25 Convertis-toi au Seigneur et renonce à tes péchés, implore-le bien en face, cesse de l’offenser.
26 Reviens vers le Très-Haut, détourne-toi de l’injustice, car c’est lui qui te guidera des ténèbres à l’illumination du salut et hais vigoureusement l’iniquité.
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En lisant la Bible, il est facile de remarquer que les livres bibliques ne nous disent presque rien de l'après-mort. Il n'y est presque pas question, voire pas du tout, d'une vie après la mort ni d'une rétribution posthume. Et ce « presque » se réduit à l'expérience que connaissent aussi les autres peuples de l'aire culturelle proche-orientale. Il s'agit du monde des ombres, du royaume des morts, où l'homme aboutit lorsque sa force vitale le quitte. Dans ce monde sombre, l'homme devient une ombre, et l'existence qui s'y trouve ne peut être appelée vie qu'avec beaucoup de réserve. Il ne reste à l'homme ni volonté ni mémoire ; sa conscience luit à peine, de sorte qu'il ne peut être question ni de pensées ni de sentiments. Il n'est donc pas étonnant que l'auteur du livre nie aux morts la possibilité de louer Dieu : l'existence dans ce monde des ombres, que la Bible appelle en hébreu « sheol » et en grec « hadès », est incompatible avec toute vie spirituelle. Les représentations d'une rétribution posthume et d'un bon après-mort n'existaient dans l'Antiquité proche-orientale qu'en Égypte et en Grèce ; dans les deux cas, elles apparurent tard et n'eurent aucune influence sur le yahvisme. En revanche, elles exercèrent une influence certaine sur les représentations chrétiennes médiévales de l'après-mort et de la rétribution posthume, donnant naissance à l'enseignement sur le paradis et l'enfer. Toute l'espérance de rétribution dans le yahvisme, puis dans le judaïsme, était liée uniquement au jour du Jugement et de la résurrection générale, dont les représentations, déjà à l'époque hellénistique, devinrent partout répandues et communément admises dans la Synagogue. Ici, il n'était plus question d'aucun après-mort ni d'aucune « demi-vie » : Dieu rend à chacun la vie dans toute sa plénitude, pourvu que l'homme soit capable de la recevoir et d'entrer dans le Royaume de Dieu en devenant son habitant. Dieu n'accepte rien de moins, même si l'homme acceptait des demi-mesures. Telle est la réponse biblique à la question de la mort : la résurrection et la pleine victoire sur la mort, comme sur ce mal qui est, par principe, incompatible avec le Royaume.
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