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RÉFLEXIONS pour Mc 7:1-23

Les Pharisiens et quelques scribes venus de Jérusalem se rassemblèrent auprès de lui,
et voyant quelques-uns de ses disciples prendre leur repas avec des mains impures, c'est-à-dire non lavées -
les Pharisiens, en effet, et tous les Juifs ne mangent pas sans s'être lavé les bras jusqu'au coude, conformément à la tradition des anciens,
et ils ne mangent pas au retour de la place publique avant de s'être aspergés d'eau, et il y a beaucoup d'autres pratiques qu'ils observent par tradition: lavages de coupes, de cruches et de plats d'airain -,
donc les Pharisiens et les scribes l'interrogent : " Pourquoi tes disciples ne se comportent-ils pas suivant la tradition des anciens, mais prennent-ils leur repas avec des mains impures ? "
Il leur dit : " Isaïe a bien prophétisé de vous, hypocrites, ainsi qu'il est écrit : Ce peuple m'honore des lèvres ; mais leur cœur est loin de moi.
Vain est le culte qu'ils me rendent, les doctrines qu'ils enseignent ne sont que préceptes humains.
Vous mettez de côté le commandement de Dieu pour vous attacher à la tradition des hommes. "
Et il leur disait : " Vous annulez bel et bien le commandement de Dieu pour observer votre tradition.
10 En effet, Moïse a dit : Honore ton père et ta mère, et : Que celui qui maudit son père ou sa mère soit puni de mort.
11 Mais vous, vous dites: Si un homme dit à son père ou à sa mère: Je déclare korbân c'est-à-dire offrande sacrée les biens dont j'aurais pu t'assister,
12 vous ne le laissez plus rien faire pour son père ou pour sa mère
13 et vous annulez ainsi la parole de Dieu par la tradition que vous vous êtes transmise. Et vous faites bien d'autres choses du même genre. "
14 Et ayant appelé de nouveau la foule près de lui, il leur disait : " Écoutez-moi tous et comprenez !
15 Il n'est rien d'extérieur à l'homme qui, pénétrant en lui, puisse le souiller, mais ce qui sort de l'homme, voilà ce qui souille l'homme.
16 Si quelqu'un a des oreilles pour entendre, qu'il entende! "
17 Quand il fut entré dans la maison, à l'écart de la foule, ses disciples l'interrogeaient sur la parabole.
18 Et il leur dit : " Vous aussi, vous êtes à ce point sans intelligence ? Ne comprenez-vous pas que rien de ce qui pénètre du dehors dans l'homme ne peut le souiller,
19 parce que cela ne pénètre pas dans le cœur, mais dans le ventre, puis s'en va aux lieux d'aisance " ainsi il déclarait purs tous les aliments .
20 Il disait : " Ce qui sort de l'homme, voilà ce qui souille l'homme.
21 Car c'est du dedans, du cœur des hommes, que sortent les desseins pervers: débauches, vols, meurtres,
22 adultères, cupidités, méchancetés, ruse, impudicité, envie, diffamation, orgueil, déraison.
23 Toutes ces mauvaises choses sortent du dedans et souillent l'homme. " .
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La lecture d'aujourd'hui nous ramène de nouveau à la question qui surgissait constamment dans les échanges de Jésus avec les pharisiens: la question de la révélation et de la tradition religieuse. Il y est question des normes et des règles de pureté rituelle admises chez une certaine partie des pharisiens. Les ablutions mentionnées dans le texte du passage sont sans aucun doute liées aux règles mentionnées dans l'Ancien Testament (par exemple dans le Livre du Lévitique), mais, à en juger par la description de l'évangéliste, leur nombre avait considérablement augmenté par rapport aux prescriptions de l'Ancien Testament. Cette attention exagérée aux questions de pureté rituelle était apparemment liée au fait que, pour les pharisiens qui observaient ces règles, elle était la condition principale d'une vie spirituelle pleine. En même temps, une attention exagérée à l'observance de certaines normes pouvait fort bien se combiner avec la négligence d'autres normes, et cette négligence trouvait ses justifications théologiques même lorsqu'il s'agissait d'une violation directe de l'un des dix commandements donnés par Dieu (v.9-13). Ici Jésus se heurte manifestement à un phénomène caractéristique, hélas, de toute tradition religieuse: en se développant et en se compliquant, ces traditions commencent souvent, avec le temps, à masquer le noyau auquel étaient liés leur naissance et leur formation première. Il peut finalement arriver que la vérité révélée par Dieu soit reléguée en arrière par des concepts théologiques créés par des théologiens inventifs. Quant à Jésus Lui-même, à la question de la pureté Il répond en désignant l'homme: c'est de l'état spirituel de l'homme (ou, pour parler le langage biblique, de l'état de son cœur) que dépend le fait qu'un homme soit pur ou non (v.18-23). Il ne s'agit plus ici, bien sûr, de pureté extérieure, rituelle, mais de pureté intérieure, qui détermine la qualité de la vie spirituelle. Et si le cœur de l'homme est pur, rien ne peut le souiller de l'extérieur.

