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RÉFLEXIONS pour Is 12:1-2

Et tu diras, en ce jour-là: Je te loue, Yahvé, car tu as été en colère contre moi. Puisse ta colère se détourner, puisses-tu me consoler.
Voici le Dieu de mon salut: j'aurai confiance et je ne tremblerai plus, car ma force et mon chant c'est Yahvé, il a été mon salut.
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La lecture de la Genèse est précédée par la promesse du Seigneur de ne pas détruire la terre ni aucun être vivant. Et les paroles d'Isaïe : « Tu étais irrité contre moi, mais Ta colère s'est détournée et Tu m'as consolé », annoncent la venue du Christ. L'humanité trouve sa consolation dans le salut et sur le chemin de la Résurrection, et tout sera décidé au jour du Jugement. Dans les Proverbes, nous trouvons aussi ces paroles : « C'est la bénédiction du Seigneur qui enrichit, sans que la peine y ajoute rien. » Le Seigneur nous a bénis pour la vie, le travail et le bonheur, mais avec Lui et en Lui, dans Sa bénédiction. Le monde entier n'est désormais sauvé que par le Christ et condamné à travers nos œuvres. Le Seigneur a restauré le monde après le déluge. De même, par l'Église et le Christ, chaque personne sera restaurée. Et chacun reçoit le monde entier et porte son propre fardeau de responsabilité devant le Seigneur.

Autres réflexions

 
Pour Is 12:1-2
Et tu diras, en ce jour-là: Je te loue, Yahvé, car tu as été en colère contre moi. Puisse ta colère se détourner, puisses-tu me consoler.
Voici le Dieu de mon salut: j'aurai confiance et je ne tremblerai plus, car ma force et mon chant c'est Yahvé, il a été mon salut.
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La lecture de la Genèse est précédée par la promesse du Seigneur de ne pas détruire la terre ni tout être vivant. Et les paroles...  Lire la suite

La lecture de la Genèse est précédée par la promesse du Seigneur de ne pas détruire la terre ni tout être vivant. Et les paroles d’Isaïe « tu étais irrité contre moi, mais Ta colère s’est détournée, et Tu m’as consolé » précèdent la venue du Christ. La consolation des hommes est dans le Salut et sur le chemin de la Résurrection, et tout sera tranché au jour du Jugement.

Et dans les Proverbes nous trouvons ces paroles : « La bénédiction du Seigneur enrichit, et Il n’y ajoute aucune peine ». Le Seigneur nous a bénis pour la vie, pour le travail, pour le bonheur. Mais avec Lui et en Lui, dans Sa bénédiction. Désormais, le monde entier n’est sauvé qu’à travers le Christ et condamné à travers nos actes.

Et comme le Seigneur a restauré le monde après le déluge, ainsi, par l’Église et le Christ, chaque homme sera restauré. Et chacun reçoit le monde entier et porte son propre fardeau de responsabilité devant le Seigneur.

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Pour Is 12:1-2
Et tu diras, en ce jour-là: Je te loue, Yahvé, car tu as été en colère contre moi. Puisse ta colère se détourner, puisses-tu me consoler.
Voici le Dieu de mon salut: j'aurai confiance et je ne tremblerai plus, car ma force et mon chant c'est Yahvé, il a été mon salut.
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Le rameau issu de la racine de Jessé, le Christ, vient pour le salut de toute l’humanité. La consolation d’Israël est donnée pour tous...  Lire la suite

Le rameau issu de la racine de Jessé, le Christ, vient pour le salut de toute l’humanité. La consolation d’Israël est donnée pour tous, dit le Seigneur. Le prophète Isaïe proclame aujourd’hui que le Christ deviendra un étendard pour les peuples et que les païens se tourneront vers Lui.

Le prophète chante un hymne majestueux à la délivrance que donne le Seigneur. Dans cette délivrance, il y a place pour tous : pour Juda et Éphraïm, et pour tous les païens. Le dessein de Dieu est de sauver le reste d’Israël et, par là, d’attirer tous les peuples au salut. « ...Dieu est mon salut, dit le prophète au nom de tous les peuples, je me confie en Lui et je ne crains pas ». Tout ce qui est dit du reste d’Israël relève de Son jugement, du jugement de Dieu.

Mais où serions-nous tous s’Il ne nous avait pas, dans Sa miséricorde, ouvert cette espérance à nous aussi ? C’est pourquoi ce n’est pas seulement l’hymne d’un ancien prophète hébreu, mais aussi le nôtre.

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Pour Is 12:1-2
Et tu diras, en ce jour-là: Je te loue, Yahvé, car tu as été en colère contre moi. Puisse ta colère se détourner, puisses-tu me consoler.
Voici le Dieu de mon salut: j'aurai confiance et je ne tremblerai plus, car ma force et mon chant c'est Yahvé, il a été mon salut.
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Une fois encore, le prophète Isaïe nous annonce une parole d'espérance. Il proclame la parole du Seigneur selon laquelle...  Lire la suite

Une fois encore, le prophète Isaïe nous annonce une parole d'espérance. Il proclame la parole du Seigneur selon laquelle le Christ — rejeton de la racine de Jessé — deviendra un étendard pour les peuples, et les païens se tourneront vers Lui. Le prophète chante un hymne majestueux à la délivrance que le Seigneur accorde. Dans cette délivrance, il y a une place pour tous : pour Juda et Éphraïm, ainsi que pour tous les païens. Le dessein de Dieu est de sauver le reste d'Israël et, par là, d'attirer tous les peuples vers le salut. « Dieu est mon salut, dit le prophète au nom de tous les peuples, je me confie en Lui et je ne crains rien. » Tout ce qui est dit du reste d'Israël relève de Son jugement, du jugement de Dieu. Mais où serions-nous tous s'Il ne nous avait pas, dans Sa miséricorde, ouvert à nous aussi cette espérance ? C'est pourquoi cet hymne n'est pas seulement celui d'un ancien prophète hébreu, il est aussi le nôtre.

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Pour Is 12:1-2
Et tu diras, en ce jour-là: Je te loue, Yahvé, car tu as été en colère contre moi. Puisse ta colère se détourner, puisses-tu me consoler.
Voici le Dieu de mon salut: j'aurai confiance et je ne tremblerai plus, car ma force et mon chant c'est Yahvé, il a été mon salut.
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Pour le prophète Isaïe «ce jour là» est le jour du Seigneur, lorsque Dieu manifestera Sa présence et Sa puissance. Jour, dans lequel l’homme se trouve...  Lire la suite

Pour le prophète Isaïe «ce jour là» est le jour du Seigneur, lorsque Dieu manifestera Sa présence et Sa puissance. Jour, dans lequel l’homme se trouve face à face avec Dieu, s’il ne se cache pas de Lui. Mais en effet, un tel jour est déjà venu pour nous! Dieu a accompli le salut à travers le Fils, qui est avec nous tous les jours, Il a envoyé le paraclet, l'Esprit remplissant nos cœurs d’intrépidité, de force et de chant de louange. Alors, pour nous chaque jour est le jour du Seigneur, et aujourd'hui aussi. N’essayons-nous pas de nous cacher?

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Pour Gn 7:11-24
11 En l'an six cent de la vie de Noé, le second mois, le dix-septième jour du mois, ce jour-là jaillirent toutes les sources du grand abîme et les écluses du ciel s'ouvrirent.
12 La pluie tomba sur la terre pendant quarante jours et quarante nuits.
13 Ce jour même, Noé et ses fils, Sem, Cham et Japhet, avec la femme de Noé et les trois femmes de ses fils, entrèrent dans l'arche,
14 et avec eux les bêtes sauvages de toute espèce, les bestiaux de toute espèce, les bestioles de toute espèce qui rampent sur la terre, les volatiles de toute espèce, tous les oiseaux, tout ce qui a des ailes.
15 Auprès de Noé, entra dans l'arche un couple de tout ce qui est chair, ayant souffle de vie,
16 et ceux qui entrèrent étaient un mâle et une femelle de tout ce qui est chair, comme Dieu le lui avait commandé. Et Yahvé ferma la porte sur Noé.
17 Il y eut le déluge pendant quarante jours sur la terre; les eaux grossirent et soulevèrent l'arche, qui fut élevée au-dessus de la terre.
18 Les eaux montèrent et grossirent beaucoup sur la terre et l'arche s'en alla à la surface des eaux.
19 Les eaux montèrent de plus en plus sur la terre et toutes les plus hautes montagnes qui sont sous tout le ciel furent couvertes.
20 Les eaux montèrent quinze coudées plus haut, recouvrant les montagnes.
21 Alors périt toute chair qui se meut sur la terre: oiseaux, bestiaux, bêtes sauvages, tout ce qui grouille sur la terre, et tous les hommes.
22 Tout ce qui avait une haleine de vie dans les narines, c'est-à-dire tout ce qui était sur la terre ferme, mourut.
23 Ainsi disparurent tous les êtres qui étaient à la surface du sol, depuis l'homme jusqu'aux bêtes, aux bestioles et aux oiseaux du ciel; ils furent effacés de la terre et il ne resta que Noé et ce qui était avec lui dans l'arche.
24 La crue des eaux sur la terre dura cent cinquante jours.
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Que peut le juste ? Et que vaut la justice ? D'un côté, il peut peu de choses, presque rien. En tout cas...  Lire la suite

Que peut le juste ? Et que vaut la justice ? D'un côté, il peut peu de choses, presque rien. En tout cas, Noé n'est pas en mesure d'arrêter le déluge ; les événements suivent leur cours. Il a certes été capable de construire l'arche, mais sans l'indication directe de Dieu, cela ne lui serait sans doute jamais venu à l'esprit, pas plus que cela n'était venu à l'esprit de ses contemporains.

Mais, d'un autre côté, c'est précisément grâce à Noé et à son arche que le monde est sauvé. Il ne s'agit pas de l'ancien monde, qui disparaît à jamais, mais du monde nouveau, dont l'histoire commencera après le déluge. C'est sans doute en cela que consiste la tâche des justes et le rôle de la justice. Aucun juste ne peut empêcher une catastrophe engendrée par le péché humain : cela n'est pas du tout dans les forces humaines. Mais le juste peut donner une chance de vie nouvelle à ceux qui lui feront confiance et le suivront, une chance qui, bien sûr, ne garantit pas que le nouveau monde devienne idéal, mais qui garantit au moins à chacun de ceux qui devront y vivre la possibilité de faire encore une tentative pour vivre comme Dieu l'ordonne.

Cependant, cette chance, le juste ne la donne évidemment pas seul, mais avec Dieu. À proprement parler, c'est Dieu qui donne au monde encore une chance à travers le juste, en utilisant la justice humaine comme un instrument pour atteindre Ses buts. Bien sûr, Il aurait pu tout faire Lui-même. Mais Il a créé l'homme pour que l'homme devienne Son aide. Et Il prend cela absolument au sérieux. C'est pourquoi, pour sauver le monde, Il a besoin d'au moins un juste. Davantage, bien sûr, ce serait mieux. Mais moins, c'est impossible.

