Ce psaume est lié au précédent ; grâce à leur refrain, on peut même les réunir. Mais une intonation nouvelle se fait aussi entendre ici. Nous pourrions réunir les deux psaumes et voir alors comment un nouvel état d'esprit se développe peu à peu. Ou bien nous pouvons considérer ce psaume indépendamment du précédent.
Si l'hymne précédent reflétait la tristesse de l'abandon de Dieu, surmontée par la foi et l'espérance dans le Seigneur, on sent ici de la vigueur et l'on voit la détermination à suivre activement le Seigneur sur les chemins de Sa vérité, jusqu'à être prêt à défendre cette vérité devant le tribunal face aux impies.
Le cri même adressé à Dieu—Pourquoi m'as-Tu rejeté ?—n'est plus ici celui d'un homme déconcerté, mais la question de celui qui suit fermement le Seigneur. Celui qui marche d'un pas assuré se dirige vers le Seigneur, certain qu'Il ne se contentera pas de lui donner une réponse, mais qu'Il ne repoussera pas celui qui L'interroge et l'accueillera sur Sa montagne. Même l'adresse à l'âme troublée—Pourquoi es-tu abattue ?—sonne ici avec plus de vigueur : il n'y a pas lieu de se décourager, en avant et vers les hauteurs ! Nous avons Quelqu'un vers qui tendre, et Il ne nous abandonne pas.
