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RÉFLEXIONS pour Lc 12:1-34

Sur ces entrefaites, la foule s'étant rassemblée par milliers, au point qu'on s'écrasait les uns les autres, il se mit à dire, et d'abord à ses disciples : " Méfiez-vous du levain - c'est-à-dire de l'hypocrisie - des Pharisiens.
Rien, en effet, n'est voilé qui ne sera révélé, rien de caché qui ne sera connu.
C'est pourquoi tout ce que vous aurez dit dans les ténèbres sera entendu au grand jour, et ce que vous aurez dit à l'oreille dans les pièces les plus retirées sera proclamé sur les toits.
" Je vous le dis à vous, mes amis : Ne craignez rien de ceux qui tuent le corps et après cela ne peuvent rien faire de plus.
Je vais vous montrer qui vous devez craindre: craignez Celui qui, après avoir tué, a le pouvoir de jeter dans la géhenne; oui, je vous le dis, Celui-là, craignez-le.
Ne vend-on pas cinq passereaux pour deux as? Et pas un d'entre eux n'est en oubli devant Dieu!
Bien plus, vos cheveux même sont tous comptés. Soyez sans crainte; vous valez mieux qu'une multitude de passereaux.
" Je vous le dis, quiconque se sera déclaré pour moi devant les hommes, le Fils de l'homme aussi se déclarera pour lui devant les anges de Dieu ;
mais celui qui m'aura renié à la face des hommes sera renié à la face des anges de Dieu.
10 " Et quiconque dira une parole contre le Fils de l'homme, cela lui sera remis, mais à qui aura blasphémé contre le Saint Esprit, cela ne sera pas remis.
11 " Lorsqu'on vous conduira devant les synagogues, les magistrats et les autorités, ne cherchez pas avec inquiétude comment vous défendre ou que dire,
12 car le Saint Esprit vous enseignera à cette heure même ce qu'il faut dire. "
13 Quelqu'un de la foule lui dit : " Maître, dis à mon frère de partager avec moi notre héritage. "
14 Il lui dit : " Homme, qui m'a établi pour être votre juge ou régler vos partages ? "
15 Puis il leur dit : " Attention ! gardez-vous de toute cupidité, car, au sein même de l'abondance, la vie d'un homme n'est pas assurée par ses biens. "
16 Il leur dit alors une parabole : " Il y avait un homme riche dont les terres avaient beaucoup rapporté.
17 Et il se demandait en lui-même : "Que vais-je faire ? car je n'ai pas où recueillir ma récolte. "
18 Puis il se dit : "Voici ce que je vais faire : j'abattrai mes greniers, j'en construirai de plus grands, j'y recueillerai tout mon blé et mes biens,
19 et je dirai à mon âme : Mon âme, tu as quantité de biens en réserve pour de nombreuses années ; repose-toi, mange, bois, fais la fête. "
20 Mais Dieu lui dit : "Insensé, cette nuit même, on va te redemander ton âme. Et ce que tu as amassé, qui l'aura ?"
21 Ainsi en est-il de celui qui thésaurise pour lui-même, au lieu de s'enrichir en vue de Dieu. "
22 Puis il dit à ses disciples : " Voilà pourquoi je vous dis : Ne vous inquiétez pas pour votre vie de ce que vous mangerez, ni pour votre corps de quoi vous le vêtirez.
23 Car la vie est plus que la nourriture, et le corps plus que le vêtement.
24 Considérez les corbeaux: ils ne sèment ni ne moissonnent, ils n'ont ni cellier ni grenier, et Dieu les nourrit. Combien plus valez-vous que les oiseaux!
25 Qui d'entre vous d'ailleurs peut, en s'en inquiétant, ajouter une coudée à la longueur de sa vie?
26 Si donc la plus petite chose même passe votre pouvoir, pourquoi vous inquiéter des autres?
27 Considérez les lis, comme ils ne filent ni ne tissent. Or, je vous le dis, Salomon lui-même, dans toute sa gloire, n'a pas été vêtu comme l'un d'eux.
28 Que si, dans les champs, Dieu habille de la sorte l'herbe qui est aujourd'hui, et demain sera jetée au four, combien plus le fera-t-il pour vous, gens de peu de foi!
29 Vous non plus, ne cherchez pas ce que vous mangerez et ce que vous boirez; ne vous tourmentez pas.
30 Car ce sont là toutes choses dont les païens de ce monde sont en quête; mais votre Père sait que vous en avez besoin.
31 Aussi bien, cherchez son Royaume, et cela vous sera donné par surcroît.
32 " Sois sans crainte, petit troupeau, car votre Père s'est complu à vous donner le Royaume.
33 " Vendez vos biens, et donnez-les en aumône. Faites-vous des bourses qui ne s'usent pas, un trésor inépuisable dans les cieux, où ni voleur n'approche ni mite ne détruit.
34 Car où est votre trésor, là aussi sera votre cœur.
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« Vous valez plus que beaucoup de petits oiseaux » : aujourd’hui, ces paroles sonnent comme une nouvelle pour beaucoup de gens. Lorsque le prix d’une vie humaine est d’un sou — ou de beaucoup de sous —, la nourriture devient inévitablement plus importante que l’âme et le vêtement plus important que le corps. La réalité du Royaume de Dieu nous libère de cet esclavage à l’argent, à la nourriture, au vêtement et au souci oppressant de la vie. Le Seigneur nous dit simplement : « Pour Moi, vous êtes plus importants et plus précieux que tout cela. » Nous savons très bien voir la laideur de ce monde et celle des hommes qui nous entourent, parfois même la nôtre. Mais le Seigneur dit : « Pour Moi, vous êtes plus beaux que les fleurs des champs. » Nous tremblons de peur pour notre bien-être, notre santé et notre vie. Mais Il dit : « Ne craignez pas, Mon Royaume vous appartient. »

