6 Parlant de moi, mes ennemis me malmènent : « Quand va-t-il mourir et son nom périr ? »
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Qui est-ce, « mon âme » ? Et si ce n'est pas moi, qui est « moi » ? Peut-être le psalmiste découvre-t-il ici son hétérogénéité, sa multiplicité de visages, que chacun de nous connaît par son expérience. Peut-être ne pense-t-il pas encore à cette tripartition de l'homme dont parleront les Pères de l'Église déjà à l'époque du Nouveau Testament ; une telle classification naît tout de même de la philosophie grecque et non de la sagesse vétérotestamentaire. Mais il est indéniable qu'il est très proche d'un tel regard : chez lui, « l'âme » s'abat et se trouble, c'est-à-dire qu'elle se trouve au pouvoir de sentiments négatifs, tandis que le « moi » est là où existe une décision ferme, indépendante des émotions, de louer Dieu. Pour nous aussi, il est important que notre volonté ne suive pas pas à pas nos humeurs, mais se nourrisse de la foi en Dieu et des relations avec Lui, nous conduisant à l'espérance en Dieu, espérance qui vainc tout abattement.
Autres réflexions
Pour Ps 41:1-11
1 Du maître de chant. Psaume. De David.
2 Heureux qui pense au pauvre et au faible : au jour de malheur, Yahvé le délivre ;
3 Yahvé le garde, il lui rend vie et bonheur sur terre : oh ! ne le livre pas à l’appétit de ses ennemis !
4 Yahvé le soutient sur son lit de douleur ; tu refais tout entière la couche où il languit.
5 Moi, j’ai dit : « Pitié pour moi, Yahvé ! guéris mon âme, car j’ai péché contre toi ! »
6 Parlant de moi, mes ennemis me malmènent : « Quand va-t-il mourir et son nom périr ? »
7 Vient-on me voir, on dit des paroles en l’air, le cœur plein de malice, on déblatère au-dehors.
8 Tous à l’envi, mes haïsseurs chuchotent contre moi, ils supputent contre moi le malheur qui est sur moi :
9 « C’est une plaie d’enfer qui gagne en lui, maintenant qu’il s’est couché, il n’aura plus de lever. »
10 Même le confident sur qui je faisais fond et qui mangeait mon pain, se hausse à mes dépens.
11 Mais toi, Yahvé, pitié pour moi, fais-moi lever, je les paierai de leur dû, ces gens :
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Le désir de Dieu éprouvé par une âme séparée de Lui ressemble à la soif. Mais cela signifie que le Seigneur Lui-même peut être comparé à une eau vivifiante...
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Le désir de Dieu éprouvé par une âme séparée de Lui ressemble à la soif. Mais cela signifie que le Seigneur Lui-même peut être comparé à une eau vivifiante. Bien des années plus tard, lorsque le Fils de David se révélera comme Celui qui donne l’eau vive, ce sera l’un de Ses témoignages sur Lui-même en tant que Dieu.
Remarquons que les larmes qui nourrissent l’homme assoiffé ne sont pas comparées à l’eau, mais au pain, car on peut vivre un peu plus longtemps sans pain que sans eau. Pourtant, le Seigneur se nommera aussi le Pain de Vie...
La tristesse se fait sentir derrière les lignes du psaume, et elle n’est pas seulement due au silence du Bien-Aimé. Le psalmiste souffre peut-être bien davantage de ce que les hommes interprètent de travers le silence du Seigneur. Avec les autres, l’homme qui pleure entrait dans la maison de Dieu au milieu de la foule, et voici que ses récents compagnons dans la foi se sont détournés de Dieu et se moquent de celui qui Lui est resté fidèle. Si seulement ils n’avaient jamais connu le Seigneur ! Mais ils se sont détournés de Lui après L’avoir déjà rencontré.
Pourtant, celui qui garde la foi ne cesse pas de crier vers Lui. Il sait que l’espérance placée dans le Seigneur le délivrera de tout découragement.
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