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Pour Gn 7:11-24
11 En l'an six cent de la vie de Noé, le second mois, le dix-septième jour du mois, ce jour-là jaillirent toutes les sources du grand abîme et les écluses du ciel s'ouvrirent.
12 La pluie tomba sur la terre pendant quarante jours et quarante nuits.
13 Ce jour même, Noé et ses fils, Sem, Cham et Japhet, avec la femme de Noé et les trois femmes de ses fils, entrèrent dans l'arche,
14 et avec eux les bêtes sauvages de toute espèce, les bestiaux de toute espèce, les bestioles de toute espèce qui rampent sur la terre, les volatiles de toute espèce, tous les oiseaux, tout ce qui a des ailes.
15 Auprès de Noé, entra dans l'arche un couple de tout ce qui est chair, ayant souffle de vie,
16 et ceux qui entrèrent étaient un mâle et une femelle de tout ce qui est chair, comme Dieu le lui avait commandé. Et Yahvé ferma la porte sur Noé.
17 Il y eut le déluge pendant quarante jours sur la terre; les eaux grossirent et soulevèrent l'arche, qui fut élevée au-dessus de la terre.
18 Les eaux montèrent et grossirent beaucoup sur la terre et l'arche s'en alla à la surface des eaux.
19 Les eaux montèrent de plus en plus sur la terre et toutes les plus hautes montagnes qui sont sous tout le ciel furent couvertes.
20 Les eaux montèrent quinze coudées plus haut, recouvrant les montagnes.
21 Alors périt toute chair qui se meut sur la terre: oiseaux, bestiaux, bêtes sauvages, tout ce qui grouille sur la terre, et tous les hommes.
22 Tout ce qui avait une haleine de vie dans les narines, c'est-à-dire tout ce qui était sur la terre ferme, mourut.
23 Ainsi disparurent tous les êtres qui étaient à la surface du sol, depuis l'homme jusqu'aux bêtes, aux bestioles et aux oiseaux du ciel; ils furent effacés de la terre et il ne resta que Noé et ce qui était avec lui dans l'arche.
24 La crue des eaux sur la terre dura cent cinquante jours.
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La lecture de la Genèse est précédée par la promesse du Seigneur de ne pas détruire la terre ni tout être vivant. Et les paroles...  Lire la suite

La lecture de la Genèse est précédée par la promesse du Seigneur de ne pas détruire la terre ni tout être vivant. Et les paroles d’Isaïe « tu étais irrité contre moi, mais Ta colère s’est détournée, et Tu m’as consolé » précèdent la venue du Christ. La consolation des hommes est dans le Salut et sur le chemin de la Résurrection, et tout sera tranché au jour du Jugement.

Et dans les Proverbes nous trouvons ces paroles : « La bénédiction du Seigneur enrichit, et Il n’y ajoute aucune peine ». Le Seigneur nous a bénis pour la vie, pour le travail, pour le bonheur. Mais avec Lui et en Lui, dans Sa bénédiction. Désormais, le monde entier n’est sauvé qu’à travers le Christ et condamné à travers nos actes.

Et comme le Seigneur a restauré le monde après le déluge, ainsi, par l’Église et le Christ, chaque homme sera restauré. Et chacun reçoit le monde entier et porte son propre fardeau de responsabilité devant le Seigneur.

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Pour Gn 8:1-3
Alors Dieu se souvint de Noé et de toutes les bêtes sauvages et de tous les bestiaux qui étaient avec lui dans l'arche; Dieu fit passer un vent sur la terre et les eaux désenflèrent.
Les sources de l'abîme et les écluses du ciel furent fermées; - la pluie fut retenue de tomber du ciel
et les eaux se retirèrent petit à petit de la terre; - les eaux baissèrent au bout de cent cinquante jours
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La lecture de la Genèse est précédée par la promesse du Seigneur de ne pas détruire la terre ni tout être vivant. Et les paroles...  Lire la suite

La lecture de la Genèse est précédée par la promesse du Seigneur de ne pas détruire la terre ni tout être vivant. Et les paroles d’Isaïe « tu étais irrité contre moi, mais Ta colère s’est détournée, et Tu m’as consolé » précèdent la venue du Christ. La consolation des hommes est dans le Salut et sur le chemin de la Résurrection, et tout sera tranché au jour du Jugement.

Et dans les Proverbes nous trouvons ces paroles : « La bénédiction du Seigneur enrichit, et Il n’y ajoute aucune peine ». Le Seigneur nous a bénis pour la vie, pour le travail, pour le bonheur. Mais avec Lui et en Lui, dans Sa bénédiction. Désormais, le monde entier n’est sauvé qu’à travers le Christ et condamné à travers nos actes.

Et comme le Seigneur a restauré le monde après le déluge, ainsi, par l’Église et le Christ, chaque homme sera restauré. Et chacun reçoit le monde entier et porte son propre fardeau de responsabilité devant le Seigneur.

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Pour Pr 10:1-22
Proverbes de Salomon. Le fils sage réjouit son père, le fils sot chagrine sa mère.
Trésors mal acquis ne profitent pas, mais la justice délivre de la mort.
Yahvé ne laisse pas le juste affamé, mais il réprime la convoitise des méchants.
Main nonchalante appauvrit, la main des diligents enrichit.
Amasser en été est d'un homme avisé, dormir à la moisson est d'un homme indigne.
Bénédictions sur la tête du juste, mais la bouche des impies recouvre la violence.
La mémoire du juste est en bénédiction, le nom des méchants tombe en pourriture.
L'homme au cœur sage accepte les ordres, l'homme aux lèvres folles court à sa perte.
Qui va honnêtement va en sécurité, qui suit une voie tortueuse est démasqué.
10 Qui cligne de l'œil donne du tourment, qui réprimande en face procure l'apaisement.
11 Source de vie: la bouche du juste, mais la bouche des impies recouvre la violence.
12 La haine allume des querelles, l'amour couvre toutes les offenses.
13 Sur les lèvres de l'homme intelligent se trouve la sagesse, sur le dos de l'insensé, le bâton.
14 Les sages thésaurisent le savoir, mais la bouche du fou est un danger menaçant.
15 La fortune du riche, voilà sa place forte; le mal des faibles, c'est leur indigence.
16 Le salaire du juste procure la vie, le revenu du méchant, le péché.
17 Il marche vers la vie, celui qui garde la discipline; qui délaisse la réprimande se fourvoie.
18 Les lèvres du menteur couvrent la haine; qui profère une calomnie est un sot.
19 Abondance de paroles ne va pas sans offense; qui retient ses lèvres est avisé.
20 La langue du juste est pur argent, le cœur des méchants est de peu de prix.
21 Les lèvres du juste repaissent une multitude, mais les fous meurent faute de sens.
22 C'est la bénédiction de Yahvé qui enrichit, sans que l'effort y ajoute rien.
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La lecture de la Genèse est précédée par la promesse du Seigneur de ne pas détruire la terre ni tout être vivant. Et les paroles...  Lire la suite

La lecture de la Genèse est précédée par la promesse du Seigneur de ne pas détruire la terre ni tout être vivant. Et les paroles d’Isaïe « tu étais irrité contre moi, mais Ta colère s’est détournée, et Tu m’as consolé » précèdent la venue du Christ. La consolation des hommes est dans le Salut et sur le chemin de la Résurrection, et tout sera tranché au jour du Jugement.

Et dans les Proverbes nous trouvons ces paroles : « La bénédiction du Seigneur enrichit, et Il n’y ajoute aucune peine ». Le Seigneur nous a bénis pour la vie, pour le travail, pour le bonheur. Mais avec Lui et en Lui, dans Sa bénédiction. Désormais, le monde entier n’est sauvé qu’à travers le Christ et condamné à travers nos actes.

Et comme le Seigneur a restauré le monde après le déluge, ainsi, par l’Église et le Christ, chaque homme sera restauré. Et chacun reçoit le monde entier et porte son propre fardeau de responsabilité devant le Seigneur.

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Pour Pr 10:3
Yahvé ne laisse pas le juste affamé, mais il réprime la convoitise des méchants.
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Les paroles sur Dieu, qui ne laissera pas le juste souffrir de la faim et qui ôtera au méchant ce qu'il a amassé, peuvent se comprendre de différentes manières. C'est d'ailleurs précisément ce genre d'aphorismes qui a plus d'une fois conduit des chrétiens réfléchis à s'interroger...  Lire la suite

Les paroles sur Dieu, qui ne laissera pas le juste souffrir de la faim et qui ôtera au méchant ce qu'il a amassé, peuvent se comprendre de différentes manières. C'est d'ailleurs précisément ce genre d'aphorismes qui a plus d'une fois conduit des chrétiens réfléchis à s'interroger non seulement sur la justice sociale, mais aussi à supposer la nécessité d'une redistribution radicale de la propriété, et cela par la violence.

En lisant les dénonciations des prophètes, il n'est pas difficile de se convaincre qu'eux aussi défendaient la justice sociale, en espérant toutefois non pas une révolution, mais le retour de la société à la Torah, à ses normes et à ses valeurs. Pourtant, l'aphorisme cité ici ne se limite pas à une seule problématique sociale, car le problème de la richesse et de la pauvreté a deux faces.

D'un côté, il faut effectivement en parler comme d'un problème social, celui d'une répartition juste des revenus de la société ; et la Torah propose des mécanismes très précis de redistribution de ces revenus en faveur des pauvres. En langage contemporain, un État fondé sur la Torah serait un État social.

Cependant, cette question comporte aussi une autre face, liée à l'attitude envers les biens, envers la richesse ou la pauvreté, et plus généralement envers sa propre vie. Il suffit de se souvenir de cette histoire, mentionnée autrefois dans la presse, du suicide d'un millionnaire qui écrivit dans sa lettre d'adieu qu'il ne pouvait pas vivre dignement avec les deux millions de revenu annuel qui lui restaient.

Comme on le voit, les principaux problèmes commencent lorsque l'homme se met lui-même à déterminer combien il lui faut « pour être heureux ». Et le problème principal est habituellement que la somme définie et qui paraissait suffisante finit tôt ou tard, plutôt tôt d'ailleurs, par ne plus suffire. La racine de tous ces problèmes tient au fait que l'homme déchu a pris l'habitude de définir lui-même le sens, les buts, la forme et le contenu de sa propre vie.

Le chemin de la justice exclut une telle autodéfinition : dans ce cas, l'homme ne s'appartient plus, c'est Dieu qui détermine comment et pour quoi il doit vivre, et le sens principal de la vie devient l'acceptation par l'homme de la définition donnée par Dieu. Le niveau du revenu annuel n'est ici qu'une des définitions, et non la plus importante, bien qu'elle soit significative ; autrement la Torah n'accorderait pas tant d'attention aux questions de justice sociale et de redistribution de la richesse commune en faveur des démunis.

En fin de compte, tout se ramène aux paroles du Sauveur : « cherchez d'abord le Royaume de Dieu et Sa justice, et tout cela vous sera donné par surcroît », et par « tout cela », à en juger par le contexte de la parole, il faut entendre tout ce que les païens cherchent dans la vie terrestre. Tout dépend du système des priorités : s'il est juste, le juste ne restera pas sans nourriture, sauf bien sûr si ses persécuteurs l'en privent volontairement, mais c'est déjà une autre histoire.

