48 Tout joyeux à ces mots, les païens se mirent à glorifier la parole du Seigneur, et tous ceux-là embrassèrent la foi, qui étaient destinés à la vie éternelle. |
Donc, entendant la parole du Seigneur les païens étaient joyeux. Mais c’est seulement ceux qui étaient «destinés à la vie éternelle» qui ont cru. Qu’est ce que cela veut dire : certains sont «destinés» et appelés à la vie éternelle, tandis que certains ne sont pas «destinés» et sont condamnés à la mort? L’homme et son choix n'a alors rien à voir ici. Pourquoi devons-nous alors témoigner du Christ à qui que ce soit, si tout ne dépend pas de nous, ni de la prédication et ni de la personne?
Mais n’est ce pas les Saintes Ecritures parlent tant de fois du rôle décisif du choix humain, que " on entre avec force dans le Royaume de Dieu»! Et le précepte donné par le Christ lui-même concernant le témoignage! Comment coordonner tout cela? Il ne s’agit probablement pas de la prédétermination du salut, mais de la disposition de l’homme à accepter la Bonne Nouvelle. Dieu commence Son travail avec chaque personne dès sa venue à la vie (dès la procréation), et chaque personne a son chemin, sa vitesse de développement des relations avec Dieu. À un certain moment apparait sur ce chemin une rencontre avec la Bonne Nouvelle, et l’homme peut être déjà préparée à cette rencontre par son chemin précédant, ou peut ne pas encore être préparé. Dans le second cas la préparation doit continuer, et la rencontre sera possible à un autre moment. Il est important de comprendre qu’avoir la foi, venir à Dieu n’est ni le résultat de la prédication de quiconque et ni le résultat de seulement une décision humaine spontanée («voila je vais croire et c’est tout!»), mais la résultante d’un long processus de développement des relations entre l’homme et Dieu, où l'initiative appartient à Dieu, le prédicateur - le témoignage, et l’homme- la décision.
48 Tout joyeux à ces mots, les païens se mirent à glorifier la parole du Seigneur, et tous ceux-là embrassèrent la foi, qui étaient destinés à la vie éternelle. |
La prédication des apôtres touchait les cœurs non seulement des Juifs, mais aussi des païens, car le Royaume fut dès le commencement ouvert à quiconque était prêt à se confier au Sauveur. Autre chose est intéressante: ces anciens païens qui viennent à l'Église sont perçus par l'auteur sacré comme une partie intégrante du nouveau peuple de Dieu, comme ceux qui étaient « préordonnés » à la vie éternelle, à la vie du Royaume. En principe, il n'y a bien sûr rien de particulièrement inhabituel dans une telle vision de l'Église comme nouveau peuple de Dieu. Le peuple de Dieu, selon les représentations généralement admises à cette époque dans le milieu synagogal, avait été conçu par Dieu avant même la création du monde, tout comme le Messie. Et l'Église, dès la vie de la première génération chrétienne, a appliqué aussi à elle-même cette compréhension comme nouveau peuple de Dieu.
Mais en ce qui concerne les païens, la situation n'était pas aussi univoque. Certes, les prophètes ont dit plus d'une fois qu'avec la venue du Messie, les païens se tourneraient vers le Dieu d'Israël et entreraient dans le peuple de Dieu comme sa partie intégrante. Mais une telle entrée ne signifiait pas, semble-t-il, que le dessein de Dieu sur son peuple incluait dès le commencement les païens eux aussi. C'était une manifestation de la miséricorde de Dieu, qui, sans avoir rien promis d'avance aux païens, leur donne pourtant par le Messie la possibilité de devenir participants de son dessein de salut du monde. Et l'Église, manifestement, a étendu cette représentation de la providence de Dieu à tous ses membres, quelle que soit leur origine.
Une telle relecture des frontières du peuple de Dieu était extrêmement importante: car selon la définition juive traditionnelle de ces frontières, aucun païen, même croyant au Dieu d'Israël, n'y entrait s'il n'adoptait pas le judaïsme dans toute sa plénitude en devenant Juif. L'Église, elle, dès le commencement, a lié les frontières du peuple de Dieu non au peuple juif comme ethnie ni à la Synagogue, mais à la personne du Messie. Les frontières du peuple s'élargissaient dans une telle approche, mais les alliances antérieures conclues par Dieu avec son peuple n'étaient pas dévalorisées pour autant: car la relation avec Dieu est un processus unique et spirituellement intègre, où chaque étape est importante, depuis Abraham jusqu'au Christ. Il y avait encore l'alliance avec Noé, cette image collective de tous les justes du monde païen, à qui le nouveau regard sur le peuple de Dieu ouvrait le chemin de l'Église en contournant la Synagogue. Ainsi le Royaume a uni l'ancien peuple de Dieu à tout juste qui cherchait la vie authentique dans toute sa plénitude.