Autres réflexions

 
Pour Lc 12:1-34
Sur ces entrefaites, la foule s'étant rassemblée par milliers, au point qu'on s'écrasait les uns les autres, il se mit à dire, et d'abord à ses disciples : " Méfiez-vous du levain - c'est-à-dire de l'hypocrisie - des Pharisiens.
Rien, en effet, n'est voilé qui ne sera révélé, rien de caché qui ne sera connu.
C'est pourquoi tout ce que vous aurez dit dans les ténèbres sera entendu au grand jour, et ce que vous aurez dit à l'oreille dans les pièces les plus retirées sera proclamé sur les toits.
" Je vous le dis à vous, mes amis : Ne craignez rien de ceux qui tuent le corps et après cela ne peuvent rien faire de plus.
Je vais vous montrer qui vous devez craindre: craignez Celui qui, après avoir tué, a le pouvoir de jeter dans la géhenne; oui, je vous le dis, Celui-là, craignez-le.
Ne vend-on pas cinq passereaux pour deux as? Et pas un d'entre eux n'est en oubli devant Dieu!
Bien plus, vos cheveux même sont tous comptés. Soyez sans crainte; vous valez mieux qu'une multitude de passereaux.
" Je vous le dis, quiconque se sera déclaré pour moi devant les hommes, le Fils de l'homme aussi se déclarera pour lui devant les anges de Dieu ;
mais celui qui m'aura renié à la face des hommes sera renié à la face des anges de Dieu.
10 " Et quiconque dira une parole contre le Fils de l'homme, cela lui sera remis, mais à qui aura blasphémé contre le Saint Esprit, cela ne sera pas remis.
11 " Lorsqu'on vous conduira devant les synagogues, les magistrats et les autorités, ne cherchez pas avec inquiétude comment vous défendre ou que dire,
12 car le Saint Esprit vous enseignera à cette heure même ce qu'il faut dire. "
13 Quelqu'un de la foule lui dit : " Maître, dis à mon frère de partager avec moi notre héritage. "
14 Il lui dit : " Homme, qui m'a établi pour être votre juge ou régler vos partages ? "
15 Puis il leur dit : " Attention ! gardez-vous de toute cupidité, car, au sein même de l'abondance, la vie d'un homme n'est pas assurée par ses biens. "
16 Il leur dit alors une parabole : " Il y avait un homme riche dont les terres avaient beaucoup rapporté.
17 Et il se demandait en lui-même : "Que vais-je faire ? car je n'ai pas où recueillir ma récolte. "
18 Puis il se dit : "Voici ce que je vais faire : j'abattrai mes greniers, j'en construirai de plus grands, j'y recueillerai tout mon blé et mes biens,
19 et je dirai à mon âme : Mon âme, tu as quantité de biens en réserve pour de nombreuses années ; repose-toi, mange, bois, fais la fête. "
20 Mais Dieu lui dit : "Insensé, cette nuit même, on va te redemander ton âme. Et ce que tu as amassé, qui l'aura ?"
21 Ainsi en est-il de celui qui thésaurise pour lui-même, au lieu de s'enrichir en vue de Dieu. "
22 Puis il dit à ses disciples : " Voilà pourquoi je vous dis : Ne vous inquiétez pas pour votre vie de ce que vous mangerez, ni pour votre corps de quoi vous le vêtirez.
23 Car la vie est plus que la nourriture, et le corps plus que le vêtement.
24 Considérez les corbeaux: ils ne sèment ni ne moissonnent, ils n'ont ni cellier ni grenier, et Dieu les nourrit. Combien plus valez-vous que les oiseaux!
25 Qui d'entre vous d'ailleurs peut, en s'en inquiétant, ajouter une coudée à la longueur de sa vie?
26 Si donc la plus petite chose même passe votre pouvoir, pourquoi vous inquiéter des autres?
27 Considérez les lis, comme ils ne filent ni ne tissent. Or, je vous le dis, Salomon lui-même, dans toute sa gloire, n'a pas été vêtu comme l'un d'eux.
28 Que si, dans les champs, Dieu habille de la sorte l'herbe qui est aujourd'hui, et demain sera jetée au four, combien plus le fera-t-il pour vous, gens de peu de foi!
29 Vous non plus, ne cherchez pas ce que vous mangerez et ce que vous boirez; ne vous tourmentez pas.
30 Car ce sont là toutes choses dont les païens de ce monde sont en quête; mais votre Père sait que vous en avez besoin.
31 Aussi bien, cherchez son Royaume, et cela vous sera donné par surcroît.
32 " Sois sans crainte, petit troupeau, car votre Père s'est complu à vous donner le Royaume.
33 " Vendez vos biens, et donnez-les en aumône. Faites-vous des bourses qui ne s'usent pas, un trésor inépuisable dans les cieux, où ni voleur n'approche ni mite ne détruit.
34 Car où est votre trésor, là aussi sera votre cœur.
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En parlant du Royaume à ses disciples, Jésus le décrit avant tout comme une vie nouvelle, ouverte à ceux qui la cherchent. Mais on ne peut la trouver qu'à condition d'être soi-même absolument ouvert. Pour vivre de la vie du Royaume...  Lire la suite

En parlant du Royaume à ses disciples, Jésus le décrit avant tout comme une vie nouvelle, ouverte à ceux qui la cherchent. Mais on ne peut la trouver qu'à condition d'être soi-même absolument ouvert. Pour vivre de la vie du Royaume, il faut renoncer à sa propre vie. Non pas à l'espace vital en tant que tel, ni au courant de vie que la Bible appelle l'âme, mais au fait de s'approprier cet espace et ce courant, de les considérer comme sa propriété inaliénable, comme quelque chose qui vous appartient de droit.

Dans le Royaume, tout est autrement. Là, la vie est commune. Une seule pour tous. Elle n'est pas une propriété, elle est à l'usage de tous. Et l'ampleur de cet usage n'est limitée par rien, sinon par le potentiel spirituel de la personne elle-même. Autant de vie du Royaume elle pourra contenir, autant elle en recevra. Mais elle ne devient la propriété de personne au sens où nous avons l'habitude d'employer ce mot pour les rapports de propriété dans notre monde.

La vie du Royaume est tienne dans la mesure où tu peux vivre de cette vie. C'est pourquoi Jésus conseille de s'abandonner au courant de la vie du Royaume. D'y entrer comme dans un fleuve. Et d'avancer avec lui. Sans chercher, comme on dit aujourd'hui, à fixer quoi que ce soit. Sans chercher à évaluer ses propres états, ses réussites ou ses échecs. Sans s'accrocher à rien de ce qui attire et retient l'homme dans ce monde. Et surtout sans tenter de faire entrer la vie du Royaume dans des cadres religieux: ni avec le levain des pharisiens, ni avec celui des sadducéens, on ne pétrit la vie nouvelle. Le Royaume n'entre dans aucun cadre humain, mais il entre dans le coeur humain. Si, bien sûr, il devient pour l'homme le trésor principal. Car là où est le trésor, là aussi est le coeur.

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Pour Lc 12:1-7
Sur ces entrefaites, la foule s'étant rassemblée par milliers, au point qu'on s'écrasait les uns les autres, il se mit à dire, et d'abord à ses disciples : " Méfiez-vous du levain - c'est-à-dire de l'hypocrisie - des Pharisiens.
Rien, en effet, n'est voilé qui ne sera révélé, rien de caché qui ne sera connu.
C'est pourquoi tout ce que vous aurez dit dans les ténèbres sera entendu au grand jour, et ce que vous aurez dit à l'oreille dans les pièces les plus retirées sera proclamé sur les toits.
" Je vous le dis à vous, mes amis : Ne craignez rien de ceux qui tuent le corps et après cela ne peuvent rien faire de plus.
Je vais vous montrer qui vous devez craindre: craignez Celui qui, après avoir tué, a le pouvoir de jeter dans la géhenne; oui, je vous le dis, Celui-là, craignez-le.
Ne vend-on pas cinq passereaux pour deux as? Et pas un d'entre eux n'est en oubli devant Dieu!
Bien plus, vos cheveux même sont tous comptés. Soyez sans crainte; vous valez mieux qu'une multitude de passereaux.
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Le Royaume de Dieu qui vient demandera à l'homme un chemin particulier de foi. Jésus dit aux disciples « ne vous inquiétez pas »...  Lire la suite

Le Royaume de Dieu qui vient demandera à l'homme un chemin particulier de foi. Jésus dit aux disciples « ne vous inquiétez pas », mais condamne aussitôt le riche insensé qui n'a déjà plus de quoi s'inquiéter. La question ne se résout pas sur le plan de « travailler ou ne pas travailler », de faire ou non des efforts pour prendre soin de soi et de ses proches. Car il ne s'agit pas ici de nourriture et de vêtement, mais d'espérance, de ce sur quoi l'homme s'appuie, du fondement sur lequel il se tient. Les disciples du Christ auront besoin de manger et de boire ; ils ne deviennent pas des « lis des champs », ils restent des hommes. Mais ces hommes ne vivent pas d'eux-mêmes, ni de leurs efforts, ni même de leur foi : ils vivent de Dieu, de Sa miséricorde envers eux. Au lieu de nos « problèmes » habituels, ils orientent leur cœur vers le Royaume, qui devient la mesure et le but de tous leurs travaux et efforts quotidiens.

