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RÉFLEXIONS pour Is 50:1-51:23

Ainsi parle Yahvé: Où est la lettre de divorce de votre mère par laquelle je l'ai répudiée? Ou encore: Auquel de mes créanciers vous ai-je vendus? Oui, c'est pour vos fautes que vous avez été vendus, c'est pour vos crimes que j'ai répudié votre mère.
Pourquoi suis-je venu sans qu'il y ait personne? Pourquoi ai-je appelé sans que nul ne réponde? Serait-ce que ma main est trop courte pour racheter, que je n'ai pas la force de délivrer? Voici: par ma menace je dessèche la mer, je change les fleuves en désert. Les poissons s'y corrompent faute d'eau, ils meurent de soif.
Je revêts les cieux de noirceur, je leur mets un sac comme vêtement.
Le Seigneur Yahvé m'a donné une langue de disciple pour que je sache apporter à l'épuisé une parole de réconfort. Il éveille chaque matin, il éveille mon oreille pour que j'écoute comme un disciple.
Le Seigneur Yahvé m'a ouvert l'oreille, et moi je n'ai pas résisté, je ne me suis pas dérobé.
J'ai tendu le dos à ceux qui me frappaient, et les joues à ceux qui m'arrachaient la barbe; je n'ai pas soustrait ma face aux outrages et aux crachats.
Le Seigneur Yahvé va me venir en aide, c'est pourquoi je ne me suis pas laissé abattre, c'est pourquoi j'ai rendu mon visage dur comme la pierre, et je sais que je ne serai pas confondu.
Il est proche, celui qui me justifie. Qui va plaider contre moi? Comparaissons ensemble! Qui est mon adversaire? Qu'il s'approche de moi!
Voici que le Seigneur Yahvé va me venir en aide, quel est celui qui me condamnerait? Les voici tous qui s'effritent comme un vêtement, rongés par la teigne.
10 Quiconque parmi vous craint Yahvé et écoute la voix de son serviteur, quiconque a marché dans les ténèbres sans voir aucune lueur, qu'il se confie dans le nom de Yahvé, qu'il s'appuie sur son Dieu.
11 Mais vous tous qui allumez un feu, qui vous armez de flèches incendiaires, allez aux flammes de votre feu, aux flèches que vous enflammez. C'est ma main qui vous a fait cela : vous vous coucherez dans les tourments.
Écoutez-moi, vous qui êtes en quête de justice, vous qui cherchez Yahvé. Regardez le rocher d'où l'on vous a taillés et la fosse d'où l'on vous a tirés.
Regardez Abraham votre père et Sara qui vous a enfantés. Il était seul quand je l'ai appelé, mais je l'ai béni et multiplié.
Oui, Yahvé a pitié de Sion, il a pitié de toutes ses ruines; il va faire de son désert un Éden et de sa steppe un jardin de Yahvé; on y trouvera la joie et l'allégresse, l'action de grâces et le son de la musique.
Écoute-moi bien, mon peuple, ô ma nation, tends l'oreille vers moi. Car une loi va sortir de moi, et je ferai de mon droit la lumière des peuples.
Soudain ma justice approche, mon salut paraît, mon bras va punir les peuples. Les îles mettront en moi leur espoir et compteront sur mon bras.
Levez les yeux vers le ciel, regardez en bas vers la terre; oui, les cieux se dissiperont comme la fumée, la terre s'usera comme un vêtement et ses habitants mourront comme de la vermine. Mais mon salut sera éternel et ma justice demeurera intacte.
Écoutez-moi, vous qui connaissez la justice, peuple qui mets ma loi dans ton cœur. Ne craignez pas les injures des hommes, ne vous laissez pas effrayer par leurs outrages.
Car la teigne les rongera comme un vêtement, et les mites les dévoreront comme de la laine. Mais ma justice subsistera éternellement et mon salut de génération en génération.
Éveille-toi, éveille-toi! revêts-toi de force, bras de Yahvé. Éveille-toi comme aux jours d'autrefois, des générations de jadis. N'est-ce pas toi qui as fendu Rahab, transpercé le Dragon?
10 N'est-ce pas toi qui as desséché la mer, les eaux du Grand Abîme? qui as fait du fond de la mer un chemin, pour que passent les rachetés?
11 Ceux que Yahvé a libérés reviendront, ils arriveront à Sion criant de joie, portant avec eux une joie éternelle; la joie et l'allégresse les accompagneront, la douleur et les plaintes cesseront.
12 C'est moi, je suis celui qui vous console; qui es-tu pour craindre l'homme mortel, le fils d'homme voué au sort de l'herbe?
13 Tu oublies Yahvé, ton créateur, qui a tendu les cieux et fondé la terre, et tu ne cesses de trembler tout le jour devant la fureur de l'oppresseur, lorsqu'il se met à détruire. Où donc est la fureur de l'oppresseur?
14 Le désespéré va bientôt être libéré, il ne mourra pas dans la basse-fosse, il ne manquera plus de pain.
15 Je suis Yahvé ton Dieu, qui brasse la mer pour faire mugir ses flots, dont le nom est Yahvé Sabaot.
16 J'ai mis mes paroles en ta bouche, à l'ombre de ma main je t'ai caché, pour tendre les cieux et pour fonder la terre, pour dire à Sion: " Tu es mon peuple. "
17 Réveille-toi, réveille-toi, debout! Jérusalem. Toi qui as bu de la main de Yahvé la coupe de sa colère. C'est un calice, une coupe de vertige que tu as bue, que tu as vidée.
18 Personne ne la guide, aucun des fils qu'elle a enfantés; personne ne lui prend la main, aucun des fils qu'elle a élevés.
19 Ce double malheur qui t'est arrivé, qui t'en plaindra? Le pillage et la ruine, la famine et l'épée, qui t'en consolera?
20 Tes fils gisent sans force au coin de toutes les rues, comme l'antilope prise au filet, ivres de la fureur de Yahvé, de la menace de ton Dieu.
21 C'est pourquoi, écoute ceci, malheureuse, ivre, mais non de vin:
22 Ainsi parle ton Seigneur Yahvé, ton Dieu, défenseur de ton peuple: Voici que je te retire de la main la coupe de vertige, le calice, la coupe de ma fureur. Tu n'y boiras plus jamais.
23 Je la mettrai dans la main de tes tortionnaires, de ceux qui te disaient : A terre! que nous passions! et tu faisais de ton dos un passage, un chemin pour qu'ils y passent.
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La restauration d'Israël commence à l'époque postexilique. Dieu appelle ceux qui Lui sont fidèles à se souvenir qu'à partir d'un seul homme, Abraham, Il a créé tout un peuple ; à plus forte raison pourra-t-Il faire renaître Israël à partir de ceux qui s'apprêtent à retourner à Jérusalem. Là-bas, dans leur patrie, ils rencontreront de nombreuses difficultés et de nombreux obstacles. Des ennemis et des malveillants les menaceront, et ils perdront courage plus d'une fois. Mais c'est Dieu Lui-même, « le bras du Seigneur », qui créera une vie nouvelle. Les Israélites doivent se souvenir que la volonté éternelle du Créateur s'accomplit en eux et qu'aucun problème ni obstacle temporaire ne pourra L'arrêter. Notre ministère, et même toute notre vie, ne peut avoir de sens que s'il correspond—ou au moins touche—à la volonté éternelle du Père. Alors nos œuvres deviennent Son œuvre, et Son œuvre ne reste jamais sans succès.

