8 Mais si nous sommes morts avec le Christ, nous croyons que nous vivons aussi avec lui, |
Selon la pensée de l'apôtre Paul, notre union avec le Christ ne se produit pas dans la vie, mais dans la mort. Car ce que nous appelons vie est, du point de vue de Dieu, une entrée dans la mort. Et le Christ, qui par Sa nature divine n'a pas part à la mort, entre volontairement dans notre mourir pour nous rencontrer "sur notre territoire".
C'est un abaissement du Fils de Dieu absolument inimaginable pour nous, la "kénose" en grec, un immense chemin parcouru de Dieu jusqu'à nous. Mais pour la rencontre, notre mouvement en sens inverse est également nécessaire. Il se produit lorsque nous faisons un tout petit pas, en acceptant que le Christ ne soit pas mort sans raison, mais par amour pour nous et pour nous, que dans notre baptême nous vivons Sa mort comme un fait de notre biographie personnelle, qui change radicalement la direction de notre mouvement, parce que le mourir prend fin là. Ainsi rencontrés avec le Christ dans la mort, nous ne sommes plus séparés de Lui dans la résurrection.
Le mot très juste ici est "nous croyons" : ce n'est pas une connaissance scientifique, mais la confiance en Dieu, l'espérance en Sa force d'amour qui nous sauve.
3 Ou bien ignorez-vous que, baptisés dans le Christ Jésus, c'est dans sa mort que tous nous avons été baptisés? |
4 Nous avons donc été ensevelis avec lui par le baptême dans la mort, afin que, comme le Christ est ressuscité des morts par la gloire du Père, nous vivions nous aussi dans une vie nouvelle. |
5 Car si c'est un même être avec le Christ que nous sommes devenus par une mort semblable à la sienne, nous le serons aussi par une résurrection semblable; |
6 comprenons-le, notre vieil homme a été crucifié avec lui, pour que fût réduit à l'impuissance ce corps de péché, afin que nous cessions d'être asservis au péché. |
7 Car celui qui est mort est affranchi du péché. |
8 Mais si nous sommes morts avec le Christ, nous croyons que nous vivons aussi avec lui, |
9 sachant que le Christ une fois ressuscité des morts ne meurt plus, que la mort n'exerce plus de pouvoir sur lui. |
10 Sa mort fut une mort au péché, une fois pour toutes; mais sa vie est une vie à Dieu. |
11 Et vous de même, considérez que vous êtes morts au péché et vivants à Dieu dans le Christ Jésus. |
Le jour le plus terrible et le plus vide est le Grand Samedi, lorsque le Sauveur du monde repose au tombeau et que notre maison nous est laissée vide. Mais voici ce que dit en ce jour notre office: «Le grand Moïse a mystérieusement préfiguré le jour présent en disant: "Et Dieu bénit le septième jour"; car c'est le Samedi béni, c'est le jour du repos, où le Fils unique de Dieu s'est reposé de toutes ses œuvres, gardant le sabbat dans la chair par l'économie de sa mort; et, revenu de nouveau à l'existence par la Résurrection, il nous a accordé la vie éternelle, lui le seul Bon et Ami des hommes».
«Que toute chair humaine fasse silence, qu'elle se tienne avec crainte et tremblement, sans rien méditer de terrestre; car le Roi des rois et le Seigneur des seigneurs vient pour être immolé et se donner en nourriture aux fidèles. Devant lui avancent les chœurs des anges avec toutes les principautés et les puissances, les chérubins aux yeux nombreux et les séraphins aux six ailes, se couvrant le visage et chantant le cantique: Alléluia, Alléluia, Alléluia».
