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RÉFLEXIONS pour Is 49:15

15 Une femme oublie-t-elle son petit enfant,
est-elle sans pitié pour le fils de ses entrailles ?
Même si les femmes oubliaient,
moi, je ne t’oublierai pas.
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Dans le contexte de la prophétie sur le salut que Dieu accomplira dans le Christ, le Deutéro-Isaïe, auteur de la seconde moitié du livre du prophète Isaïe dont nous ignorons le nom, inscrit ces paroles bouleversantes. Elles s'adressent à tous et à chacun, indépendamment de tout. Combien souvent nous tombons dans le désespoir et le murmure, nous nous offensons contre Dieu, parce qu'il nous semble qu'Il nous a abandonnés au hasard du destin. Et il ne s'agit pas seulement du fait que nous ne remarquons pas Ses bienfaits, que nous ne remarquons pas tous Ses dons inestimables : la lumière et l'air, la nourriture et le travail, les forces de la vie et la vie elle-même. Ils nous sont bien sûr donnés, et nous ne remercions certes pas assez Dieu pour eux.

Mais nous avons besoin de beaucoup plus : de Sa compassion, de Sa protection, qu'Il nous délivre de la sombre perspective de la mort. C'est précisément pourquoi il est si important pour nous que le Seigneur ne nous oublie jamais, et que Sa mémoire et Sa compassion dépassent même l'amour maternel, autrement dit dépassent tout ce que nous connaissons en ce monde comme amour et mémoire. Il est tout simplement saisissant de voir combien la vie devient sûre lorsqu'on s'appuie sur la vérité de cette promesse de Dieu. Même dans le plus terrible, dans la souffrance et la mort, apparaît l'espérance, si nous croyons à ces paroles. Cette espérance est particulièrement forte le jour de la Résurrection.

Autres réflexions

 
Pour Is 49:14-15
14 Sion avait dit : « Yahvé m’a abandonnée ;
le Seigneur m’a oubliée. »
15 Une femme oublie-t-elle son petit enfant,
est-elle sans pitié pour le fils de ses entrailles ?
Même si les femmes oubliaient,
moi, je ne t’oublierai pas.
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Dans quel état un homme dit-il d'ordinaire que Dieu l'a oublié ? Bien sûr, c'est d'habitude un état de péché grave. Il semble que si j'ai oublié le Seigneur, Lui non plus n'a aucune raison de se souvenir de moi. Dans la lecture vétérotestamentaire d'aujourd'hui...  Lire la suite

Dans quel état un homme dit-il d'ordinaire que Dieu l'a oublié ? Bien sûr, c'est d'habitude un état de péché grave. Il semble que si j'ai oublié le Seigneur, Lui non plus n'a aucune raison de se souvenir de moi. Dans la lecture vétérotestamentaire d'aujourd'hui, le Seigneur dit qu'il Lui est impossible d'oublier Son peuple. Il se souvient de nous simplement parce qu'Il aime, sans conditions, sans explications.

Chacun de nous choisit lui-même la vie ou la mort, la liberté en Dieu ou la fausse liberté du péché. Mais nous savons qu'en réalité tout péché rend l'homme esclave. Ceux qui, dans la lecture d'aujourd'hui, sont appelés prisonniers et habitants des ténèbres ont fait eux-mêmes leur choix. Mais aujourd'hui le Seigneur ne le rappelle pas. Il dit simplement : « Sortez ! Montrez-vous ! Le jour du salut est venu ! » Il entend la voix de ceux qui L'appellent au secours, Il prend pitié et sauve, parce qu'Il est un Dieu de miséricorde. Ce passage est le chant du Seigneur Lui-même, qui se réjouit en délivrant et en consolant Son peuple.

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Pour Is 49:8-15
8 Ainsi parle Yahvé :
Au temps de la faveur je t’ai exaucé,
au jour du salut je t’ai secouru.
Je t’ai façonné et j’ai fait de toi l’alliance d’un peuple
pour relever le pays,
pour restituer les héritages dévastés,
9 pour dire aux captifs : « Sortez »,
à ceux qui sont dans les ténèbres : « Montrez-vous. »
Ils paîtront le long des chemins,
sur tous les monts chauves ils auront un pâturage.
10 Ils n’auront plus faim ni soif,
ils ne souffriront pas du vent brûlant ni du soleil,
car celui qui les prend en pitié les conduira,
il les mènera vers les eaux jaillissantes.
11 De toutes mes montagnes je ferai un chemin
et mes routes seront relevées.
12 Les voici, ils viennent de loin,
ceux-ci du Nord et de l’Occident,
et ceux-là du pays de Sînîm.
13 Cieux, criez de joie, terre, exulte,
que les montagnes poussent des cris,
car Yahvé a consolé son peuple,
il prend en pitié ses affligés.
14 Sion avait dit : « Yahvé m’a abandonnée ;
le Seigneur m’a oubliée. »
15 Une femme oublie-t-elle son petit enfant,
est-elle sans pitié pour le fils de ses entrailles ?
Même si les femmes oubliaient,
moi, je ne t’oublierai pas.
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Le retour du peuple de Dieu sur la terre de ses pères, le rassemblement du peuple, est l'un des thèmes centraux de la prédication d'Isaïe...  Lire la suite