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Pour Lc 12:2-12
Rien, en effet, n'est voilé qui ne sera révélé, rien de caché qui ne sera connu.
C'est pourquoi tout ce que vous aurez dit dans les ténèbres sera entendu au grand jour, et ce que vous aurez dit à l'oreille dans les pièces les plus retirées sera proclamé sur les toits.
" Je vous le dis à vous, mes amis : Ne craignez rien de ceux qui tuent le corps et après cela ne peuvent rien faire de plus.
Je vais vous montrer qui vous devez craindre: craignez Celui qui, après avoir tué, a le pouvoir de jeter dans la géhenne; oui, je vous le dis, Celui-là, craignez-le.
Ne vend-on pas cinq passereaux pour deux as? Et pas un d'entre eux n'est en oubli devant Dieu!
Bien plus, vos cheveux même sont tous comptés. Soyez sans crainte; vous valez mieux qu'une multitude de passereaux.
" Je vous le dis, quiconque se sera déclaré pour moi devant les hommes, le Fils de l'homme aussi se déclarera pour lui devant les anges de Dieu ;
mais celui qui m'aura renié à la face des hommes sera renié à la face des anges de Dieu.
10 " Et quiconque dira une parole contre le Fils de l'homme, cela lui sera remis, mais à qui aura blasphémé contre le Saint Esprit, cela ne sera pas remis.
11 " Lorsqu'on vous conduira devant les synagogues, les magistrats et les autorités, ne cherchez pas avec inquiétude comment vous défendre ou que dire,
12 car le Saint Esprit vous enseignera à cette heure même ce qu'il faut dire. "
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En parlant du Royaume et de la manière de l'obtenir, le Sauveur, semble-t-il, met au premier plan la question de la vie, de la vie que mène l'homme...  Lire la suite

En parlant du Royaume et de la manière de l'obtenir, le Sauveur, semble-t-il, met au premier plan la question de la vie, de la vie que mène l'homme. Une telle approche peut être considérée comme tout à fait traditionnelle. En effet, dans la Bible aussi, lorsqu'il est question de l'homme et de sa vie ou de sa force vitale (la traduction synodale parle alors habituellement de «l'âme»), une ligne nette est tracée entre l'homme tel qu'il était avant la chute et l'homme tel qu'il est devenu après la chute.

Avant la chute, cette force était liée avant tout au souffle de vie que Dieu insuffla en l'homme lors de la création; après la chute, elle se trouva liée principalement au sang, à l'essence physiologique de l'homme, comme chez les animaux, chez qui elle est aussi liée au sang. Il apparaît que, pour les auteurs bibliques, la vie est entière et indivisible: elle ne se divise pas en spirituel et physique de sorte que l'une de ses composantes puisse être séparée de l'autre. Mais la qualité de la vie peut être différente, déterminée par l'état spirituel de l'homme: plus ses relations avec Dieu sont pleines et intenses, plus la vie de l'homme contient de spirituel, et plus sa composante spirituelle l'emporte sur la composante naturelle en la soumettant à elle. Dans le Royaume, semble-t-il, la vie de l'homme est entièrement transformée.

Ici une seule chose importe: l'homme vit-il de cette vie, ou non? Si sa vie devient une partie de la vie du Royaume, même la mort de son corps physique ne change rien en principe: car, dans le Royaume, la nature dans son ancienne qualité n'existe pas, et dans son état nouveau, transfiguré, elle n'est plus pour l'esprit quelque chose d'entièrement étranger, comme dans le monde non transfiguré. Et dans la mesure où la vie de l'homme, dans notre monde en cours de transfiguration mais pas encore transfiguré, appartient au Royaume, il peut ne pas craindre de pertes au moment de la mort physique: car la mort n'a rien à voir avec le Royaume. Mais si toute la vie de l'homme reste comme auparavant liée seulement au monde non transfiguré et à la corporéité non transfigurée, il n'a rien sur quoi compter: la mort sera pour lui la seule et dernière réalité.

Le Royaume finira de toute façon par transformer notre monde en le faisant devenir sa part, mais l'homme qui n'a pas de rapport avec le Royaume n'aura aucun rapport avec ce triomphe du Royaume, du moins jusqu'au jour du Jugement. C'est pourquoi Jésus conseille de craindre non pas celui qui peut tuer physiquement l'homme, mais celui qui peut le priver du Royaume: car, ayant le Royaume, l'homme ne perd rien même en cas de mort physique; mais ayant perdu le Royaume, tôt ou tard il perdra inévitablement tout, y compris la vie physique qu'il aura conservée à un prix si inadéquat.

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Pour Lc 12:2
Rien, en effet, n'est voilé qui ne sera révélé, rien de caché qui ne sera connu.
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On peut considérer ces paroles du Christ comme une simple constatation: notre vie est ainsi faite que tous nos secrets humains finissent par être révélés...  Lire la suite

On peut considérer ces paroles du Christ comme une simple constatation: notre vie est ainsi faite que tous nos secrets humains finissent par être révélés. Il suffit pour cela que ces secrets intéressent quelqu'un. Il est important de s'en souvenir parce que nous faisons souvent en secret, même si ce n'est pas toujours le cas, ce dont nous avons honte. Pourtant, il est évident qu'il est assez insensé de tenter de cacher quoi que ce soit au Dieu omniscient.

Mais, d'un autre côté, ces paroles du Seigneur disent quelle est la foi à laquelle Il nous appelle tous. Pour nous, elles sont très importantes, parce qu'elles nous permettent de distinguer l'appel du Christ de cet ensemble complexe de manifestations religieuses qui se forme chez nous par l'association de la dogmatique chrétienne avec une religiosité naturelle hellénisée. Si dans le Christ nous est manifestée corporellement toute la plénitude de la Divinité, comme le dit l'apôtre Paul, alors dans la foi il n'y a et il ne peut y avoir rien de secret. Et cela nous vaccine contre la tentation de l'ésotérisme, contre la division de la vie spirituelle entre le sacré et le profane.

Ensuite, le Seigneur parle aux disciples de la peur de la mort et de la crainte de Dieu, en nous donnant la possibilité d'espérer en la sollicitude de Dieu pour nous. Le Seigneur parle de la confession de foi, dans laquelle l'essentiel n'est pas tant la somme des définitions théologiques que la fidélité au Fils de Dieu, crucifié pour nous. Enfin, le Seigneur parle de l'amour envers l'Esprit Saint. C'est précisément l'offense faite à l'Esprit Saint qui doit être pour nous la plus amère et la plus terrible; c'est précisément cela que nous devons éviter. Alors, dans les situations les plus dangereuses, nous ne resterons pas seuls. Bref, le Seigneur parle d'une foi qui est réellement une vie, profonde et intense. Comme il est dit: «Le juste vivra par la foi».

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Pour Lc 12:4-5
" Je vous le dis à vous, mes amis : Ne craignez rien de ceux qui tuent le corps et après cela ne peuvent rien faire de plus.
Je vais vous montrer qui vous devez craindre: craignez Celui qui, après avoir tué, a le pouvoir de jeter dans la géhenne; oui, je vous le dis, Celui-là, craignez-le.
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Montrons avant tout la manière dont Jésus S’exprime ici: « mes amis»; et non mes esclaves, mes serviteurs, et non plus mes disciples, Il dit bien «ami». Qui sont ces amis? Pour nous, c’est ceux que...  Lire la suite

Montrons avant tout la manière dont Jésus S’exprime ici: « mes amis»; et non mes esclaves, mes serviteurs, et non plus mes disciples, Il dit bien «ami». Qui sont ces amis? Pour nous, c’est ceux que nous aimons, dont nous ne voulons pas nous séparer et dont nous souhaitons tout ce qui est de plus meilleur. Lisons maintenant ce que Jésus dit àSes amis, leur prévenant des futurs désastres, persécutions, meurtres.

