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RÉFLEXIONS pour Mc 13:1-2

1 Comme il s’en allait hors du Temple, un de ses disciples lui dit : « Maître, regarde, quelles pierres ! quelles constructions ! »
2 Et Jésus lui dit : « Tu vois ces grandes constructions ? Il n’en restera pas pierre sur pierre qui ne soit jetée bas. »
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Pour les païens, la destruction d'un temple était une véritable tragédie, car ils pensaient que le dieu périssait avec son temple. C'est là l'essence de l'idolâtrie. La destruction du Temple édifié par Salomon devient, au contraire, un événement d'une immense portée spirituelle. Mais le paradoxe est que, par son aspect extérieur, il se distinguait peu de certains sanctuaires païens. Comme l'ont montré les fouilles, le Temple de Salomon était, par son architecture, un « temple phénicien typique » (G. Wright) (cité par A. Men, Introduction à l'Ancien Testament (RU)). C'est précisément pourquoi, lorsque les disciples attirent l'attention du Maître sur l'aspect extérieur du Temple, le Christ ne partage pas leur enthousiasme, mais prophétise sa destruction.

Mais le plus important à se rappeler en méditant la lecture d'aujourd'hui est peut-être la conversation du Christ avec la Samaritaine, et les paroles que Jésus lui a adressées : « Mais l'heure vient, et elle est déjà venue, où les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et en vérité, car tels sont les adorateurs que le Père recherche. Dieu est esprit, et ceux qui L'adorent doivent L'adorer en esprit et en vérité » (Jn 4,23–24). Cela permet au Temple, brisé en fragments dispersés à travers le monde — des fragments qui prennent la forme d'églises de différentes confessions —, de se rattacher spirituellement à l'unique Temple autrefois détruit, comme cela avait été prédit.

Autres réflexions

 
Pour Mc 13:1-8
1 Comme il s’en allait hors du Temple, un de ses disciples lui dit : « Maître, regarde, quelles pierres ! quelles constructions ! »
2 Et Jésus lui dit : « Tu vois ces grandes constructions ? Il n’en restera pas pierre sur pierre qui ne soit jetée bas. »
3 Et comme il était assis sur le mont des Oliviers en face du Temple, Pierre, Jacques, Jean et André l’interrogeaient en particulier :
4 « Dis-nous quand cela aura lieu et quel sera le signe que tout cela va finir ? »
5 Alors Jésus se mit à leur dire : « Prenez garde qu’on ne vous abuse.
6 Il en viendra beaucoup sous mon nom, qui diront : « C’est moi », et ils abuseront bien des gens.
7 Lorsque vous entendrez parler de guerres et de rumeurs de guerres, ne vous alarmez pas : il faut que cela arrive, mais ce ne sera pas encore la fin.
8 On se dressera, en effet, nation contre nation et royaume contre royaume. Il y aura par endroits des tremblements de terre, il y aura des famines. Ce sera le commencement des douleurs de l’enfantement.
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Dans la lecture évangélique, nous lisons l'annonce de la seconde venue du Christ, qui sera précédée de guerres et de maladies, et beaucoup seront trompés...  Lire la suite

Dans la lecture évangélique, nous lisons l'annonce de la seconde venue du Christ, qui sera précédée de guerres et de maladies, et beaucoup seront trompés. Mais « il faut d'abord que l'Évangile soit proclamé à toutes les nations ». L'Évangile n'est pas seulement une loi, il est aussi une part de notre monde. Il est le monde même du chrétien. Et pas seulement le monde spirituel, mais aussi le monde au sens de la Terre, de l'Univers. Car ce qui se produira au jour de la seconde venue sera la fin du monde. Tout notre monde, créé par Dieu, est le Christ. Au tout début de l'épître de l'apôtre Pierre, nous lisons ces étonnantes paroles de bénédiction : « Que la grâce et la paix vous soient multipliées dans la connaissance de Dieu et du Christ Jésus, notre Seigneur. » C'est un appel à l'étude constante de l'Évangile, à un travail constant pour la gloire du Christ et selon Ses commandements. À chacun et au monde entier ont été faites des promesses que l'apôtre qualifie de précieuses et de grandes. Ce sont les promesses de la vie éternelle dans le Christ. Et un sort terrible attend celui qui a vécu sans le Christ, en suivant les voies de ce monde. C'est pourquoi, dans Son infinie miséricorde, Il appelle à annoncer cette connaissance à chacun et à lui donner la possibilité de suivre le chemin de l'Évangile. Celui à qui cette possibilité est offerte et qui a choisi ce chemin doit « affermir sa vocation et son élection ». Et suivre le Christ à travers tout ce qui nous attend, nous et le monde.