Autres réflexions

 
Pour Mc 7:1-23
Les Pharisiens et quelques scribes venus de Jérusalem se rassemblèrent auprès de lui,
et voyant quelques-uns de ses disciples prendre leur repas avec des mains impures, c'est-à-dire non lavées -
les Pharisiens, en effet, et tous les Juifs ne mangent pas sans s'être lavé les bras jusqu'au coude, conformément à la tradition des anciens,
et ils ne mangent pas au retour de la place publique avant de s'être aspergés d'eau, et il y a beaucoup d'autres pratiques qu'ils observent par tradition: lavages de coupes, de cruches et de plats d'airain -,
donc les Pharisiens et les scribes l'interrogent : " Pourquoi tes disciples ne se comportent-ils pas suivant la tradition des anciens, mais prennent-ils leur repas avec des mains impures ? "
Il leur dit : " Isaïe a bien prophétisé de vous, hypocrites, ainsi qu'il est écrit : Ce peuple m'honore des lèvres ; mais leur cœur est loin de moi.
Vain est le culte qu'ils me rendent, les doctrines qu'ils enseignent ne sont que préceptes humains.
Vous mettez de côté le commandement de Dieu pour vous attacher à la tradition des hommes. "
Et il leur disait : " Vous annulez bel et bien le commandement de Dieu pour observer votre tradition.
10 En effet, Moïse a dit : Honore ton père et ta mère, et : Que celui qui maudit son père ou sa mère soit puni de mort.
11 Mais vous, vous dites: Si un homme dit à son père ou à sa mère: Je déclare korbân c'est-à-dire offrande sacrée les biens dont j'aurais pu t'assister,
12 vous ne le laissez plus rien faire pour son père ou pour sa mère
13 et vous annulez ainsi la parole de Dieu par la tradition que vous vous êtes transmise. Et vous faites bien d'autres choses du même genre. "
14 Et ayant appelé de nouveau la foule près de lui, il leur disait : " Écoutez-moi tous et comprenez !
15 Il n'est rien d'extérieur à l'homme qui, pénétrant en lui, puisse le souiller, mais ce qui sort de l'homme, voilà ce qui souille l'homme.
16 Si quelqu'un a des oreilles pour entendre, qu'il entende! "
17 Quand il fut entré dans la maison, à l'écart de la foule, ses disciples l'interrogeaient sur la parabole.
18 Et il leur dit : " Vous aussi, vous êtes à ce point sans intelligence ? Ne comprenez-vous pas que rien de ce qui pénètre du dehors dans l'homme ne peut le souiller,
19 parce que cela ne pénètre pas dans le cœur, mais dans le ventre, puis s'en va aux lieux d'aisance " ainsi il déclarait purs tous les aliments .
20 Il disait : " Ce qui sort de l'homme, voilà ce qui souille l'homme.
21 Car c'est du dedans, du cœur des hommes, que sortent les desseins pervers: débauches, vols, meurtres,
22 adultères, cupidités, méchancetés, ruse, impudicité, envie, diffamation, orgueil, déraison.
23 Toutes ces mauvaises choses sortent du dedans et souillent l'homme. " .
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Jésus donne au débat sur la tradition, sur la transmission, un tour tout à fait inattendu. Les ablutions mentionnées dans le texte étaient l'une de ces interprétations extensives...  Lire la suite

Jésus donne au débat sur la tradition, sur la transmission, un tour tout à fait inattendu. Les ablutions mentionnées dans le texte étaient l'une de ces interprétations extensives des normes et des règles de pureté rituelle, dont une multitude apparut à l'époque du Second Temple. L'ablution purificatrice, ne serait-ce que des mains seulement, au retour du marché, était justement l'une de ces règles nouvellement établies.