Le méchant, lui, perd tout, non parce que les hommes lui auront tout enlevé, même si un tel tournant des événements n'est pas exclu, mais parce qu'il ne recevra ni le Royaume ni le salut, de sorte qu'avec toute sa richesse il partagera, pour reprendre l'expression biblique, « le chemin de toute la terre ». Un chemin qui mène nulle part, comme le disent les auteurs des livres bibliques.

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Pour Pr 10:12
12 La haine allume des querelles, l'amour couvre toutes les offenses.
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Il nous semble souvent que, d'une manière générale, nous sommes au départ bien disposés envers tous et dans toutes les situations, et que le changement de notre attitude est déterminé par l'évolution des événements. Ainsi, si notre partenaire dans une situation, notre interlocuteur, commence à être en désaccord avec nous et à discuter, nous commençons à le traiter plus mal, jusqu'à atteindre la haine. Et si le partenaire est bon envers nous, alors notre bienveillance envers lui grandit, jusqu'à l'amour...  Lire la suite

Il nous semble souvent que, d'une manière générale, nous sommes au départ bien disposés envers tous et dans toutes les situations, et que le changement de notre attitude est déterminé par l'évolution des événements. Ainsi, si notre partenaire dans une situation, notre interlocuteur, commence à être en désaccord avec nous et à discuter, nous commençons à le traiter plus mal, jusqu'à atteindre la haine. Et si le partenaire est bon envers nous, alors notre bienveillance envers lui grandit, jusqu'à l'amour.

L'aphorisme que nous avons lu aujourd'hui renverse complètement tout cela. La source de la manière dont les événements se développent se trouve dans notre coeur. Si la haine envers notre interlocuteur y « siège », elle éclatera certainement en querelles, en rupture de relations. Et si l'amour vit en nous, alors nous sommes prêts à pardonner les paroles et les actes les plus durs et les plus désagréables, voire à ne pas remarquer les péchés. La personne aimée reste la plus chère quoi qu'il arrive, tandis que la personne haïe n'a aucune chance, même pour le dialogue. Et le problème n'est pas dans la situation, mais en nous-mêmes.

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Pour Pr 10:12
12 La haine allume des querelles, l'amour couvre toutes les offenses.
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Parfois, il nous semble que la haine ou simplement l'hostilité naissent à la suite des querelles. Au fond, en pensant ainsi, nous essayons de nous justifier. La Parole de Dieu affirme le contraire: la source de l'inimitié et des querelles se trouve...  Lire la suite

Parfois, il nous semble que la haine ou simplement l'hostilité naissent à la suite des querelles. Au fond, en pensant ainsi, nous essayons de nous justifier. La Parole de Dieu affirme le contraire: la source de l'inimitié et des querelles se trouve dans notre coeur. S'il contient de la haine envers l'interlocuteur, elle éclatera nécessairement en querelles, en rupture des relations. Et si l'amour vit en nous, nous sommes prêts à pardonner les paroles et les actes les plus durs et les plus désagréables, voire à ne pas remarquer les péchés. Une personne aimée nous est chère malgré tout, tandis que celui qui est haï n'a aucune chance, même pour un dialogue. Et l'affaire ne tient pas aux circonstances des relations, mais à nous-mêmes.

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Pour Is 12:1-6
Et tu diras, en ce jour-là: Je te loue, Yahvé, car tu as été en colère contre moi. Puisse ta colère se détourner, puisses-tu me consoler.
Voici le Dieu de mon salut: j'aurai confiance et je ne tremblerai plus, car ma force et mon chant c'est Yahvé, il a été mon salut.
Dans l'allégresse vous puiserez de l'eau aux sources du salut.
Et vous direz, en ce jour-là: Louez Yahvé, invoquez son nom, annoncez aux peuples ses hauts faits, rappelez que son nom est sublime.
Chantez Yahvé, car il a fait de grandes choses, qu'on le proclame sur toute la terre.
Pousse des cris de joie, des clameurs, habitante de Sion, car il est grand, au milieu de toi, le Saint d'Israël. Contre Babylone.
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Au milieu des prophéties de dénonciation, nous entendons soudain la nouvelle du Roi à venir, rempli de l'Esprit, dans le Royaume duquel il n'y aura plus d'hostilité ni entre les animaux ni entre les hommes. Mais Dieu...  Lire la suite

Au milieu des prophéties de dénonciation, nous entendons soudain la nouvelle du Roi à venir, rempli de l'Esprit, dans le Royaume duquel il n'y aura plus d'hostilité ni entre les animaux ni entre les hommes. Mais Dieu venait justement de dénoncer son peuple! Peut-être quelqu'un dira-t-il qu'il est inconséquent ou injuste: puisqu'il a dénoncé, il faut aussi punir. Mais l'Écriture nous rappelle que l'amour de Dieu est plus fort que le péché humain: dans sa miséricorde, Dieu vient non aux justes, mais aux pécheurs.

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Pour Is 12:1-6
Et tu diras, en ce jour-là: Je te loue, Yahvé, car tu as été en colère contre moi. Puisse ta colère se détourner, puisses-tu me consoler.
Voici le Dieu de mon salut: j'aurai confiance et je ne tremblerai plus, car ma force et mon chant c'est Yahvé, il a été mon salut.
Dans l'allégresse vous puiserez de l'eau aux sources du salut.
Et vous direz, en ce jour-là: Louez Yahvé, invoquez son nom, annoncez aux peuples ses hauts faits, rappelez que son nom est sublime.
Chantez Yahvé, car il a fait de grandes choses, qu'on le proclame sur toute la terre.
Pousse des cris de joie, des clameurs, habitante de Sion, car il est grand, au milieu de toi, le Saint d'Israël. Contre Babylone.
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Cet hymne, lié à la prophétie messianique précédente...  Lire la suite

Cet hymne, lié à la prophétie messianique précédente, peut devenir aussi notre prière, car nous vivons à une époque où les prophéties s’accomplissent. Des hommes de toutes les nations invoquent le nom du Seigneur, puisent en Lui l’eau vive (compare Jn 7:38), le Seigneur demeure au milieu de Son peuple (Ap 21:3).

Mais les prophéties ont un trait caractéristique : le temps de leur accomplissement dépend de l’état de notre cœur. En vivant à l’ère de la Nouvelle Alliance, nous pouvons nous trouver hors du salut annoncé de nombreux siècles avant nous. Que pour nous aussi vienne « ce jour-là », jour de chant, de joie et de salut.

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Pour Is 11:1-12:6
Un rejeton sortira de la souche de Jessé, un surgeon poussera de ses racines.
Sur lui reposera l'Esprit de Yahvé, esprit de sagesse et d'intelligence, esprit de conseil et de force, esprit de connaissance et de crainte de Yahvé:
son inspiration est dans la crainte de Yahvé. Il jugera mais non sur l'apparence. Il se prononcera mais non sur le ouï-dire.
Il jugera les faibles avec justice, il rendra une sentence équitable pour les humbles du pays. Il frappera le pays de la férule de sa bouche, et du souffle de ses lèvres fera mourir le méchant.
La justice sera la ceinture de ses reins, et la fidélité la ceinture de ses hanches.
Le loup habitera avec l'agneau, la panthère se couchera avec le chevreau. Le veau, le lionceau et la bête grasse iront ensemble, conduits par un petit garçon.
La vache et l'ourse paîtront, ensemble se coucheront leurs petits. Le lion comme le bœuf mangera de la paille.
Le nourrisson jouera sur le repaire de l'aspic, sur le trou de la vipère le jeune enfant mettra la main.
On ne fera plus de mal ni de violence sur toute ma montagne sainte, car le pays sera rempli de la connaissance de Yahvé, comme les eaux couvrent le fond de la mer.
10 Ce jour-là, la racine de Jessé, qui se dresse comme un signal pour les peuples, sera recherchée par les nations, et sa demeure sera glorieuse.
11 Ce jour-là, le Seigneur étendra la main une seconde fois, pour racheter le reste de son peuple, ce qui restera à Assur et en Égypte, à Patros, à Kush et en Élam, à Shinéar, à Hamat et dans les îles de la mer.
12 Il dressera un signal pour les nations et rassemblera les bannis d'Israël. Il regroupera les dispersés de Juda des quatre coins de la terre.
13 Alors cessera la jalousie d'Éphraïm, et les ennemis de Juda seront retranchés. Éphraïm ne jalousera plus Juda et Juda ne sera plus hostile à Éphraïm.
14 Ils fondront sur le dos des Philistins à l'Occident, ensemble ils pilleront les fils de l'Orient. Édom et Moab seront soumis à leur main et les fils d'Ammon leur obéiront.
15 Yahvé asséchera la baie de la mer d'Égypte, il agitera la main contre le Fleuve, dans la violence de son souffle. Il le frappera pour en faire sept bras, on y marchera en sandales.
16 Et il y aura un chemin pour le reste de son peuple, ce qui restera d'Assur, comme il y en eut pour Israël, quand il monta du pays d'Égypte.
Et tu diras, en ce jour-là: Je te loue, Yahvé, car tu as été en colère contre moi. Puisse ta colère se détourner, puisses-tu me consoler.
Voici le Dieu de mon salut: j'aurai confiance et je ne tremblerai plus, car ma force et mon chant c'est Yahvé, il a été mon salut.
Dans l'allégresse vous puiserez de l'eau aux sources du salut.
Et vous direz, en ce jour-là: Louez Yahvé, invoquez son nom, annoncez aux peuples ses hauts faits, rappelez que son nom est sublime.
Chantez Yahvé, car il a fait de grandes choses, qu'on le proclame sur toute la terre.
Pousse des cris de joie, des clameurs, habitante de Sion, car il est grand, au milieu de toi, le Saint d'Israël. Contre Babylone.
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Le Sauveur à venir se présente à première vue comme un juge redoutable, qui châtie les pécheurs, ce qui paraît...  Lire la suite

Le Sauveur à venir se présente à première vue comme un juge redoutable, qui châtie les pécheurs, ce qui paraît confirmé par les paroles disant qu'Il fera mourir le méchant. Mais ensuite nous lisons que le loup couchera avec l'agneau et que le lion mangera de la paille. Cela signifie que la cruauté et les moeurs prédatrices ne régneront plus, non seulement dans la société humaine, mais aussi dans la nature. Or, si même pour protéger les agneaux il ne sera plus nécessaire de recourir à la violence, pourquoi alors tuer l'homme méchant?

Manifestement, ces paroles ne se rapportent tout de même pas aux hommes pécheurs qui se trouvent sous le pouvoir du mal, mais à l'inspirateur du mal, l'antique tentateur, qui pousse les hommes au péché dans l'espoir d'asservir leurs âmes. Alors les paroles sur la victoire remportée sur lui par le souffle des lèvres du Sauveur doivent être comprises comme une prophétie de la victoire définitive du Seigneur sur tout mal, victoire qui doit advenir à la fin des temps.