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Pour Mc 13:1-8
1 Comme il s’en allait hors du Temple, un de ses disciples lui dit : « Maître, regarde, quelles pierres ! quelles constructions ! »
2 Et Jésus lui dit : « Tu vois ces grandes constructions ? Il n’en restera pas pierre sur pierre qui ne soit jetée bas. »
3 Et comme il était assis sur le mont des Oliviers en face du Temple, Pierre, Jacques, Jean et André l’interrogeaient en particulier :
4 « Dis-nous quand cela aura lieu et quel sera le signe que tout cela va finir ? »
5 Alors Jésus se mit à leur dire : « Prenez garde qu’on ne vous abuse.
6 Il en viendra beaucoup sous mon nom, qui diront : « C’est moi », et ils abuseront bien des gens.
7 Lorsque vous entendrez parler de guerres et de rumeurs de guerres, ne vous alarmez pas : il faut que cela arrive, mais ce ne sera pas encore la fin.
8 On se dressera, en effet, nation contre nation et royaume contre royaume. Il y aura par endroits des tremblements de terre, il y aura des famines. Ce sera le commencement des douleurs de l’enfantement.
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Autant que l’on puisse en juger, la prédiction du Seigneur Jésus-Christ concernant les malheurs à venir parle avant tout de la destruction de Jérusalem qui devait survenir en l’an 70 après J.-C. Cette tragédie devait encore...  Lire la suite

Autant que l’on puisse en juger, la prédiction du Seigneur Jésus-Christ concernant les malheurs à venir parle avant tout de la destruction de Jérusalem qui devait survenir en l’an 70 après J.-C. Cette tragédie était encore à venir lorsque les évangélistes, y compris Marc, mirent leurs récits par écrit. Mais ce que dit ensuite le Seigneur est saisissant. Ses paroles peuvent s’appliquer à pratiquement tous les temps, à toute époque de l’histoire humaine. Nous pouvons donc voir en elles une sorte de bref résumé de la manière dont l’histoire du monde se déroule toujours, à toutes les époques.

Le Seigneur parle de catastrophes naturelles et de l’affrontement des royaumes, de guerres et de famine. Le Seigneur parle de ce qui, en tout temps, nous effraie et nous fait mourir de peur et dans l’attente des malheurs. Mais ce n’est pas cela qui importe! « Prenez garde à vous-mêmes », dit le Seigneur aux disciples dans le récit de Marc. « Tout cela arrivera, mais ce ne sera pas encore la fin », rapporte Matthieu. « Quand cela commencera d’arriver, redressez-vous et relevez la tête, car votre délivrance approche », écrit Luc. L’essentiel est la prédication de l’Évangile. C’est elle qui détermine le temps de la fin de l’histoire : le temps où chaque homme recevra la possibilité de se tourner vers Dieu. À travers toutes les péripéties de l’histoire tragique, le Seigneur appelle Ses disciples à penser avant tout à Dieu et à Son Royaume.

C’est important, car pendant des siècles les hommes ont cherché dans les événements de leur temps les signes de l’approche de la fin du monde. Mais on peut facilement les trouver à toute époque. Et, à toute époque, il est demandé aux disciples du Christ d’avoir foi et fidélité pour accomplir Son commandement de l’amour. Selon les évangélistes, cela seul donne un sens et un but à la douloureuse histoire de l’humanité.