Il y avait là comme un désir d'une sorte de « super-pureté » : au marché, il pouvait y avoir de tout, on y rencontrait toutes sortes de gens, l'impureté de toute espèce y abondait ; mieux valait donc, par précaution, accomplir une ablution, au moins partielle, au moins seulement des mains, avant de se mettre à table, où il faudrait rompre, et donc bénir, le pain. Or toutes ces traditions, comme en témoigne Jésus, ne pouvaient prévenir les déformations essentielles liées à la vie spirituelle, à des choses aussi fondamentales que l'observance des commandements. Le Sauveur lui-même donne l'exemple d'une telle transgression : promets de donner au Temple ce qui est nécessaire pour aider tes parents âgés, et tu peux déjà ne plus les aider, car Dieu est plus important.

Formellement, tout est correct et pieux, mais au fond c'est une violation du cinquième commandement. Comment cela est-il possible ? Jésus donne aussitôt la réponse, en la ramenant à une formule aphoristique : ce n'est pas ce qui entre dans l'homme qui le souille, mais ce qui sort de lui. Dans d'autres évangiles, il est directement question de la bouche de l'homme ; il s'agit manifestement, d'une part, de la nourriture qui entre dans l'homme, et, d'autre part, des paroles. Bien sûr, derrière les paroles se tiennent toujours les intentions : ce sont elles qui souillent l'homme. Dans le Royaume, il en est vraiment ainsi, car le monde déchu et ses éléments n'ont déjà plus sur l'homme leur ancien pouvoir.

Pourquoi donc les hommes déplacent-ils souvent les accents de la vie spirituelle du principal vers le secondaire ? Jésus répond aussi à cette question. Il dit que ce que l'homme mange ne le souille pas ; au contraire, l'homme, s'il vit une vie spirituelle normale et pleine, est capable de sanctifier toute nourriture qui entre dans son corps. Quant à ce qui sort du corps, aux intentions et aux paroles, c'est là précisément que se décide si l'homme gardera la pureté ou se souillera. Cela se comprend : physiquement, l'homme est ce qu'il mange, mais seulement physiquement ; spirituellement, il est ce que son âme désire et vers quoi elle tend. Là où est le trésor, là aussi est le cœur. Mais si l'homme n'a pas de vie spirituelle normale, alors bien sûr toute impureté s'attachera à lui. Dans ce cas, cependant, aucune purification n'aidera, pas plus qu'aucun médicament n'aide celui qui est totalement privé d'immunité. C'est tout cela, comme autant de choses fondamentales pour la vie spirituelle, que Jésus rappelle aux gens qui l'écoutent.

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Pour Mc 7:1-13
Les Pharisiens et quelques scribes venus de Jérusalem se rassemblèrent auprès de lui,
et voyant quelques-uns de ses disciples prendre leur repas avec des mains impures, c'est-à-dire non lavées -
les Pharisiens, en effet, et tous les Juifs ne mangent pas sans s'être lavé les bras jusqu'au coude, conformément à la tradition des anciens,
et ils ne mangent pas au retour de la place publique avant de s'être aspergés d'eau, et il y a beaucoup d'autres pratiques qu'ils observent par tradition: lavages de coupes, de cruches et de plats d'airain -,
donc les Pharisiens et les scribes l'interrogent : " Pourquoi tes disciples ne se comportent-ils pas suivant la tradition des anciens, mais prennent-ils leur repas avec des mains impures ? "
Il leur dit : " Isaïe a bien prophétisé de vous, hypocrites, ainsi qu'il est écrit : Ce peuple m'honore des lèvres ; mais leur cœur est loin de moi.
Vain est le culte qu'ils me rendent, les doctrines qu'ils enseignent ne sont que préceptes humains.
Vous mettez de côté le commandement de Dieu pour vous attacher à la tradition des hommes. "
Et il leur disait : " Vous annulez bel et bien le commandement de Dieu pour observer votre tradition.
10 En effet, Moïse a dit : Honore ton père et ta mère, et : Que celui qui maudit son père ou sa mère soit puni de mort.
11 Mais vous, vous dites: Si un homme dit à son père ou à sa mère: Je déclare korbân c'est-à-dire offrande sacrée les biens dont j'aurais pu t'assister,
12 vous ne le laissez plus rien faire pour son père ou pour sa mère
13 et vous annulez ainsi la parole de Dieu par la tradition que vous vous êtes transmise. Et vous faites bien d'autres choses du même genre. "
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Nous nous souvenons que l'évangéliste Matthieu rapporte les paroles du Seigneur Jésus disant que « le ciel et la terre passeront plutôt que...  Lire la suite