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Pour Is 50:1-51:23
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Pourquoi suis-je venu sans qu'il y ait personne? Pourquoi ai-je appelé sans que nul ne réponde? Serait-ce que ma main est trop courte pour racheter, que je n'ai pas la force de délivrer? Voici: par ma menace je dessèche la mer, je change les fleuves en désert. Les poissons s'y corrompent faute d'eau, ils meurent de soif.
Je revêts les cieux de noirceur, je leur mets un sac comme vêtement.
Le Seigneur Yahvé m'a donné une langue de disciple pour que je sache apporter à l'épuisé une parole de réconfort. Il éveille chaque matin, il éveille mon oreille pour que j'écoute comme un disciple.
Le Seigneur Yahvé m'a ouvert l'oreille, et moi je n'ai pas résisté, je ne me suis pas dérobé.
J'ai tendu le dos à ceux qui me frappaient, et les joues à ceux qui m'arrachaient la barbe; je n'ai pas soustrait ma face aux outrages et aux crachats.
Le Seigneur Yahvé va me venir en aide, c'est pourquoi je ne me suis pas laissé abattre, c'est pourquoi j'ai rendu mon visage dur comme la pierre, et je sais que je ne serai pas confondu.
Il est proche, celui qui me justifie. Qui va plaider contre moi? Comparaissons ensemble! Qui est mon adversaire? Qu'il s'approche de moi!
Voici que le Seigneur Yahvé va me venir en aide, quel est celui qui me condamnerait? Les voici tous qui s'effritent comme un vêtement, rongés par la teigne.
10 Quiconque parmi vous craint Yahvé et écoute la voix de son serviteur, quiconque a marché dans les ténèbres sans voir aucune lueur, qu'il se confie dans le nom de Yahvé, qu'il s'appuie sur son Dieu.
11 Mais vous tous qui allumez un feu, qui vous armez de flèches incendiaires, allez aux flammes de votre feu, aux flèches que vous enflammez. C'est ma main qui vous a fait cela : vous vous coucherez dans les tourments.
Écoutez-moi, vous qui êtes en quête de justice, vous qui cherchez Yahvé. Regardez le rocher d'où l'on vous a taillés et la fosse d'où l'on vous a tirés.
Regardez Abraham votre père et Sara qui vous a enfantés. Il était seul quand je l'ai appelé, mais je l'ai béni et multiplié.
Oui, Yahvé a pitié de Sion, il a pitié de toutes ses ruines; il va faire de son désert un Éden et de sa steppe un jardin de Yahvé; on y trouvera la joie et l'allégresse, l'action de grâces et le son de la musique.
Écoute-moi bien, mon peuple, ô ma nation, tends l'oreille vers moi. Car une loi va sortir de moi, et je ferai de mon droit la lumière des peuples.
Soudain ma justice approche, mon salut paraît, mon bras va punir les peuples. Les îles mettront en moi leur espoir et compteront sur mon bras.
Levez les yeux vers le ciel, regardez en bas vers la terre; oui, les cieux se dissiperont comme la fumée, la terre s'usera comme un vêtement et ses habitants mourront comme de la vermine. Mais mon salut sera éternel et ma justice demeurera intacte.
Écoutez-moi, vous qui connaissez la justice, peuple qui mets ma loi dans ton cœur. Ne craignez pas les injures des hommes, ne vous laissez pas effrayer par leurs outrages.
Car la teigne les rongera comme un vêtement, et les mites les dévoreront comme de la laine. Mais ma justice subsistera éternellement et mon salut de génération en génération.
Éveille-toi, éveille-toi! revêts-toi de force, bras de Yahvé. Éveille-toi comme aux jours d'autrefois, des générations de jadis. N'est-ce pas toi qui as fendu Rahab, transpercé le Dragon?
10 N'est-ce pas toi qui as desséché la mer, les eaux du Grand Abîme? qui as fait du fond de la mer un chemin, pour que passent les rachetés?
11 Ceux que Yahvé a libérés reviendront, ils arriveront à Sion criant de joie, portant avec eux une joie éternelle; la joie et l'allégresse les accompagneront, la douleur et les plaintes cesseront.
12 C'est moi, je suis celui qui vous console; qui es-tu pour craindre l'homme mortel, le fils d'homme voué au sort de l'herbe?
13 Tu oublies Yahvé, ton créateur, qui a tendu les cieux et fondé la terre, et tu ne cesses de trembler tout le jour devant la fureur de l'oppresseur, lorsqu'il se met à détruire. Où donc est la fureur de l'oppresseur?
14 Le désespéré va bientôt être libéré, il ne mourra pas dans la basse-fosse, il ne manquera plus de pain.
15 Je suis Yahvé ton Dieu, qui brasse la mer pour faire mugir ses flots, dont le nom est Yahvé Sabaot.
16 J'ai mis mes paroles en ta bouche, à l'ombre de ma main je t'ai caché, pour tendre les cieux et pour fonder la terre, pour dire à Sion: " Tu es mon peuple. "
17 Réveille-toi, réveille-toi, debout! Jérusalem. Toi qui as bu de la main de Yahvé la coupe de sa colère. C'est un calice, une coupe de vertige que tu as bue, que tu as vidée.
18 Personne ne la guide, aucun des fils qu'elle a enfantés; personne ne lui prend la main, aucun des fils qu'elle a élevés.
19 Ce double malheur qui t'est arrivé, qui t'en plaindra? Le pillage et la ruine, la famine et l'épée, qui t'en consolera?
20 Tes fils gisent sans force au coin de toutes les rues, comme l'antilope prise au filet, ivres de la fureur de Yahvé, de la menace de ton Dieu.
21 C'est pourquoi, écoute ceci, malheureuse, ivre, mais non de vin:
22 Ainsi parle ton Seigneur Yahvé, ton Dieu, défenseur de ton peuple: Voici que je te retire de la main la coupe de vertige, le calice, la coupe de ma fureur. Tu n'y boiras plus jamais.
23 Je la mettrai dans la main de tes tortionnaires, de ceux qui te disaient : A terre! que nous passions! et tu faisais de ton dos un passage, un chemin pour qu'ils y passent.
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Après les nombreuses épreuves qui se sont abattues sur le peuple à cause de son impiété, le Seigneur ne le rejette toujours pas...  Lire la suite

