Bible-Centre

RÉFLEXIONS pour Is 52:13-53:12

13 Voici que mon serviteur prospérera, il grandira, s'élèvera, sera placé très haut.
14 De même que des multitudes avaient été saisies d'épouvante à sa vue, - car il n'avait plus figure humaine, et son apparence n'était plus celle d'un homme -
15 de même des multitudes de nations seront dans la stupéfaction, devant lui des rois resteront bouche close, pour avoir vu ce qui ne leur avait pas été raconté, pour avoir appris ce qu'ils n'avaient pas entendu dire.
Qui a cru ce que nous entendions dire, et le bras de Yahvé, à qui s'est-il révélé?
Comme un surgeon il a grandi devant lui, comme une racine en terre aride; sans beauté ni éclat pour attirer nos regards, et sans apparence qui nous eût séduits;
objet de mépris, abandonné des hommes, homme de douleur, familier de la souffrance, comme quelqu'un devant qui on se voile la face, méprisé, nous n'en faisions aucun cas.
Or ce sont nos souffrances qu'il portait et nos douleurs dont il était chargé. Et nous, nous le considérions comme puni, frappé par Dieu et humilié.
Mais lui, il a été transpercé à cause de nos crimes, écrasé à cause de nos fautes. Le châtiment qui nous rend la paix est sur lui, et dans ses blessures nous trouvons la guérison.
Tous, comme des moutons, nous étions errants, chacun suivant son propre chemin, et Yahvé a fait retomber sur lui nos fautes à tous.
Maltraité, il s'humiliait, il n'ouvrait pas la bouche, comme l'agneau qui se laisse mener à l'abattoir, comme devant les tondeurs une brebis muette, il n'ouvrait pas la bouche.
Par contrainte et jugement il a été saisi. Parmi ses contemporains, qui s'est inquiété qu'il ait été retranché de la terre des vivants, qu'il ait été frappé pour le crime de son peuple?
On lui a donné un sépulcre avec les impies et sa tombe est avec le riche, bien qu'il n'ait pas commis de violence et qu'il n'y ait pas eu de tromperie dans sa bouche.
10 Yahvé a voulu l'écraser par la souffrance; s'il offre sa vie en sacrifice expiatoire, il verra une postérité, il prolongera ses jours, et par lui la volonté de Yahvé s'accomplira.
11 À la suite de l'épreuve endurée par son âme, il verra la lumière et sera comblé. Par sa connaissance, le juste, mon serviteur, justifiera les multitudes en s'accablant lui-même de leurs fautes.
12 C'est pourquoi il aura sa part parmi les multitudes, et avec les puissants il partagera le butin, parce qu'il s'est livré lui-même à la mort et qu'il a été compté parmi les criminels, alors qu'il portait le péché des multitudes et qu'il intercédait pour les criminels.
Masquer

Même si nous ne connaissions pas la lecture traditionnelle de ces lignes, il nous serait tout de même impossible de ne pas les comparer aux passages de l’Évangile qui ont conservé le récit des souffrances et des humiliations du Christ ; c’est donc à très juste titre qu’Isaïe est appelé « l’évangéliste de l’Ancien Testament ». Mais nous savons que, plusieurs siècles plus tard, beaucoup de ceux qui connaissaient et relisaient sans cesse le Livre d’Isaïe n’ont pas reconnu en Jésus Celui dont parlait le prophète. La prophétie est restée incomprise.

Devons-nous, nous chrétiens, nous élever au-dessus des anciens Juifs sous prétexte que nous comprenons plus justement les paroles prophétiques ? Sommes-nous toujours prêts à voir l’image de Dieu en celui qui ne correspond pas à nos idées de prospérité, de talent et de réussite ? Une « théologie de la réussite » reste populaire chez certains chrétiens : elle tente de proclamer que les succès de la vie sont une récompense venue d’en haut — ce qui est possible, mais loin d’être vrai dans tous les cas ! — et que les échecs témoignent de la défaveur de Dieu...