On peut avoir l'impression que la prophétie unit des événements différents: la victoire définitive sur le mal et la délivrance plus proche du peuple de la captivité. Mais il n'y a ici, sans doute, aucune contradiction, et les tableaux joyeux de la libération du peuple de ses oppresseurs étrangers apparaissaient à Isaïe comme une préfiguration de la victoire à venir de la vérité et de la justice pour tous les peuples. Car tout bien authentique est une parcelle de ce grand bien qui vient du Seigneur et qui, à la fin, doit triompher.

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Pour Gn 7:11-8:22
11 En l'an six cent de la vie de Noé, le second mois, le dix-septième jour du mois, ce jour-là jaillirent toutes les sources du grand abîme et les écluses du ciel s'ouvrirent.
12 La pluie tomba sur la terre pendant quarante jours et quarante nuits.
13 Ce jour même, Noé et ses fils, Sem, Cham et Japhet, avec la femme de Noé et les trois femmes de ses fils, entrèrent dans l'arche,
14 et avec eux les bêtes sauvages de toute espèce, les bestiaux de toute espèce, les bestioles de toute espèce qui rampent sur la terre, les volatiles de toute espèce, tous les oiseaux, tout ce qui a des ailes.
15 Auprès de Noé, entra dans l'arche un couple de tout ce qui est chair, ayant souffle de vie,
16 et ceux qui entrèrent étaient un mâle et une femelle de tout ce qui est chair, comme Dieu le lui avait commandé. Et Yahvé ferma la porte sur Noé.
17 Il y eut le déluge pendant quarante jours sur la terre; les eaux grossirent et soulevèrent l'arche, qui fut élevée au-dessus de la terre.
18 Les eaux montèrent et grossirent beaucoup sur la terre et l'arche s'en alla à la surface des eaux.
19 Les eaux montèrent de plus en plus sur la terre et toutes les plus hautes montagnes qui sont sous tout le ciel furent couvertes.
20 Les eaux montèrent quinze coudées plus haut, recouvrant les montagnes.
21 Alors périt toute chair qui se meut sur la terre: oiseaux, bestiaux, bêtes sauvages, tout ce qui grouille sur la terre, et tous les hommes.
22 Tout ce qui avait une haleine de vie dans les narines, c'est-à-dire tout ce qui était sur la terre ferme, mourut.
23 Ainsi disparurent tous les êtres qui étaient à la surface du sol, depuis l'homme jusqu'aux bêtes, aux bestioles et aux oiseaux du ciel; ils furent effacés de la terre et il ne resta que Noé et ce qui était avec lui dans l'arche.
24 La crue des eaux sur la terre dura cent cinquante jours.
Alors Dieu se souvint de Noé et de toutes les bêtes sauvages et de tous les bestiaux qui étaient avec lui dans l'arche; Dieu fit passer un vent sur la terre et les eaux désenflèrent.
Les sources de l'abîme et les écluses du ciel furent fermées; - la pluie fut retenue de tomber du ciel
et les eaux se retirèrent petit à petit de la terre; - les eaux baissèrent au bout de cent cinquante jours
et, au septième mois, au dix-septième jour du mois, l'arche s'arrêta sur les monts d'Ararat.
Les eaux continuèrent de baisser jusqu'au dixième mois et, au premier du dixième mois, apparurent les sommets des montagnes.
Au bout de quarante jours, Noé ouvrit la fenêtre qu'il avait faite à l'arche
et il lâcha le corbeau, qui alla et vint en attendant que les eaux aient séché sur la terre.
Alors il lâcha d'auprès de lui la colombe pour voir si les eaux avaient diminué à la surface du sol.
La colombe, ne trouvant pas un endroit où poser ses pattes, revint vers lui dans l'arche, car il y avait de l'eau sur toute la surface de la terre; il étendit la main, la prit et la fit rentrer auprès de lui dans l'arche.
10 Il attendit encore sept autres jours et lâcha de nouveau la colombe hors de l'arche.
11 La colombe revint vers lui sur le soir et voici qu'elle avait dans le bec un rameau tout frais d'olivier! Ainsi Noé connut que les eaux avaient diminué à la surface de la terre.
12 Il attendit encore sept autres jours et lâcha la colombe, qui ne revint plus vers lui.
13 C'est en l'an six cent un de la vie de Noé, au premier mois, le premier du mois, que les eaux séchèrent sur la terre. Noé enleva la couverture de l'arche; il regarda et voici que la surface du sol était sèche!
14 Au second mois, le vingt-septième jour du mois, la terre fut sèche.
15 Alors Dieu parla ainsi à Noé:
16  Sors de l'arche, toi et ta femme, tes fils et les femmes de tes fils avec toi.
17 Tous les animaux qui sont avec toi, tout ce qui est chair, oiseaux, bestiaux et tout ce qui rampe sur la terre, fais-les sortir avec toi : qu'ils pullulent sur la terre, qu'ils soient féconds et multiplient sur la terre.
18 Noé sortit avec ses fils, sa femme et les femmes de ses fils;
19 et toutes les bêtes sauvages, tous les bestiaux, tous les oiseaux, toutes les bestioles qui rampent sur la terre sortirent de l'arche, une espèce après l'autre.
20 Noé construisit un autel à Yahvé, il prit de tous les animaux purs et de tous les oiseaux purs et offrit des holocaustes sur l'autel.
21 Yahvé respira l'agréable odeur et il se dit en lui-même : Je ne maudirai plus jamais la terre à cause de l'homme, parce que les desseins du cœur de l'homme sont mauvais dès son enfance; plus jamais je ne frapperai tous les vivants comme j'ai fait.
22 Tant que durera la terre, semailles et moisson, froidure et chaleur, été et hiver, jour et nuit ne cesseront plus.
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La partie la plus remarquable de la parabole de Noé est sa conclusion (Gn 8:20–22). Il y est question de l’alliance...  Lire la suite

La partie la plus remarquable de la parabole de Noé est sa conclusion (Gn 8:20–22). Il y est question de l’union («alliance») que Dieu conclut avec Noé et, en sa personne, avec tous les justes qui ont jamais vécu et vivent aujourd’hui sur la terre. Et c’est précisément en ce moment solennel que deviennent évidentes toutes les limites de la nature humaine et des possibilités humaines. L’image de Dieu y est volontairement quelque peu archaïsée: le Dieu de la Bible, dans ce passage, rappelle les dieux d’Homère. Comme eux, Il «respire», aspire par les narines la fumée du sacrifice qui monte vers le ciel et dont, pensaient les anciens païens, les dieux se nourrissent comme nous nous nourrissons de nourriture. Mais la définition que Dieu donne alors du genre humain est extrêmement sévère: «toutes les intentions du cœur de l’homme sont mauvaises dès sa jeunesse» (Gn 8:21; dans le texte hébreu, il s’agit bien des «intentions», et non des «pensées», comme dans la traduction synodale). C’est pourquoi détruire le genre humain n’a pas de sens: même s’il ne restait sur toute la terre qu’un seul juste, comme après le déluge, le mal pénétrerait tout de même dans le monde, sinon par lui, du moins par ses descendants. Et pourtant, en concluant une alliance avec Noé, Dieu lui promet que la catastrophe ne se répétera pas (Gn 8:22). Ici apparaissent les limites de la justice humaine, et ici se trouve aussi la réponse aux questions que l’on pose souvent aux chrétiens: pourquoi fallait-il donc absolument que le Sauveur vienne? Pourquoi a-t-il fallu un peuple de Dieu séparé, particulier? N’y a-t-il pas assez de justes dans le monde, dont certains ne connaissaient pas et ne connaissent pas Dieu, mais vivent néanmoins selon Ses lois, en observant les commandements qu’Il a donnés? Aujourd’hui, d’ailleurs, on parle plus souvent non de justes, mais de «gens bien», mais cela ne change pas le fond de la question. La réponse à ces questions est simple et triste: toute la justice de tous les justes du monde semblables à Noé, toute leur fidélité à Dieu, suffit seulement à empêcher qu’une nouvelle catastrophe atteigne le monde, à empêcher qu’il ne s’effondre dans l’abîme. C’est le maximum de ce qu’ils peuvent faire; ils ne sont pas capables de changer radicalement la situation du monde, de briser le cours des événements, pas plus qu’ils ne sont capables de changer leur propre nature, corrompue par la chute. Pour cela, il faut des efforts particuliers; il faut un plan particulier de Dieu, le plan du salut de l’homme et du monde, dont font partie à la fois le peuple particulier de Dieu et le Messie-Christ.

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Pour Gn 7:11-8:22
11 En l'an six cent de la vie de Noé, le second mois, le dix-septième jour du mois, ce jour-là jaillirent toutes les sources du grand abîme et les écluses du ciel s'ouvrirent.
12 La pluie tomba sur la terre pendant quarante jours et quarante nuits.
13 Ce jour même, Noé et ses fils, Sem, Cham et Japhet, avec la femme de Noé et les trois femmes de ses fils, entrèrent dans l'arche,
14 et avec eux les bêtes sauvages de toute espèce, les bestiaux de toute espèce, les bestioles de toute espèce qui rampent sur la terre, les volatiles de toute espèce, tous les oiseaux, tout ce qui a des ailes.
15 Auprès de Noé, entra dans l'arche un couple de tout ce qui est chair, ayant souffle de vie,
16 et ceux qui entrèrent étaient un mâle et une femelle de tout ce qui est chair, comme Dieu le lui avait commandé. Et Yahvé ferma la porte sur Noé.
17 Il y eut le déluge pendant quarante jours sur la terre; les eaux grossirent et soulevèrent l'arche, qui fut élevée au-dessus de la terre.
18 Les eaux montèrent et grossirent beaucoup sur la terre et l'arche s'en alla à la surface des eaux.
19 Les eaux montèrent de plus en plus sur la terre et toutes les plus hautes montagnes qui sont sous tout le ciel furent couvertes.
20 Les eaux montèrent quinze coudées plus haut, recouvrant les montagnes.
21 Alors périt toute chair qui se meut sur la terre: oiseaux, bestiaux, bêtes sauvages, tout ce qui grouille sur la terre, et tous les hommes.
22 Tout ce qui avait une haleine de vie dans les narines, c'est-à-dire tout ce qui était sur la terre ferme, mourut.
23 Ainsi disparurent tous les êtres qui étaient à la surface du sol, depuis l'homme jusqu'aux bêtes, aux bestioles et aux oiseaux du ciel; ils furent effacés de la terre et il ne resta que Noé et ce qui était avec lui dans l'arche.
24 La crue des eaux sur la terre dura cent cinquante jours.
Alors Dieu se souvint de Noé et de toutes les bêtes sauvages et de tous les bestiaux qui étaient avec lui dans l'arche; Dieu fit passer un vent sur la terre et les eaux désenflèrent.
Les sources de l'abîme et les écluses du ciel furent fermées; - la pluie fut retenue de tomber du ciel
et les eaux se retirèrent petit à petit de la terre; - les eaux baissèrent au bout de cent cinquante jours
et, au septième mois, au dix-septième jour du mois, l'arche s'arrêta sur les monts d'Ararat.
Les eaux continuèrent de baisser jusqu'au dixième mois et, au premier du dixième mois, apparurent les sommets des montagnes.
Au bout de quarante jours, Noé ouvrit la fenêtre qu'il avait faite à l'arche
et il lâcha le corbeau, qui alla et vint en attendant que les eaux aient séché sur la terre.
Alors il lâcha d'auprès de lui la colombe pour voir si les eaux avaient diminué à la surface du sol.
La colombe, ne trouvant pas un endroit où poser ses pattes, revint vers lui dans l'arche, car il y avait de l'eau sur toute la surface de la terre; il étendit la main, la prit et la fit rentrer auprès de lui dans l'arche.
10 Il attendit encore sept autres jours et lâcha de nouveau la colombe hors de l'arche.
11 La colombe revint vers lui sur le soir et voici qu'elle avait dans le bec un rameau tout frais d'olivier! Ainsi Noé connut que les eaux avaient diminué à la surface de la terre.
12 Il attendit encore sept autres jours et lâcha la colombe, qui ne revint plus vers lui.
13 C'est en l'an six cent un de la vie de Noé, au premier mois, le premier du mois, que les eaux séchèrent sur la terre. Noé enleva la couverture de l'arche; il regarda et voici que la surface du sol était sèche!
14 Au second mois, le vingt-septième jour du mois, la terre fut sèche.
15 Alors Dieu parla ainsi à Noé:
16  Sors de l'arche, toi et ta femme, tes fils et les femmes de tes fils avec toi.
17 Tous les animaux qui sont avec toi, tout ce qui est chair, oiseaux, bestiaux et tout ce qui rampe sur la terre, fais-les sortir avec toi : qu'ils pullulent sur la terre, qu'ils soient féconds et multiplient sur la terre.
18 Noé sortit avec ses fils, sa femme et les femmes de ses fils;
19 et toutes les bêtes sauvages, tous les bestiaux, tous les oiseaux, toutes les bestioles qui rampent sur la terre sortirent de l'arche, une espèce après l'autre.
20 Noé construisit un autel à Yahvé, il prit de tous les animaux purs et de tous les oiseaux purs et offrit des holocaustes sur l'autel.
21 Yahvé respira l'agréable odeur et il se dit en lui-même : Je ne maudirai plus jamais la terre à cause de l'homme, parce que les desseins du cœur de l'homme sont mauvais dès son enfance; plus jamais je ne frapperai tous les vivants comme j'ai fait.
22 Tant que durera la terre, semailles et moisson, froidure et chaleur, été et hiver, jour et nuit ne cesseront plus.
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Dieu donne à l’humanité une nouvelle chance : Il sait que tous les hommes ne seront pas comme Noé, et Il connaît ce secret de l’être humain...  Lire la suite