Après les nombreuses épreuves qui se sont abattues sur le peuple à cause de son impiété, le Seigneur ne le rejette toujours pas. Bien plus, à travers toutes les sévères paroles de réprimande, nous entendons de nouveau que la flamme où iront les pécheurs sera allumée par eux-mêmes, par leurs propres péchés. C’est plus qu’un constat sur la situation des auditeurs du prophète et de leurs contemporains : ces paroles contiennent un avertissement pour tous les temps.

En outre, le Seigneur nous révèle le caractère irrévocable du salut qui vient de Lui et qui demeurera éternellement. Au premier abord, il peut sembler étrange de parler de salut éternel alors qu’il est aussitôt dit que la terre s’usera et que les hommes disparaîtront. Mais il n’y a là aucune contradiction : prendra fin ce qui est atteint par la corruption et n’a pas profité de la possibilité d’être sauvé. En revanche, ce qui est solidement uni au Seigneur, qui demeure au-dessus du monde créé, subsistera.

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Pour Is 51:1-23
Écoutez-moi, vous qui êtes en quête de justice, vous qui cherchez Yahvé. Regardez le rocher d'où l'on vous a taillés et la fosse d'où l'on vous a tirés.
Regardez Abraham votre père et Sara qui vous a enfantés. Il était seul quand je l'ai appelé, mais je l'ai béni et multiplié.
Oui, Yahvé a pitié de Sion, il a pitié de toutes ses ruines; il va faire de son désert un Éden et de sa steppe un jardin de Yahvé; on y trouvera la joie et l'allégresse, l'action de grâces et le son de la musique.
Écoute-moi bien, mon peuple, ô ma nation, tends l'oreille vers moi. Car une loi va sortir de moi, et je ferai de mon droit la lumière des peuples.
Soudain ma justice approche, mon salut paraît, mon bras va punir les peuples. Les îles mettront en moi leur espoir et compteront sur mon bras.
Levez les yeux vers le ciel, regardez en bas vers la terre; oui, les cieux se dissiperont comme la fumée, la terre s'usera comme un vêtement et ses habitants mourront comme de la vermine. Mais mon salut sera éternel et ma justice demeurera intacte.
Écoutez-moi, vous qui connaissez la justice, peuple qui mets ma loi dans ton cœur. Ne craignez pas les injures des hommes, ne vous laissez pas effrayer par leurs outrages.
Car la teigne les rongera comme un vêtement, et les mites les dévoreront comme de la laine. Mais ma justice subsistera éternellement et mon salut de génération en génération.
Éveille-toi, éveille-toi! revêts-toi de force, bras de Yahvé. Éveille-toi comme aux jours d'autrefois, des générations de jadis. N'est-ce pas toi qui as fendu Rahab, transpercé le Dragon?
10 N'est-ce pas toi qui as desséché la mer, les eaux du Grand Abîme? qui as fait du fond de la mer un chemin, pour que passent les rachetés?
11 Ceux que Yahvé a libérés reviendront, ils arriveront à Sion criant de joie, portant avec eux une joie éternelle; la joie et l'allégresse les accompagneront, la douleur et les plaintes cesseront.
12 C'est moi, je suis celui qui vous console; qui es-tu pour craindre l'homme mortel, le fils d'homme voué au sort de l'herbe?
13 Tu oublies Yahvé, ton créateur, qui a tendu les cieux et fondé la terre, et tu ne cesses de trembler tout le jour devant la fureur de l'oppresseur, lorsqu'il se met à détruire. Où donc est la fureur de l'oppresseur?
14 Le désespéré va bientôt être libéré, il ne mourra pas dans la basse-fosse, il ne manquera plus de pain.
15 Je suis Yahvé ton Dieu, qui brasse la mer pour faire mugir ses flots, dont le nom est Yahvé Sabaot.
16 J'ai mis mes paroles en ta bouche, à l'ombre de ma main je t'ai caché, pour tendre les cieux et pour fonder la terre, pour dire à Sion: " Tu es mon peuple. "
17 Réveille-toi, réveille-toi, debout! Jérusalem. Toi qui as bu de la main de Yahvé la coupe de sa colère. C'est un calice, une coupe de vertige que tu as bue, que tu as vidée.