Mais toutes les tentatives séduisantes d’adapter la doctrine aux intérêts terrestres et aux conceptions pragmatiques ont été rejetées d’avance aussi bien par la prophétie d’Isaïe que, plus encore, par Celui dont parlait le prophète.

Autres réflexions

 
Pour Is 53:1-12
Qui a cru ce que nous entendions dire, et le bras de Yahvé, à qui s'est-il révélé?
Comme un surgeon il a grandi devant lui, comme une racine en terre aride; sans beauté ni éclat pour attirer nos regards, et sans apparence qui nous eût séduits;
objet de mépris, abandonné des hommes, homme de douleur, familier de la souffrance, comme quelqu'un devant qui on se voile la face, méprisé, nous n'en faisions aucun cas.
Or ce sont nos souffrances qu'il portait et nos douleurs dont il était chargé. Et nous, nous le considérions comme puni, frappé par Dieu et humilié.
Mais lui, il a été transpercé à cause de nos crimes, écrasé à cause de nos fautes. Le châtiment qui nous rend la paix est sur lui, et dans ses blessures nous trouvons la guérison.
Tous, comme des moutons, nous étions errants, chacun suivant son propre chemin, et Yahvé a fait retomber sur lui nos fautes à tous.
Maltraité, il s'humiliait, il n'ouvrait pas la bouche, comme l'agneau qui se laisse mener à l'abattoir, comme devant les tondeurs une brebis muette, il n'ouvrait pas la bouche.
Par contrainte et jugement il a été saisi. Parmi ses contemporains, qui s'est inquiété qu'il ait été retranché de la terre des vivants, qu'il ait été frappé pour le crime de son peuple?
On lui a donné un sépulcre avec les impies et sa tombe est avec le riche, bien qu'il n'ait pas commis de violence et qu'il n'y ait pas eu de tromperie dans sa bouche.
10 Yahvé a voulu l'écraser par la souffrance; s'il offre sa vie en sacrifice expiatoire, il verra une postérité, il prolongera ses jours, et par lui la volonté de Yahvé s'accomplira.
11 À la suite de l'épreuve endurée par son âme, il verra la lumière et sera comblé. Par sa connaissance, le juste, mon serviteur, justifiera les multitudes en s'accablant lui-même de leurs fautes.
12 C'est pourquoi il aura sa part parmi les multitudes, et avec les puissants il partagera le butin, parce qu'il s'est livré lui-même à la mort et qu'il a été compté parmi les criminels, alors qu'il portait le péché des multitudes et qu'il intercédait pour les criminels.
Masquer
La lecture d'aujourd'hui est un hymne messianique d'Isaïe de Babylone, bien connu de tout lecteur de la Bible...  Lire la suite

La lecture d'aujourd'hui est un hymne messianique d'Isaïe de Babylone, bien connu de tout lecteur de la Bible. C'est précisément ici que l'image vétérotestamentaire du Messie se rapproche le plus de l'image évangélique. Comme dans un autre hymne d'Isaïe de Babylone, le Messie ressemble ici moins que tout à un roi législateur ou à un juge. Il est à peine visible (v. 2), non parce qu'Il serait de petite taille, mais parce que le Messie d'Isaïe n'occupe dans la société aucune position en vue. Il n'a pas l'intention d'être le chef de la grande guerre messianique. Sa tâche est autre : Il prend sur Lui le péché du peuple, tout en étant Lui-même sans péché, et délivre ainsi le peuple du péché (v. 3-5).