Nous aurions certainement cherché les moyens à éviter le futur danger, et parlé d’une raisonnable prudence… Les paroles de Jésus sont inopinées : «Soyez sans crainte»; mais est ce que les malheurs passeront sans nous toucher? Non, mais il ne faut pas avoir peur de la mort, de la mort physique, car le meurtre n’est plus capable de faire quoi que ce soit avec nous; la mort physique n’est pas encore la fin. Alors, s’il faut considérer quelque chose, cela devrait être ce qui nous sépare de Celui qui donne la vie éternelle, cette chose est le péché. Considérer ou tenir compte veut dire essayer d’éviter cela ici et maintenant. Car la résurrection nous attend après la mort, et après la résurrection -le jugement, qui lui est accompli par le Juge – ce Juge qui donna Sa vie pour notre salut. Alors, si nous n’aurons pas un frémissement révérencieux (ce qui est appelé «la crainte de Dieu» dans le langage religieux) devant ce Juge, notre chemin avec lui se rompra et nous serons jeter dans la géhenne.

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Pour Lc 12:6-7
Ne vend-on pas cinq passereaux pour deux as? Et pas un d'entre eux n'est en oubli devant Dieu!
Bien plus, vos cheveux même sont tous comptés. Soyez sans crainte; vous valez mieux qu'une multitude de passereaux.
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Les paroles du Sauveur disant que sur la tête de Ses disciples et de Ses fidèles « chaque cheveu est compté » peuvent susciter toute une série de questions. Les principales sont au nombre de deux. La première est liée à cette liberté de choix que, semble-t-il, un chrétien ne pourrait alors absolument pas avoir, et la seconde à la réalité de la vie des chrétiens dans le monde déchu...  Lire la suite

Les paroles du Sauveur disant que sur la tête de Ses disciples et de Ses fidèles « chaque cheveu est compté » peuvent susciter toute une série de questions. Les principales sont au nombre de deux. La première est liée à cette liberté de choix que, semble-t-il, un chrétien ne pourrait alors absolument pas avoir, et la seconde à la réalité de la vie des chrétiens dans le monde déchu : peut-on penser qu'il n'y ait pas de hasard dans leur vie ? À première vue, la réponse à la seconde question est évidente : les chrétiens vivent dans ce monde comme tous les autres hommes ; ils ne sont préservés ni des catastrophes naturelles ni des catastrophes sociales. Mais est-ce de ce christianisme que parle Jésus ?

Le christianisme a été conçu comme une vie dans le Royaume, et l'Église comme une communauté de personnes vivant dans le Royaume tout en restant simultanément dans ce monde. Non pas, bien sûr, de telle sorte que ce monde pénètre dans l'Église et dans le Royaume, mais de telle sorte que le Royaume entre dans le monde. Pour cela, il faut que la vie de chaque chrétien et de toute l'Église dans son ensemble soit déterminée par les lois du Royaume, sinon entièrement, ce qui est impossible avant la transfiguration complète du monde et de l'homme, du moins principalement. Alors tous les cheveux de la tête du chrétien seront comptés, selon les lois du Royaume.

Selon la loi de ce monde, une telle chose est impossible par principe ; les lois d'ici sont autres, purement ou principalement naturelles, même lorsqu'il s'agit de l'homme. Or la nature ne connaît ni la personne individuelle ni sa valeur ; elle repose sur les lois des grands nombres ; pour le fonctionnement des systèmes naturels, seule importe la conservation de l'espèce, et nullement celle de l'individu. Et toutes les espèces n'existent pas éternellement ; la plupart apparaissent et disparaissent.

Tant que l'homme demeure dans les limites des lois naturelles, il demeure dans le monde des hasards, où il peut arriver n'importe quoi à n'importe quel homme, aussi bon, juste ou même croyant soit-il. En effet, la foi, du moins au sens biblique, n'est pas un système d'opinions et de convictions, mais la confiance en Dieu. Le choix de l'homme fait en faveur de Dieu. Le seul qui soit possible à l'homme, car dans la nature il n'y a que le hasard, déterminé par la loi des grands nombres, et le déterminisme, déterminé par la causalité. Dans la nature, il n'y a pas de liberté, et l'homme peut seulement choisir de rester dans un monde où il ne sera jamais libre et où en même temps il peut lui arriver n'importe quoi, ou de se confier au Christ et de quitter le monde en devenant habitant du Royaume, où l'homme est réellement libre et où il compte au point que Dieu a compté les cheveux de sa tête.

La liberté de l'homme dans le Royaume ne lui est pas ôtée ; au contraire, sa liberté y devient significative et le choix reçoit un sens, contrairement au monde naturel où le choix n'a pas de sens, puisqu'il se révèle toujours choix parmi une multitude de hasards dont aucun ne libère l'homme du déterminisme qui définit l'existence même de la nature. Tel est le choix principal de l'homme : accepter la liberté donnée par Dieu dans le Royaume ou la refuser dans ce monde. Il n'y a pas de troisième voie.

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Pour Lc 12:13-21
13 Quelqu'un de la foule lui dit : " Maître, dis à mon frère de partager avec moi notre héritage. "
14 Il lui dit : " Homme, qui m'a établi pour être votre juge ou régler vos partages ? "
15 Puis il leur dit : " Attention ! gardez-vous de toute cupidité, car, au sein même de l'abondance, la vie d'un homme n'est pas assurée par ses biens. "
16 Il leur dit alors une parabole : " Il y avait un homme riche dont les terres avaient beaucoup rapporté.
17 Et il se demandait en lui-même : "Que vais-je faire ? car je n'ai pas où recueillir ma récolte. "
18 Puis il se dit : "Voici ce que je vais faire : j'abattrai mes greniers, j'en construirai de plus grands, j'y recueillerai tout mon blé et mes biens,
19 et je dirai à mon âme : Mon âme, tu as quantité de biens en réserve pour de nombreuses années ; repose-toi, mange, bois, fais la fête. "
20 Mais Dieu lui dit : "Insensé, cette nuit même, on va te redemander ton âme. Et ce que tu as amassé, qui l'aura ?"
21 Ainsi en est-il de celui qui thésaurise pour lui-même, au lieu de s'enrichir en vue de Dieu. "
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Dans l'Évangile, il y a beaucoup de paraboles racontées par le Sauveur sur les riches, sur la richesse, sur sa signification dans la vie et sur la vie elle-même. Parfois, comme dans le cas présent, les paraboles étaient liées à une situation concrète...  Lire la suite

Dans l'Évangile, il y a beaucoup de paraboles racontées par le Sauveur sur les riches, sur la richesse, sur sa signification dans la vie et sur la vie elle-même. Parfois, comme dans le cas présent, les paraboles étaient liées à une situation concrète: on demande à Jésus de régler, comme on dirait aujourd'hui, un litige d'héritage, et Il refuse en déclarant que de tels litiges ne relèvent pas de Lui. La parabole devient alors l'illustration de Ses paroles, l'explication de Son refus de s'occuper du partage du bien d'autrui. Pourtant la demande adressée à Jésus témoignait précisément de Son autorité aux yeux de ceux qui s'adressaient à Lui, de la reconnaissance du fait que Lui, Jésus, saurait procéder au partage de l'héritage justement et conformément à la Torah. Chez les Juifs de l'Antiquité (et par la suite aussi), on allait souvent, pour des questions que les païens règlent d'ordinaire devant les tribunaux, vers les maîtres de la Torah et les rabbins savants, qui les tranchaient, y compris les problèmes liés au droit familial, successoral et patrimonial. En principe, n'importe qui pouvait être juge s'il connaissait la Torah, pouvait prendre une décision conforme à la Torah et si les parties en conflit lui faisaient confiance. Ce genre d'arbitrage était largement répandu dans la société juive à toutes les époques.

Voilà donc que l'on demande à Jésus de devenir un tel juge dans une affaire d'héritage, et Il refuse. Puis, ayant refusé, Il raconte cette même parabole de celui que nous appelons d'ordinaire le riche insensé. On peut avoir l'impression que, par cette parabole, Jésus veut seulement nous dire qu'il vaut mieux être pauvre que riche, car il est alors plus simple d'entrer dans le Royaume. En réalité, tout est un peu plus complexe. La pauvreté aussi, les hommes la vivent de manières différentes.