48 Tout joyeux à ces mots, les païens se mirent à glorifier la parole du Seigneur, et tous ceux-là embrassèrent la foi, qui étaient destinés à la vie éternelle. |
Comme on voit, le sermon des apôtres touchait les coeurs non seulement les Juifs, mais aussi les païens. Il n’y a bien sûr rien de surprenant ici: car le Royaume était ouvert dès le début à quiconque était prêt à faire confiance au Sauveur. Une autre chose est intéressante: ces gens venant à l'Église, qui étaient encore tout récemment des païens sont perçus par le saint écrivain comme une partie intégrante du nouveau peuple de Dieu, comme ceux qui étaient «ordonnés» à la vie éternelle, à la vie du Royaume. En principe, il n’y a bien sûr rien de particulièrement extraordinaire dans une telle vision de l'Église, comme un nouveau peuple de Dieu. Le peuple de Dieu, selon les représentations généralement acceptées à cette époque dans le milieu synagogal, était conçu par Dieu encore avant même la création du monde, tout comme et le Messie. Et l'Église déjà pendant la vie de la première génération chrétienne a transféré cette compréhension et sur elle-même aussi, comme le nouveau peuple de Dieu. Mais en ce qui concerne les païens, la situation n'était pas si univoque.
Certes, les prophètes ont dit bien des fois qu'avec l'arrivée du Messie les païens s'adresseront au Dieu d'Israël et feront partir du peuple de Dieu en tant que sa partie intégrante. Mais une telle appartenance ne signifiait apparemment pas que le plan de Dieu en ce qui concerne le peuple de Dieu comprenait dès le début les païens aussi. Il était la manifestation de la miséricorde de Dieu, Qui, ne promettant rien d'avance aux païens, néanmoins à travers le Messie leur donne la possibilité de devenir les participants de Son plan sur le salut du monde.
Mais l'Église, comme on voit, a répandu les représentations sur le plan de Dieu en ce qui concerne Son peuple à tous ses membres, indépendamment de l'origine. Une telle reconsidération des frontières du peuple de Dieu était extraordinairement importante: car d’après la définition traditionnelle judaïque de ces frontières, aucun païen même croyant au Dieu d'Israël, dans n’entrait pas dans leurs cadres, s'il n'acceptait pas le judaïsme dans toute sa plénitude, en devenant Juif. L'église a lié dès le début les frontières du peuple de Dieu non pas avec le peuple juif, comme un groupe ethnique, et non pas avec la Synagogue, mais avec la personnalité du Messie.
Les frontières du peuple s'élargissaient avec ce point de vue, mais les anciennes alliances conclues par Dieu avec Son peuple, n'étaient pas dévalorisés de plus : car les relations avec le Dieu sont un processus unique et spirituellement intègre, dans lequel est importante chaque étape, commençant par Abraham et finissant par le Christ. Et il y avait encore l’alliance avec Noé, par cette image collective de tous les justes de la gentilité, à qui un nouveau regard sur le peuple de Dieu ouvrait la voie à l'Église, en passant la Synagogue. Ainsi le Royaume a réuni l’ancien peuple de Dieu avec tout juste, cherchant la vraie vie dans toute sa plénitude.
44 Le sabbat suivant, presque toute la ville s'assembla pour entendre la parole de Dieu. |
45 À la vue de cette foule, les Juifs furent remplis de jalousie, et ils répliquaient par des blasphèmes aux paroles de Paul. |
46 S'enhardissant alors, Paul et Barnabé déclarèrent : " C'était à vous d'abord qu'il fallait annoncer la parole de Dieu. Puisque vous la repoussez et ne vous jugez pas dignes de la vie éternelle, eh bien ! nous nous tournons vers les païens. |
47 Car ainsi nous l'a ordonné le Seigneur : Je t'ai établi lumière des nations, pour que tu portes le salut jusqu'aux extrémités de la terre. " |
48 Tout joyeux à ces mots, les païens se mirent à glorifier la parole du Seigneur, et tous ceux-là embrassèrent la foi, qui étaient destinés à la vie éternelle. |
49 Ainsi la parole du Seigneur se répandait dans toute la région. |
50 Mais les Juifs montèrent la tête aux dames de condition qui adoraient Dieu ainsi qu'aux notables de la ville; il suscitèrent de la sorte une persécution contre Paul et Barnabé et les chassèrent de leur territoire. |
51 Ceux-ci, secouant contre eux la poussière de leur pieds, se rendirent à Iconium. |
52 Quant aux disciples, ils étaient remplis de joie et de l'Esprit Saint. |
Paul et Barnabé disent que la Parole de Dieu doit être annoncée en premier lieu au peuple élu — les Juifs. Pourtant, la prédication adressée aux Juifs est aussi écoutée par les païens, et la Parole pénètre parfois plus profondément dans leur cœur que dans celui des Juifs. Paul dit qu’en rejetant la Parole, les hommes se rendent eux-mêmes indignes de la vie éternelle. Les Juifs pensaient que les païens étaient indignes de la vie éternelle. Certains païens modernes affirment que les Juifs ne sont dignes ni de la vie éternelle ni de la vie temporelle. Le Seigneur voit tout autrement : pour Lui, personne n’est indigne — sauf ceux qui Le refusent volontairement.