Dieu donne à l’humanité une nouvelle chance : Il sait que tous les hommes ne seront pas comme Noé, et Il connaît ce secret de l’être humain dont celui-ci n’a pas toujours conscience — que « toutes les pensées de son cœur sont mauvaises dès sa jeunesse ». Dieu promet que l’humanité ne périra plus dans une catastrophe universelle. Il fait en quelque sorte cette promesse « par avance », tout en connaissant l’apostasie à venir. Mais, pour Dieu, il ne s’agit pas simplement de fermer les yeux sur le mal et le péché des hommes — Il agit par miséricorde, comme le symbolise le rameau d’olivier dans le bec de la colombe. Sa miséricorde est toujours donnée d’avance, elle n’est jamais une « récompense » pour une bonne conduite. Il pardonne, console et sauve (comment exprimer autrement Ses actes dans le langage humain ?), nous donnant la possibilité de répondre à Ses actes — par les nôtres.

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Pour Gn 7:1-24
Yahvé dit à Noé : Entre dans l'arche, toi et toute ta famille, car je t'ai vu seul juste à mes yeux parmi cette génération.
De tous les animaux purs, tu prendras sept paires, le mâle et sa femelle; des animaux qui ne sont pas purs, tu prendras un couple, le mâle et sa femelle
et aussi des oiseaux du ciel, sept paires, le mâle et sa femelle, pour perpétuer la race sur toute la terre.
Car encore sept jours et je ferai pleuvoir sur la terre pendant quarante jours et quarante nuits et j'effacerai de la surface du sol tous les êtres que j'ai faits.
Noé fit tout ce que Yahvé lui avait commandé.
Noé avait six cents ans quand arriva le déluge, les eaux sur la terre.
Noé - avec ses fils, sa femme et les femmes de ses fils - entra dans l'arche pour échapper aux eaux du déluge.
Des animaux purs et des animaux qui ne sont pas purs, des oiseaux et de tout ce qui rampe sur le sol,
un couple entra dans l'arche de Noé, un mâle et une femelle, comme Dieu avait ordonné à Noé.
10 Au bout de sept jours, les eaux du déluge vinrent sur la terre.
11 En l'an six cent de la vie de Noé, le second mois, le dix-septième jour du mois, ce jour-là jaillirent toutes les sources du grand abîme et les écluses du ciel s'ouvrirent.
12 La pluie tomba sur la terre pendant quarante jours et quarante nuits.
13 Ce jour même, Noé et ses fils, Sem, Cham et Japhet, avec la femme de Noé et les trois femmes de ses fils, entrèrent dans l'arche,
14 et avec eux les bêtes sauvages de toute espèce, les bestiaux de toute espèce, les bestioles de toute espèce qui rampent sur la terre, les volatiles de toute espèce, tous les oiseaux, tout ce qui a des ailes.
15 Auprès de Noé, entra dans l'arche un couple de tout ce qui est chair, ayant souffle de vie,
16 et ceux qui entrèrent étaient un mâle et une femelle de tout ce qui est chair, comme Dieu le lui avait commandé. Et Yahvé ferma la porte sur Noé.
17 Il y eut le déluge pendant quarante jours sur la terre; les eaux grossirent et soulevèrent l'arche, qui fut élevée au-dessus de la terre.
18 Les eaux montèrent et grossirent beaucoup sur la terre et l'arche s'en alla à la surface des eaux.
19 Les eaux montèrent de plus en plus sur la terre et toutes les plus hautes montagnes qui sont sous tout le ciel furent couvertes.
20 Les eaux montèrent quinze coudées plus haut, recouvrant les montagnes.
21 Alors périt toute chair qui se meut sur la terre: oiseaux, bestiaux, bêtes sauvages, tout ce qui grouille sur la terre, et tous les hommes.
22 Tout ce qui avait une haleine de vie dans les narines, c'est-à-dire tout ce qui était sur la terre ferme, mourut.
23 Ainsi disparurent tous les êtres qui étaient à la surface du sol, depuis l'homme jusqu'aux bêtes, aux bestioles et aux oiseaux du ciel; ils furent effacés de la terre et il ne resta que Noé et ce qui était avec lui dans l'arche.
24 La crue des eaux sur la terre dura cent cinquante jours.
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Le salut de l’humanité du déluge est présenté par l’auteur de la parabole de manière pleinement symbolique : les hommes et les animaux sont sauvés dans l’arche, sur un navire construit par Noé sur l’ordre de Dieu...  Lire la suite

Le salut de l’humanité du déluge est présenté par l’auteur de la parabole de manière pleinement symbolique : les hommes et les animaux sont sauvés dans l’arche, sur un navire construit par Noé sur l’ordre de Dieu. Les littéralistes et les critiques bibliques ont brisé bien des lances en tentant de prouver, les uns l’absolue historicité du récit, les autres son caractère tout aussi complet et absolu d’invraisemblance et l’impossibilité des événements décrits par l’écrivain sacré.

Pourtant l’auteur n’avait nullement l’intention de décrire les événements littéralement : il a lui-même emprunté le récit du déluge à un mythe qu’il n’avait pas inventé, comme pour faire comprendre d’avance au lecteur que son récit a un caractère symbolique et qu’il faut le recevoir comme un mythe, non comme une chronique. Mais le mythe, pour l’homme du temps de l’exil à Babylone, n’est pas ce qu’il est pour nous. Pour nous aujourd’hui, le mythe représente quelque chose comme un conte ou une légende, et nous les percevons comme une œuvre littéraire particulière, où la fiction peut être aussi présente que dans les contes de Ch. Perrault ou des frères Grimm.

Pour les anciens, en revanche, le mythe était une description de la réalité, mais une description symbolique. Le symbole n’est pas une allégorie ni une fiction ; il n’est pas arbitraire. Les symboles forment une sorte de langage, dont les éléments, quant à leur interprétation, n’admettent pas plus d’arbitraire que les mots de n’importe quelle langue naturelle. Le déluge et le navire dans lequel les hommes sont sauvés avec les animaux constituent un mythologème bien connu des anciens, qu’ils soient Égyptiens, Sumériens ou Grecs.

Considéré comme une histoire, un tel mythologème paraît en effet absurde ; mais si on le lit précisément comme un mythologème, comme une phrase écrite dans une langue symbolique, nous obtenons des sens qui ne sont plus du tout absurdes et qui sont justement ceux que l’écrivain sacré voulait nous transmettre. Il s’agit de l’unité et de l’intégrité de tout le genre humain, du dessein de Dieu où volonté et permission se côtoient. Le déluge relève plutôt de la permission de Dieu que de la volonté de Dieu.

Dieu ne veut pas la mort des hommes, mais l’humanité ne peut pas continuer d’exister dans l’état spirituel où elle se trouvait avant le déluge. Dieu conserve donc l’humanité, en la personne du juste et du monde qui trouve place avec lui dans son navire, construit sur l’ordre de Dieu. L’humanité n’est pas seulement sauvée, elle est purifiée et renaît. Ou, du moins, elle reçoit une nouvelle chance de recommencer son histoire à partir d’une page blanche ; ce que deviendra cette page dépend des hommes.

