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RÉFLEXIONS pour 1Jn 1:10

10 Si nous disons : " Nous n'avons pas péché ", nous faisons de lui un menteur, et sa parole n'est pas en nous.
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Pourquoi l’apôtre trouve que la négation par l’homme de son péché est un faux témoignage sur Jésus? Bien sûr, on pourrait dire qu’il s’agit, en premier lieu, du sens du service terrestre du Sauveur, Qui disait directement que le monde se trouve dans le mal, et qu’Il est venu pour le libérer de ce mal. À peine dans un tel contexte nos affirmations d’une vie personnelle sans péché sonneront même un petit peu convaincantes; ils deviendront plutôt le témoignage de notre légèreté ou notre arrogance.

Peut-être et quelque chose d’autre : Jean pouvait répondre dans son message à ceux de ses coreligionnaires, qui étaient (peut-être, tout à fait sincèrement) persuadés qu’ayant confié leur destin à Christ, ils s’étaient délivrés d'un coup du pouvoir de ce péché, qui leur empêchait de vivre autrefois une vie juste. Sachant que le péché et le Royaume sont incompatibles et étant assurés que le Royaume est devenu une partie intégrante de leur vie, ils se sont tout à fait calmés sur leur propre péché: il leur semblait qu’ils ne sont plus a présent par définition sous la domination du péché. L'apôtre, comme on voit, dissipe leurs erreurs à son propre compte.

Mais l'essentiel est tout de même, probablement, ailleurs : la négation du péché par l’homme rend bien absurde la venue même du Sauveur dans le monde. Déjà Isaïe de Babylone disait que le Messie ne va pas souffrir pour Ses propres péchés, mais pour les péchés du peuple, chez qui Il viendra. Et la purification du peuple du péché deviendra l’une des tâches essentielles se trouvant devant Lui. Et Même Jésus parlait beaucoup notamment du salut des pécheurs de leur péché, sans purification duquel on n’entre pas au Royaume.

Mais voici maintenant, il s’avère qu’on a trouvé dans l'Église des gens remettant en question cette mission du Sauveur. Ce n'est pas étonnant que Jean leur donne une sévère réprimande: car, ne souhaitant pas accepter le salut proposé, ils n'allaient non seulement pas au Christ, mais égaraient aussi les autres sur le chemin. Jean comprenait parfaitement qu'il s'agit des choses très importantes pour que l'on puisse les traiter à la légère.

Autres réflexions

 
Pour 1Jn 1:5-2:2
Or voici le message que nous avons entendu de lui et que nous vous annonçons: Dieu est Lumière, en lui point de ténèbres.
Si nous disons que nous sommes en communion avec lui alors que nous marchons dans les ténèbres, nous mentons, nous ne faisons pas la vérité.
Mais si nous marchons dans la lumière comme il est lui-même dans la lumière, nous sommes en communion les uns avec les autres, et le sang de Jésus, son Fils, nous purifie de tout péché.
Si nous disons : " Nous n'avons pas de péché ", nous nous abusons, la vérité n'est pas en nous.
Si nous confessons nos péchés, lui, fidèle et juste, pardonnera nos péchés et nous purifiera de toute iniquité.
10 Si nous disons : " Nous n'avons pas péché ", nous faisons de lui un menteur, et sa parole n'est pas en nous.
Petits enfants, je vous écris ceci pour que vous ne péchiez pas. Mais si quelqu'un vient à pécher, nous avons comme avocat auprès du Père Jésus Christ, le Juste.
C'est lui qui est victime de propitiation pour nos péchés, non seulement pour les nôtres, mais aussi pour ceux du monde entier. principalement celui de la charité.
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Les paroles de l'épître de Jean paraissent paradoxales au premier regard. D'un côté, il affirme qu'en tant que chrétiens nous ne devons pas participer au péché, parce que le sang du Christ nous purifie de tout péché. De l'autre, selon ses propres paroles, nous...  Lire la suite

Les paroles de l'épître de Jean paraissent paradoxales au premier regard. D'un côté, il affirme qu'en tant que chrétiens nous ne devons pas participer au péché, parce que le sang du Christ nous purifie de tout péché (1 Jn 1:6-7). De l'autre, selon ses propres paroles, nous ne sommes nullement sans péché et il vaut mieux ne pas nous tromper à ce sujet (1 Jn 1:8).

Pourtant ce paradoxe, ou plus exactement cette antinomie, décrit le phénomène de la justice biblique, connu aussi aux temps préchrétiens. Les personnes lucides qui cherchaient une vie spirituelle authentique et, par conséquent, des relations solides avec Dieu, ne se sont jamais considérées comme parfaites ou sans péché. Et la justice biblique n'a jamais été assimilée à l'absence de péché. En Dieu il n'y a pas de ténèbres, en Lui il n'y a que la lumière (1 Jn 1:5) : cette vérité était connue des Juifs croyants de tous les temps. La justice n'est pas une lumière émise par l'homme, mais la lumière de Dieu qu'il reflète. Telle est la justice humaine, et c'est ainsi que la décrivent les auteurs des livres de l'Ancien Testament.