Une telle image du Messie paraissait assez paradoxale sur fond du triomphalisme qui avait saisi le peuple dans les premières années après le retour sur la terre des pères : car ce retour lui-même semblait le témoignage incontestable que tous les péchés étaient pardonnés et tous les crimes du peuple oubliés. Et c'est précisément alors qu'Isaïe parla du Messie comme de Celui qui seul peut délivrer le peuple du péché ! Bien sûr, toute la profondeur des sens liés à la personne du Messie-Christ commençait seulement à s'entrouvrir au prophète. Mais même cela, peut-on penser, entrait difficilement dans la conscience de ses contemporains.

La mort du Messie, telle qu'Isaïe de Babylone la décrit, devenait encore moins compréhensible. Il faut remarquer que c'est chez lui seul que se rencontre, dans l'Ancien Testament, l'image du Messie souffrant. Mais si l'image du Messie souffrant et persécuté (v. 6-7) finit avec le temps par devenir une partie de la tradition rabbinique, l'image du Messie exécuté et mourant (v. 8-10) resta incomprise ; et, semble-t-il, on regardait plutôt cette prophétie d'Isaïe comme une sorte d'hyperbole prophétique, entendant par la mort des persécutions qui mettraient le Messie au bord de la mort, à laquelle Il finirait pourtant par échapper heureusement. C'est ainsi, semble-t-il, qu'on comprenait les versets conclusifs (v. 11-12) de l'hymne : le Messie, ayant miraculeusement échappé à la mort, finirait malgré tout par vaincre, puis jouirait des fruits de Sa victoire.

Et ce n'est qu'à la première génération de chrétiens qu'il devint clair qu'en parlant de la mort du Messie, Isaïe n'exagérait nullement, même si les apôtres eux-mêmes ne comprirent qu'après la Résurrection les paroles qu'ils avaient entendues plus d'une fois de la bouche de Jésus Lui-même au sujet de Sa mort prochaine sur la croix. Quant à la résurrection du Messie, le prophète n'en dit rien. Rien d'étonnant : si même les apôtres eurent beaucoup de peine à croire à la résurrection de leur Maître, que pouvait-on attendre des contemporains d'Isaïe, qui vivaient plusieurs siècles avant la venue du Christ ? Et pourtant c'est précisément chez Isaïe de Babylone que l'image du Messie s'est trouvée la plus proche de l'Évangile. Ce n'est pas un hasard si, par la suite, les chrétiens l'appelèrent « l'évangéliste de l'Ancien Testament ».

Masquer
 
Pour Is 53:1-12
Qui a cru ce que nous entendions dire, et le bras de Yahvé, à qui s'est-il révélé?
Comme un surgeon il a grandi devant lui, comme une racine en terre aride; sans beauté ni éclat pour attirer nos regards, et sans apparence qui nous eût séduits;
objet de mépris, abandonné des hommes, homme de douleur, familier de la souffrance, comme quelqu'un devant qui on se voile la face, méprisé, nous n'en faisions aucun cas.
Or ce sont nos souffrances qu'il portait et nos douleurs dont il était chargé. Et nous, nous le considérions comme puni, frappé par Dieu et humilié.
Mais lui, il a été transpercé à cause de nos crimes, écrasé à cause de nos fautes. Le châtiment qui nous rend la paix est sur lui, et dans ses blessures nous trouvons la guérison.
Tous, comme des moutons, nous étions errants, chacun suivant son propre chemin, et Yahvé a fait retomber sur lui nos fautes à tous.
Maltraité, il s'humiliait, il n'ouvrait pas la bouche, comme l'agneau qui se laisse mener à l'abattoir, comme devant les tondeurs une brebis muette, il n'ouvrait pas la bouche.
Par contrainte et jugement il a été saisi. Parmi ses contemporains, qui s'est inquiété qu'il ait été retranché de la terre des vivants, qu'il ait été frappé pour le crime de son peuple?
On lui a donné un sépulcre avec les impies et sa tombe est avec le riche, bien qu'il n'ait pas commis de violence et qu'il n'y ait pas eu de tromperie dans sa bouche.
10 Yahvé a voulu l'écraser par la souffrance; s'il offre sa vie en sacrifice expiatoire, il verra une postérité, il prolongera ses jours, et par lui la volonté de Yahvé s'accomplira.
11 À la suite de l'épreuve endurée par son âme, il verra la lumière et sera comblé. Par sa connaissance, le juste, mon serviteur, justifiera les multitudes en s'accablant lui-même de leurs fautes.
12 C'est pourquoi il aura sa part parmi les multitudes, et avec les puissants il partagera le butin, parce qu'il s'est livré lui-même à la mort et qu'il a été compté parmi les criminels, alors qu'il portait le péché des multitudes et qu'il intercédait pour les criminels.
Masquer
Il ne nous reste qu'à nous incliner devant cette perle de l'intuition prophétique... Sous nos yeux—et à nos oreilles...  Lire la suite

