6 Vous en tressaillez de joie, bien qu'il vous faille encore quelque temps être affligés par diverses épreuves, |
7 afin que, bien éprouvée, votre foi, plus précieuse que l'or périssable que l'on vérifie par le feu, devienne un sujet de louange, de gloire et d'honneur, lors de la Révélation de Jésus Christ. |
L'appel de l'apôtre «de souffrir quelque temps» sonne, à première vue, un peu étrange. Bien sûr, le fait que les souffrances sont inévitables, Jésus Lui-même prévenait Ses disciples, et aux temps d'avant l'ère chrétienne il était connu que le chemin de la justice, en général, s’il est parsemé par quelque chose, dans tous les cas, ce n’est pas par les roses. Mais c’est une chose l'inévitabilité de la souffrance, et c’est autre — la joie reçue d’elle.
Le premier est inévitable, on pourrait considérer le deuxième comme une sorte de manifestation de masochisme religieux confirmant l’opinion assez largement répandue sur le christianisme, comme une religion de souffrance. Cependant, le christianisme n’est pas du tout une religion, c’est la vie avec le Christ dans Son Royaume. Et la fidélité à Christ est la base de cette vie, sans elle, elle est impossible et inconcevable. Mais comment comprendre, si nous sommes vraiment fidèles à Christ, ou prenons-nous pour fidélité notre propre conviction intellectuelle, la montée émotionnelle ou l'exaltation religieuse?
Le meilleur contrôle ici s’avèrent justement les persécutions et d'autres tentations liées à notre foi. Et le problème n’est pas dans un certain romantisme héroïque, non plus dans le désir de la couronne de martyr ou confessionnel, mais plutôt en ce que dans les moments d’épreuves, en général, à la place de la montée émotionnelle vient la décadence, l'exaltation religieuse s'épuise, et même la conviction intellectuelle s’avère souvent impuissante.
Et voici les relations du Royaume restent une réalité en n'importe quelle circonstance, si, bien sûr, il s'agit des relations réelles, et non imaginaires. Et c'est pourquoi la fidélité préservée et endurée à travers les épreuves, est, selon le mot de l'apôtre, plus précieuse que l'or nettoyé. Car on peut dire avec certitude d’une telle fidélité qu'elle est vraie. Non parce que l’homme, qui la possède, a tout enduré, mais parce qu’il appartient au Royaume.
3 Béni soit le Dieu et Père de notre Seigneur Jésus Christ: dans sa grande miséricorde, il nous a engendrés de nouveau par la Résurrection de Jésus Christ d'entre les morts, pour une vivante espérance, |
4 pour un héritage exempt de corruption, de souillure, de flétrissure, et qui vous est réservé dans les cieux, à vous |
5 que, par la foi, la puissance de Dieu garde pour le salut prêt à se manifester au dernier moment. |
6 Vous en tressaillez de joie, bien qu'il vous faille encore quelque temps être affligés par diverses épreuves, |
7 afin que, bien éprouvée, votre foi, plus précieuse que l'or périssable que l'on vérifie par le feu, devienne un sujet de louange, de gloire et d'honneur, lors de la Révélation de Jésus Christ. |
8 Sans l'avoir vu vous l'aimez; sans le voir encore, mais en croyant, vous tressaillez d'une joie indicible et pleine de gloire, |
9 sûrs d'obtenir l'objet de votre foi : le salut des âmes. |
Voici la réponse à la question du rapport entre la liberté et la grâce. Il est clair que l’on pourrait en discuter longuement dans le langage de la philosophie et peut-être l’expliquer avec des mots savants. Mais l’apôtre Pierre donne une réponse simple dans un langage simple : il dit que nous sommes gardés pour le salut « par la puissance de Dieu, au moyen de la foi ». Cela signifie que, sans notre foi, le Seigneur n’agit pas en nous, mais que notre foi seule — sans Sa puissance — n’agit pas non plus ! Le salut de l’homme n’est possible qu’avec la participation de Dieu et de l’homme.
3 Béni soit le Dieu et Père de notre Seigneur Jésus Christ: dans sa grande miséricorde, il nous a engendrés de nouveau par la Résurrection de Jésus Christ d'entre les morts, pour une vivante espérance, |
4 pour un héritage exempt de corruption, de souillure, de flétrissure, et qui vous est réservé dans les cieux, à vous |
5 que, par la foi, la puissance de Dieu garde pour le salut prêt à se manifester au dernier moment. |
6 Vous en tressaillez de joie, bien qu'il vous faille encore quelque temps être affligés par diverses épreuves, |
7 afin que, bien éprouvée, votre foi, plus précieuse que l'or périssable que l'on vérifie par le feu, devienne un sujet de louange, de gloire et d'honneur, lors de la Révélation de Jésus Christ. |
8 Sans l'avoir vu vous l'aimez; sans le voir encore, mais en croyant, vous tressaillez d'une joie indicible et pleine de gloire, |
9 sûrs d'obtenir l'objet de votre foi : le salut des âmes. |
La lecture d'aujourd'hui de l'Épître du saint apôtre Pierre est à la fois une prière de louange et une prédication. Parce que Pierre commence sa lettre par une prière, cette prière devient communautaire, car les destinataires, en la lisant, prient eux aussi avec l'apôtre. L'apôtre Pierre glorifie le Seigneur qui nous a donné un héritage particulier, l'héritage du salut. La particularité étonnante de cet héritage consiste en ce que nous pouvons tous en user déjà sur la terre, puisque nous recevons tous la grâce de Dieu, et qu'en même temps, bien que nous soyons libres d'y renoncer, nous ne pouvons pas le perdre ou le dissiper par accident, car il est gardé pour nous dans les cieux!