Nous nous souvenons que l'évangéliste Matthieu rapporte les paroles du Seigneur Jésus disant que « le ciel et la terre passeront plutôt qu'un seul trait de la Loi » (Mt 5:18). En quoi consiste donc l'opposition entre le Christ et les pharisiens? Il apparaît que, pour les pharisiens, la Loi est un ensemble de commandements qu'en accomplissant, l'homme peut plaire à Dieu, devenir plus proche de Lui, accomplir Sa volonté concernant l'homme. Telle est l'approche de toute conscience religieuse en général, pour laquelle l'essence des relations de Dieu avec l'homme consiste dans l'accomplissement de certaines actions que Dieu prescrit aux hommes d'exécuter. Une approche familière, n'est-ce pas? Que dit donc le Christ de la Loi? Dans Son interprétation, l'amour des parents se révèle plus élevé que l'aumône faite au Temple, la pureté du cœur plus importante que la pureté des mains. Voilà vers quoi tend la Loi de Moïse. Alors, pour vivre selon la Loi de Dieu, il faut être plus attentif au cœur, aux relations avec Dieu et avec les hommes, qu'à l'accomplissement de lois ou de règles.

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Pour Mc 7:5-16
donc les Pharisiens et les scribes l'interrogent : " Pourquoi tes disciples ne se comportent-ils pas suivant la tradition des anciens, mais prennent-ils leur repas avec des mains impures ? "
Il leur dit : " Isaïe a bien prophétisé de vous, hypocrites, ainsi qu'il est écrit : Ce peuple m'honore des lèvres ; mais leur cœur est loin de moi.
Vain est le culte qu'ils me rendent, les doctrines qu'ils enseignent ne sont que préceptes humains.
Vous mettez de côté le commandement de Dieu pour vous attacher à la tradition des hommes. "
Et il leur disait : " Vous annulez bel et bien le commandement de Dieu pour observer votre tradition.
10 En effet, Moïse a dit : Honore ton père et ta mère, et : Que celui qui maudit son père ou sa mère soit puni de mort.
11 Mais vous, vous dites: Si un homme dit à son père ou à sa mère: Je déclare korbân c'est-à-dire offrande sacrée les biens dont j'aurais pu t'assister,
12 vous ne le laissez plus rien faire pour son père ou pour sa mère
13 et vous annulez ainsi la parole de Dieu par la tradition que vous vous êtes transmise. Et vous faites bien d'autres choses du même genre. "
14 Et ayant appelé de nouveau la foule près de lui, il leur disait : " Écoutez-moi tous et comprenez !
15 Il n'est rien d'extérieur à l'homme qui, pénétrant en lui, puisse le souiller, mais ce qui sort de l'homme, voilà ce qui souille l'homme.
16 Si quelqu'un a des oreilles pour entendre, qu'il entende! "
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Jésus distingue nettement la Tradition et les traditions. On accuse Ses disciples de manger du pain sans avoir accompli auparavant le rite prescrit de lavage des mains, bien que...  Lire la suite

Jésus distingue nettement la Tradition et les traditions. On accuse Ses disciples de manger du pain sans avoir accompli auparavant le rite prescrit de lavage des mains, bien que la Torah n’exige pas à proprement parler un tel lavage : ce n’était qu’un hommage à la tradition, et à une tradition tardive, enracinée dans la pratique de certains maîtres pharisiens.

Or de telles traditions tardives, purement humaines, qui flattaient l’amour-propre religieux de ceux qui les observaient, devenaient parfois la cause d’une violation effective du commandement, d’une destruction de la Tradition authentique. Certes, formellement, une telle violation était pleinement justifiée : car le premier commandement est plus grand que le cinquième, et celui qui s’efforce d’observer le premier commandement dans sa plénitude est parfois contraint de violer le cinquième commandement.