Le message principal est ailleurs: la vraie vie authentique de l'homme ne dépend pas de ses biens. La vie de l'homme, non seulement la vie spirituelle, mais la vie tout court, n'est pas déterminée par ce qu'il possède ni par la quantité qu'il possède, mais par qui il est et ce qu'il est. On peut être pauvre ou riche; la question principale est de savoir à quoi l'homme lie sa propre personne, son «moi», où se trouve, pour parler le langage de l'Évangile, son trésor. Car là où est son trésor, là aussi est son cœur. Là est sa vraie vie.

Si elle se trouve liée à ce que l'homme peut facilement perdre, ne serait-ce qu'en mourant, alors sa vie prendra fin au moment où il se séparera de ce qu'il ne peut ni prendre ni emporter avec lui. Alors, au moment de quitter la vie terrestre, la seule réalité absolue pour l'homme sera la séparation, la perte, la mort. Quant à la vie, cette vie du Royaume dont il aurait pu vivre en plénitude, l'homme ne la connaîtra pas. Ici, pourtant, c'est son propre choix. À chacun le sien.

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Pour Lc 12:13-21
13 Quelqu'un de la foule lui dit : " Maître, dis à mon frère de partager avec moi notre héritage. "
14 Il lui dit : " Homme, qui m'a établi pour être votre juge ou régler vos partages ? "
15 Puis il leur dit : " Attention ! gardez-vous de toute cupidité, car, au sein même de l'abondance, la vie d'un homme n'est pas assurée par ses biens. "
16 Il leur dit alors une parabole : " Il y avait un homme riche dont les terres avaient beaucoup rapporté.
17 Et il se demandait en lui-même : "Que vais-je faire ? car je n'ai pas où recueillir ma récolte. "
18 Puis il se dit : "Voici ce que je vais faire : j'abattrai mes greniers, j'en construirai de plus grands, j'y recueillerai tout mon blé et mes biens,
19 et je dirai à mon âme : Mon âme, tu as quantité de biens en réserve pour de nombreuses années ; repose-toi, mange, bois, fais la fête. "
20 Mais Dieu lui dit : "Insensé, cette nuit même, on va te redemander ton âme. Et ce que tu as amassé, qui l'aura ?"
21 Ainsi en est-il de celui qui thésaurise pour lui-même, au lieu de s'enrichir en vue de Dieu. "
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Cette parabole est le rêve de l'humanité. Accumuler autant que possible, s'assurer contre tout malheur, prendre toutes les précautions possibles pour que rien ne puisse...  Lire la suite

Cette parabole est le rêve de l'humanité. Accumuler autant que possible, s'assurer contre tout malheur, prendre toutes les précautions possibles pour que rien ne puisse détruire notre existence prospère. Tout le développement de la civilisation est bâti sur ce désir: après avoir travaillé, tout rassembler dans un grenier et se sentir indépendant de ce qui arrive.

Quand on parle avec les gens, on se heurte sans cesse à la certitude que cela est possible et que, si l'on n'arrive pas à atteindre ce but, on peut y voir un malheur et une défaite totale dans la lutte pour le grenier. Pourtant, le problème est que cette illusion est la première chose qui périt non seulement au contact de la réalité, mais même sous un regard plus attentif porté sur ce qui se passe autour de nous. Un seul regard attentif, et l'on verra que la seule garantie pour l'homme n'est pas de remplir un grenier, mais de s'attacher à Dieu, ce que Jésus Lui-même a décrit comme la vie des sarments auprès de la vigne, afin qu'aucune tempête ne puisse nous arracher à Lui. C'est la seule recette qu'Il nous donne pour vivre dans le monde.

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Pour Lc 12:13-15
13 Quelqu'un de la foule lui dit : " Maître, dis à mon frère de partager avec moi notre héritage. "
14 Il lui dit : " Homme, qui m'a établi pour être votre juge ou régler vos partages ? "
15 Puis il leur dit : " Attention ! gardez-vous de toute cupidité, car, au sein même de l'abondance, la vie d'un homme n'est pas assurée par ses biens. "
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Les relations familiales dans notre monde — sont complexes. Il n’existe pas de parents parfaits, pas plus qu’il n’existe d’enfants...  Lire la suite

Les relations familiales dans notre monde sont complexes. Il n’existe pas de parents parfaits, pas plus qu’il n’existe d’enfants parfaits. Nous sommes pleins de colère, de rancœur et de déception envers nos proches, et nous déversons tout cela sur eux. Il nous est difficile d’accepter les imperfections des membres de notre famille, et plus difficile encore d’accepter nos propres imperfections. Mais les paroles du Christ—« Si donc, tout mauvais que vous êtes, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, combien plus le Père céleste donnera-t-Il l’Esprit Saint à ceux qui Le Lui demandent »—portent une immense espérance pour nous tous. Car, malgré toute l’altération que le péché originel a fait subir à notre nature, les relations au sein de notre famille peuvent devenir un reflet, une image de la Paternité de Dieu.

Ces paroles peuvent nourrir la réflexion non seulement des parents, mais aussi des enfants. Souvent, nous ne nous rendons pas compte du nombre de dons bienfaisants que nous recevons de nos parents. Nous oublions de les remercier ; nous tenons pour acquis la soupe, les vêtements propres, la chaleur du foyer et les bras qui s’ouvrent pour nous accueillir. Pourtant, dans ces choses simples se trouvent non seulement l’amour de nos parents pour nous, mais aussi le souffle de l’Amour du Seigneur, un reflet du Royaume.

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Pour Lc 12:16-21
16 Il leur dit alors une parabole : " Il y avait un homme riche dont les terres avaient beaucoup rapporté.
17 Et il se demandait en lui-même : "Que vais-je faire ? car je n'ai pas où recueillir ma récolte. "
18 Puis il se dit : "Voici ce que je vais faire : j'abattrai mes greniers, j'en construirai de plus grands, j'y recueillerai tout mon blé et mes biens,
19 et je dirai à mon âme : Mon âme, tu as quantité de biens en réserve pour de nombreuses années ; repose-toi, mange, bois, fais la fête. "
20 Mais Dieu lui dit : "Insensé, cette nuit même, on va te redemander ton âme. Et ce que tu as amassé, qui l'aura ?"
21 Ainsi en est-il de celui qui thésaurise pour lui-même, au lieu de s'enrichir en vue de Dieu. "
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L'homme riche dont le Seigneur parle aujourd'hui dans la parabole se réjouit d'une récolte abondante, parce qu'elle lui donne la possibilité de ne pas se soucier du pain quotidien et de ne pas s'inquiéter de son avenir...  Lire la suite

L'homme riche dont le Seigneur parle aujourd'hui dans la parabole se réjouit d'une récolte abondante, parce qu'elle lui donne la possibilité de ne pas se soucier du pain quotidien et de ne pas s'inquiéter de son avenir. Cette richesse crée l'illusion de l'indépendance, et il semble que l'on puisse ne pas avoir peur. En même temps, il ne reste plus du tout de place dans le coeur de l'homme pour l'expérience pleine de grâce de la dépendance envers Dieu. L'ampleur de la richesse, dans ce cas, n'est pas si importante: tu peux te sentir comme un riche qui ne dépend de personne le jour d'un salaire microscopique; la seule différence est la durée de cette illusion.

Cependant, la vie de l'homme demeure de toute façon dans une dépendance essentielle envers le Créateur, et c'est pourquoi le Seigneur appelle folie la tentative de se débarrasser de cette dépendance. L'homme qui se fie à la richesse terrestre tente d'étouffer le sentiment de dépendre de Dieu. Mais si l'on ne le fait pas, l'expérience du fait que tu vis seulement parce que Dieu le veut peut devenir pour toi un moyen tout à fait exceptionnel de trouver l'humilité et donc de trouver Dieu.