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Pour Mc 13:1-13
1 Comme il s’en allait hors du Temple, un de ses disciples lui dit : « Maître, regarde, quelles pierres ! quelles constructions ! »
2 Et Jésus lui dit : « Tu vois ces grandes constructions ? Il n’en restera pas pierre sur pierre qui ne soit jetée bas. »
3 Et comme il était assis sur le mont des Oliviers en face du Temple, Pierre, Jacques, Jean et André l’interrogeaient en particulier :
4 « Dis-nous quand cela aura lieu et quel sera le signe que tout cela va finir ? »
5 Alors Jésus se mit à leur dire : « Prenez garde qu’on ne vous abuse.
6 Il en viendra beaucoup sous mon nom, qui diront : « C’est moi », et ils abuseront bien des gens.
7 Lorsque vous entendrez parler de guerres et de rumeurs de guerres, ne vous alarmez pas : il faut que cela arrive, mais ce ne sera pas encore la fin.
8 On se dressera, en effet, nation contre nation et royaume contre royaume. Il y aura par endroits des tremblements de terre, il y aura des famines. Ce sera le commencement des douleurs de l’enfantement.
9 « Soyez sur vos gardes. On vous livrera aux sanhédrins, vous serez battus de verges dans les synagogues et vous comparaîtrez devant des gouverneurs et des rois, à cause de moi, pour rendre témoignage en face d’eux.
10 Il faut d’abord que l’Évangile soit proclamé à toutes les nations.
11 « Et quand on vous emmènera pour vous livrer, ne vous préoccupez pas de ce que vous direz, mais dites ce qui vous sera donné sur le moment : car ce n’est pas vous qui parlerez, mais l’Esprit Saint.
12 Le frère livrera son frère à la mort, et le père son enfant ; les enfants se dresseront contre leurs parents et les feront mourir.
13 Et vous serez haïs de tous à cause de mon nom, mais celui qui aura tenu bon jusqu’au bout, celui-là sera sauvé.
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En parlant de la destruction prochaine du Temple de Jérusalem et de la fin des temps, Jésus vise sans aucun doute non pas un avenir lointain, mais un avenir proche, voire très proche : le Temple a été détruit par les Romains en l'an 70 de notre ère, à la suite de la révolte antiromaine lancée par les zélotes, quelques décennies seulement après la conversation dont...  Lire la suite

En parlant de la destruction prochaine du Temple de Jérusalem et de la fin des temps, Jésus vise sans aucun doute non pas un avenir lointain, mais un avenir proche, voire très proche : le Temple a été détruit par les Romains en l'an 70 de notre ère, à la suite de la révolte antiromaine lancée par les zélotes, quelques décennies seulement après la conversation rapportée par l'évangéliste. Jésus évoque des « douleurs » — le mot grec correspondant signifie littéralement « contractions de l'accouchement », ou douleur éprouvée lors de l'enfantement — et désigne les famines, les épidémies, les catastrophes naturelles et les guerres comme leur source et leur racine : tel est le sens du mot grec correspondant, qui signifie littéralement « commencement », « cause », « source ». Les « douleurs » évoquées par le Sauveur sont manifestement liées à la naissance de quelque chose de nouveau : en l'occurrence, du Royaume qui, comme Il l'a dit à plusieurs reprises, doit germer dans le monde, telle une graine jetée en terre.

Ces « douleurs » désignent manifestement ce que la tradition juive appelle habituellement les « tribulations messianiques » : les persécutions et les cataclysmes qui s'abattent sur le peuple de Dieu juste avant la venue du Messie, annonçant l'avènement prochain de l'ère messianique et l'établissement du Royaume messianique. Ce sont apparemment ces tribulations dont parle Jésus : aux famines, aux épidémies, aux tremblements de terre et aux guerres s'ajoutent ici les persécutions contre Ses disciples. Tout cela se produit sur fond d'apparition de nombreux faux messies, qui poussent comme des champignons après la pluie, entraînant à leur suite les crédules qu'ils abandonnent ensuite à leur sort.

Ces faux messies étaient effectivement nombreux à l'époque. Tous appelaient à la révolte et à la guerre, et toutes ces insurrections se terminaient par des expéditions punitives ; les chefs réussissaient souvent à s'échapper, tandis que le châtiment s'abattait sur ceux qui ne voulaient pas fuir ou n'en avaient pas eu le temps. Il apparaît ainsi que, selon les paroles du Sauveur, l'histoire s'achève avec la fin du Second Temple, construit jadis par les rapatriés revenus de Babylone en Judée. Tout ce qui suit n'est plus l'ancienne histoire poursuivant son cours, mais quelque chose de nouveau, qui se déroule selon d'autres lois, des lois nouvelles.