À cet égard, rien n'a changé : l'homme, après la venue du Christ, est resté tel qu'il était. Ni autrefois ni maintenant personne ne naît dans le monde libre du péché. Mais quelque chose a tout de même changé avec la venue du Messie. De nouvelles possibilités se sont ouvertes. Auparavant, le Royaume était à côté du monde. Les prophètes d'Israël le voyaient parfois comme à travers une barrière transparente mais infranchissable. Beaucoup, non seulement parmi le peuple juif, mais partout dans le monde, en sentaient le souffle.

Mais pour la transfiguration du monde, pour le changement complet et qualitatif de sa nature, pour sa libération définitive du pouvoir du péché et de la mort, cela ne suffisait pas. Le Royaume devait entrer dans le monde dans toute sa plénitude, se heurtant inévitablement au mal dans lequel, selon la parole de l'Évangile, gît le monde déchu. Ce choc, son premier et principal coup, Celui qui a apporté le Royaume dans le monde l'a pris sur Lui : le Sauveur Lui-même. C'est Son sang qui nous a ouvert la route du Royaume. Mais pas seulement : il a aussi ouvert au Royaume la route de nos coeurs. Autrefois, ceux qui cherchaient le chemin de la justice s'efforçaient de devenir un reflet parfait de la lumière de Dieu, malgré leur péché qui, jusqu'au bout, demeurait insurmontable. Maintenant, ceux qui cherchent le chemin du Royaume peuvent devenir une porte ouverte par laquelle le souffle du Royaume entrera dans le monde en transfiguration. Malgré leur propre péché, qui est pourtant devenu surmontable grâce à ce que le Sauveur a fait pour nous. Et maintenant le chemin du Royaume, qui commence dans notre monde encore non transfiguré, s'achève dans la plénitude de ce Royaume. Dans cette plénitude qui sera révélée au monde au jour du retour du Sauveur. Son retour dans la gloire.

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Pour 1Jn 1:1-10
Ce qui était dès le commencement, ce que nous avons entendu, ce que nous avons vu de nos yeux, ce que nous avons contemplé, ce que nos mains ont touché du Verbe de vie;
- car la Vie s'est manifestée: nous l'avons vue, nous en rendons témoignage et nous vous annonçons cette Vie éternelle, qui était tournée vers le Père et qui nous est apparue -
ce que nous avons vu et entendu, nous vous l'annonçons, afin que vous aussi soyez en communion avec nous. Quant à notre communion, elle est avec le Père et avec son Fils Jésus Christ.
Tout ceci, nous vous l'écrivons pour que notre joie soit complète.
Or voici le message que nous avons entendu de lui et que nous vous annonçons: Dieu est Lumière, en lui point de ténèbres.
Si nous disons que nous sommes en communion avec lui alors que nous marchons dans les ténèbres, nous mentons, nous ne faisons pas la vérité.
Mais si nous marchons dans la lumière comme il est lui-même dans la lumière, nous sommes en communion les uns avec les autres, et le sang de Jésus, son Fils, nous purifie de tout péché.
Si nous disons : " Nous n'avons pas de péché ", nous nous abusons, la vérité n'est pas en nous.
Si nous confessons nos péchés, lui, fidèle et juste, pardonnera nos péchés et nous purifiera de toute iniquité.
10 Si nous disons : " Nous n'avons pas péché ", nous faisons de lui un menteur, et sa parole n'est pas en nous.
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Le début de l’épître fait écho au début de l’Évangile écrit par Jean, qui rappelle à son tour le commencement du livre...  Lire la suite

Le début de l’épître fait écho au début de l’Évangile écrit par Jean, qui rappelle à son tour le commencement du livre de la Genèse. Il y a, semble-t-il, aussi une différence : là, il est question des fondements de l’ordre du monde, tandis qu’ici Jean rappelle qu’il est témoin de ce dont il écrit. Mais son témoignage ne se réduit pas à une simple confirmation protocolaire des faits ; il consiste à annoncer que Jean connaît l’essence de ce qu’il a vu : la venue dans le monde de la Source de la vie. Le but de l’épître est précisément que les hommes aient communion avec Lui et entre eux, non pas une sociabilité mondaine ni une agitation de « soirées », mais une union indiciblement mystérieuse avec Dieu et avec les frères qui sont eux aussi entrés en union avec Lui et entre eux.

Le critère de l’authenticité d’une telle union doit être les changements qualitatifs qui se produisent chez les hommes, et non seulement l’appartenance formelle à la fraternité. Mais n’y a-t-il pas contradiction dans le fait que ceux qui marchent dans la lumière ne peuvent demeurer dans les ténèbres, alors que personne ne peut affirmer qu’il n’a pas de péché ?

Non, car on ne peut voir ses propres ténèbres pécheresses que grâce à la lumière. Les ayant vues, il ne faut pas se cacher de nouveau dans les ténèbres, mais au contraire aller courageusement, avec repentir, vers la lumière qui délivre du péché.

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