42 Et, à leur sortie, on les invitait à parler encore du même sujet le sabbat suivant. |
43 Après que l'assemblée se fut séparée, nombre de Juifs et de prosélytes qui adoraient Dieu suivirent Paul et Barnabé, et ceux-ci, dans leurs entretiens, les engageaient à rester fidèles à la grâce de Dieu. |
44 Le sabbat suivant, presque toute la ville s'assembla pour entendre la parole de Dieu. |
45 À la vue de cette foule, les Juifs furent remplis de jalousie, et ils répliquaient par des blasphèmes aux paroles de Paul. |
46 S'enhardissant alors, Paul et Barnabé déclarèrent : " C'était à vous d'abord qu'il fallait annoncer la parole de Dieu. Puisque vous la repoussez et ne vous jugez pas dignes de la vie éternelle, eh bien ! nous nous tournons vers les païens. |
47 Car ainsi nous l'a ordonné le Seigneur : Je t'ai établi lumière des nations, pour que tu portes le salut jusqu'aux extrémités de la terre. " |
48 Tout joyeux à ces mots, les païens se mirent à glorifier la parole du Seigneur, et tous ceux-là embrassèrent la foi, qui étaient destinés à la vie éternelle. |
49 Ainsi la parole du Seigneur se répandait dans toute la région. |
50 Mais les Juifs montèrent la tête aux dames de condition qui adoraient Dieu ainsi qu'aux notables de la ville; il suscitèrent de la sorte une persécution contre Paul et Barnabé et les chassèrent de leur territoire. |
51 Ceux-ci, secouant contre eux la poussière de leur pieds, se rendirent à Iconium. |
52 Quant aux disciples, ils étaient remplis de joie et de l'Esprit Saint. |
1 À Iconium, ils entrèrent de même dans la synagogue des Juifs et parlèrent de telle façon qu'une grande foule de Juifs et de Grecs embrassèrent la foi. |
2 Mais les Juifs restés incrédules excitèrent les païens et les indisposèrent contre les frères. |
3 Paul et Barnabé prolongèrent donc leur séjour assez longtemps, pleins d'assurance dans le Seigneur, qui rendait témoignage à la prédication de sa grâce en opérant signes et prodiges par leurs mains. |
4 La population de la ville se partagea. Les uns étaient pour les Juifs, les autres pour les apôtres. |
5 Chez les païens et les Juifs, leurs chefs en tête, on se préparait à les maltraiter et à les lapider. |
6 Mais s'en étant rendu compte, ils allèrent chercher refuge dans les villes de la Lycaonie, Lystres, Derbé et leurs environs, |
7 où ils se mirent à annoncer la Bonne Nouvelle. |
Paul et ses compagnons ne suivaient déjà plus strictement la règle qu’avaient suivie les premiers témoins, contraints de quitter Jérusalem à cause des persécutions. Ceux-là ne témoignaient qu’aux Juifs; ceux-ci étaient prêts à témoigner à quiconque était prêt à écouter et à recevoir leur témoignage. La situation, à cet égard, avait changé radicalement. Et il ne s’agit pas simplement d’un élargissement de l’auditoire. Il s’agit de savoir où passe la frontière du peuple de Dieu. Pour ces premiers témoins, il allait de soi que ces frontières coïncidaient avec celles du peuple juif.
Ils étaient bien sûr chrétiens (plus exactement messianistes : ce sont les messianistes issus des païens qui ont commencé à s’appeler chrétiens). Ils ne doutaient pas que Jésus de Nazareth soit le Messie et le Fils de Dieu. Mais ils étaient tout aussi convaincus qu’on ne pouvait Le suivre qu’en étant Juif. Et si l’on n’était pas né Juif, il fallait d’abord le devenir en acceptant le judaïsme; ensuite seulement on pourrait parler aussi du Messie.