1 Que dire alors? Qu'il nous faut rester dans le péché, pour que la grâce se multiplie? Certes non! |
2 Si nous sommes morts au péché, comment continuer de vivre en lui? |
3 Ou bien ignorez-vous que, baptisés dans le Christ Jésus, c'est dans sa mort que tous nous avons été baptisés? |
4 Nous avons donc été ensevelis avec lui par le baptême dans la mort, afin que, comme le Christ est ressuscité des morts par la gloire du Père, nous vivions nous aussi dans une vie nouvelle. |
5 Car si c'est un même être avec le Christ que nous sommes devenus par une mort semblable à la sienne, nous le serons aussi par une résurrection semblable; |
6 comprenons-le, notre vieil homme a été crucifié avec lui, pour que fût réduit à l'impuissance ce corps de péché, afin que nous cessions d'être asservis au péché. |
7 Car celui qui est mort est affranchi du péché. |
8 Mais si nous sommes morts avec le Christ, nous croyons que nous vivons aussi avec lui, |
9 sachant que le Christ une fois ressuscité des morts ne meurt plus, que la mort n'exerce plus de pouvoir sur lui. |
10 Sa mort fut une mort au péché, une fois pour toutes; mais sa vie est une vie à Dieu. |
11 Et vous de même, considérez que vous êtes morts au péché et vivants à Dieu dans le Christ Jésus. |
12 Que le péché ne règne donc plus dans votre corps mortel de manière à vous plier à ses convoitises. |
13 Ne faites plus de vos membres des armes d'injustice au service du péché; mais offrez-vous à Dieu comme des vivants revenus de la mort et faites de vos membres des armes de justice au service de Dieu. |
14 Car le péché ne dominera pas sur vous : vous n'êtes pas sous la Loi, mais sous la grâce. |
Nous comparons souvent notre propre baptême et notre conversion à Dieu au commencement d'une vie nouvelle. L'apôtre Paul nous dit qu'en réalité, en devenant ceux du Christ, nous acceptons d'abord la mort, et c'est précisément en elle que nous sommes unis au Christ. Il nous dit que notre consentement à entrer dans Sa grâce est avant tout notre consentement à partager la souffrance du Christ dans ce monde, à prendre sur nous ne serait-ce que la plus petite part de Ses blessures. C'est avant tout de cette ressemblance que parle Paul.
Car sans prendre congé du péché, de ce « vieil homme » qui est en nous, nous ne pourrons pas revivre avec le Christ pour la vie éternelle. L'ensevelissement dont parle l'apôtre est avant tout la mort de nos passions et de notre amour-propre : notre désir de faire à notre manière quoi qu'il arrive, notre haine ou simplement notre indifférence envers notre prochain. Nous devons nous séparer de tout cela pour ressusciter, renouvelés par Sa grâce et Son pardon, afin que ce ne soit plus notre péché qui vive en nous, mais le Christ.
1 Que dire alors? Qu'il nous faut rester dans le péché, pour que la grâce se multiplie? Certes non! |
2 Si nous sommes morts au péché, comment continuer de vivre en lui? |
3 Ou bien ignorez-vous que, baptisés dans le Christ Jésus, c'est dans sa mort que tous nous avons été baptisés? |
4 Nous avons donc été ensevelis avec lui par le baptême dans la mort, afin que, comme le Christ est ressuscité des morts par la gloire du Père, nous vivions nous aussi dans une vie nouvelle. |
5 Car si c'est un même être avec le Christ que nous sommes devenus par une mort semblable à la sienne, nous le serons aussi par une résurrection semblable; |
6 comprenons-le, notre vieil homme a été crucifié avec lui, pour que fût réduit à l'impuissance ce corps de péché, afin que nous cessions d'être asservis au péché. |
7 Car celui qui est mort est affranchi du péché. |
8 Mais si nous sommes morts avec le Christ, nous croyons que nous vivons aussi avec lui, |
9 sachant que le Christ une fois ressuscité des morts ne meurt plus, que la mort n'exerce plus de pouvoir sur lui. |
10 Sa mort fut une mort au péché, une fois pour toutes; mais sa vie est une vie à Dieu. |
11 Et vous de même, considérez que vous êtes morts au péché et vivants à Dieu dans le Christ Jésus. |
12 Que le péché ne règne donc plus dans votre corps mortel de manière à vous plier à ses convoitises. |