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Pour Gn 7:1-24
Yahvé dit à Noé : Entre dans l'arche, toi et toute ta famille, car je t'ai vu seul juste à mes yeux parmi cette génération.
De tous les animaux purs, tu prendras sept paires, le mâle et sa femelle; des animaux qui ne sont pas purs, tu prendras un couple, le mâle et sa femelle
et aussi des oiseaux du ciel, sept paires, le mâle et sa femelle, pour perpétuer la race sur toute la terre.
Car encore sept jours et je ferai pleuvoir sur la terre pendant quarante jours et quarante nuits et j'effacerai de la surface du sol tous les êtres que j'ai faits.
Noé fit tout ce que Yahvé lui avait commandé.
Noé avait six cents ans quand arriva le déluge, les eaux sur la terre.
Noé - avec ses fils, sa femme et les femmes de ses fils - entra dans l'arche pour échapper aux eaux du déluge.
Des animaux purs et des animaux qui ne sont pas purs, des oiseaux et de tout ce qui rampe sur le sol,
un couple entra dans l'arche de Noé, un mâle et une femelle, comme Dieu avait ordonné à Noé.
10 Au bout de sept jours, les eaux du déluge vinrent sur la terre.
11 En l'an six cent de la vie de Noé, le second mois, le dix-septième jour du mois, ce jour-là jaillirent toutes les sources du grand abîme et les écluses du ciel s'ouvrirent.
12 La pluie tomba sur la terre pendant quarante jours et quarante nuits.
13 Ce jour même, Noé et ses fils, Sem, Cham et Japhet, avec la femme de Noé et les trois femmes de ses fils, entrèrent dans l'arche,
14 et avec eux les bêtes sauvages de toute espèce, les bestiaux de toute espèce, les bestioles de toute espèce qui rampent sur la terre, les volatiles de toute espèce, tous les oiseaux, tout ce qui a des ailes.
15 Auprès de Noé, entra dans l'arche un couple de tout ce qui est chair, ayant souffle de vie,
16 et ceux qui entrèrent étaient un mâle et une femelle de tout ce qui est chair, comme Dieu le lui avait commandé. Et Yahvé ferma la porte sur Noé.
17 Il y eut le déluge pendant quarante jours sur la terre; les eaux grossirent et soulevèrent l'arche, qui fut élevée au-dessus de la terre.
18 Les eaux montèrent et grossirent beaucoup sur la terre et l'arche s'en alla à la surface des eaux.
19 Les eaux montèrent de plus en plus sur la terre et toutes les plus hautes montagnes qui sont sous tout le ciel furent couvertes.
20 Les eaux montèrent quinze coudées plus haut, recouvrant les montagnes.
21 Alors périt toute chair qui se meut sur la terre: oiseaux, bestiaux, bêtes sauvages, tout ce qui grouille sur la terre, et tous les hommes.
22 Tout ce qui avait une haleine de vie dans les narines, c'est-à-dire tout ce qui était sur la terre ferme, mourut.
23 Ainsi disparurent tous les êtres qui étaient à la surface du sol, depuis l'homme jusqu'aux bêtes, aux bestioles et aux oiseaux du ciel; ils furent effacés de la terre et il ne resta que Noé et ce qui était avec lui dans l'arche.
24 La crue des eaux sur la terre dura cent cinquante jours.
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Ainsi donc, le Seigneur regarda tout ce désordre et conclut qu'Il avait peiné en vain. Il créait le monde, en prenait soin...  Lire la suite

Ainsi donc, le Seigneur regarda tout ce désordre et conclut qu'Il avait peiné en vain. Il créait le monde, en prenait soin, et les hommes ont tenu cela pour acquis et ont oublié le Créateur. Et ensuite ? Ensuite... Tout mal, comme une pierre lancée en l'air, revient et retombe sur celui qui l'a lancée. Jusqu'à un certain moment, le Seigneur tendait les mains et protégeait les hommes de ces pierres, conséquences de leurs péchés. Mais voici venu le moment où Il décide de retirer Ses mains. Malhonnête, injuste ? Pourquoi donc, au juste ? Car il s'agit d'une situation où les hommes rejettent Dieu par toute leur conduite. Et le Seigneur choisit un homme, ou plus exactement une famille. Risquons l'hypothèse que celui qui a été choisi n'était pas simplement celui qui plaisait particulièrement à Dieu. Très vraisemblablement, Noé était tout simplement le seul capable d'entendre Sa voix ! Ainsi Dieu parle avec le seul qui L'entende. Et s'il s'était trouvé assez de gens prêts à écouter, très vraisemblablement il n'y aurait eu aucun déluge. Dans cette situation, le Seigneur a fait la seule chose possible : Il a averti du danger le seul qui écoutait, et, à cause de sa foi, Il protégea des eaux la frêle embarcation sur laquelle Noé sauvait sa famille et les animaux. Conte, parabole, image ? Est-il si important de savoir quelle fut l'étendue de l'inondation de la Mésopotamie en ces années immémoriales avant notre ère ? Ce qui importe davantage, c'est qu'en cette histoire il nous est donné une fois encore de regarder comment agit le Seigneur. Et la conclusion principale que l'on peut en tirer est simple : le fondement des relations avec Dieu, c'est la disposition à écouter et la confiance.

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Pour Gn 8:1-22
Alors Dieu se souvint de Noé et de toutes les bêtes sauvages et de tous les bestiaux qui étaient avec lui dans l'arche; Dieu fit passer un vent sur la terre et les eaux désenflèrent.
Les sources de l'abîme et les écluses du ciel furent fermées; - la pluie fut retenue de tomber du ciel
et les eaux se retirèrent petit à petit de la terre; - les eaux baissèrent au bout de cent cinquante jours
et, au septième mois, au dix-septième jour du mois, l'arche s'arrêta sur les monts d'Ararat.
Les eaux continuèrent de baisser jusqu'au dixième mois et, au premier du dixième mois, apparurent les sommets des montagnes.
Au bout de quarante jours, Noé ouvrit la fenêtre qu'il avait faite à l'arche
et il lâcha le corbeau, qui alla et vint en attendant que les eaux aient séché sur la terre.
Alors il lâcha d'auprès de lui la colombe pour voir si les eaux avaient diminué à la surface du sol.
La colombe, ne trouvant pas un endroit où poser ses pattes, revint vers lui dans l'arche, car il y avait de l'eau sur toute la surface de la terre; il étendit la main, la prit et la fit rentrer auprès de lui dans l'arche.
10 Il attendit encore sept autres jours et lâcha de nouveau la colombe hors de l'arche.
11 La colombe revint vers lui sur le soir et voici qu'elle avait dans le bec un rameau tout frais d'olivier! Ainsi Noé connut que les eaux avaient diminué à la surface de la terre.
12 Il attendit encore sept autres jours et lâcha la colombe, qui ne revint plus vers lui.
13 C'est en l'an six cent un de la vie de Noé, au premier mois, le premier du mois, que les eaux séchèrent sur la terre. Noé enleva la couverture de l'arche; il regarda et voici que la surface du sol était sèche!
14 Au second mois, le vingt-septième jour du mois, la terre fut sèche.
15 Alors Dieu parla ainsi à Noé:
16  Sors de l'arche, toi et ta femme, tes fils et les femmes de tes fils avec toi.
17 Tous les animaux qui sont avec toi, tout ce qui est chair, oiseaux, bestiaux et tout ce qui rampe sur la terre, fais-les sortir avec toi : qu'ils pullulent sur la terre, qu'ils soient féconds et multiplient sur la terre.
18 Noé sortit avec ses fils, sa femme et les femmes de ses fils;
19 et toutes les bêtes sauvages, tous les bestiaux, tous les oiseaux, toutes les bestioles qui rampent sur la terre sortirent de l'arche, une espèce après l'autre.
20 Noé construisit un autel à Yahvé, il prit de tous les animaux purs et de tous les oiseaux purs et offrit des holocaustes sur l'autel.
21 Yahvé respira l'agréable odeur et il se dit en lui-même : Je ne maudirai plus jamais la terre à cause de l'homme, parce que les desseins du cœur de l'homme sont mauvais dès son enfance; plus jamais je ne frapperai tous les vivants comme j'ai fait.
22 Tant que durera la terre, semailles et moisson, froidure et chaleur, été et hiver, jour et nuit ne cesseront plus.
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L'alliance avec Noé est l'événement principal de la parabole, son centre de sens. Il ne s'agit plus seulement de relations avec une personne concrète, mais bien d'une alliance avec lui-même et avec tous ses descendants ; c'est déjà sérieux, c'est pour toujours, car Dieu, à la différence de l'homme...  Lire la suite

L'alliance avec Noé est l'événement principal de la parabole, son centre de sens. Il ne s'agit plus seulement de relations avec une personne concrète, mais bien d'une alliance avec lui-même et avec tous ses descendants ; c'est déjà sérieux, c'est pour toujours, car Dieu, à la différence de l'homme, garde une fidélité ferme et inconditionnelle aux obligations qu'Il a prises sur Lui et à la parole donnée une fois. Non parce qu'Il n'a pas pouvoir sur Sa création, mais parce que toutes Ses promesses et alliances sont liées à Son dessein, et Son dessein ne change pas seulement parce que quelqu'un parmi les hommes Lui est infidèle ou se détourne de Lui. Telle est aussi l'alliance avec Noé, et à travers lui avec toute l'humanité.

D'ailleurs, pas tout à fait avec toute. D'un côté, l'alliance avec Noé concerne réellement chacun ; de l'autre, elle ne se révèle en plénitude que chez les justes qui, à l'image de Noé, « marchent devant Dieu », marchent comme cela leur est révélé. À ce sujet se pose une question : pourquoi Dieu a-t-Il eu besoin de quelque chose de plus ? Pourquoi le peuple de Dieu, pourquoi le Messie ? Pourquoi une seule alliance avec Noé ne suffit-elle pas ? Dans la langue de l'homme moderne, cette question sonne un peu autrement, même si son sens n'en change pas : pourquoi ne suffit-il pas d'être simplement « une bonne personne » ? Par « bonne personne », dans un tel cas, chacun comprend bien sûr ce qu'il veut, mais l'idée générale reste la même : il y a dans le monde beaucoup de bonnes personnes, quelle que soit la manière dont on comprend cette expression ; elles sont déjà bonnes sans efforts supplémentaires, elles n'ont pas besoin d'être chrétiennes ni même simplement croyantes en Dieu ; elles sont justes dans la vie. Alors pourquoi leur faut-il, et pourquoi faut-il au monde en général, quelque chose de plus ? La réponse à cette question est donnée dans la parabole de Noé.

Oui, Dieu conclut avec lui une alliance, mais en la concluant, Il dit : toutes les intentions du cœur humain sont mauvaises dès sa jeunesse (dans le texte hébreu de la parabole, c'est précisément ainsi : intentions, et non pensées). Même le juste ne peut, sans des efforts particuliers spécialement appliqués par Dieu, se changer lui-même. Il peut suivre Dieu malgré sa propre nature corrompue par le péché, en surmontant les intentions de son propre cœur, mais il ne peut changer lui-même son cœur et sa nature, même s'il y consacre tous ses efforts.

Il y a là une impasse : après la chute, l'homme est condamné à se tenir sans cesse en équilibre au bord d'une très grave rupture spirituelle, et avec lui le monde entier est condamné lui aussi à se tenir en équilibre au bord de la rupture. Voilà pourquoi l'alliance avec Noé ne suffit pas ; elle n'est que le commencement du chemin, en aucun cas la fin, ni l'achèvement, qui est impossible sans Dieu. Dieu Lui-même mettra finalement le dernier point sur le chemin du retour de l'homme vers Dieu, mais Il ne le mettra pas encore de sitôt, car tout le chemin est encore devant nous. Noé, lui, fait sur ce chemin le premier pas, très important, absolument nécessaire, mais seulement le premier.