18 Personne ne la guide, aucun des fils qu'elle a enfantés; personne ne lui prend la main, aucun des fils qu'elle a élevés.
19 Ce double malheur qui t'est arrivé, qui t'en plaindra? Le pillage et la ruine, la famine et l'épée, qui t'en consolera?
20 Tes fils gisent sans force au coin de toutes les rues, comme l'antilope prise au filet, ivres de la fureur de Yahvé, de la menace de ton Dieu.
21 C'est pourquoi, écoute ceci, malheureuse, ivre, mais non de vin:
22 Ainsi parle ton Seigneur Yahvé, ton Dieu, défenseur de ton peuple: Voici que je te retire de la main la coupe de vertige, le calice, la coupe de ma fureur. Tu n'y boiras plus jamais.
23 Je la mettrai dans la main de tes tortionnaires, de ceux qui te disaient : A terre! que nous passions! et tu faisais de ton dos un passage, un chemin pour qu'ils y passent.
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La lecture d'aujourd'hui est consacrée au thème du rachat et de la libération du peuple. Selon toute apparence, la prédication du prophète rapportée ici...  Lire la suite

La lecture d'aujourd'hui est consacrée au thème du rachat et de la libération du peuple. Selon toute apparence, la prédication du prophète rapportée ici retentit peu avant la prise de Babylone par les Perses, lorsque la libération était déjà réellement proche, mais que peu de gens y croyaient, car Babylone paraissait à tous les habitants de la ville une forteresse indestructible que personne ne pouvait prendre, pas même Cyrus le Grand. Il y eut sans doute malgré tout une forme de persécution contre la communauté juive dans ces dernières années de l'existence de la Babylonie, et Isaïe encourage ceux qui, peut-être par peur des persécutions, avaient décidé sinon d'une apostasie directe, du moins de certains compromis dans les choses de la foi (v. 12-14). Et le prophète dit que bientôt la situation changera complètement, et que les persécuteurs récents seront eux-mêmes persécutés, subissant ce qu'ils avaient contraint le peuple de Dieu à vivre (v. 22-23).

À première vue, nous avons ici devant nous une compréhension purement mécanique de la justice, qui suppose le fameux principe « œil pour œil, dent pour dent ». Pourtant, même la Torah n'admet une telle approche qu'en s'abaissant à la faiblesse spirituelle et à l'esprit de vengeance de l'homme déchu. Et dans le cas présent, il ne s'agit sans doute pas simplement de la joie de voir les persécuteurs actuels subir ce que les persécutés subissent aujourd'hui. Il s'agit plutôt, semble-t-il, d'une sorte de « loi de la rétribution » qui agit dans le monde déchu avec l'inévitabilité d'un pendule oscillant : le mal injustement infligé à un homme particulier ou à tout un peuple revient toujours, d'une manière ou d'une autre, vers celui ou ceux qui l'avaient commis.

Bien sûr, on ne peut ici parler d'aucune justice, car ceux qui souffrent du « coup en retour » (surtout lorsqu'il ne s'agit pas d'individus, mais de peuples et de tribus) ne sont généralement pas du tout ceux qui étaient coupables du mal commis. Il faut plutôt parler ici d'une sorte de « loi de conservation du mal » dans le monde déchu : une fois commis, le mal ne disparaît jamais nulle part sans laisser de trace, mais engendre une chaîne de conséquences soumise à certaines lois, peu compréhensibles pour nous, qui n'ont rien de commun ni avec les commandements de Dieu ni avec quelque norme morale que ce soit. Et avant la venue du Christ, il était totalement impossible de rompre une telle chaîne née d'un mal une fois commis ; on pouvait seulement soustraire au coup ceux qui étaient nécessaires à l'accomplissement du plan de Dieu, si du moins ceux qui en étaient retirés en donnaient à Dieu la possibilité en acceptant de Le suivre et d'accomplir Sa volonté. Tel était le monde avant la venue du Christ. Un monde qui ne connaissait pas encore le Royaume.