Mais dans le cas présent, il s’agit évidemment d’autre chose : en s’appuyant sur la primauté du premier commandement, on renonce en fait à aider des parents âgés. Bien souvent, il s’avérait plus simple de verser une certaine somme au trésor du Temple que de prendre soin de ses parents, et de tels dons étaient avantageux pour les autorités du Temple ; il n’est pas étonnant qu’à la fin on ait trouvé une justification « adéquate » à cette pratique qui, au fond, contredisait la Torah.

Mais Jésus, bien sûr, voit parfaitement toute la ruse des justifications proposées. Et Il la relie à l’attitude même envers la Tradition : non comme envers un guide sur le chemin de la justice menant au Royaume, mais comme envers un manuel d’aménagement moralement et religieusement confortable de sa vie. Et Il exprime le trait distinctif d’une telle attitude en deux phrases : ce n’est pas ce qui entre dans la bouche qui souille l’homme, mais ce qui sort de la bouche. Le côté extérieur, religieux, de la vie n’a aucun rapport avec la pureté spirituelle. Mais ce qui se passe dans le cœur, cela a un rapport avec elle. Le plus direct et le plus immédiat.

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Pour Mc 7:14-23
14 Et ayant appelé de nouveau la foule près de lui, il leur disait : " Écoutez-moi tous et comprenez !
15 Il n'est rien d'extérieur à l'homme qui, pénétrant en lui, puisse le souiller, mais ce qui sort de l'homme, voilà ce qui souille l'homme.
16 Si quelqu'un a des oreilles pour entendre, qu'il entende! "
17 Quand il fut entré dans la maison, à l'écart de la foule, ses disciples l'interrogeaient sur la parabole.
18 Et il leur dit : " Vous aussi, vous êtes à ce point sans intelligence ? Ne comprenez-vous pas que rien de ce qui pénètre du dehors dans l'homme ne peut le souiller,
19 parce que cela ne pénètre pas dans le cœur, mais dans le ventre, puis s'en va aux lieux d'aisance " ainsi il déclarait purs tous les aliments .
20 Il disait : " Ce qui sort de l'homme, voilà ce qui souille l'homme.
21 Car c'est du dedans, du cœur des hommes, que sortent les desseins pervers: débauches, vols, meurtres,
22 adultères, cupidités, méchancetés, ruse, impudicité, envie, diffamation, orgueil, déraison.
23 Toutes ces mauvaises choses sortent du dedans et souillent l'homme. " .
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Le fait même que les disciples demandent qu'on leur explique ce que le Seigneur a dit au peuple et aux pharisiens au sujet de la souillure est déjà étonnant : « Rien de ce qui entre dans l'homme du dehors ne peut le souiller ; mais ce qui sort de lui, voilà ce qui souille...  Lire la suite

Le fait même que les disciples demandent qu'on leur explique ce que le Seigneur a dit au peuple et aux pharisiens au sujet de la souillure est déjà étonnant : « Rien de ce qui entre dans l'homme du dehors ne peut le souiller ; mais ce qui sort de lui, voilà ce qui souille l'homme ». Le problème tient sans doute au fait que la compréhension du péché comme souillure, comme saleté, répandue dans beaucoup de religions (et habituelle aussi pour l'Ancien Testament), part de l'idée que la source de cette saleté se trouve hors de l'homme. En entrant en contact (corporellement ou moralement) avec cette saleté qui existe en dehors de l'homme, tu te salis et tu deviens désagréable aux yeux de Dieu. L'image visuelle très vive d'un individu puant et non lavé s'est trouvée pour toujours liée, dans la conscience humaine, à la violation du dessein de Dieu.

Cette représentation d'une source extérieure du mal qui souille l'homme est importante parce qu'elle réduit considérablement la mesure de notre responsabilité. En effet, peut-on condamner un homme qui a marché dans une bouse de vache ? On ne peut que le plaindre (l'option « se moquer de lui », bien entendu, n'est pas envisagée). Pourtant le Seigneur dit que la source du mal qui souille l'homme se trouve dans le cœur de l'homme. Par conséquent, nous portons nous-mêmes pleinement la responsabilité du mal que nous, et nous seuls, laissons entrer dans ce monde, tout comme du fait que Dieu nous voit sous une apparence aussi repoussante.