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Pour Gn 8:1-22
Alors Dieu se souvint de Noé et de toutes les bêtes sauvages et de tous les bestiaux qui étaient avec lui dans l'arche; Dieu fit passer un vent sur la terre et les eaux désenflèrent.
Les sources de l'abîme et les écluses du ciel furent fermées; - la pluie fut retenue de tomber du ciel
et les eaux se retirèrent petit à petit de la terre; - les eaux baissèrent au bout de cent cinquante jours
et, au septième mois, au dix-septième jour du mois, l'arche s'arrêta sur les monts d'Ararat.
Les eaux continuèrent de baisser jusqu'au dixième mois et, au premier du dixième mois, apparurent les sommets des montagnes.
Au bout de quarante jours, Noé ouvrit la fenêtre qu'il avait faite à l'arche
et il lâcha le corbeau, qui alla et vint en attendant que les eaux aient séché sur la terre.
Alors il lâcha d'auprès de lui la colombe pour voir si les eaux avaient diminué à la surface du sol.
La colombe, ne trouvant pas un endroit où poser ses pattes, revint vers lui dans l'arche, car il y avait de l'eau sur toute la surface de la terre; il étendit la main, la prit et la fit rentrer auprès de lui dans l'arche.
10 Il attendit encore sept autres jours et lâcha de nouveau la colombe hors de l'arche.
11 La colombe revint vers lui sur le soir et voici qu'elle avait dans le bec un rameau tout frais d'olivier! Ainsi Noé connut que les eaux avaient diminué à la surface de la terre.
12 Il attendit encore sept autres jours et lâcha la colombe, qui ne revint plus vers lui.
13 C'est en l'an six cent un de la vie de Noé, au premier mois, le premier du mois, que les eaux séchèrent sur la terre. Noé enleva la couverture de l'arche; il regarda et voici que la surface du sol était sèche!
14 Au second mois, le vingt-septième jour du mois, la terre fut sèche.
15 Alors Dieu parla ainsi à Noé:
16  Sors de l'arche, toi et ta femme, tes fils et les femmes de tes fils avec toi.
17 Tous les animaux qui sont avec toi, tout ce qui est chair, oiseaux, bestiaux et tout ce qui rampe sur la terre, fais-les sortir avec toi : qu'ils pullulent sur la terre, qu'ils soient féconds et multiplient sur la terre.
18 Noé sortit avec ses fils, sa femme et les femmes de ses fils;
19 et toutes les bêtes sauvages, tous les bestiaux, tous les oiseaux, toutes les bestioles qui rampent sur la terre sortirent de l'arche, une espèce après l'autre.
20 Noé construisit un autel à Yahvé, il prit de tous les animaux purs et de tous les oiseaux purs et offrit des holocaustes sur l'autel.
21 Yahvé respira l'agréable odeur et il se dit en lui-même : Je ne maudirai plus jamais la terre à cause de l'homme, parce que les desseins du cœur de l'homme sont mauvais dès son enfance; plus jamais je ne frapperai tous les vivants comme j'ai fait.
22 Tant que durera la terre, semailles et moisson, froidure et chaleur, été et hiver, jour et nuit ne cesseront plus.
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Ayant trouvé Noé, qui avait accompli le commandement de Dieu de construire l'arche, Dieu accomplit le salut de l'humanité du déluge universel...  Lire la suite

Ayant trouvé Noé, qui avait accompli le commandement de Dieu de construire l'arche, Dieu accomplit le salut de l'humanité du déluge universel. Noé, avec sa famille, débarqua sur la terre ferme : il fut sauvé. Combien souvent, dans une situation semblable de délivrance du danger, oublions-nous que, tout récemment encore, nous criions vers le ciel, nous priions dans un désespoir complet ! Le soulagement est arrivé, eh bien, très bien, c'est normal. Pas un mot de gratitude ; et même, à vrai dire, il ne nous vient pas à l'esprit de nous demander d'où est venue la délivrance.

Noé, lui, agit autrement. Il offre un sacrifice à Dieu, parce qu'il comprend qu'il ne s'est pas sauvé lui-même (même si ce n'est pas Dieu qui a construit l'arche, mais Noé), mais que Dieu l'a sauvé. Et c'est précisément pourquoi Noé peut devenir l'ancêtre de l'humanité après le Déluge : il a entendu Dieu au milieu de la vie ordinaire, il Lui a fait confiance dans le danger, il ne L'a pas oublié dans la joie. Avec un tel Noé, Dieu peut conclure Son contrat-alliance, et voici que Dieu annonce Sa décision, ce qu'Il promet à Noé et à ses descendants : il n'y aura plus d'extermination de tout être vivant, la terre ne sera plus maudite à cause de l'homme et de son péché. Et si nous avons au moins quelque fondement pour être assurés que la vie ne cessera pas, c'est précisément cette promesse de Dieu.

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Pour Gn 7:11-8:22
11 En l'an six cent de la vie de Noé, le second mois, le dix-septième jour du mois, ce jour-là jaillirent toutes les sources du grand abîme et les écluses du ciel s'ouvrirent.
12 La pluie tomba sur la terre pendant quarante jours et quarante nuits.
13 Ce jour même, Noé et ses fils, Sem, Cham et Japhet, avec la femme de Noé et les trois femmes de ses fils, entrèrent dans l'arche,
14 et avec eux les bêtes sauvages de toute espèce, les bestiaux de toute espèce, les bestioles de toute espèce qui rampent sur la terre, les volatiles de toute espèce, tous les oiseaux, tout ce qui a des ailes.
15 Auprès de Noé, entra dans l'arche un couple de tout ce qui est chair, ayant souffle de vie,
16 et ceux qui entrèrent étaient un mâle et une femelle de tout ce qui est chair, comme Dieu le lui avait commandé. Et Yahvé ferma la porte sur Noé.
17 Il y eut le déluge pendant quarante jours sur la terre; les eaux grossirent et soulevèrent l'arche, qui fut élevée au-dessus de la terre.
18 Les eaux montèrent et grossirent beaucoup sur la terre et l'arche s'en alla à la surface des eaux.
19 Les eaux montèrent de plus en plus sur la terre et toutes les plus hautes montagnes qui sont sous tout le ciel furent couvertes.
20 Les eaux montèrent quinze coudées plus haut, recouvrant les montagnes.
21 Alors périt toute chair qui se meut sur la terre: oiseaux, bestiaux, bêtes sauvages, tout ce qui grouille sur la terre, et tous les hommes.
22 Tout ce qui avait une haleine de vie dans les narines, c'est-à-dire tout ce qui était sur la terre ferme, mourut.
23 Ainsi disparurent tous les êtres qui étaient à la surface du sol, depuis l'homme jusqu'aux bêtes, aux bestioles et aux oiseaux du ciel; ils furent effacés de la terre et il ne resta que Noé et ce qui était avec lui dans l'arche.
24 La crue des eaux sur la terre dura cent cinquante jours.
Alors Dieu se souvint de Noé et de toutes les bêtes sauvages et de tous les bestiaux qui étaient avec lui dans l'arche; Dieu fit passer un vent sur la terre et les eaux désenflèrent.
Les sources de l'abîme et les écluses du ciel furent fermées; - la pluie fut retenue de tomber du ciel
et les eaux se retirèrent petit à petit de la terre; - les eaux baissèrent au bout de cent cinquante jours
et, au septième mois, au dix-septième jour du mois, l'arche s'arrêta sur les monts d'Ararat.
Les eaux continuèrent de baisser jusqu'au dixième mois et, au premier du dixième mois, apparurent les sommets des montagnes.
Au bout de quarante jours, Noé ouvrit la fenêtre qu'il avait faite à l'arche
et il lâcha le corbeau, qui alla et vint en attendant que les eaux aient séché sur la terre.
Alors il lâcha d'auprès de lui la colombe pour voir si les eaux avaient diminué à la surface du sol.
La colombe, ne trouvant pas un endroit où poser ses pattes, revint vers lui dans l'arche, car il y avait de l'eau sur toute la surface de la terre; il étendit la main, la prit et la fit rentrer auprès de lui dans l'arche.
10 Il attendit encore sept autres jours et lâcha de nouveau la colombe hors de l'arche.
11 La colombe revint vers lui sur le soir et voici qu'elle avait dans le bec un rameau tout frais d'olivier! Ainsi Noé connut que les eaux avaient diminué à la surface de la terre.
12 Il attendit encore sept autres jours et lâcha la colombe, qui ne revint plus vers lui.
13 C'est en l'an six cent un de la vie de Noé, au premier mois, le premier du mois, que les eaux séchèrent sur la terre. Noé enleva la couverture de l'arche; il regarda et voici que la surface du sol était sèche!
14 Au second mois, le vingt-septième jour du mois, la terre fut sèche.
15 Alors Dieu parla ainsi à Noé:
16  Sors de l'arche, toi et ta femme, tes fils et les femmes de tes fils avec toi.
17 Tous les animaux qui sont avec toi, tout ce qui est chair, oiseaux, bestiaux et tout ce qui rampe sur la terre, fais-les sortir avec toi : qu'ils pullulent sur la terre, qu'ils soient féconds et multiplient sur la terre.
18 Noé sortit avec ses fils, sa femme et les femmes de ses fils;
19 et toutes les bêtes sauvages, tous les bestiaux, tous les oiseaux, toutes les bestioles qui rampent sur la terre sortirent de l'arche, une espèce après l'autre.
20 Noé construisit un autel à Yahvé, il prit de tous les animaux purs et de tous les oiseaux purs et offrit des holocaustes sur l'autel.
21 Yahvé respira l'agréable odeur et il se dit en lui-même : Je ne maudirai plus jamais la terre à cause de l'homme, parce que les desseins du cœur de l'homme sont mauvais dès son enfance; plus jamais je ne frapperai tous les vivants comme j'ai fait.
22 Tant que durera la terre, semailles et moisson, froidure et chaleur, été et hiver, jour et nuit ne cesseront plus.
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Dieu donne à l’humanité une nouvelle chance : Il sait que tous les hommes ne seront pas comme Noé, et Il connaît ce secret de l’être humain...  Lire la suite

Dieu donne à l’humanité une nouvelle chance : Il sait que tous les hommes ne seront pas comme Noé, et Il connaît ce secret de l’être humain dont celui-ci n’a pas toujours conscience — que « toutes les pensées de son cœur sont mauvaises dès sa jeunesse ». Dieu promet que l’humanité ne périra plus dans une catastrophe universelle. Il fait en quelque sorte cette promesse « par avance », tout en connaissant l’apostasie à venir. Mais, pour Dieu, il ne s’agit pas simplement de fermer les yeux sur le mal et le péché des hommes — Il agit par miséricorde, comme le symbolise le rameau d’olivier dans le bec de la colombe. Sa miséricorde est toujours donnée d’avance, elle n’est jamais une « récompense » pour une bonne conduite. Il pardonne, console et sauve (comment exprimer autrement Ses actes dans le langage humain ?), nous donnant la possibilité de répondre à Ses actes — par les nôtres.