Il ne nous reste qu'à nous incliner devant cette perle de l'intuition prophétique... Sous nos yeux—et à nos oreilles—Jérusalem frappée et détruite prend des traits toujours plus profonds et reconnaissables. À travers le chant douloureux du prophète apparaît le Visage humain de Celui qui souffre pour les péchés de Son peuple et dont les blessures guérissent toutes les nations de la terre. Ce n'est plus Sion outragée qui se tient devant nous, mais le mystérieux Homme de douleurs qui souffre volontairement. Quelques siècles passeront, et les disciples du Rabbi de Galilée crucifié reconnaîtront en Lui leur Maître bien-aimé, jusque dans les moindres détails. En attendant, Israël ne peut qu'écouter avec stupeur la mystérieuse Parole et mettre son espérance dans le Juste promis.

Masquer
 
Pour Is 52:13-53:12
13 Voici que mon serviteur prospérera, il grandira, s'élèvera, sera placé très haut.
14 De même que des multitudes avaient été saisies d'épouvante à sa vue, - car il n'avait plus figure humaine, et son apparence n'était plus celle d'un homme -
15 de même des multitudes de nations seront dans la stupéfaction, devant lui des rois resteront bouche close, pour avoir vu ce qui ne leur avait pas été raconté, pour avoir appris ce qu'ils n'avaient pas entendu dire.
Qui a cru ce que nous entendions dire, et le bras de Yahvé, à qui s'est-il révélé?
Comme un surgeon il a grandi devant lui, comme une racine en terre aride; sans beauté ni éclat pour attirer nos regards, et sans apparence qui nous eût séduits;
objet de mépris, abandonné des hommes, homme de douleur, familier de la souffrance, comme quelqu'un devant qui on se voile la face, méprisé, nous n'en faisions aucun cas.
Or ce sont nos souffrances qu'il portait et nos douleurs dont il était chargé. Et nous, nous le considérions comme puni, frappé par Dieu et humilié.
Mais lui, il a été transpercé à cause de nos crimes, écrasé à cause de nos fautes. Le châtiment qui nous rend la paix est sur lui, et dans ses blessures nous trouvons la guérison.
Tous, comme des moutons, nous étions errants, chacun suivant son propre chemin, et Yahvé a fait retomber sur lui nos fautes à tous.
Maltraité, il s'humiliait, il n'ouvrait pas la bouche, comme l'agneau qui se laisse mener à l'abattoir, comme devant les tondeurs une brebis muette, il n'ouvrait pas la bouche.
Par contrainte et jugement il a été saisi. Parmi ses contemporains, qui s'est inquiété qu'il ait été retranché de la terre des vivants, qu'il ait été frappé pour le crime de son peuple?
On lui a donné un sépulcre avec les impies et sa tombe est avec le riche, bien qu'il n'ait pas commis de violence et qu'il n'y ait pas eu de tromperie dans sa bouche.
10 Yahvé a voulu l'écraser par la souffrance; s'il offre sa vie en sacrifice expiatoire, il verra une postérité, il prolongera ses jours, et par lui la volonté de Yahvé s'accomplira.
11 À la suite de l'épreuve endurée par son âme, il verra la lumière et sera comblé. Par sa connaissance, le juste, mon serviteur, justifiera les multitudes en s'accablant lui-même de leurs fautes.
12 C'est pourquoi il aura sa part parmi les multitudes, et avec les puissants il partagera le butin, parce qu'il s'est livré lui-même à la mort et qu'il a été compté parmi les criminels, alors qu'il portait le péché des multitudes et qu'il intercédait pour les criminels.
Masquer
L'image du Messie souffrant ne se rencontre, parmi tous les prophètes, que chez Isaïe de Babylone. Pour ses contemporains, ces paroles paraissaient étranges : l'image du Messie s'associait pour eux moins que tout à quelque souffrance que ce soit. Le Messie était pour eux un Roi juste, qui vivrait aussi royalement. Quelles souffrances pourrait-il donc y avoir ici ?...  Lire la suite

