaux se vident : les morts reviennent à la vie, et leur abri provisoire n’est plus nécessaire ni à eux-mêmes ni à leurs proches. Le tombeau vide est le signe et le symbole du Royaume triomphant. Le tombeau fermé, qui ne laisse pas partir le mort, est le signe et le symbole de la mort triomphante. Et Jésus appelle Son possible futur disciple à Le suivre, loin du tombeau où triomphe la mort, vers Son Royaume où triomphe la vie.
18 Se voyant entouré de foules nombreuses, Jésus donna l'ordre de s'en aller sur l'autre rive. |
19 Et un scribe s'approchant lui dit : " Maître, je te suivrai où que tu ailles. " |
20 Jésus lui dit : " Les renards ont des tanières et les oiseaux du ciel ont des nids ; le Fils de l'homme, lui, n'a pas où reposer la tête. " |
21 Un autre des disciples lui dit : " Seigneur, permets-moi de m'en aller d'abord enterrer mon père. " |
22 Mais Jésus lui dit : " Suis-moi, et laisse les morts enterrer leurs morts. " |
L'évangéliste met à part, dans un groupe de paroles de Jésus-Christ, Ses brèves répliques adressées à diverses personnes et destinées à changer radicalement leurs représentations de la vie. En voici deux exemples remarquables : les paroles disant que « l'homme n'a pas où reposer la tête » et celles sur les « morts qui enterrent leurs morts ». Dans le premier cas, un nouveau disciple, brûlant du désir ardent de suivre le Maître dans le feu et dans l'eau, apprend soudain que, sur ce chemin, il devra envier « les renards et les oiseaux du ciel », que le sort du Maître et des disciples ne correspondra pas du tout à ses représentations de la vie d'un homme glorieux et sage. Dans le second cas, le disciple apprend que la différence entre les morts et les vivants passe au second plan par rapport à cette transfiguration qui attend les disciples de Jésus, si bien qu'à côté d'eux tous les autres apparaissent comme des « morts ». Mais le plus étonnant est que ces deux paroles se suivent dans l'Évangile, révélant les contrastes du Royaume des Cieux : le Maître méprisé et humilié se révèle en réalité le centre de la vie.
21 Un autre des disciples lui dit : " Seigneur, permets-moi de m'en aller d'abord enterrer mon père. " |
22 Mais Jésus lui dit : " Suis-moi, et laisse les morts enterrer leurs morts. " |
Les paroles de Jésus sur les morts qu’il faut laisser enterrer leurs morts peuvent sembler trop dures. Pourtant, Il parle ici de ce qui constitue l’essence de cette vie nouvelle qui, avec Lui, est entrée dans le monde. La situation elle-même pose des questions. On ne sait pas très bien s’il s’agit d’un père déjà mort qui attend d’être enseveli, ou d’un vieillard dont le fils demande la permission de vivre avec lui pour qu’il ne reste pas seul au soir de sa vie. Mais, quoi qu’il en soit, une chose est claire : il s’agit d’aider quelqu’un à finir sa vie. À mourir paisiblement. À l’accompagner dans son dernier voyage.
En un mot, de tout ce qui, d’une manière ou d’une autre, est lié à la mort. Or Jésus a apporté au monde la plénitude de la vie. Une plénitude que le monde ne connaît pas. Ce que nous appelons ici habituellement la vie se révèle en réalité être une mort différée. Une lente agonie. Et la seule question est de savoir dans quelle mesure nous réussirons à repousser la fin inévitable dans le monde déchu. Le Sauveur propose une alternative à tout cela. La plénitude de la vie. On peut l’accueillir, mais il faudra alors laisser cette apparence de vie qui nous est si familière.
Cesser de mourir et commencer à vivre. C’est étrange, incompréhensible, inhabituel. Plus encore : cela paraît impossible. Même aujourd’hui. Même aux chrétiens. Et aujourd’hui, dans les hôpitaux et les hospices, des chrétiens aident d’autres chrétiens à finir leur vie. Ils les accompagnent dans leur dernier voyage. Et ils cherchent sans cesse de nouveaux moyens de réconcilier ces chrétiens qui s’en vont avec une mort inévitable, qui, pour ces mêmes chrétiens, dans une situation normale, ne devrait tout simplement pas exister.
Et si elle existe, si aujourd’hui ce problème se pose pour les chrétiens qui achèvent leur parcours terrestre avec la même acuité que pour les juifs des temps préchrétiens (et parfois avec plus d’acuité encore, non pas même comme pour des juifs, mais comme pour de véritables païens), cela signifie que quelque chose ne va pas dans notre christianisme. Dans notre rapport à la vie et à la mort. Au chemin. Au Royaume, non pas en général, mais dans notre vie. Si ceux qui s’en vont et ceux qui restent sentent de tout leur être que devant ceux qui partent il n’y a pas le chemin du Royaume, mais la mort et seulement la mort, alors, en vérité, ni les uns ni les autres n’ont jamais vécu de la vie du Royaume. Or Jésus nous oriente précisément vers cette vie-là. Et ce n’est pas du maximalisme : car elle seule mérite sans réserve le nom de vie. Et elle seule vaut la peine d’être vécue.