L'apôtre nous appelle à nous réjouir. On peut, bien sûr, renifler dédaigneusement et dire: « Il vous est facile de vous réjouir, si vous souffrez "un peu"! Moi, je souffre beaucoup, si bien que je n'ai pas la tête aux joies ». Pourtant les souffrances que Pierre et tous les croyants de ce temps-là supportaient n'étaient manifestement pas moindres que les nôtres, car les chrétiens étaient persécutés presque partout, et les conditions de vie de beaucoup d'entre eux étaient loin d'être confortables. Pierre dit que nous souffrons « un peu » seulement en comparaison avec la joie qui nous attend dans les cieux et qui nous est déjà donnée ici, dans la communion avec le Seigneur vivant. Cette joie, « ineffable et glorieuse », est plus grande que n'importe quelle souffrance.
1 Pierre, apôtre de Jésus Christ, aux étrangers de la Dispersion: du Pont, de Galatie, de Cappadoce, d'Asie et de Bithynie, élus |
2 selon la prescience de Dieu le Père, dans la sanctification de l'Esprit, pour obéir et être aspergés du sang de Jésus Christ. A vous grâce et paix en abondance. |
3 Béni soit le Dieu et Père de notre Seigneur Jésus Christ: dans sa grande miséricorde, il nous a engendrés de nouveau par la Résurrection de Jésus Christ d'entre les morts, pour une vivante espérance, |
4 pour un héritage exempt de corruption, de souillure, de flétrissure, et qui vous est réservé dans les cieux, à vous |
5 que, par la foi, la puissance de Dieu garde pour le salut prêt à se manifester au dernier moment. |
6 Vous en tressaillez de joie, bien qu'il vous faille encore quelque temps être affligés par diverses épreuves, |
7 afin que, bien éprouvée, votre foi, plus précieuse que l'or périssable que l'on vérifie par le feu, devienne un sujet de louange, de gloire et d'honneur, lors de la Révélation de Jésus Christ. |
8 Sans l'avoir vu vous l'aimez; sans le voir encore, mais en croyant, vous tressaillez d'une joie indicible et pleine de gloire, |
9 sûrs d'obtenir l'objet de votre foi : le salut des âmes. |
10 Sur ce salut ont porté les investigations et les recherches des prophètes, qui ont prophétisé sur la grâce à vous destinée. |
11 Ils ont cherché à découvrir quel temps et quelles circonstances avait en vue l'Esprit du Christ, qui était en eux, quand il attestait à l'avance les souffrances du Christ et les gloires qui les suivraient. |
12 Il leur fut révélé que ce n'était pas pour eux-mêmes, mais pour vous, qu'ils administraient ce message, que maintenant vous annoncent ceux qui vous prêchent l'Évangile, dans l'Esprit Saint envoyé du ciel, et sur lequel les anges se penchent avec convoitise. |
Pierre, comme Jacques, s’adresse aux frères en les appelant des étrangers dispersés en diverses contrées. Une fois encore, la comparaison entre les chrétiens et les Juifs de la diaspora s’impose d’elle-même. Mais les chrétiens doivent non seulement vivre dispersés parmi d’autres peuples aux coutumes et aux croyances différentes, mais aussi suivre le Christ parmi leurs compatriotes et leurs proches, ceux qui leur sont les plus chers et dont un mur d’incompréhension les a soudain séparés. Toutefois, si l’Église de l’Ancien Testament était appelée à devenir un peuple particulier, mis à part, les chrétiens sont appelés à former une communauté unie tout en restant membres des peuples auxquels ils appartiennent, et à aller vers leurs semblables pour leur annoncer l’Évangile. Nous sommes appelés élus, et cette élection ne doit pas être un motif d’exaltation de soi : nous n’avons aucun mérite à être choisis, mais c’est une raison de rendre grâce à Dieu.
La valeur et l’authenticité de la foi sont éprouvées par les épreuves. Surmonter les tentations fortifie non seulement celui qui est tenté, mais rend aussi sa foi plus ferme. Cette mise à l’épreuve est nécessaire pour voir s’il s’agit réellement d’une foi qui transforme l’être humain, ou seulement d’un ensemble de conceptions théoriques.
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