Le retour du peuple de Dieu sur la terre de ses pères, le rassemblement du peuple, est l'un des thèmes centraux de la prédication d'Isaïe de Babylone. Rien d'étonnant à cela : Isaïe de Babylone vivait à la fin de l'époque de l'exil, peu avant la conquête de la Babylonie par Cyrus le Grand, qui promulgua le décret permettant aux Juifs de revenir à Jérusalem et de reconstruire la ville et le Temple. Mais, pour le prophète, le retour du peuple de l'exil n'est pas seulement le rétablissement de la justice historique. Il est avant tout le signe que Dieu pardonne au peuple tous les péchés commis, le signe du rétablissement de l'alliance que le peuple avait rompue avant l'exil, entraînant ainsi sa propre catastrophe nationale et celle de son pays.

Le retour du peuple sur la terre de ses pères n'était pas simplement le rétablissement de la situation antérieure, fût-ce sous une forme améliorée. Ce n'était pas un retour au passé, même spirituellement ennobli, mais un pas vers l'avenir, vers une nouvelle époque, liée certes à la précédente, mais qui ne la reproduit sous aucune forme, même modifiée et, pour ainsi dire, optimisée. Voilà pourquoi la prédication d'Isaïe sur le retour rappelle tant ses propres prophéties et celles de ses prédécesseurs sur le Royaume messianique, sur la terre transfigurée par la puissance du souffle de Dieu.

Ce n'est pas seulement que la vision prophétique de l'histoire du peuple de Dieu envisageait la venue du Messie comme la prochaine étape spirituelle de cette histoire après la fin du temps des épreuves — et tous les prophètes comprenaient précisément l'exil comme un temps d'épreuves. C'est aussi que, lorsque des événements se produisent avec la participation directe de Dieu, lorsqu'ils sont, comme disent les théologiens, providentiels, Sa participation à ces événements révèle toujours Sa présence là où ils se déroulent. Alors le monde, du moins dans la mesure où il se trouve engagé dans ces événements providentiels, devient le Royaume.

Car le Royaume de Dieu n'est pas un autre monde à part, ni quelque autre dimension transcendante de notre monde. C'est toujours notre même monde, qui nous est si familier, mais changé par le souffle de Dieu et tout pénétré du rayonnement de Sa présence. Il suffit que se manifestent ce souffle, ces lueurs de Sa présence, pour que le monde devienne autre : non seulement vaste et rayonnant, mais surtout obéissant à Dieu, prêt à accueillir chacune de Ses décisions et chacune de Ses interventions. Il devient tel que Dieu l'a voulu et tel qu'il redeviendra après le retour du Sauveur dans la gloire et cette transfiguration dont Isaïe voyait les reflets.