Ils voyaient l’Église comme la continuation du peuple juif et comme une partie de celui-ci, comme sa composante messianique. Paul et ses compagnons, eux, regardaient la situation tout autrement. Pour eux, l’Église n’est pas une simple continuation du peuple juif ni sa partie messianique. Pour eux, l’Église est le peuple de Dieu dans toute sa plénitude. Et l’appartenance à l’Église ne se définit pas par l’appartenance au peuple juif. Bien sûr, l’Église est ouverte à tout Juif qui reçoit Jésus comme Messie et comme Fils de Dieu. Mais elle est tout aussi ouverte à n’importe quel autre, même si cet autre n’a aucun rapport avec la judéité.
Une seule chose importe : l’homme doit recevoir Jésus comme Messie et comme Fils de Dieu. Et il doit avoir avec Lui ses propres relations, profondément personnelles. Et il ne s’agit évidemment pas ici du fait que Paul aurait spécialement révisé les normes traditionnelles de la Torah afin d’élargir les frontières de l’Église. Il s’agit du fait que Dieu a ouvert Son Royaume aux païens, et Paul ne pouvait pas l’ignorer. Or les frontières de l’Église (celle qui prend une majuscule) coïncident avec celles du Royaume. Et pour les franchir, il n’est pas nécessaire d’être Juif.
Ainsi, si dans une grande ville, ou même une ville moins grande, la communauté juive reste dans sa grande majorité indifférente au témoignage rendu au Christ, alors on peut et on doit témoigner auprès de tous les autres. Non pour défier la synagogue locale, mais simplement parce que, dans cette même ville, il peut se trouver des personnes prêtes à entrer dans le Royaume, et donc dans l’Église. Conditionner leur entrée dans l’Église à l’attitude du quartier juif local envers l’Église serait incorrect et injuste envers elles. Plus encore : ce serait une violation directe du dessein de Dieu et un obstacle à Son action dans le monde. Aucun véritable témoin du Christ ne s’y serait résolu, y compris, bien sûr, Paul et ses compagnons.
13 De Paphos, où ils s'embarquèrent, Paul et ses compagnons gagnèrent Pergé, en Pamphylie. Mais Jean les quitta pour retourner à Jérusalem. |
14 Quant à eux, poussant au-delà de Pergé, ils arrivèrent à Antioche de Pisidie. Le jour du sabbat, ils entrèrent à la synagogue et s'assirent. |
15 Après la lecture de la Loi et des Prophètes, les chefs de la synagogue leur envoyèrent dire : " Frères, si vous avez quelque parole d'encouragement à dire au peuple, parlez. " |
16 Paul alors se leva, fit signe de la main et dit : " Hommes d'Israël, et vous qui craignez Dieu, écoutez. |
17 Le Dieu de ce peuple, le Dieu d'Israël élut nos pères et fit grandir ce peuple durant son exil en terre d'Égypte. Puis, en déployant la force de son bras, il les en fit sortir |
18 et, durant quarante ans environ, il les entoura de soins au désert. |
19 Ensuite, après avoir exterminé sept nations dans la terre de Canaan, il les mit en possession de leur pays : |
20 quatre cent cinquante ans environ. Après quoi, il leur donna des juges, jusqu'au prophète Samuel. |
21 Par la suite, ils demandèrent un roi, et Dieu leur donna Saül, fils de Cis, de la tribu de Benjamin : quarante ans. |
22 Après l'avoir écarté, Dieu suscita pour eux David comme roi. C'est à lui qu'il a rendu ce témoignage : J'ai trouvé David, fils de Jessé, un homme selon mon cœur, qui accomplira toutes mes volontés. |
23 C'est de sa descendance que, suivant sa promesse, Dieu a suscité pour Israël Jésus comme Sauveur. |
24 Jean, le précurseur, avait préparé son arrivée en proclamant à l'adresse de tout le peuple d'Israël un baptême de repentance. |
25 Au moment de terminer sa course, Jean disait : "Celui que vous croyez que je suis, je ne le suis pas ; mais voici venir après moi celui dont je ne suis pas digne de délier la sandale. " |
26 " Frères, vous les enfants de la race d'Abraham, et vous ici présents qui craignez Dieu, c'est à vous que ce message de salut a été envoyé. |
27 En effet, les habitants de Jérusalem et leurs chefs ont accompli sans le savoir les paroles des prophètes qu'on lit chaque sabbat. |