18 Se voyant entouré de foules nombreuses, Jésus donna l'ordre de s'en aller sur l'autre rive. |
19 Et un scribe s'approchant lui dit : " Maître, je te suivrai où que tu ailles. " |
20 Jésus lui dit : " Les renards ont des tanières et les oiseaux du ciel ont des nids ; le Fils de l'homme, lui, n'a pas où reposer la tête. " |
21 Un autre des disciples lui dit : " Seigneur, permets-moi de m'en aller d'abord enterrer mon père. " |
22 Mais Jésus lui dit : " Suis-moi, et laisse les morts enterrer leurs morts. " |
23 Puis il monta dans la barque, suivi de ses disciples. |
24 Et voici qu'une grande agitation se fit dans la mer, au point que la barque était couverte par les vagues. Lui cependant dormait. |
25 S'étant approchés, ils le réveillèrent en disant : " Au secours, Seigneur, nous périssons ! " |
26 Il leur dit : " Pourquoi avez-vous peur, gens de peu de foi ? " Alors, s'étant levé, il menaça les vents et la mer, et il se fit un grand calme. |
27 Saisis d'étonnement, les hommes se dirent alors : " Quel est celui-ci, que même les vents et la mer lui obéissent ? " |
28 Quand il fut arrivé sur l'autre rive, au pays des Gadaréniens, deux démoniaques, sortant des tombeaux, vinrent à sa rencontre, des êtres si sauvages que nul ne se sentait de force à passer par ce chemin. |
29 Les voilà qui se mirent à crier : " Que nous veux-tu, Fils de Dieu ? Es-tu venu ici pour nous tourmenter avant le temps ? " |
30 Or il y avait, à une certaine distance, un gros troupeau de porcs en train de paître. |
31 Et les démons suppliaient Jésus : " Si tu nous expulses, envoie-nous dans ce troupeau de porcs. " - |
32 " Allez ", leur dit-il. Sortant alors, ils s'en allèrent dans les porcs, et voilà que tout le troupeau se précipita du haut de l'escarpement dans la mer et périt dans les eaux. |
33 Les gardiens prirent la fuite et s'en furent à la ville tout rapporter, avec l'affaire des démoniaques. |
34 Et voilà que toute la ville sortit au-devant de Jésus ; et, dès qu'ils le virent, ils le prièrent de quitter leur territoire. |
La lecture d’aujourd’hui nous ramène de nouveau au thème principal des quatre Évangiles : le thème du Royaume. Nous avons devant nous deux récits : celui de l’apaisement de la tempête (v. 23-27) et celui de la guérison des possédés, des démoniaques (v. 28-34). On pourrait croire qu’il s’agit d’événements très différents, car dans un cas Jésus a affaire à un élément naturel, et dans l’autre à des hommes et à des forces obscures. Mais, au fond, dans les deux cas il s’agit de la manière dont le Royaume de Dieu, que Jésus porte en lui, transfigure le monde qui l’entoure.
Ceux qui l’entourent ont l’impression qu’il possède des capacités surhumaines ou des forces particulières données par Dieu, et qu’il peut donc accomplir des miracles que personne d’autre ne peut accomplir (v. 27). Mais en réalité, il ne s’agit ni de forces ni de capacités, mais du fait que le monde autour de lui est transfiguré ; c’est pourquoi la tempête s’apaise et les démons ne tiennent pas, fuyant au loin (v. 32). Aucune force, même la force de Dieu, n’agit ainsi sur le monde : elle peut certes y changer beaucoup de choses, mais dans le cas présent il ne s’agit déjà plus simplement de changements, mais d’une transfiguration complète, de sorte que les lois mêmes de l’univers changent. Selon les lois du monde non transfiguré, une tempête ne peut pas s’apaiser sans cause. À proprement parler, dans ce monde elle ne s’apaise pas ; mais dans le Royaume elle n’existe pas. Ensuite, tout dépend de la réalité à laquelle participe l’homme qui se trouve au milieu de la tempête : la réalité du monde déchu ou la réalité du Royaume. Et ici, tout est déterminé uniquement par la foi, par la confiance envers celui qui a apporté ce Royaume dans le monde (v. 26).
