Bible-Centre

La réflexion principale pour le 16 avril 2025

« Il Se fait Dieu » : accusation assez souvent lancée au Sauveur durant Son ministère terrestre. Lancée par des hommes profondément religieux. Qu’est-ce donc : un mensonge malveillant ou un malentendu ? Très vraisemblablement, ni l’un ni l’autre.

Il y a simplement ici la différence entre religion et Révélation. Entre une connaissance de Dieu extérieure, comme vue du dehors, et cette plénitude de communion avec Lui qui est impossible sans la plénitude de Sa présence en celui qui communie. Jésus parle sans cesse à Ses auditeurs précisément de cette plénitude. Il sait de quoi Il parle : Il est né avec cette plénitude. Il n’a pas eu à la chercher et à se réjouir s’il parvenait, ne fût-ce qu’un instant, à en saisir un reflet, comme les hommes ordinaires. La plénitude de la vie de Son Père céleste demeure constamment en Lui. Bien sûr, Il comprend qu’aucun de Ses auditeurs n’y a accès comme Lui.

Mais Il sait aussi autre chose : il existe un chemin qui conduit à cette plénitude. Un chemin qui commence dans le cœur de l’homme, conduit à Lui, puis, à travers la plénitude de Sa vie, à la plénitude de la communion avec Dieu manifestée dans la vie du Royaume. Et alors chacun devient fils de Dieu. Non pas le Fils avec une majuscule, bien sûr, comme Lui-même, mais fils. Et là, ce n’est plus la religion, ni même la mystique ; c’est un être nouveau, une existence nouvelle, une vie nouvelle.

Dans la plénitude de la vie de Dieu ouverte par le Messie. Par le Fils avec une majuscule. Mais à l’homme qui a fait de la religion le but et le sens de sa vie, cela paraît blasphématoire. Comment l’homme peut-il prétendre à la plénitude de la communion avec Dieu ? Entre Dieu et l’homme, il y a un abîme. Il est infranchissable, jamais, en aucune circonstance. Et si quelqu’un apparaît en affirmant qu’on peut être proche de Dieu comme d’un homme, et même plus proche encore, il est fou ou blasphémateur.

Jésus, pourtant, témoigne qu’en tant qu’Homme Il ne ressent pas de distance entre Lui et Dieu. « Moi et le Père, nous sommes un. » Il y a une différence : le Fils n’est pas le Père, mais il n’y a pas de distance. Et l’action est une. « Mon Père agit jusqu’à présent, et Moi aussi J’agis. » Cette absence de distance paraît absolument incroyable à l’homme religieux. Paradoxe : la religion est justement née du sentiment de cette distance, et elle est née pour la surmonter. Et voici qu’apparaît Celui qui l’a surmontée.

Il semblerait qu’il n’y ait qu’à s’en réjouir. Mais il s’avère que ce qui avait été conçu comme un moyen a déjà eu le temps de devenir une fin en soi. Et maintenant les spécialistes qui administrent ce moyen s’indignent en voyant qu’il devient inutile. Et ils sont prêts à tout pour se débarrasser de Celui qui l’a dévalorisé. Mais le Royaume n’entre dans aucun cadre religieux. Il faut choisir, et chacun choisit le sien.

RÉFLEXIONS

 

Peu à peu, le Seigneur commence à révéler aux disciples, et pas seulement à eux, le mystère de son ministère. Il est venu sur la terre pour « faire » ce que « fait » son Père. Comme le Père donne la vie aux hommes le jour du sabbat, ainsi Jésus... 

 

En parlant de son ministère, Jésus mentionne le Jugement et la résurrection des morts, tout ce qui, dans la conscience de ses auditeurs, était lié à la fin de l'histoire terrestre, à la venue du Messie et à l'avènement du Royaume messianique. Mais il ne se nomme pourtant pas Messie. C'est peut-être précisément cela... 

 

Pour les Juifs qui écoutaient le Christ, ce qu'il y avait sans doute de plus saisissant et d'impossible, c'était qu'Il appelait Dieu Son Père. Dans une certaine mesure, ils avaient raison: qui parmi les hommes, en effet, oserait appeler Dieu son Père?... 

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