13 Ne faites plus de vos membres des armes d'injustice au service du péché; mais offrez-vous à Dieu comme des vivants revenus de la mort et faites de vos membres des armes de justice au service de Dieu. |
14 Car le péché ne dominera pas sur vous : vous n'êtes pas sous la Loi, mais sous la grâce. |
Poursuivant ses réflexions sur le Royaume et la justice, l’apôtre pose une question rhétorique : si l’action de la grâce de Dieu devient particulièrement visible sur le fond du péché où demeure l’humanité déchue, cela signifie-t-il que même les péchés commis par les chrétiens sont utiles à Dieu (v. 1) ? Si l’histoire de la Torah et du Royaume est telle que le Royaume entre dans le monde lorsque le monde manifeste pleinement son péché, peut-être la biographie spirituelle d’une personne particulière ou d’une communauté chrétienne particulière doit-elle aussi comprendre, pour ainsi dire, une étape de « mise en évidence du péché », afin de laisser place à l’action de la grâce de Dieu ? Mais Paul rejette aussitôt cette possibilité, en indiquant que maintenant que le Royaume est entré dans le monde, la situation est devenue autre, et qu’il ne vaut pas la peine de reproduire l’histoire du salut à l’exemple de sa propre vie. Il parle d’autres processus spirituels, inséparables de l’essentiel qui a commencé avec la venue de Jésus-Christ dans le monde. Il rappelle que le lavement (le baptême) par lequel est lavé chacun de ceux qui entrent dans l’Église, au nom de Jésus-Christ, n’est rien d’autre qu’une participation à la mort dont le Christ est mort sur la croix (v. 3).
Cela peut paraître quelque peu étrange, car la mort du Sauveur sur la croix n’était qu’une étape de Son chemin, qui s’achève pourtant non par la mort, mais par la résurrection. Mais les développements suivants de Paul éclairent ce qu’il voulait dire en parlant du « baptême dans la mort ». Il parle d’une ressemblance avec la mort sur la croix, qui unit le chrétien à Jésus dans Sa résurrection (v. 5). La logique de l’apôtre est simple : le péché ne tient l’homme captif que tant qu’il vit (v. 7). La mort le libère, de sorte que le péché n’a plus de pouvoir sur lui (v. 6). Mais la mort peut être soit un départ vers le shéol, comme elle le fut pour d’innombrables générations ayant vécu avant la venue du Sauveur dans le monde, soit un pas vers une vie nouvelle, la vie du Royaume, que les fidèles peuvent partager avec Jésus ressuscité (v. 8-9). Pour Paul, à ce qu’on voit, la vie et la mort ne sont pas des états de l’existence humaine qui se succèdent, mais des formes de relation avec Dieu, ayant des degrés différents de plénitude, depuis le Royaume, où la plénitude est absolue, jusqu’au shéol, où les relations elles-mêmes sont presque totalement absentes. Et la justice et le péché sont deux chemins : l’un mène à l’affermissement et à l’approfondissement de la relation avec Dieu, pour s’achever dans le Royaume ; l’autre mène à sa destruction, pour s’achever dans le shéol. Jésus a parcouru Son chemin terrestre, le chemin du juste qui a vaincu la mort (v. 10). Mais le Royaume n’est pas encore entré dans le monde dans toute sa plénitude, et le chrétien qui cherche le Royaume doit comprendre que chacun de ses péchés devient désormais un obstacle non seulement sur son propre chemin vers le Royaume, mais aussi sur le chemin du Royaume dans le monde (v. 11-13). Avant la venue du Messie, la question du péché humain était, en un certain sens, une question privée.
Certes, le péché a toujours séparé l’homme de Dieu. Mais auparavant, la question était seulement celle de la pureté ou de l’impureté, celle de savoir si l’homme était prêt ou non pour cette rencontre avec Dieu qui avait lieu auprès de l’autel. Désormais, la question du péché humain est devenue une question globale, la question du Royaume : l’homme entrera-t-il dans le Royaume ou non ? Et portera-t-il le Royaume dans le monde, ou restera-t-il à l’écart ? L’histoire de la Torah et de la justice s’est achevée avec la venue du Sauveur. L’histoire du Royaume conquérant le monde a commencé. Et, comme dans toute guerre, chaque pas ici peut être un pas qui mène à la mort. Ou un pas qui mène à la vie.
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