19 Quant à nous, aimons, puisque lui nous a aimés le premier.
20 Si quelqu'un dit : " J'aime Dieu " et qu'il déteste son frère, c'est un menteur : celui qui n'aime pas son frère, qu'il voit, ne saurait aimer le Dieu qu'il ne voit pas.
21 Oui, voilà le commandement que nous avons reçu de lui : que celui qui aime Dieu aime aussi son frère.
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Peu d'entre nous peuvent se vanter de bonnes relations avec leurs proches. Dans l'examen quotidien de conscience, nous remarquons forcément la colère, la susceptibilité, l'irritabilité... Mais au moins, Dieu, nous L'aimons ! L'aimons-nous ? Or l'apôtre Jean dit que si nous n'aimons pas nos proches, cela signifie que nous n'aimons pas Dieu non plus ! Tout est simple. Dieu, nous ne L'avons pas vu, ce qui signifie que, d'une manière ou d'une autre, nous nous représentons une certaine image ; et aimer cette image, bien sûr, n'est pas difficile. Mais c'est dans nos relations avec les personnes proches que se vérifie la capacité même d'aimer. Même si l'image de Dieu que nous nous sommes faite est proche de la réalité, L'aimer n'est pas si difficile : Il est bon et miséricordieux, Il ne nous crée aucun problème ! Aimer un homme, qui est peut-être querelleur, capricieux, exigeant et pas très intelligent, est beaucoup plus difficile. Mais si, dans cette situation difficile, notre amour ne se manifeste pas, cela signifie que quelque chose ne va pas avec lui, avec cet amour. Cela signifie qu'il n'est déjà plus désintéressé, mais orienté vers la commodité. Et donc... ce n'est déjà plus de l'amour.
Autres réflexions
Pour 1Jn 4:20-21
20 Si quelqu'un dit : " J'aime Dieu " et qu'il déteste son frère, c'est un menteur : celui qui n'aime pas son frère, qu'il voit, ne saurait aimer le Dieu qu'il ne voit pas.
21 Oui, voilà le commandement que nous avons reçu de lui : que celui qui aime Dieu aime aussi son frère.
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Ici Jean unit l'amour de Dieu et l'amour du prochain. Un tel lien était enraciné dans la Torah, et il était parfaitement connu de la tradition rabbinique des temps évangéliques. Mais Jean l'envisage dans le contexte...
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Ici Jean unit l'amour de Dieu et l'amour du prochain. Un tel lien était enraciné dans la Torah, et il était parfaitement connu de la tradition rabbinique des temps évangéliques. Mais Jean l'envisage dans le contexte de la révélation nouvelle, chrétienne. Pour lui, l'amour n'est pas seulement une relation entre les hommes, comme c'était le cas aux temps préchrétiens; pour lui, il est inséparable de la nature même du Royaume.
Auparavant, l'amour, comme la haine qui lui est opposée, était avant tout une relation reliant les hommes entre eux, de même que la haine était une relation les séparant. Le milieu dans lequel ces relations se construisaient restait naturel, principalement psychique. Et c'était la nature du monde déchu, dont le fondement était une énergie naturelle qui ne révélait pas tant Dieu à l'homme qu'elle Le lui cachait. L'amour, comme phénomène spirituel, ne pouvait pas ne pas entrer en contradiction avec une telle nature qui cache Dieu; c'est pourquoi l'amour, dans le monde déchu, ne pouvait se déployer dans toute sa plénitude. Là où il ne pouvait pénétrer, il restait place à la nature déchue avec toutes ses manifestations, y compris les peurs propres à la psyché de l'homme déchu, pas toujours conscientes, mais toujours réelles et empêchant toujours l'homme de vivre une vie spirituelle pleine.
Il en va autrement du Royaume. Ici, l'énergie naturelle est remplacée par l'énergie de l'amour de Dieu. Elle ressemble à l'énergie naturelle en ce qu'elle donne la possibilité d'être à toutes les formes et manifestations existantes de la vie naturelle. Mais, à la différence de l'énergie naturelle du monde déchu, l'énergie de l'amour de Dieu ne cache pas Dieu; au contraire, elle Le révèle, ainsi que sa volonté et sa présence.
Un tel milieu correspond pleinement aux relations d'amour entre les hommes: l'esprit et la nature se trouvent en parfaite harmonie. L'amour peut désormais se révéler dans toute sa plénitude: dans le Royaume, à la différence du monde non transfiguré, rien ne lui fait obstacle. C'est pourquoi la libération complète de la peur y est possible: l'ancienne nature psychique cède la place à une nouvelle, entièrement obéissante à la volonté de l'homme. L'amour se manifeste dans sa plénitude, et il ne reste pas de place pour les peurs dans l'âme humaine. Voilà cette vie chrétienne dont Jean, comme les autres apôtres, a témoigné.
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