L'image du Messie souffrant ne se rencontre, parmi tous les prophètes, que chez Isaïe de Babylone. Pour ses contemporains, ces paroles paraissaient étranges : l'image du Messie s'associait pour eux moins que tout à quelque souffrance que ce soit. Le Messie était pour eux un Roi juste, qui vivrait aussi royalement. Quelles souffrances pourrait-il donc y avoir ici ?

Pourtant, dans les paroles du prophète retentit une révélation concernant les lois fondamentales de la vie spirituelle. Ce n'est pas par hasard qu'il dit que le Messie souffre non pour Ses propres péchés, mais pour les péchés d'autres hommes, pour les péchés de tout le peuple de Dieu. Et Il souffre volontairement. Cela signifie que le Messie prend sur Lui la responsabilité des péchés du peuple, à peu près comme aujourd'hui encore une personne peut rembourser les dettes d'une autre en payant ses créanciers à sa place. Certes, lorsqu'il s'agit d'un crime, le transfert de responsabilité à une autre personne est aujourd'hui impossible. Aujourd'hui, chacun répond lui-même devant la loi. Mais dans l'Antiquité, il était possible de se porter garant même d'un criminel, en assumant la responsabilité du crime qu'il avait commis et en subissant le châtiment correspondant. Dans ce cas, on supposait que le garant connaissait bien celui pour qui il se portait garant et qu'il avait en lui une telle confiance qu'il était prêt à le libérer des conséquences de son acte. Les motifs du garant étaient alors sans importance. On exigeait seulement de lui qu'il prenne sur lui les conséquences du crime commis par le criminel.

C'est précisément ce que fait le Messie d'Isaïe devant Dieu : Il prend sur Lui la responsabilité des péchés commis par le peuple et porte toutes les conséquences de ces péchés. Le peuple, après cela, est libéré de la responsabilité et reçoit la chance de commencer une vie nouvelle à partir d'une page blanche. C'était la seule chance : car on ne peut entrer dans le Royaume avec le poids des conséquences que produit le péché commis consciemment et volontairement, et de tels péchés furent nombreux dans l'histoire du peuple. Quelqu'un devait les prendre sur lui, donnant aux autres la possibilité d'entrer dans le Royaume sans être écrasés par un fardeau insupportable pour la vie nouvelle. Et le Messie le fait, tout aussi volontairement et consciemment que le peuple avait autrefois péché de manière pleinement consciente et volontaire, ouvrant ainsi au peuple la route du Royaume et devenant le Rédempteur.