Mais s’il n’y a pas de foi, même les manifestations du Royaume ne la remplaceront pas par elles-mêmes. Il en fut ainsi avec les démoniaques gergéséniens : la manifestation du Royaume était évidente, et les démons, qui naturellement ne pouvaient la supporter, l’ont senti très vite (v. 29). Avec les hommes, en revanche, tout s’est révélé moins simple. Il était difficile de ne pas croire le récit des témoins oculaires (v. 33), mais ce récit, semble-t-il, produisit sur les habitants du lieu une impression paradoxale : ils demandèrent à Jésus de les laisser en paix (v. 34). Et il est peu vraisemblable que ce fût parce qu’ils avaient pitié du troupeau perdu.
Bien sûr, les habitants de ces lieux étaient païens et pensaient sans doute peu au Messie ou au Royaume. Mais ils comprirent une chose : quelqu’un était entré dans leur vie et y avait apporté quelque chose avec quoi il deviendrait impossible de vivre comme avant. S’il restait parmi eux, toute leur vie changerait brusquement. Et cela, selon toute apparence, ils ne le voulaient pas.
Jésus rencontra ici l’obstacle principal sur son chemin : le refus des hommes d’accueillir le Royaume qu’il leur propose. Alors il s’en va. Car si l’homme refuse le Royaume, le Sauveur n’a plus rien à lui donner.
14 Étant venu dans la maison de Pierre, Jésus vit sa belle-mère alitée, avec la fièvre. |
15 Il lui toucha la main, la fièvre la quitta, elle se leva et elle le servait. |
16 Le soir venu, on lui présenta beaucoup de démoniaques; il chassa les esprits d'un mot, et il guérit tous les malades, |
17 afin que s'accomplît l'oracle d'Isaïe le prophète : Il a pris nos infirmités et s'est chargé de nos maladies. |
18 Se voyant entouré de foules nombreuses, Jésus donna l'ordre de s'en aller sur l'autre rive. |
19 Et un scribe s'approchant lui dit : " Maître, je te suivrai où que tu ailles. " |
20 Jésus lui dit : " Les renards ont des tanières et les oiseaux du ciel ont des nids ; le Fils de l'homme, lui, n'a pas où reposer la tête. " |
21 Un autre des disciples lui dit : " Seigneur, permets-moi de m'en aller d'abord enterrer mon père. " |
22 Mais Jésus lui dit : " Suis-moi, et laisse les morts enterrer leurs morts. " |
23 Puis il monta dans la barque, suivi de ses disciples. |
Notre Dieu, Dieu d'harmonie et d'ordre, aime beaucoup ce que nous appelons le « juste milieu » ou la « voie royale ». Lui qui tient l'univers en équilibre sait combien il est difficile de trouver l'équilibre. Et pour nous, hommes qui ne possédons ni sa sagesse ni sa vision, ne pas glisser vers l'une ou l'autre des extrémités qui s'ouvrent devant nous est pratiquement impossible. Une telle « marche sur la corde » dépasse nos forces, surtout si l'on tient compte du fait que nous essayons de marcher sur cette corde non comme des saints, dans la confiance en Dieu en ayant tout laissé derrière nous, mais avec tous les paquets de nos propres représentations sur ce qui est juste et ce qui ne l'est pas, avec tout notre bagage culturel et autre. Peut-être ces choses sont-elles utiles en quelque chose, mais sur le chemin vers Dieu elles ne font que troubler notre regard. Alors nous devenons très semblables à l'homme de la lecture évangélique d'aujourd'hui qui s'approcha de Jésus en second (voir Mt 8:21-22): il nous est très difficile de nous séparer de ce qui nous sépare de Dieu.
Cet appel, qui paraît cruel à beaucoup, à laisser le père non enterré et à suivre Jésus, transmet très précisément ce que le Seigneur veut réellement de nous. Il nous propose de ne pas nous accrocher à ce monde, mais, après avoir tout pesé, de renoncer aux tentations et de partir en route vers le bonheur. Mais précisément après avoir pesé les choses, car en face d'un extrême, ne pas se décider à suivre le Christ, il y en a toujours un autre: courir tête baissée sans savoir où, faire beaucoup de dégâts et blesser profondément ceux qui nous entourent. Le Christ retient légèrement un tel disciple emporté (voir Mt 8:19-20) et l'appelle à une décision mesurée.
Il apparaît donc que, pour suivre Dieu, il faut à la fois le radicalisme, la résolution de suivre le Christ en laissant tout, et une décision volontaire sérieuse, une concentration extrême. Il ne reste qu'à apprendre à trouver l'équilibre...