28 Sans trouver en lui aucun motif de mort, ils l'ont condamné et ont demandé à Pilate de le faire périr. |
29 Et lorsqu'ils eurent accompli tout ce qui était écrit de lui, ils le descendirent du gibet et le mirent au tombeau. |
30 Mais Dieu l'a ressuscité; |
31 pendant de nombreux jours, il est apparu à ceux qui étaient montés avec lui de Galilée à Jérusalem, ceux-là mêmes qui sont maintenant ses témoins auprès du peuple. |
32 " Et nous, nous vous annonçons la Bonne Nouvelle : la promesse faite à nos pères, |
33 Dieu l'a accomplie en notre faveur à nous, leurs enfants : il a ressuscité Jésus. Ainsi est-il écrit dans les psaumes : Tu es mon fils, moi-même aujourd'hui je t'ai engendré. |
34 Que Dieu l'ait ressuscité des morts et qu'il ne doive plus retourner à la corruption, c'est bien ce qu'il avait déclaré : Je vous donnerai les choses saintes de David, celles qui sont dignes de foi. |
35 C'est pourquoi il dit ailleurs encore : Tu ne laisseras pas ton saint voir la corruption. |
36 Or David, après avoir en son temps servi les desseins de Dieu, est mort, a été réuni à ses pères et a vu la corruption. |
37 Celui que Dieu a ressuscité, lui, n'a pas vu la corruption. |
38 " Sachez-le donc, frères, c'est par lui que la rémission des péchés vous est annoncée. L'entière justification que vous n'avez pu obtenir par la Loi de Moïse, |
39 c'est par lui que quiconque croit l'obtient. |
40 " Prenez donc garde que n'arrive ce qui est dit dans les Prophètes : |
41 Regardez, contempteurs, soyez dans la stupeur et disparaissez ! Parce que de vos jours je vais accomplir une œuvre que vous ne croiriez pas si on vous la racontait. " |
42 Et, à leur sortie, on les invitait à parler encore du même sujet le sabbat suivant. |
43 Après que l'assemblée se fut séparée, nombre de Juifs et de prosélytes qui adoraient Dieu suivirent Paul et Barnabé, et ceux-ci, dans leurs entretiens, les engageaient à rester fidèles à la grâce de Dieu. |
44 Le sabbat suivant, presque toute la ville s'assembla pour entendre la parole de Dieu. |
45 À la vue de cette foule, les Juifs furent remplis de jalousie, et ils répliquaient par des blasphèmes aux paroles de Paul. |
46 S'enhardissant alors, Paul et Barnabé déclarèrent : " C'était à vous d'abord qu'il fallait annoncer la parole de Dieu. Puisque vous la repoussez et ne vous jugez pas dignes de la vie éternelle, eh bien ! nous nous tournons vers les païens. |
47 Car ainsi nous l'a ordonné le Seigneur : Je t'ai établi lumière des nations, pour que tu portes le salut jusqu'aux extrémités de la terre. " |
48 Tout joyeux à ces mots, les païens se mirent à glorifier la parole du Seigneur, et tous ceux-là embrassèrent la foi, qui étaient destinés à la vie éternelle. |
49 Ainsi la parole du Seigneur se répandait dans toute la région. |
50 Mais les Juifs montèrent la tête aux dames de condition qui adoraient Dieu ainsi qu'aux notables de la ville; il suscitèrent de la sorte une persécution contre Paul et Barnabé et les chassèrent de leur territoire. |
51 Ceux-ci, secouant contre eux la poussière de leur pieds, se rendirent à Iconium. |
52 Quant aux disciples, ils étaient remplis de joie et de l'Esprit Saint. |
À première vue, il se produit ici la naissance d’une nouvelle religion: l’annonce chrétienne, n’ayant pas été acceptée par son milieu d’origine, les Juifs, en sort et se tourne vers les païens. Formellement, c’est bien le cas, mais les prédicateurs eux-mêmes, avec Paul à leur tête, ne le pensent clairement pas ainsi, et cela ressort clairement de sa prédication.
La raison tient sans doute au fait que le christianisme, non pas comme religion, mais comme expérience nouvelle de vie avec Dieu, a d’abord touché ceux qui ne cherchaient pas un système religieux, mais la vie véritable, éternelle, ceux qui cherchaient le Christ et qui, enfin, ont reçu Sa présence dans l’Esprit. Il semble que cela nous concerne directement nous aussi: ceux qui ne se sont pas encore décidés, et ceux qui se considèrent depuis longtemps comme chrétiens.
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