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Pour Is 51:1-23
Écoutez-moi, vous qui êtes en quête de justice, vous qui cherchez Yahvé. Regardez le rocher d'où l'on vous a taillés et la fosse d'où l'on vous a tirés.
Regardez Abraham votre père et Sara qui vous a enfantés. Il était seul quand je l'ai appelé, mais je l'ai béni et multiplié.
Oui, Yahvé a pitié de Sion, il a pitié de toutes ses ruines; il va faire de son désert un Éden et de sa steppe un jardin de Yahvé; on y trouvera la joie et l'allégresse, l'action de grâces et le son de la musique.
Écoute-moi bien, mon peuple, ô ma nation, tends l'oreille vers moi. Car une loi va sortir de moi, et je ferai de mon droit la lumière des peuples.
Soudain ma justice approche, mon salut paraît, mon bras va punir les peuples. Les îles mettront en moi leur espoir et compteront sur mon bras.
Levez les yeux vers le ciel, regardez en bas vers la terre; oui, les cieux se dissiperont comme la fumée, la terre s'usera comme un vêtement et ses habitants mourront comme de la vermine. Mais mon salut sera éternel et ma justice demeurera intacte.
Écoutez-moi, vous qui connaissez la justice, peuple qui mets ma loi dans ton cœur. Ne craignez pas les injures des hommes, ne vous laissez pas effrayer par leurs outrages.
Car la teigne les rongera comme un vêtement, et les mites les dévoreront comme de la laine. Mais ma justice subsistera éternellement et mon salut de génération en génération.
Éveille-toi, éveille-toi! revêts-toi de force, bras de Yahvé. Éveille-toi comme aux jours d'autrefois, des générations de jadis. N'est-ce pas toi qui as fendu Rahab, transpercé le Dragon?
10 N'est-ce pas toi qui as desséché la mer, les eaux du Grand Abîme? qui as fait du fond de la mer un chemin, pour que passent les rachetés?
11 Ceux que Yahvé a libérés reviendront, ils arriveront à Sion criant de joie, portant avec eux une joie éternelle; la joie et l'allégresse les accompagneront, la douleur et les plaintes cesseront.
12 C'est moi, je suis celui qui vous console; qui es-tu pour craindre l'homme mortel, le fils d'homme voué au sort de l'herbe?
13 Tu oublies Yahvé, ton créateur, qui a tendu les cieux et fondé la terre, et tu ne cesses de trembler tout le jour devant la fureur de l'oppresseur, lorsqu'il se met à détruire. Où donc est la fureur de l'oppresseur?
14 Le désespéré va bientôt être libéré, il ne mourra pas dans la basse-fosse, il ne manquera plus de pain.
15 Je suis Yahvé ton Dieu, qui brasse la mer pour faire mugir ses flots, dont le nom est Yahvé Sabaot.
16 J'ai mis mes paroles en ta bouche, à l'ombre de ma main je t'ai caché, pour tendre les cieux et pour fonder la terre, pour dire à Sion: " Tu es mon peuple. "
17 Réveille-toi, réveille-toi, debout! Jérusalem. Toi qui as bu de la main de Yahvé la coupe de sa colère. C'est un calice, une coupe de vertige que tu as bue, que tu as vidée.
18 Personne ne la guide, aucun des fils qu'elle a enfantés; personne ne lui prend la main, aucun des fils qu'elle a élevés.
19 Ce double malheur qui t'est arrivé, qui t'en plaindra? Le pillage et la ruine, la famine et l'épée, qui t'en consolera?
20 Tes fils gisent sans force au coin de toutes les rues, comme l'antilope prise au filet, ivres de la fureur de Yahvé, de la menace de ton Dieu.
21 C'est pourquoi, écoute ceci, malheureuse, ivre, mais non de vin:
22 Ainsi parle ton Seigneur Yahvé, ton Dieu, défenseur de ton peuple: Voici que je te retire de la main la coupe de vertige, le calice, la coupe de ma fureur. Tu n'y boiras plus jamais.
23 Je la mettrai dans la main de tes tortionnaires, de ceux qui te disaient : A terre! que nous passions! et tu faisais de ton dos un passage, un chemin pour qu'ils y passent.
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Ce n’est pas sans raison que l’auteur de ces lignes est parfois appelé « l’évangéliste de l’Ancien Testament ». S’adressant...  Lire la suite

Ce n’est pas sans raison que l’auteur de ces lignes est parfois appelé « l’évangéliste de l’Ancien Testament ». S’adressant aux Israélites accablés par les épreuves de la captivité babylonienne, il leur apporte une véritable « bonne nouvelle ». Mais, comme toujours chez les prophètes inspirés par l’Esprit Saint, sa parole acquiert une portée universelle. Nous connaissons tous des circonstances difficiles où nous perdons l’espoir que l’avenir puisse être meilleur, où les signes du déclin, de la destruction et de la mort nous apparaissent si clairement... Le sol s’épuise, la nature meurt, les étoiles explosent, l’entropie augmente... Tout est perdu ! Comme il est important, en un tel moment, d’entendre cette promesse ancienne de Dieu qui demeure agissante : « Mon salut sera éternel. »