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Pour Lc 12:16-21
16 Il leur dit alors une parabole : " Il y avait un homme riche dont les terres avaient beaucoup rapporté.
17 Et il se demandait en lui-même : "Que vais-je faire ? car je n'ai pas où recueillir ma récolte. "
18 Puis il se dit : "Voici ce que je vais faire : j'abattrai mes greniers, j'en construirai de plus grands, j'y recueillerai tout mon blé et mes biens,
19 et je dirai à mon âme : Mon âme, tu as quantité de biens en réserve pour de nombreuses années ; repose-toi, mange, bois, fais la fête. "
20 Mais Dieu lui dit : "Insensé, cette nuit même, on va te redemander ton âme. Et ce que tu as amassé, qui l'aura ?"
21 Ainsi en est-il de celui qui thésaurise pour lui-même, au lieu de s'enrichir en vue de Dieu. "
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Dans ce texte, un détail remarquable retient l'attention. Le riche parle avec lui-même...  Lire la suite

Dans ce texte, un détail remarquable retient l'attention. Le riche parle avec lui-même. C'est précisément à son âme qu'il adresse ces mots : « repose-toi, mange, bois, réjouis-toi ». Et c'est là que se trouve, sans doute, le point essentiel qui permet de bien comprendre ce texte.

Parler avec soi-même est une folie. Mais pas simplement une folie : la pire folie au monde, parce que cela signifie que, pour l'homme, Dieu n'existe pas en principe. Cela signifie que l'homme prend lui-même la place de Dieu. Un homme habitué à vivre devant Dieu ne peut en aucune manière parler avec lui-même, car comment parler avec soi quand Dieu est là ? Après tout, nous appelons d'ordinaire fous non pas simplement les gens qui parlent seuls, mais ceux qui parlent seuls quand d'autres personnes sont à côté. Or, lorsqu'il n'y a pas de gens à côté, Dieu est là ; cela veut donc dire que c'est une folie non moindre, et même plus grande (même si la société a coutume de penser le contraire), que de parler avec soi-même (même sans le faire à voix haute) quand personne n'est là.

Et qu'y aurait-il eu de bon, dira peut-être quelqu'un, si, avec les mêmes mots, il s'était adressé non pas à lui-même, mais à Dieu ? Son péché aurait-il été moindre parce qu'il aurait adressé à Dieu la même vantardise pleine d'assurance ? Mais toute la vérité est justement que cela est impossible. Même si l'homme tente de se vanter devant Dieu, comme pour proclamer son indépendance à son égard, très vite, si l'homme s'adresse réellement à Dieu, Dieu adoucit son coeur et le tourne vers lui. Dieu ne peut rien faire seulement lorsque l'homme parle avec lui-même.

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Pour Lc 12:20
20 Mais Dieu lui dit : "Insensé, cette nuit même, on va te redemander ton âme. Et ce que tu as amassé, qui l'aura ?"
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La stabilité et la confiance dans le lendemain apparaissent comme l'une des principales réalisations de la civilisation. Rien ne révolte autant les hommes que la perte de ce bien...  Lire la suite

La stabilité et la confiance dans le lendemain apparaissent comme l'une des principales réalisations de la civilisation. Rien ne révolte autant les hommes que la perte de ce bien. Aucune connaissance scientifique, aucune éducation, aucune connaissance de l'ordre du monde n'aide l'homme qui ne veut qu'une chose: que son désir de vivre dans un monde statique soit satisfait une fois pour toutes. Le monde doit être immuable; il doit se figer au moment où je me sens le plus à l'aise. Les anciens nous enseignent qu'on ne peut pas entrer deux fois dans le même fleuve. La physique tente sans succès de nous expliquer l'instabilité des plus petits éléments de la création. Et les hommes physiciens, les hommes historiens, nous tous, nous continuons à exiger qu'aujourd'hui soit comme hier, que tout soit stable. Parce qu'un tel monde se laisse contrôler. Dans ce monde, nous pouvons nous passer de Dieu. Pourtant, Lui nous explique tout plus simplement que toutes les sciences. Nous ne pouvons prolonger notre vie contre Sa volonté. Et cela sera toujours pour nous un rappel que la confiance dans le lendemain est confiance en Dieu, qui nous aime et nous donne la vie.

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Pour Lc 12:21
21 Ainsi en est-il de celui qui thésaurise pour lui-même, au lieu de s'enrichir en vue de Dieu. "
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Que signifie « s'enrichir en Dieu » ? On peut méditer les paroles de l'apôtre...  Lire la suite

Que signifie « s'enrichir en Dieu » ? On peut méditer les paroles de l'apôtre Paul : « À moi, le moindre de tous les saints, cette grâce a été donnée : annoncer aux païens l'insondable richesse du Christ » (Ep 3:8). « L'insondable richesse du Christ ». Qu'est-ce que cela signifie ? Mais elle est justement insondable pour que nous ne la comprenions pas jusqu'au bout, et donc pour que nous ne comprenions pas non plus ce que signifie s'enrichir en Dieu.

Nos saints évêques disent que cela signifie accomplir des oeuvres de miséricorde, distribuer ses biens matériels, son travail ; et cela est compréhensible et beau. Mais, à vrai dire, cela ne suffit pas tout à fait. On peut, sur ce chemin, tomber dans un tel abîme, si l'on n'est pas maintenant « celui à qui il a été donné d'en haut » d'accomplir de telles oeuvres. Nous avons tous été témoins de pareilles histoires tristes dans la vie. Il semble qu'il y ait tout chez une personne, bonté, renoncement à soi, désir de tout donner ; mais après quelques années de vie « sainte », la personne tombe dans l'abîme. Pourquoi ? Parce que ce que nous avons énuméré, en résumant, disons, l'enseignement de saint Philarète sur les paroles « s'enrichir en Dieu », ne suffit pas encore. Après tout, elle est insondable, cette richesse en Dieu, richesse pour Dieu, richesse de Dieu (il est sans doute profondément symbolique que, dans notre langue, ces mots aient la même racine).

Mais écoutons ce que l'apôtre dit ensuite. « Et mettre en pleine lumière pour tous quelle est l'économie du mystère caché depuis les siècles en Dieu, qui a créé toutes choses, afin que soit maintenant manifestée par l'Église aux principautés et aux puissances dans les cieux la sagesse multiforme de Dieu, selon le dessein éternel qu'il a accompli dans le Christ Jésus, notre Seigneur, en qui nous avons l'audace et un accès assuré par la foi en lui. » (Ep 3:9-12) En réalité, on trouve ici pleinement la description de ce qu'est cette richesse. Il est difficile de la raconter, difficile d'essayer de transmettre ces paroles avec ses propres mots, de les rapprocher, de les rendre plus compréhensibles. Mais voici, semble-t-il, l'essentiel : cette « sagesse multiforme dans les cieux » s'acquiert (et c'est elle qui est cette richesse, selon nous) seulement par « l'audace et la foi en lui ».