Masquer
 
Pour Is 52:13-53:12
13 Voici que mon serviteur prospérera, il grandira, s'élèvera, sera placé très haut.
14 De même que des multitudes avaient été saisies d'épouvante à sa vue, - car il n'avait plus figure humaine, et son apparence n'était plus celle d'un homme -
15 de même des multitudes de nations seront dans la stupéfaction, devant lui des rois resteront bouche close, pour avoir vu ce qui ne leur avait pas été raconté, pour avoir appris ce qu'ils n'avaient pas entendu dire.
Qui a cru ce que nous entendions dire, et le bras de Yahvé, à qui s'est-il révélé?
Comme un surgeon il a grandi devant lui, comme une racine en terre aride; sans beauté ni éclat pour attirer nos regards, et sans apparence qui nous eût séduits;
objet de mépris, abandonné des hommes, homme de douleur, familier de la souffrance, comme quelqu'un devant qui on se voile la face, méprisé, nous n'en faisions aucun cas.
Or ce sont nos souffrances qu'il portait et nos douleurs dont il était chargé. Et nous, nous le considérions comme puni, frappé par Dieu et humilié.
Mais lui, il a été transpercé à cause de nos crimes, écrasé à cause de nos fautes. Le châtiment qui nous rend la paix est sur lui, et dans ses blessures nous trouvons la guérison.
Tous, comme des moutons, nous étions errants, chacun suivant son propre chemin, et Yahvé a fait retomber sur lui nos fautes à tous.
Maltraité, il s'humiliait, il n'ouvrait pas la bouche, comme l'agneau qui se laisse mener à l'abattoir, comme devant les tondeurs une brebis muette, il n'ouvrait pas la bouche.
Par contrainte et jugement il a été saisi. Parmi ses contemporains, qui s'est inquiété qu'il ait été retranché de la terre des vivants, qu'il ait été frappé pour le crime de son peuple?
On lui a donné un sépulcre avec les impies et sa tombe est avec le riche, bien qu'il n'ait pas commis de violence et qu'il n'y ait pas eu de tromperie dans sa bouche.
10 Yahvé a voulu l'écraser par la souffrance; s'il offre sa vie en sacrifice expiatoire, il verra une postérité, il prolongera ses jours, et par lui la volonté de Yahvé s'accomplira.
11 À la suite de l'épreuve endurée par son âme, il verra la lumière et sera comblé. Par sa connaissance, le juste, mon serviteur, justifiera les multitudes en s'accablant lui-même de leurs fautes.
12 C'est pourquoi il aura sa part parmi les multitudes, et avec les puissants il partagera le butin, parce qu'il s'est livré lui-même à la mort et qu'il a été compté parmi les criminels, alors qu'il portait le péché des multitudes et qu'il intercédait pour les criminels.
Masquer
Les lignes du prophète Isaïe font comprendre avec une clarté terrifiante que Jésus, innocent, a été tourmenté et qu'Il est allé volontairement à la mort. Dans les rares moments où nous approchons de ce mystère, le cœur est transpercé par la douleur devant l'injustice faite à l'Innocent et devant Sa douceur lorsqu'Il Se livre volontairement. Il est allé à la plus terrible des morts connues de l'humanité pour nous—pour tous les hommes—ceux qui ont vécu sur la terre et ceux...  Lire la suite

Les lignes du prophète Isaïe font comprendre avec une clarté terrifiante que Jésus, innocent, a été tourmenté et qu'Il est allé volontairement à la mort. Dans les rares moments où nous approchons de ce mystère, le cœur est transpercé par la douleur devant l'injustice faite à l'Innocent et devant Sa douceur lorsqu'Il Se livre volontairement. Il est allé à la plus terrible des morts connues de l'humanité pour nous—pour tous les hommes—ceux qui ont vécu sur la terre et ceux qui doivent encore naître. Et ce qu'il y a de plus terrible—et de plus beau—c'est que je suis parmi ces hommes... Pour moi, Il a porté ces souffrances afin de racheter mon péché par Son sacrifice, et par là Il donne la vie, parce qu'Il « est devenu pour tous ceux qui Lui obéissent la cause du salut éternel » (He 5:9).