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Pour Is 50:4-9
Le Seigneur Yahvé m'a donné une langue de disciple pour que je sache apporter à l'épuisé une parole de réconfort. Il éveille chaque matin, il éveille mon oreille pour que j'écoute comme un disciple.
Le Seigneur Yahvé m'a ouvert l'oreille, et moi je n'ai pas résisté, je ne me suis pas dérobé.
J'ai tendu le dos à ceux qui me frappaient, et les joues à ceux qui m'arrachaient la barbe; je n'ai pas soustrait ma face aux outrages et aux crachats.
Le Seigneur Yahvé va me venir en aide, c'est pourquoi je ne me suis pas laissé abattre, c'est pourquoi j'ai rendu mon visage dur comme la pierre, et je sais que je ne serai pas confondu.
Il est proche, celui qui me justifie. Qui va plaider contre moi? Comparaissons ensemble! Qui est mon adversaire? Qu'il s'approche de moi!
Voici que le Seigneur Yahvé va me venir en aide, quel est celui qui me condamnerait? Les voici tous qui s'effritent comme un vêtement, rongés par la teigne.
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En parlant de son ministère prophétique, Isaïe mentionne « l'oreille ouverte » et « la langue du disciple » (« la langue des sages »). Que veut-il dire ? Prises littéralement, les paroles sur « l'oreille ouverte » supposent l'expérience de cette écoute prophétique où l'homme entend la voix de Dieu de façon tout à fait littérale, comme nous entendons la parole humaine...  Lire la suite

En parlant de son ministère prophétique, Isaïe mentionne « l'oreille ouverte » et « la langue du disciple » (« la langue des sages »). Que veut-il dire ? Prises littéralement, les paroles sur « l'oreille ouverte » supposent l'expérience de cette écoute prophétique où l'homme entend la voix de Dieu de façon tout à fait littérale, comme nous entendons la parole humaine. Mais une telle écoute n'est pas directement liée aux mécanismes physiologiques qui sont sollicités dans le cas ordinaire. L'homme entend Dieu (même lorsqu'il s'agit d'une voix) autrement qu'il n'entend un homme. Les sens ouverts par Dieu sont perçus par lui immédiatement, et ce n'est qu'ensuite que l'homme lui-même les revêt des mots de sa langue maternelle. Il faut ici non pas tant une oreille fine, ni même un esprit aigu, qu'un coeur spirituellement attentif. Sinon, la situation bien connue de l'Évangile est tout à fait possible : l'homme a des oreilles, mais il n'entend pas. La volonté qui ne veut pas entendre Dieu ferme le coeur de l'homme à l'action de Dieu, et avec le coeur se ferment aussi les oreilles : l'homme cesse d'entendre Dieu.

Mais qu'est-ce donc qui ferme le coeur à Dieu ? Et qu'est-ce qui peut aider à garder l'ouverture ? Isaïe répond aussi à cette question : la langue du disciple. L'expression hébraïque correspondante peut aussi se traduire par « la langue des sages ». Mais même avec une telle traduction, il s'agit de la sagesse de celui qui continue encore à apprendre.

Un disciple peut-il parler ? Évidemment, oui. Peut-il dire quelque chose d'important, de sage, de précieux ? C'est tout à fait possible. Mais un vrai disciple ne se considère jamais en droit d'enseigner. Du moins tant qu'il se sent disciple. Il suffit de cesser de se sentir disciple pour que le coeur se ferme. Il n'y a plus rien à écouter, tout est déjà clair. On peut commencer à enseigner les autres. Le disciple, lui, n'enseigne jamais. Il peut partager avec les autres ce qu'il a appris, mais il ne cesse jamais d'écouter.

L'état idéal pour le prophète est d'écouter en même temps ce que Dieu dit et de témoigner de ce qu'il a entendu. Et que ceux qui n'aiment pas quelque chose dans les paroles du témoin présentent leurs réclamations à Dieu : car c'est Lui qui a révélé au témoin ce qu'Il a révélé.

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Pour Is 50:4-9
Le Seigneur Yahvé m'a donné une langue de disciple pour que je sache apporter à l'épuisé une parole de réconfort. Il éveille chaque matin, il éveille mon oreille pour que j'écoute comme un disciple.
Le Seigneur Yahvé m'a ouvert l'oreille, et moi je n'ai pas résisté, je ne me suis pas dérobé.
J'ai tendu le dos à ceux qui me frappaient, et les joues à ceux qui m'arrachaient la barbe; je n'ai pas soustrait ma face aux outrages et aux crachats.
Le Seigneur Yahvé va me venir en aide, c'est pourquoi je ne me suis pas laissé abattre, c'est pourquoi j'ai rendu mon visage dur comme la pierre, et je sais que je ne serai pas confondu.
Il est proche, celui qui me justifie. Qui va plaider contre moi? Comparaissons ensemble! Qui est mon adversaire? Qu'il s'approche de moi!
Voici que le Seigneur Yahvé va me venir en aide, quel est celui qui me condamnerait? Les voici tous qui s'effritent comme un vêtement, rongés par la teigne.
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La résolution avec laquelle le prophète appelle ses adversaires au jugement de Dieu peut nous paraître aujourd'hui quelque peu présomptueuse. Nous savons bien qu'il n'y a pas d'hommes sans péché, et que devant ce Jugement nous serons tous accusés, même si...  Lire la suite

La résolution avec laquelle le prophète appelle ses adversaires au jugement de Dieu peut nous paraître aujourd'hui quelque peu présomptueuse. Nous savons bien qu'il n'y a pas d'hommes sans péché, et que devant ce Jugement nous serons tous accusés, même si, selon les critères terrestres, nous avions absolument raison face à nos adversaires. Mais le prophète ne pense pas nécessairement au dernier Jugement, celui où, à la fin des temps, le sort de chacun dans l'éternité est déterminé.