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Pour Lc 12:22-34
22 Puis il dit à ses disciples : " Voilà pourquoi je vous dis : Ne vous inquiétez pas pour votre vie de ce que vous mangerez, ni pour votre corps de quoi vous le vêtirez.
23 Car la vie est plus que la nourriture, et le corps plus que le vêtement.
24 Considérez les corbeaux: ils ne sèment ni ne moissonnent, ils n'ont ni cellier ni grenier, et Dieu les nourrit. Combien plus valez-vous que les oiseaux!
25 Qui d'entre vous d'ailleurs peut, en s'en inquiétant, ajouter une coudée à la longueur de sa vie?
26 Si donc la plus petite chose même passe votre pouvoir, pourquoi vous inquiéter des autres?
27 Considérez les lis, comme ils ne filent ni ne tissent. Or, je vous le dis, Salomon lui-même, dans toute sa gloire, n'a pas été vêtu comme l'un d'eux.
28 Que si, dans les champs, Dieu habille de la sorte l'herbe qui est aujourd'hui, et demain sera jetée au four, combien plus le fera-t-il pour vous, gens de peu de foi!
29 Vous non plus, ne cherchez pas ce que vous mangerez et ce que vous boirez; ne vous tourmentez pas.
30 Car ce sont là toutes choses dont les païens de ce monde sont en quête; mais votre Père sait que vous en avez besoin.
31 Aussi bien, cherchez son Royaume, et cela vous sera donné par surcroît.
32 " Sois sans crainte, petit troupeau, car votre Père s'est complu à vous donner le Royaume.
33 " Vendez vos biens, et donnez-les en aumône. Faites-vous des bourses qui ne s'usent pas, un trésor inépuisable dans les cieux, où ni voleur n'approche ni mite ne détruit.
34 Car où est votre trésor, là aussi sera votre cœur.
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L'un des paradoxes du christianisme tient au fait que, bien que le Seigneur appelle tous les hommes, Son Église est toujours un «petit troupeau»...  Lire la suite

L'un des paradoxes du christianisme tient au fait que, bien que le Seigneur appelle tous les hommes, Son Église est toujours un «petit troupeau». Le Christ dit: «Allez et enseignez toutes les nations», mais en même temps: «Vous êtes le sel de la terre», et il n'y a jamais beaucoup de sel.

Mais il s'agit tout de même ici d'autre chose. Quand nous sommes peu nombreux, nous nous sentons faibles, incertains. Il est toujours plus confortable d'être «dans le courant», de sentir la force et la protection. Or Jésus dit que, même dans notre petit nombre, qui est la conséquence du fait que nous ne sommes «pas du monde», nous ne devons rien craindre, parce que ce ne sont pas des forces humaines qui donnent à notre vie sa protection et son sens, mais l'amour paternel de Dieu Tout-Puissant.

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Pour Lc 12:25
25 Qui d'entre vous d'ailleurs peut, en s'en inquiétant, ajouter une coudée à la longueur de sa vie?
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Dans le Sermon sur la montagne, le Sauveur parle assez longuement de ce que la traduction russe appelle habituellement le «souci». Le mot grec correspondant ne désigne pas simplement le souci comme quelque chose auquel il faut penser dans la vie...  Lire la suite

Dans le Sermon sur la montagne, le Sauveur parle assez longuement de ce que la traduction russe appelle habituellement le «souci». Le mot grec correspondant ne désigne pas simplement le souci comme quelque chose auquel il faut penser dans la vie, mais quelque chose qui pèse sur l'homme et empoisonne toute son existence.

Ici, il ne s'agit déjà plus simplement de quelque chose à quoi il faut penser et dont il faudra s'occuper en son temps, mais bien d'un problème lourd, qui masque tout, qu'on ne résout pas si facilement, et peut-être qu'on ne résout pas du tout, mais qui, restant non résolu, empêche l'homme de vivre et ramène sans cesse son attention à lui-même. Il en résulte que toutes les pensées de l'homme tournent autour de ce problème non résolu, et peut-être insoluble, tandis que la vie passe à côté. Cela arrive souvent parce que l'homme ne distingue pas ce qui est en son pouvoir de ce sur quoi il n'a pas de pouvoir. Il est clair que l'homme ne peut rien ajouter à sa taille, quelque désir qu'il en ait et quelque temps qu'il consacre à ce «problème».

Mais ce qu'il y a de plus intéressant, c'est que le «problème» ne s'avère être un «problème» qu'entre guillemets. Du moins dans l'immense majorité des cas. Il arrive bien sûr que des gens aient un désir obsessionnel de devenir plus grands, mais il faut alors parler plutôt d'une certaine forme de déviation et d'un problème, sinon psychique, du moins psychologique. Or de tels problèmes apparaissent habituellement là où l'homme veut tout contrôler, absolument tout.

À proprement parler, c'est ainsi qu'a commencé autrefois la chute: l'homme a décidé de devenir dieu dans son propre monde, fût-il petit, et pour devenir dieu en lui, il fallait le contrôler entièrement, sans rien laisser suivre son cours. Et notre aspiration à être dieu de notre petit monde, si petit soit-il, et de notre propre vie nous cause jusqu'à présent une multitude de problèmes. Il y a des choses qui, par définition, doivent être déterminées dans notre vie par Dieu, et non par nous-mêmes, mais dans l'état déchu il nous est très difficile de l'accepter.

Il nous semble que même notre taille n'est pas l'affaire de Dieu, qui nous a créés de la taille que nous avons, mais la nôtre. Peut-être l'exemple donné par Jésus exagère-t-il un peu la situation, mais... il semble que ce soit vraiment très peu. Et c'est ce désir de devenir le dieu de sa propre vie qui nous tue, spirituellement, psychiquement, et parfois physiquement. La seule issue à une telle situation est de laisser Dieu entrer dans notre vie. Et de nous appuyer sur le Christ, car ce n'est pas par hasard qu'Il appelle à Lui tous ceux qui «peinent et sont chargés».

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Pour Lc 12:32
32 " Sois sans crainte, petit troupeau, car votre Père s'est complu à vous donner le Royaume.
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La densité informationnelle de cette phrase demande une analyse détaillée...  Lire la suite

La densité informationnelle de cette phrase demande une analyse détaillée :

1) « Soit sans crainte », Dieu prononce ces mots plusieurs fois lorsqu’Il s’adresse aux gens. Il n’y a pas de crainte en présence du Seigneur (voir 1 Jn 4:18).

2) «Troupeau». Offensant, n’est ce pas? Mais nous devons nous rappeler de tous les passages, où le Seigneur parle de Lui-même, comme étant le Berger des brebis.

3) «Petit». Il semble que les chrétiens sont toujours minoritaires. Et ceci est indiqué par les mots de Jésus sur le sel de la terre et la lumière du monde (voir Mt 5:13-14).

4) «Votre père». La paternité de Dieu et notre adoption – l’une des plus joyeuses révélations dans la Bible.

5) «S’est complu à vous donner». La bonté de la volonté de Dieu – le «cœur» de notre foi, notre confiance en Lui. Et Sa volonté c’est de véritablement nous DONNER et non prendre à nous.

6) «Le Royaume». Ceci veut dire que nous pouvions aussi prendre part à ce règne, responsable à diriger ce monde. Soulignons la multi diversité interne du caractère paradoxal de toute la phrase: « soit sans crainte» - bien que «petit», «troupeau» - mais «votre Père», «petit troupeau» - mais le «Royaume».

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Pour Lc 12:34
34 Car où est votre trésor, là aussi sera votre cœur.
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Aujourd'hui, le Seigneur nous révèle une chose très importante sur le but de la vie humaine...  Lire la suite

Aujourd'hui, le Seigneur nous révèle une chose très importante sur le but de la vie humaine. Il dit que l'homme fixe lui-même ce but et que nous sommes nous-mêmes responsables de faire en sorte que ce pour quoi nous vivons en vaille la peine. Si le but de toute notre activité est un bien-être purement terrestre, le résultat sera pitoyable. Mais, dit le Seigneur, le Père céleste Lui-même a bien voulu nous donner rien de moins que le Royaume des cieux. Et nous pouvons donc choisir précisément ce Royaume comme but de notre vie. Un tel but exige de nous disponibilité et vigilance, car nous ne le posons pas et ne cherchons pas à l'atteindre par nous-mêmes, mais comme serviteurs du Maître unique. Voilà le choix qui est donné à l'homme: se refermer sur soi et sur ses petits intérêts, ou participer au dessein du Créateur. Faire ce choix est difficile, il demande de sérieux efforts spirituels, mais laquelle des deux alternatives proposées est basse et dépourvue de sens, et laquelle est élevée et belle, est en général évident.