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Pour Mc 7:14-24
14 Et ayant appelé de nouveau la foule près de lui, il leur disait : " Écoutez-moi tous et comprenez !
15 Il n'est rien d'extérieur à l'homme qui, pénétrant en lui, puisse le souiller, mais ce qui sort de l'homme, voilà ce qui souille l'homme.
16 Si quelqu'un a des oreilles pour entendre, qu'il entende! "
17 Quand il fut entré dans la maison, à l'écart de la foule, ses disciples l'interrogeaient sur la parabole.
18 Et il leur dit : " Vous aussi, vous êtes à ce point sans intelligence ? Ne comprenez-vous pas que rien de ce qui pénètre du dehors dans l'homme ne peut le souiller,
19 parce que cela ne pénètre pas dans le cœur, mais dans le ventre, puis s'en va aux lieux d'aisance " ainsi il déclarait purs tous les aliments .
20 Il disait : " Ce qui sort de l'homme, voilà ce qui souille l'homme.
21 Car c'est du dedans, du cœur des hommes, que sortent les desseins pervers: débauches, vols, meurtres,
22 adultères, cupidités, méchancetés, ruse, impudicité, envie, diffamation, orgueil, déraison.
23 Toutes ces mauvaises choses sortent du dedans et souillent l'homme. " .
24 Partant de là, il s'en alla dans le territoire de Tyr. Étant entré dans une maison, il ne voulait pas que personne le sût, mais il ne put rester ignoré.
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Les paroles du Sauveur disant que rien de ce qui entre dans la bouche ne peut souiller l'homme sont parfois interprétées comme s'il n'y avait dans le monde rien d'impur en soi...  Lire la suite

Les paroles du Sauveur disant que rien de ce qui entre dans la bouche ne peut souiller l'homme sont parfois interprétées comme s'il n'y avait dans le monde rien d'impur en soi, de sorte que rien ne pourrait nuire à l'homme, sauf ce qui sort de son propre coeur. Or Jésus explique précisément pourquoi rien de ce qui entre dans la bouche ne peut souiller l'homme : cela traverse l'homme, et se trouve ainsi purifié. Cette affirmation, étrange au premier abord, se révèle pourtant tout à fait logique si l'on garde à l'esprit la seconde partie de l'explication, où il est question de ce qui sort du coeur. Il est supposé que, si le coeur de l'homme cesse de vomir dans le monde tout ce que le Sauveur énumère, rien d'impur ne pourra le souiller.

Bien sûr, Jésus ne parle pas d'impureté au sens du péché, mais au sens où la Torah en parle, c'est-à-dire un état psychophysiologique et spirituel particulier, qui gêne la communion avec Dieu et fait obstacle à la sanctification. C'est en ce sens que certains aliments sont appelés impurs (non casher) dans la Torah. Ils ne sont pas mauvais en eux-mêmes, mais ils ne conviennent pas à l'homme qui veut vivre une vie spirituelle pleine.

Il en était sans doute ainsi avant la venue dans le monde du Messie, qui a apporté avec lui le Royaume. Un Royaume où les notions de pureté et d'impureté deviennent réellement sans pertinence, parce que la plénitude des relations avec Dieu y est tout autre, incomparable à ce qu'elle était auparavant.

Pour l'habitant du Royaume, la nature demeure la nature ; tant que l'homme n'est pas totalement transfiguré, sa physiologie reste ce qu'elle était auparavant. Seulement, elle n'exerce plus sur l'état spirituel de l'homme l'influence qu'elle exerçait autrefois. Le processus de la digestion n'intervient plus dans la vie spirituelle. À une condition : que le coeur soit pur et qu'aucune saleté n'en sorte. Comme cela doit être chez un habitant du Royaume.