Toute intervention de Dieu dans les événements pouvait être appelée, en ces temps-là, jugement de Dieu. Et pas seulement en ces temps-là : parfois, nous aussi aujourd'hui (même si cela arrive rarement), nous voyons la main de Dieu dans les événements de notre propre vie ou de l'histoire du monde. C'est de ce Jugement-là que parle Isaïe, et il est sûr qu'il y sera justifié devant ses ennemis. Une telle assurance pouvait aussi être liée à l'évidence de la situation : le passage parle clairement de persécutions, probablement subies par Isaïe avant même la conquête de Babylone par les Perses ; on peut trouver, dans les sources babyloniennes comme dans les livres bibliques, de vagues échos d'un conflit entre le dernier roi de Babylonie et la communauté juive, tout comme de son conflit avec le sacerdoce traditionnel.

Mais il ne s'agissait pourtant pas seulement de la justice humaine du prophète. Son conflit avec ceux qui s'opposaient à lui n'était pas simplement un affrontement entre des personnes différentes occupant des positions différentes. C'était le conflit d'un homme qui accomplit l'œuvre de Dieu avec ceux qui s'opposaient aux plans de Dieu et voulaient les détruire. Il avait besoin du jugement de Dieu non pour affirmer sa propre justice ni pour triompher de ses ennemis, mais pour que l'œuvre de Dieu ne s'arrête pas, pour qu'elle continue et s'achève avec succès.

Dieu non plus n'a pas besoin de triompher pour triompher ; Il n'a pas à prouver Sa justice à qui que ce soit. Ce qui Lui importe, c'est d'accomplir Son plan de salut de l'homme et de faire de notre monde déchu une partie de Son Royaume, en le transfigurant et en changeant sa nature même. Chacun de Ses serviteurs devient une partie de ce plan, et Dieu fait donc tout pour que chacun de Ses serviteurs réussisse dans la mission qu'Il lui a confiée. Y compris pour ceux qui voient en lui leur adversaire : car Dieu ne veut la perte de personne ; Il veut que tous, y compris les pécheurs les plus terribles, se convertissent, se repentent et restent vivants.

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Pour Is 50:4-9
Le Seigneur Yahvé m'a donné une langue de disciple pour que je sache apporter à l'épuisé une parole de réconfort. Il éveille chaque matin, il éveille mon oreille pour que j'écoute comme un disciple.
Le Seigneur Yahvé m'a ouvert l'oreille, et moi je n'ai pas résisté, je ne me suis pas dérobé.
J'ai tendu le dos à ceux qui me frappaient, et les joues à ceux qui m'arrachaient la barbe; je n'ai pas soustrait ma face aux outrages et aux crachats.
Le Seigneur Yahvé va me venir en aide, c'est pourquoi je ne me suis pas laissé abattre, c'est pourquoi j'ai rendu mon visage dur comme la pierre, et je sais que je ne serai pas confondu.
Il est proche, celui qui me justifie. Qui va plaider contre moi? Comparaissons ensemble! Qui est mon adversaire? Qu'il s'approche de moi!
Voici que le Seigneur Yahvé va me venir en aide, quel est celui qui me condamnerait? Les voici tous qui s'effritent comme un vêtement, rongés par la teigne.
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Les paroles sur la « langue des sages » peuvent se rapporter non seulement au don prophétique d'Isaïe lui-même, mais aussi à une possibilité offerte à tous...  Lire la suite

Les paroles sur la « langue des sages » peuvent se rapporter non seulement au don prophétique d'Isaïe lui-même, mais aussi à une possibilité offerte à tous. D'autant plus que le prophète s'adresse à tout le peuple d'Israël.

Comme elles sont grandes, la miséricorde et la fidélité du Seigneur, qui s'adresse chaque jour à l'homme sans tenir compte de ce que celui-ci accomplit dans sa vie. Dieu lui donne la possibilité d'entendre la vérité, la possibilité non seulement d'entendre mais aussi de parler, afin de « soutenir celui qui est épuisé ». Ce don de la parole est accordé à tous les hommes sans exception. La seule chose demandée à celui qui écoute est de « ne pas reculer » et de prêter attention à ce qu'il entend, aussi étrange que cela puisse paraître.

Il arrive que cette vérité de Dieu soit tout à fait impossible à contenir dans notre conscience humaine. Les paroles d'Isaïe nous parlent du sacrifice du Christ et du chemin de souffrance que suit chaque homme. Le Seigneur est véritablement prêt à « éveiller chaque matin » notre oreille, si nous pouvons, comme Lui, dire : « Je n'ai pas dérobé mon visage aux outrages et aux crachats. »

