Nous sommes devant l’un des passages centraux de la prophétie d’Isaïe. Les interprétations des Pères de l’Église nous en révèlent le sens comme une prophétie sur le Sauveur à venir, appelé ici le Saint d’Israël. Pourtant, la forme du récit peut laisser penser qu’il ne s’agit que du triomphe terrestre d’Israël, et une telle lecture a sans doute rendu beaucoup plus difficile, pour une partie du peuple, de reconnaître le Messie lors de Sa venue parmi les hommes. Or, en venant sur la terre, le Messie a non seulement révélé en Lui le Père céleste, mais Il a aussi incarné dans Son apparence humaine les traits des fils du peuple d’Israël les plus proches de Dieu, concentrant en Lui l’essence de leurs chemins spirituels.
Mais les chemins indiqués à Israël ne sont pas destinés à un seul peuple. En les parcourant, Israël a donné des repères à toutes les nations. Désormais, toute l’humanité peut devenir le peuple de Dieu, nombreux et divers, en accueillant Celui qui apparaîtrait en Israël plusieurs siècles plus tard.