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Pour Lc 12:32-40
32 " Sois sans crainte, petit troupeau, car votre Père s'est complu à vous donner le Royaume.
33 " Vendez vos biens, et donnez-les en aumône. Faites-vous des bourses qui ne s'usent pas, un trésor inépuisable dans les cieux, où ni voleur n'approche ni mite ne détruit.
34 Car où est votre trésor, là aussi sera votre cœur.
35 " Que vos reins soient ceints et vos lampes allumées.
36 Soyez semblables, vous, à des gens qui attendent leur maître à son retour de noces, pour lui ouvrir dès qu'il viendra et frappera.
37 Heureux ces serviteurs que le maître en arrivant trouvera en train de veiller! En vérité, je vous le dis, il se ceindra, les fera mettre à table et, passant de l'un à l'autre, il les servira.
38 Qu'il vienne à la deuxième ou à la troisième veille, s'il trouve les choses ainsi, heureux seront-ils!
39 Comprenez bien ceci: si le maître de maison avait su à quelle heure le voleur devait venir, il n'aurait pas laissé percer le mur de sa maison.
40 Vous aussi, tenez-vous prêts, car c'est à l'heure que vous ne pensez pas que le Fils de l'homme va venir. "
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«Ne crains pas, petit troupeau!» C'était aussi le titre d'un article du père Gueorgui Tchistiakov, où l'on trouve le passage suivant...  Lire la suite

«Ne crains pas, petit troupeau!» C'était aussi le titre d'un article du père Gueorgui Tchistiakov, où l'on trouve le passage suivant:

«Si l'on analyse la Sainte Écriture à partir de ce que les linguistes appellent la «fréquence» d'emploi de tel ou tel mot, nous découvrons que l'appel «Ne crains pas!» y apparaît presque 370 fois. Il s'adresse tantôt à Abraham, tantôt à Jacob, tantôt à Gédéon dans l'Ancien Testament, tantôt aux apôtres et aux femmes myrophores dans l'Évangile. Cet appel est constant et insistant. Dieu ne dit pas: ne craignez pas ceci ou cela. Il s'adresse à nous avec une simplicité extrême: ne craignez pas. Jamais rien! Bien sûr, la peur est inscrite dès l'origine dans notre nature, comme beaucoup d'autres choses. Mais certaines particularités naturelles doivent être développées, et d'autres dépassées. Surmontées. Dieu s'adresse précisément à notre mémoire animale: «Ne crains pas, petit troupeau!» et même plus durement encore: «Je vous envoie comme des brebis au milieu des loups»» («Ogoniok», 1999).

Ici tout est dit avec une exactitude et une unité extrêmes, il est difficile d'ajouter quoi que ce soit. Mais on peut tout de même rappeler ces paroles si connues de l'évangéliste: «Il n'y a pas de crainte dans l'amour; mais l'amour parfait bannit la crainte, car la crainte suppose un châtiment. Celui qui craint n'est pas parfait dans l'amour» (1 Jn 4:18). Pour nous, c'est paradoxal; chez nous, en règle générale, tout est inverse: plus nous aimons, plus nous craignons pour l'être aimé, mais ce n'est que le commencement de l'amour. Car si le Seigneur est tout-bon, et si la «station» finale sera l'état où «Dieu sera tout en tous», de quoi aurions-nous peur? Il ne reste qu'à endurer et attendre; endurer et attendre, cela signifie croire. Mais le terrible se dresse clairement devant nos yeux, tandis que le monde angélique est caché. Comment ne pas avoir peur? Comment ne pas vouloir manger, ne pas vouloir dormir, et ainsi de suite... C'est impossible. Et c'est précisément en vertu de cette impossibilité que c'est quelque chose d'absolument vrai.

J'accepterai tout, je prendrai tout ce que Tu donneras,
Ce que Tu donneras, ce que Tu m'enverras.
Que s'accomplisse le caprice sauvage,
Que le sombre mensonge enveloppe tout.
Donne-moi de T'entendre au milieu du mensonge
Et de ne pas confondre Ta voix avec une autre.
Aide-moi, fortifie-moi, soutiens-moi
Par Ton souffle prudent.
(Juli Schreider)

«Que s'accomplisse le caprice sauvage»: ces mots font vraiment peur d'une certaine manière. Et pourtant, comme l'a dit encore un autre poète, «Nous n'avons pas à craindre cette obscurité, et nous ne ferons pas semblant d'être heureux» (B. Okoudjava).

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Pour Lc 11:47-12:1
47 " Malheur à vous, parce que vous bâtissez les tombeaux des prophètes, et ce sont vos pères qui les ont tués !
48 Vous êtes donc des témoins et vous approuvez les actes de vos pères; eux ont tué, et vous, vous bâtissez!
49 " Et voilà pourquoi la Sagesse de Dieu a dit : Je leur enverrai des prophètes et des apôtres ; ils en tueront et pourchasseront,
50 afin qu'il soit demandé compte à cette génération du sang de tous les prophètes qui a été répandu depuis la fondation du monde,
51 depuis le sang d'Abel jusqu'au sang de Zacharie, qui périt entre l'autel et le Temple. Oui, je vous le dis, il en sera demandé compte à cette génération.
52 " Malheur à vous, les légistes, parce que vous avez enlevé la clef de la science ! Vous-mêmes n'êtes pas entrés, et ceux qui voulaient entrer, vous les en avez empêchés ! "
53 Quand il fut sorti de là, les scribes et les Pharisiens se mirent à lui en vouloir terriblement et à le faire parler sur une foule de choses,
54 lui tendant des pièges pour surprendre de sa bouche quelque parole.
Sur ces entrefaites, la foule s'étant rassemblée par milliers, au point qu'on s'écrasait les uns les autres, il se mit à dire, et d'abord à ses disciples : " Méfiez-vous du levain - c'est-à-dire de l'hypocrisie - des Pharisiens.
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Quand le Christ dit: «Malheur à vous...», on est tenté de dire que ces paroles s'adressent, bien sûr, à ses auditeurs directs...  Lire la suite

Quand le Christ dit: «Malheur à vous...», on est tenté de dire que ces paroles s'adressent, bien sûr, à ses auditeurs directs. Pourtant, toujours et en tout temps, Ses paroles s'adressent à nous-mêmes, et seulement à nous. Bien sûr, il est agréable de penser que les paroles sur l'amour de Dieu pour le monde nous concernent, mais personne n'aime entendre une dénonciation. Et pourtant, en chacun de nous vit ce même docteur de la loi qui cherche sans cesse à s'approprier la «clé de la connaissance». Nous pouvons reconnaître en paroles le droit d'un autre à un regard différent, à une autre manière de confesser Dieu, à un style de pensée qui ne nous ressemble pas, mais quelque part au-dedans résonne toujours une petite voix calme et nette: «Mais moi, je sais qu'en réalité ils ont tous tort. Car moi seul sais ce qui est juste».

Laissons l'origine de cette voix hors du champ de la réflexion; une chose est claire: elle appartient à l'homme en général. Parfois cette voix nous plaît tellement que nous lui donnons le droit de parler tout haut. Et cela est beaucoup plus terrible que n'importe quelle non-observance de la loi. Parce que toute l'essence du Nouveau Testament, toute l'essence de la Bonne Nouvelle, tient au passage de la Loi à la Grâce. Le Seigneur nous propose une tout autre manière de voir le monde et d'y vivre: aimer son frère jusqu'à la mort, jusqu'à la croix, pleurer et se réjouir avec lui. C'est seulement ainsi, et non par l'accomplissement des rites, des jeûnes et des règles internes à l'Église, que nous pouvons être avec Dieu, du même côté que Lui. Et si nous nous tenons devant Dieu, ne sommes-nous pas tous également dans l'erreur? Mais, heureusement, Son amour pour nous n'est nullement déterminé par notre justice ni par notre intelligence.

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