Masquer
 
Pour Is 52:15
15 de même des multitudes de nations seront dans la stupéfaction, devant lui des rois resteront bouche close, pour avoir vu ce qui ne leur avait pas été raconté, pour avoir appris ce qu'ils n'avaient pas entendu dire.
Masquer
Cette prophétie sur le Christ et le salut, qu'Il a apporté au monde, ne perd pas son actualité et aujourd'hui...  Lire la suite

Cette prophétie sur le Christ et le salut, qu'Il a apporté au monde, ne perd pas son actualité et aujourd'hui, après deux mille années qu'il fut accompli. Le problème est que l’homme n’est pas capable d'imaginer ce que c'est le salut et ce qu’accomplit le Christ pour lui précisément. La mort de la croix du Sauveur était inconcevable et impossible pour l'antiquité; les Hellènes et les Juifs, les croyants et les païens, se laissaient séduire et trouvaient comme folie la supposition même que le Fils de Dieu peut mourir pour nous.

Aujourd'hui il est aussi pour nous inconcevable que c’est justement dans cette mort de Christ qu’est conclue Sa victoire sur le péché et la mort. Les gens de toutes époques attendent quelque chose d'autre. Le plus souvent nous attendons le roi, qui nous conduira à la vie éternelle par la main de fer, sans penser qu'une telle vie éternelle serait un camp de concentration éternel. Parfois nous attendons le Maître, qui nous apprendra la vie, oubliant que la vie éternelle consiste en Dieu Lui-même, et non dans l'accomplissement de certaines normes et règles. Mais nous n'attendons pas Celui, qui prendra notre humiliation, notre souffrance et notre pénible supplice. C'est trop terrible, pour que les gens puissent inventer une pareille chose. Et c'est pour cela que le prophète parle de la stupéfaction, avec laquelle les gens contemplent au pied de la Croix.

Masquer
 
Pour Is 52:15
15 de même des multitudes de nations seront dans la stupéfaction, devant lui des rois resteront bouche close, pour avoir vu ce qui ne leur avait pas été raconté, pour avoir appris ce qu'ils n'avaient pas entendu dire.
Masquer
Cette prophétie sur le Christ et le salut, qu'Il a apporté au monde, ne perd pas son actualité et aujourd'hui...  Lire la suite

Cette prophétie sur le Christ et le salut, qu'Il a apporté au monde, ne perd pas son actualité et aujourd'hui, après deux mille années qu'il fut accompli. Le problème est que l’homme n’est pas capable d'imaginer ce que c'est le salut et ce qu’accomplit le Christ pour lui précisément. La mort de la croix du Sauveur était inconcevable et impossible pour l'antiquité; les Hellènes et les Juifs, les croyants et les païens, se laissaient séduire et trouvaient comme folie la supposition même que le Fils de Dieu peut mourir pour nous.

Aujourd'hui il est aussi pour nous inconcevable que c’est justement dans cette mort de Christ qu’est conclue Sa victoire sur le péché et la mort. Les gens de toutes époques attendent quelque chose d'autre. Le plus souvent nous attendons le roi, qui nous conduira à la vie éternelle par la main de fer, sans penser qu'une telle vie éternelle serait un camp de concentration éternel. Parfois nous attendons le Maître, qui nous apprendra la vie, oubliant que la vie éternelle consiste en Dieu Lui-même, et non dans l'accomplissement de certaines normes et règles. Mais nous n'attendons pas Celui, qui prendra notre humiliation, notre souffrance et notre pénible supplice. C'est trop terrible, pour que les gens puissent inventer une pareille chose. Et c'est pour cela que le prophète parle de la stupéfaction, avec laquelle les gens contemplent au pied de la Croix.

Masquer

Après votre inscription, vous pourrez vous abonner à l’envoi des textes de n’importe quel plan de lecture de la Bible.

Nous prévoyons d’ajouter progressivement des paramètres personnalisés ainsi que d’autres services pour les utilisateurs inscrits. Nous vous conseillons donc de vous inscrire dès maintenant. C’est gratuit.