14 Étant venu dans la maison de Pierre, Jésus vit sa belle-mère alitée, avec la fièvre. |
15 Il lui toucha la main, la fièvre la quitta, elle se leva et elle le servait. |
16 Le soir venu, on lui présenta beaucoup de démoniaques; il chassa les esprits d'un mot, et il guérit tous les malades, |
17 afin que s'accomplît l'oracle d'Isaïe le prophète : Il a pris nos infirmités et s'est chargé de nos maladies. |
18 Se voyant entouré de foules nombreuses, Jésus donna l'ordre de s'en aller sur l'autre rive. |
19 Et un scribe s'approchant lui dit : " Maître, je te suivrai où que tu ailles. " |
20 Jésus lui dit : " Les renards ont des tanières et les oiseaux du ciel ont des nids ; le Fils de l'homme, lui, n'a pas où reposer la tête. " |
21 Un autre des disciples lui dit : " Seigneur, permets-moi de m'en aller d'abord enterrer mon père. " |
22 Mais Jésus lui dit : " Suis-moi, et laisse les morts enterrer leurs morts. " |
Ce n’est sans doute pas par hasard que Matthieu souligne que les malades furent amenés au Christ lorsque le soir était venu. Cela peut indiquer que les gens craignaient de venir à la lumière du jour. Mais cela peut aussi témoigner du fait que tout cela se passait un sabbat, et que les gens venaient aussitôt après la fin du repos sabbatique, sans perdre une minute.
Remarquons que la belle-mère de Pierre, une fois guérie, se mit aussitôt à servir ; ainsi, elle ne reprit pas seulement ses occupations habituelles de la maison, mais se mit aussi, à sa manière coutumière, à servir le Christ. Nous ne trouvons nulle part ailleurs de mention d’elle, et il n’est dit nulle part que le Christ l’ait envoyée à quelque service particulier. Mais on peut servir le Christ en tout lieu, au milieu des occupations habituelles.
Mais ceux qui veulent être auprès de Lui, Il les place devant la réalité des difficultés. Au scribe qui promet de suivre le Christ partout où Il ira, Jésus annonce les difficultés et dit qu’il ne faut pas compter sur le confort. Une telle réponse se comprend. En revanche, la réponse faite à un autre disciple, qui veut ensevelir son père, suscite l’étonnement. Mais ici aussi, grâce aux commentateurs qui connaissent les coutumes anciennes, nous pouvons comprendre que le père du disciple est vivant ; cela signifie donc que le disciple s’apprête à rester des années à la maison, sans suivre le Christ.
Pourtant, il est impossible d’éluder indéfiniment le choix de suivre ou non le Christ.
10 Entendant cela, Jésus fut dans l'admiration et dit à ceux qui le suivaient : " En vérité, je vous le dis, chez personne je n'ai trouvé une telle foi en Israël. |
11 Eh bien! je vous dis que beaucoup viendront du levant et du couchant prendre place au festin avec Abraham, Isaac et Jacob dans le Royaume des Cieux, |
12 tandis que les fils du Royaume seront jetés dans les ténèbres extérieures : là seront les pleurs et les grincements de dents. " |
13 Puis il dit au centurion : " Va ! Qu'il t'advienne selon ta foi ! " Et l'enfant fut guéri sur l'heure. |
14 Étant venu dans la maison de Pierre, Jésus vit sa belle-mère alitée, avec la fièvre. |
15 Il lui toucha la main, la fièvre la quitta, elle se leva et elle le servait. |
16 Le soir venu, on lui présenta beaucoup de démoniaques; il chassa les esprits d'un mot, et il guérit tous les malades, |
17 afin que s'accomplît l'oracle d'Isaïe le prophète : Il a pris nos infirmités et s'est chargé de nos maladies. |
18 Se voyant entouré de foules nombreuses, Jésus donna l'ordre de s'en aller sur l'autre rive. |
19 Et un scribe s'approchant lui dit : " Maître, je te suivrai où que tu ailles. " |
20 Jésus lui dit : " Les renards ont des tanières et les oiseaux du ciel ont des nids ; le Fils de l'homme, lui, n'a pas où reposer la tête. " |
21 Un autre des disciples lui dit : " Seigneur, permets-moi de m'en aller d'abord enterrer mon père. " |
22 Mais Jésus lui dit : " Suis-moi, et laisse les morts enterrer leurs morts. " |
23 Puis il monta dans la barque, suivi de ses disciples. |
« Et Jésus lui dit : les renards ont des tanières et les oiseaux du ciel ont des nids, mais le Fils de l’homme n’a pas où reposer la tête. » À la lecture de ces paroles de l’Évangile d’aujourd’hui, une tendresse merveilleuse pour notre Seigneur nous traverse, avec une compassion incomparable et le désir de Lui offrir un toit... Mais c’est impossible : Il vivait alors et là-bas, tandis que nous sommes ici et maintenant. Pourtant, telle est la nature divine de Jésus, ce qui Le distingue de l’homme : ici même et maintenant, nous pouvons Lui offrir un toit — notre cœur. Que le cœur de chacun devienne le lieu où le Seigneur reposera la tête. Prions de telle sorte que le Seigneur vienne chez nous non pour travailler, mais pour se reposer ; qu’Il trouve dans notre cœur repos et paix, car Il est très fatigué.
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