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Pour Mc 6:54-7:8
54 Quand ils furent sortis de la barque, aussitôt des gens qui l'avaient reconnu
55 parcoururent toute cette région et se mirent à transporter les malades sur leurs grabats, là où l'on apprenait qu'il était.
56 Et en tout lieu où il pénétrait, villages, villes ou fermes, on mettait les malades sur les places et on le priait de les laisser toucher ne fût-ce que la frange de son manteau, et tous ceux qui le touchaient étaient sauvés.
Les Pharisiens et quelques scribes venus de Jérusalem se rassemblèrent auprès de lui,
et voyant quelques-uns de ses disciples prendre leur repas avec des mains impures, c'est-à-dire non lavées -
les Pharisiens, en effet, et tous les Juifs ne mangent pas sans s'être lavé les bras jusqu'au coude, conformément à la tradition des anciens,
et ils ne mangent pas au retour de la place publique avant de s'être aspergés d'eau, et il y a beaucoup d'autres pratiques qu'ils observent par tradition: lavages de coupes, de cruches et de plats d'airain -,
donc les Pharisiens et les scribes l'interrogent : " Pourquoi tes disciples ne se comportent-ils pas suivant la tradition des anciens, mais prennent-ils leur repas avec des mains impures ? "
Il leur dit : " Isaïe a bien prophétisé de vous, hypocrites, ainsi qu'il est écrit : Ce peuple m'honore des lèvres ; mais leur cœur est loin de moi.
Vain est le culte qu'ils me rendent, les doctrines qu'ils enseignent ne sont que préceptes humains.
Vous mettez de côté le commandement de Dieu pour vous attacher à la tradition des hommes. "
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La conversation de Jésus avec les pharisiens au sujet du lavement des mains illustre très bien l'essence du conflit entre Jésus et une partie de la fraternité pharisienne, conflit qui finit par conduire beaucoup de pharisiens à haïr ouvertement Celui qu'ils croyaient attendre avec tant d'impatience...  Lire la suite

La conversation de Jésus avec les pharisiens au sujet du lavement des mains illustre très bien l'essence du conflit entre Jésus et une partie de la fraternité pharisienne, conflit qui finit par conduire beaucoup de pharisiens à haïr ouvertement Celui qu'ils croyaient attendre avec tant d'impatience. Il ne s'agit bien sûr pas ici d'hygiène, ni de la nécessité de se laver les mains avant de manger, mais précisément du lavage rituel sans lequel, selon certains maîtres pharisiens, on ne pouvait toucher le pain qui allait être rompu et béni (les Juifs croyants ne mangeaient pas, et ne mangent pas, de pain sans l'avoir béni d'une manière particulière).

Il faut remarquer que ce lavage relevait moins de l'accomplissement des normes de la Torah que d'un hommage à la tradition : car la Torah, qui exige effectivement un lavage pour ceux qui participent au sacrifice du Temple, ne dit rien de la nécessité de lavages avant la bénédiction de la nourriture en général, et du pain en particulier, dans le cadre domestique. Mais, comme on le voit, pour une partie des pharisiens, peut-être assez importante, refuser de suivre cette tradition tardive et secondaire, ainsi que d'autres semblables, équivalait à l'apostasie. Et Jésus réagit assez vivement aux accusations portées contre Ses disciples (comme d'habitude, on n'accuse pas directement les disciples, en faisant porter toute la responsabilité sur le Maître). Il n'entre avec Ses adversaires dans aucune discussion sur la tradition ; Il leur rappelle seulement les paroles d'Isaïe sur le vrai et le faux culte rendu à Dieu, sur le fait qu'honorer Dieu en paroles ne signifie pas L'honorer de son cœur.

Que veut-Il donc dire ? Car une telle piété « excessive », à première vue, ne gêne pas particulièrement la piété authentique. On peut certes être fidèle à Dieu sans se laver les mains, mais le lavement des mains, semble-t-il, ne peut pas non plus faire obstacle à une telle fidélité. Et pourtant Jésus voit la situation autrement. Et le problème ne tient sans doute pas seulement au fait que la piété « excessive » devient trop souvent un motif d'orgueil et d'affirmation de soi aux dépens du prochain.

Le problème tient avant tout aux racines spirituelles d'une telle « piété ». Le fait est que l'homme qui ne veut pas approfondir et intensifier sa relation avec Dieu, qui craint cet approfondissement, est souvent porté à le remplacer par une religiosité excessive, qui engendre à son tour une « surpiété ». Celui qui ne veut pas aller « en profondeur », approfondir sa relation avec Dieu, ira inévitablement « en largeur », sur la voie de l'augmentation du nombre des rites religieux et des obligations religieuses. Et plus ils deviennent nombreux, moins il reste de chances de revenir sur la voie du mouvement « en profondeur ». Or Jésus, bien sûr, le comprend parfaitement. Et Il condamne le mouvement « en largeur » de la façon la plus résolue. Car en avançant ainsi, on n'arrive jamais au Royaume.

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