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Pour Gn 7:11-8:22
11 En l'an six cent de la vie de Noé, le second mois, le dix-septième jour du mois, ce jour-là jaillirent toutes les sources du grand abîme et les écluses du ciel s'ouvrirent.
12 La pluie tomba sur la terre pendant quarante jours et quarante nuits.
13 Ce jour même, Noé et ses fils, Sem, Cham et Japhet, avec la femme de Noé et les trois femmes de ses fils, entrèrent dans l'arche,
14 et avec eux les bêtes sauvages de toute espèce, les bestiaux de toute espèce, les bestioles de toute espèce qui rampent sur la terre, les volatiles de toute espèce, tous les oiseaux, tout ce qui a des ailes.
15 Auprès de Noé, entra dans l'arche un couple de tout ce qui est chair, ayant souffle de vie,
16 et ceux qui entrèrent étaient un mâle et une femelle de tout ce qui est chair, comme Dieu le lui avait commandé. Et Yahvé ferma la porte sur Noé.
17 Il y eut le déluge pendant quarante jours sur la terre; les eaux grossirent et soulevèrent l'arche, qui fut élevée au-dessus de la terre.
18 Les eaux montèrent et grossirent beaucoup sur la terre et l'arche s'en alla à la surface des eaux.
19 Les eaux montèrent de plus en plus sur la terre et toutes les plus hautes montagnes qui sont sous tout le ciel furent couvertes.
20 Les eaux montèrent quinze coudées plus haut, recouvrant les montagnes.
21 Alors périt toute chair qui se meut sur la terre: oiseaux, bestiaux, bêtes sauvages, tout ce qui grouille sur la terre, et tous les hommes.
22 Tout ce qui avait une haleine de vie dans les narines, c'est-à-dire tout ce qui était sur la terre ferme, mourut.
23 Ainsi disparurent tous les êtres qui étaient à la surface du sol, depuis l'homme jusqu'aux bêtes, aux bestioles et aux oiseaux du ciel; ils furent effacés de la terre et il ne resta que Noé et ce qui était avec lui dans l'arche.
24 La crue des eaux sur la terre dura cent cinquante jours.
Alors Dieu se souvint de Noé et de toutes les bêtes sauvages et de tous les bestiaux qui étaient avec lui dans l'arche; Dieu fit passer un vent sur la terre et les eaux désenflèrent.
Les sources de l'abîme et les écluses du ciel furent fermées; - la pluie fut retenue de tomber du ciel
et les eaux se retirèrent petit à petit de la terre; - les eaux baissèrent au bout de cent cinquante jours
et, au septième mois, au dix-septième jour du mois, l'arche s'arrêta sur les monts d'Ararat.
Les eaux continuèrent de baisser jusqu'au dixième mois et, au premier du dixième mois, apparurent les sommets des montagnes.
Au bout de quarante jours, Noé ouvrit la fenêtre qu'il avait faite à l'arche
et il lâcha le corbeau, qui alla et vint en attendant que les eaux aient séché sur la terre.
Alors il lâcha d'auprès de lui la colombe pour voir si les eaux avaient diminué à la surface du sol.
La colombe, ne trouvant pas un endroit où poser ses pattes, revint vers lui dans l'arche, car il y avait de l'eau sur toute la surface de la terre; il étendit la main, la prit et la fit rentrer auprès de lui dans l'arche.
10 Il attendit encore sept autres jours et lâcha de nouveau la colombe hors de l'arche.
11 La colombe revint vers lui sur le soir et voici qu'elle avait dans le bec un rameau tout frais d'olivier! Ainsi Noé connut que les eaux avaient diminué à la surface de la terre.
12 Il attendit encore sept autres jours et lâcha la colombe, qui ne revint plus vers lui.
13 C'est en l'an six cent un de la vie de Noé, au premier mois, le premier du mois, que les eaux séchèrent sur la terre. Noé enleva la couverture de l'arche; il regarda et voici que la surface du sol était sèche!
14 Au second mois, le vingt-septième jour du mois, la terre fut sèche.
15 Alors Dieu parla ainsi à Noé:
16  Sors de l'arche, toi et ta femme, tes fils et les femmes de tes fils avec toi.
17 Tous les animaux qui sont avec toi, tout ce qui est chair, oiseaux, bestiaux et tout ce qui rampe sur la terre, fais-les sortir avec toi : qu'ils pullulent sur la terre, qu'ils soient féconds et multiplient sur la terre.
18 Noé sortit avec ses fils, sa femme et les femmes de ses fils;
19 et toutes les bêtes sauvages, tous les bestiaux, tous les oiseaux, toutes les bestioles qui rampent sur la terre sortirent de l'arche, une espèce après l'autre.
20 Noé construisit un autel à Yahvé, il prit de tous les animaux purs et de tous les oiseaux purs et offrit des holocaustes sur l'autel.
21 Yahvé respira l'agréable odeur et il se dit en lui-même : Je ne maudirai plus jamais la terre à cause de l'homme, parce que les desseins du cœur de l'homme sont mauvais dès son enfance; plus jamais je ne frapperai tous les vivants comme j'ai fait.
22 Tant que durera la terre, semailles et moisson, froidure et chaleur, été et hiver, jour et nuit ne cesseront plus.
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La partie la plus remarquable de la parabole de Noé est sa conclusion (Gn 8:20–22). Il y est question de l’alliance...  Lire la suite

La partie la plus remarquable de la parabole de Noé est sa conclusion (Gn 8:20–22). Il y est question de l’union («alliance») que Dieu conclut avec Noé et, en sa personne, avec tous les justes qui ont jamais vécu et vivent aujourd’hui sur la terre. Et c’est précisément en ce moment solennel que deviennent évidentes toutes les limites de la nature humaine et des possibilités humaines. L’image de Dieu y est volontairement quelque peu archaïsée: le Dieu de la Bible, dans ce passage, rappelle les dieux d’Homère. Comme eux, Il «respire», aspire par les narines la fumée du sacrifice qui monte vers le ciel et dont, pensaient les anciens païens, les dieux se nourrissent comme nous nous nourrissons de nourriture. Mais la définition que Dieu donne alors du genre humain est extrêmement sévère: «toutes les intentions du cœur de l’homme sont mauvaises dès sa jeunesse» (Gn 8:21; dans le texte hébreu, il s’agit bien des «intentions», et non des «pensées», comme dans la traduction synodale). C’est pourquoi détruire le genre humain n’a pas de sens: même s’il ne restait sur toute la terre qu’un seul juste, comme après le déluge, le mal pénétrerait tout de même dans le monde, sinon par lui, du moins par ses descendants. Et pourtant, en concluant une alliance avec Noé, Dieu lui promet que la catastrophe ne se répétera pas (Gn 8:22). Ici apparaissent les limites de la justice humaine, et ici se trouve aussi la réponse aux questions que l’on pose souvent aux chrétiens: pourquoi fallait-il donc absolument que le Sauveur vienne? Pourquoi a-t-il fallu un peuple de Dieu séparé, particulier? N’y a-t-il pas assez de justes dans le monde, dont certains ne connaissaient pas et ne connaissent pas Dieu, mais vivent néanmoins selon Ses lois, en observant les commandements qu’Il a donnés? Aujourd’hui, d’ailleurs, on parle plus souvent non de justes, mais de «gens bien», mais cela ne change pas le fond de la question. La réponse à ces questions est simple et triste: toute la justice de tous les justes du monde semblables à Noé, toute leur fidélité à Dieu, suffit seulement à empêcher qu’une nouvelle catastrophe atteigne le monde, à empêcher qu’il ne s’effondre dans l’abîme. C’est le maximum de ce qu’ils peuvent faire; ils ne sont pas capables de changer radicalement la situation du monde, de briser le cours des événements, pas plus qu’ils ne sont capables de changer leur propre nature, corrompue par la chute. Pour cela, il faut des efforts particuliers; il faut un plan particulier de Dieu, le plan du salut de l’homme et du monde, dont font partie à la fois le peuple particulier de Dieu et le Messie-Christ.

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Pour Pr 10:1-32
Proverbes de Salomon. Le fils sage réjouit son père, le fils sot chagrine sa mère.
Trésors mal acquis ne profitent pas, mais la justice délivre de la mort.
Yahvé ne laisse pas le juste affamé, mais il réprime la convoitise des méchants.
Main nonchalante appauvrit, la main des diligents enrichit.
Amasser en été est d'un homme avisé, dormir à la moisson est d'un homme indigne.
Bénédictions sur la tête du juste, mais la bouche des impies recouvre la violence.
La mémoire du juste est en bénédiction, le nom des méchants tombe en pourriture.
L'homme au cœur sage accepte les ordres, l'homme aux lèvres folles court à sa perte.
Qui va honnêtement va en sécurité, qui suit une voie tortueuse est démasqué.
10 Qui cligne de l'œil donne du tourment, qui réprimande en face procure l'apaisement.
11 Source de vie: la bouche du juste, mais la bouche des impies recouvre la violence.
12 La haine allume des querelles, l'amour couvre toutes les offenses.
13 Sur les lèvres de l'homme intelligent se trouve la sagesse, sur le dos de l'insensé, le bâton.
14 Les sages thésaurisent le savoir, mais la bouche du fou est un danger menaçant.
15 La fortune du riche, voilà sa place forte; le mal des faibles, c'est leur indigence.
16 Le salaire du juste procure la vie, le revenu du méchant, le péché.
17 Il marche vers la vie, celui qui garde la discipline; qui délaisse la réprimande se fourvoie.
18 Les lèvres du menteur couvrent la haine; qui profère une calomnie est un sot.
19 Abondance de paroles ne va pas sans offense; qui retient ses lèvres est avisé.
20 La langue du juste est pur argent, le cœur des méchants est de peu de prix.
21 Les lèvres du juste repaissent une multitude, mais les fous meurent faute de sens.
22 C'est la bénédiction de Yahvé qui enrichit, sans que l'effort y ajoute rien.
23 C'est un jeu pour le sot de s'adonner au crime, et pour l'homme intelligent de cultiver la sagesse.
24 Ce que redoute le méchant lui échoit, ce que souhaite le juste lui est donné.
25 Quand la tourmente a passé, plus de méchant! mais à jamais, le juste est établi.
26 Vinaigre aux dents, fumée aux yeux, tel est le paresseux pour qui l'envoie.
27 La crainte de Yahvé prolonge les jours, les années du méchant seront abrégées.
28 L'espoir des justes est joie, l'espérance des méchants périra.
29 La voie de Yahvé est un rempart pour l'homme honnête, pour les malfaisants, une ruine.
30 Jamais le juste ne sera ébranlé, mais les méchants n'habiteront pas le pays.
31 La bouche du juste exprime la sagesse, la langue perverse sera coupée.
32 Les lèvres du juste connaissent la bienveillance, la bouche des méchants la perversité.
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Voici que commencent les courts proverbes. Ils ressemblent à une multitude d’aphorismes et de dictons isolés et peuvent paraître...  Lire la suite

Voici que commencent les courts proverbes. Ils ressemblent à une multitude d’aphorismes et de dictons isolés et peuvent paraître un recueil désordonné et chaotique de phrases disparates. Mais si nous les examinons attentivement, nous pouvons voir leur diversité faire apparaître une image, comme dans une mosaïque.

Au premier abord, certains jugements peuvent sembler trop catégoriques, et l’on peut opposer aux exemples des biens reçus par le juste des contre-exemples qui paraissent témoigner du contraire. Mais, premièrement, il ne faut pas s’y laisser absorber au point de ne plus remarquer que les impies ont été loin de toujours jouir du fruit de leurs crimes. Puis nous constatons que l’Écriture dit la même chose, tout en révélant le sens de ce qui se passe : « Le travail du juste mène à la vie, le succès de l’impie au péché », et « l’espérance des impies périra », même si, pour le moment, leurs voies semblent prospères. Cela passera, et bien plus vite qu’il n’y paraît...

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