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Pour Is 50:4-7
Le Seigneur Yahvé m'a donné une langue de disciple pour que je sache apporter à l'épuisé une parole de réconfort. Il éveille chaque matin, il éveille mon oreille pour que j'écoute comme un disciple.
Le Seigneur Yahvé m'a ouvert l'oreille, et moi je n'ai pas résisté, je ne me suis pas dérobé.
J'ai tendu le dos à ceux qui me frappaient, et les joues à ceux qui m'arrachaient la barbe; je n'ai pas soustrait ma face aux outrages et aux crachats.
Le Seigneur Yahvé va me venir en aide, c'est pourquoi je ne me suis pas laissé abattre, c'est pourquoi j'ai rendu mon visage dur comme la pierre, et je sais que je ne serai pas confondu.
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Parlant de son ministère prophétique, Isaïe mentionne certaines persécutions qu’il a subies. Mais en même temps, il parle de Dieu qui lui a ouvert l’oreille. Il s’agit évidemment de la vocation prophétique d’Isaïe : Dieu lui a donné d’entendre Sa voix, l’appelant à Le servir...  Lire la suite

Parlant de son ministère prophétique, Isaïe mentionne certaines persécutions qu’il a subies. Mais en même temps, il parle de Dieu qui lui a ouvert l’oreille. Il s’agit évidemment de la vocation prophétique d’Isaïe : Dieu lui a donné d’entendre Sa voix, l’appelant à Le servir. Et aussitôt il est question des persécutions qui, à en juger par les paroles du prophète, commencent immédiatement après cette rencontre. Il est difficile de dire avec précision de quels événements de la biographie d’Isaïe il s’agit. Une chose est claire : son ministère n’a nullement été simple. Mais pour le prophète lui-même, les persécutions apparaissent comme la suite naturelle et logique de sa vocation et du ministère prophétique qui s’ensuit.

Cette conscience, chez Isaïe, du lien intérieur entre son chemin spirituel et le rejet qu’il suscitait chez ceux qui l’entouraient a fait de son chemin une préfiguration du chemin terrestre du Christ, qui, bien entendu, comprenait Lui aussi parfaitement les raisons du rejet dont Il était l’objet de la part de ceux qui, semblait-il, auraient dû se réjouir de Sa venue. Il ne s’agit pas seulement de cette haine du juste que tout pécheur désireux de justifier son péché éprouve, consciemment ou non.

Il y a ici quelque chose de plus : le Royaume qui entre dans le monde. Or il n’entre dans aucun cadre humain : ni politique, ni social, ni religieux. Pour accueillir le Royaume, pour y entrer, il faut renoncer à tous les cadres. Et cela fait peur. Ce qui effraie particulièrement l’homme, d’ordinaire, c’est ce qui touche à sa religiosité : elle est en effet plus importante que le statut social et que les préférences politiques. Bien sûr, le témoignage du prophète n’est pas le témoignage du Messie.

Le Messie apporte le Royaume dans le monde, tandis que le prophète ne fait qu’en témoigner comme de ce qui est destiné à entrer dans le monde. Mais le témoignage d’Isaïe, l’image du Messie et du Royaume qui apparaît dans sa prédication, n’entrait lui non plus dans aucun des cadres traditionnels de son époque. Il n’est pas étonnant que le témoignage du prophète ait suscité rejet et opposition, peut-être même persécutions et poursuites. Isaïe, quant à lui, semble avoir parfaitement compris pourquoi on le persécutait. Et il ne se faisait pas d’illusions sur ses contemporains. Pas plus que ne s’en faisait Celui qui a apporté dans le monde le Royaume dont Isaïe avait témoigné.

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Pour Is 51:12-14
12 C'est moi, je suis celui qui vous console; qui es-tu pour craindre l'homme mortel, le fils d'homme voué au sort de l'herbe?
13 Tu oublies Yahvé, ton créateur, qui a tendu les cieux et fondé la terre, et tu ne cesses de trembler tout le jour devant la fureur de l'oppresseur, lorsqu'il se met à détruire. Où donc est la fureur de l'oppresseur?
14 Le désespéré va bientôt être libéré, il ne mourra pas dans la basse-fosse, il ne manquera plus de pain.
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Ces paroles sont adressées aux Israélites qui, à cause de leurs propres péchés, se sont retrouvés captifs à Babylone. Le peuple de Dieu périt, disparaît de la face de la terre sous le joug des conquérants...  Lire la suite

Ces paroles sont adressées aux Israélites qui, à cause de leurs propres péchés, se sont retrouvés captifs à Babylone. Le peuple de Dieu périt, disparaît de la face de la terre sous le joug des conquérants. Mais le plus terrible, c’est qu’il n’y a personne à accuser: les hommes ont attiré eux-mêmes ce malheur sur eux, parce qu’ils n’ont pas écouté la voix de Dieu qui les appelait au repentir et à la purification. Pourtant le Seigneur ne parle pas de cela: Son appel est un appel à la confiance et à l’espérance. Il parle de la force de Son bras, étendu pour sauver. Il parle de rédemption, du fait que Lui-même sauvera le peuple et que la justice de la miséricorde de Dieu triomphera. Enfin, le prophète prononce au nom du Seigneur une parole dont le sens complet ne se révélera que dans le Nouveau Testament. Le Seigneur dit de Lui-même: «Moi-même, Je suis votre Consolateur». Cette parole, le Seigneur Jésus-Christ la dira de Lui-même et de l’Esprit de Dieu lorsqu’Il promettra à Ses disciples de leur envoyer «un autre Consolateur, l’Esprit de vérité». Maintenant que nous sommes plus près de Pâques que du début du Carême, il nous importe aussi d’entendre cette parole d’espérance, cette promesse de consolation. Car personne, sinon Dieu, ne peut nous consoler dans notre tristesse à cause de nos péchés, et rien, sinon la justice de Dieu, ne nous en délivrera.

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