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Pour Is 49:1-26
1 Iles, écoutez-moi,
soyez attentifs, peuples lointains !
Yahvé m’a appelé dès le sein maternel,
dès les entrailles de ma mère il a prononcé mon nom.
2 Il a fait de ma bouche une épée tranchante,
il m’a abrité à l’ombre de sa main ;
il a fait de moi une flèche acérée,
il m’a caché dans son carquois.
3 Il m’a dit : « Tu es mon serviteur, Israël,
toi en qui je me glorifierai. »
4 Et moi, j’ai dit : « C’est en vain que j’ai peiné,
pour rien, pour du vent j’ai usé mes forces. »
Et pourtant mon droit était avec Yahvé
et mon salaire avec mon Dieu.
5 Et maintenant Yahvé a parlé,
lui qui m’a modelé dès le sein de ma mère pour être son serviteur,
pour ramener vers lui Jacob,
et qu’Israël lui soit réuni ;
— je serai glorifié aux yeux de Yahvé,
et mon Dieu a été ma force ; —
6 il a dit : « C’est trop peu que tu sois pour moi un serviteur
pour relever les tribus de Jacob et ramener les survivants d’Israël.
Je fais de toi la lumière des nations
pour que mon salut atteigne aux extrémités de la terre. »
7 Ainsi parle Yahvé, le rédempteur, le Saint d’Israël,
à celui dont l’âme est méprisée, honnie de la nation,
à l’esclave des tyrans :
des rois verront et se lèveront, des princes verront et se prosterneront,
à cause de Yahvé qui est fidèle, du Saint d’Israël qui t’a élu.
8 Ainsi parle Yahvé :
Au temps de la faveur je t’ai exaucé,
au jour du salut je t’ai secouru.
Je t’ai façonné et j’ai fait de toi l’alliance d’un peuple
pour relever le pays,
pour restituer les héritages dévastés,
9 pour dire aux captifs : « Sortez »,
à ceux qui sont dans les ténèbres : « Montrez-vous. »
Ils paîtront le long des chemins,
sur tous les monts chauves ils auront un pâturage.
10 Ils n’auront plus faim ni soif,
ils ne souffriront pas du vent brûlant ni du soleil,
car celui qui les prend en pitié les conduira,
il les mènera vers les eaux jaillissantes.
11 De toutes mes montagnes je ferai un chemin
et mes routes seront relevées.
12 Les voici, ils viennent de loin,
ceux-ci du Nord et de l’Occident,
et ceux-là du pays de Sînîm.
13 Cieux, criez de joie, terre, exulte,
que les montagnes poussent des cris,
car Yahvé a consolé son peuple,
il prend en pitié ses affligés.
14 Sion avait dit : « Yahvé m’a abandonnée ;
le Seigneur m’a oubliée. »
15 Une femme oublie-t-elle son petit enfant,
est-elle sans pitié pour le fils de ses entrailles ?
Même si les femmes oubliaient,
moi, je ne t’oublierai pas.
16 Vois, je t’ai gravée sur les paumes de mes mains,
tes remparts sont devant moi sans cesse.
17 Tes bâtisseurs se hâtent,
ceux qui te détruisent et te ravagent vont s’en aller.
18 Lève les yeux aux alentours et regarde :
tous sont rassemblés, ils viennent à toi.
Par ma vie, oracle de Yahvé,
ils sont tous comme une parure dont tu te couvriras,
comme fait une fiancée, tu te les attacheras.
19 Car tes ruines, tes décombres, ton pays désolé
sont désormais trop étroits pour tes habitants,
et ceux qui te dévoraient s’éloigneront.
20 Ils diront de nouveau à tes oreilles,
les fils dont tu étais privée :
« L’endroit est trop étroit pour moi,
fais-moi une place pour que je m’installe. »
21 Et tu diras dans ton cœur :
« Qui m’a enfanté ceux-ci ?
J’étais privée d’enfants et stérile,
exilée et rejetée,
et ceux-ci, qui les a élevés ?
Pendant que moi j’étais laissée seule,
ceux-ci, où étaient-ils ? »
22 Ainsi parle le Seigneur Yahvé :
Voici que je lève la main vers les nations,
que je dresse un signal pour les peuples :
ils t’amèneront tes fils dans leurs bras,
et tes filles seront portées sur l’épaule.
23 Des rois seront tes pères adoptifs,
et leurs princesses, tes nourrices.
Face contre terre, ils se prosterneront devant toi,
ils lécheront la poussière de tes pieds.
Et tu sauras que je suis Yahvé,
ceux qui espèrent en moi ne seront pas déçus.
24 Au guerrier arrache-t-on sa prise ?
Le prisonnier d’un tyran sera-t-il libéré ?
25 Mais ainsi parle Yahvé :
Eh bien, le prisonnier du guerrier lui sera arraché,
et la prise du tyran sera libérée.
Je vais moi-même chercher querelle à qui te cherche querelle,
tes enfants, c’est moi qui les sauverai.
26 À tes oppresseurs je ferai manger leur propre chair,
comme de vin nouveau ils s’enivreront de leur sang.
Et toute chair saura que moi, Yahvé, je suis ton sauveur,
que ton rédempteur, c’est le Puissant de Jacob.
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Nous avons devant nous l'un des passages centraux de la prophétie d'Isaïe. Les interprétations des Pères de l'Église nous en révèlent le sens comme une prophétie sur le Sauveur à venir, appelé ici le Saint d'Israël. Mais la forme du récit peut laisser penser qu'il s'agit seulement du...  Lire la suite

Nous avons devant nous l'un des passages centraux de la prophétie d'Isaïe. Les interprétations des Pères de l'Église nous en révèlent le sens comme une prophétie sur le Sauveur à venir, appelé ici le Saint d'Israël. Mais la forme du récit peut laisser penser qu'il s'agit seulement du triomphe terrestre d'Israël, et une telle lecture a dû rendre beaucoup plus difficile, pour une partie du peuple, la reconnaissance du Messie lorsqu'Il est venu parmi les hommes.

Pourtant, en venant sur terre, le Messie n'a pas seulement manifesté en Lui-même le Père céleste ; Il a aussi incarné dans Sa forme humaine les traits des fils du peuple d'Israël les plus proches de Dieu, concentrant en Lui l'essence de leurs chemins spirituels.

Mais les chemins indiqués à Israël ne sont pas destinés à un seul peuple : en les parcourant, Israël a donné des repères à tous les autres. Désormais, toute l'humanité peut devenir le peuple nombreux et divers de Dieu en accueillant Celui qui, quelques siècles plus tard, apparaîtra en Israël.

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