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Pour Mc 13:1-37
1 Comme il s’en allait hors du Temple, un de ses disciples lui dit : « Maître, regarde, quelles pierres ! quelles constructions ! »
2 Et Jésus lui dit : « Tu vois ces grandes constructions ? Il n’en restera pas pierre sur pierre qui ne soit jetée bas. »
3 Et comme il était assis sur le mont des Oliviers en face du Temple, Pierre, Jacques, Jean et André l’interrogeaient en particulier :
4 « Dis-nous quand cela aura lieu et quel sera le signe que tout cela va finir ? »
5 Alors Jésus se mit à leur dire : « Prenez garde qu’on ne vous abuse.
6 Il en viendra beaucoup sous mon nom, qui diront : « C’est moi », et ils abuseront bien des gens.
7 Lorsque vous entendrez parler de guerres et de rumeurs de guerres, ne vous alarmez pas : il faut que cela arrive, mais ce ne sera pas encore la fin.
8 On se dressera, en effet, nation contre nation et royaume contre royaume. Il y aura par endroits des tremblements de terre, il y aura des famines. Ce sera le commencement des douleurs de l’enfantement.
9 « Soyez sur vos gardes. On vous livrera aux sanhédrins, vous serez battus de verges dans les synagogues et vous comparaîtrez devant des gouverneurs et des rois, à cause de moi, pour rendre témoignage en face d’eux.
10 Il faut d’abord que l’Évangile soit proclamé à toutes les nations.
11 « Et quand on vous emmènera pour vous livrer, ne vous préoccupez pas de ce que vous direz, mais dites ce qui vous sera donné sur le moment : car ce n’est pas vous qui parlerez, mais l’Esprit Saint.
12 Le frère livrera son frère à la mort, et le père son enfant ; les enfants se dresseront contre leurs parents et les feront mourir.
13 Et vous serez haïs de tous à cause de mon nom, mais celui qui aura tenu bon jusqu’au bout, celui-là sera sauvé.
14 « Lorsque vous verrez l’abomination de la désolation installée là où elle ne doit pas être (que le lecteur comprenne !), alors que ceux qui seront en Judée s’enfuient dans les montagnes,
15 que celui qui sera sur la terrasse ne descende pas pour rentrer dans sa maison et prendre ses affaires ;
16 et que celui qui sera aux champs ne retourne pas en arrière pour prendre son manteau !
17 Malheur à celles qui seront enceintes et à celles qui allaiteront en ces jours-là !
18 Priez pour que cela ne tombe pas en hiver.
19 Car en ces jourslà il y aura une tribulation telle qu’il n’y en a pas eu de pareille depuis le commencement de la création qu’a créée Dieu jusqu’à ce jour, et qu’il n’y en aura jamais plus.
20 Et si le Seigneur n’avait abrégé ces jours, nul n’aurait eu la vie sauve ; mais à cause des élus qu’il a choisis, il a abrégé ces jours.
21 Alors si quelqu’un vous dit : « Voici : le Christ est ici ! », « Voici : il est là ! », n’en croyez rien.
22 Il surgira, en effet, des faux Christs et des faux prophètes qui opéreront des signes et des prodiges pour abuser, s’il était possible, les élus.
23 Pour vous, soyez en garde : je vous ai prévenus de tout.
24 « Mais en ces jours-là, après cette tribulation, le soleil s’obscurcira, la lune ne donnera plus sa lumière,
25 les étoiles se mettront à tomber du ciel et les puissances qui sont dans les cieux seront ébranlées.
26 Et alors on verra le Fils de l’homme venant dans des nuées avec grande puissance et gloire.
27 Et alors il enverra les anges pour rassembler ses élus, des quatre vents, de l’extrémité de la terre à l’extrémité du ciel.
28 « Du figuier apprenez cette parabole. Dès que sa ramure devient flexible et que ses feuilles poussent, vous comprenez que l’été est proche.
29 Ainsi vous, lorsque vous verrez cela arriver, comprenez qu’Il est proche, aux portes.
30 En vérité je vous le dis, cette génération ne passera pas que tout cela ne soit arrivé.
31 Le ciel et la terre passeront, mais mes paroles ne passeront point.
32 « Quant à la date de ce jour, ou à l’heure, personne ne les connaît, ni les anges dans le ciel, ni le Fils, personne que le Père.
33 « Soyez sur vos gardes, veillez, car vous ne savez pas quand ce sera le moment.
34 Il en sera comme d’un homme parti en voyage : il a quitté sa maison, donné pouvoir à ses serviteurs, à chacun sa tâche, et au portier il a recommandé de veiller.
35 Veillez donc, car vous ne savez pas quand le maître de la maison va venir, le soir, à minuit, au chant du coq ou le matin,
36 de peur que, venant à l’improviste, il ne vous trouve endormis.
37 Et ce que je vous dis à vous, je le dis à tous : veillez ! »
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Aujourd'hui nous lisons un passage où Jésus parle aux disciples de ce qui vient, de ce qui les attend, eux et leurs descendants. Ce discours...  Lire la suite

Aujourd'hui nous lisons un passage où Jésus parle aux disciples de ce qui vient, de ce qui les attend, eux et leurs descendants. Ce discours de Jésus est le plus long chez Marc. Écoutons-le plus attentivement : qu'est-ce qui a donné lieu à la conversation ? Que peut-on dire de l'attitude des disciples envers Jérusalem, envers son temple ?

Les paroles mêmes de Jésus peuvent être divisées en trois parties : la destruction de Jérusalem, Son retour et la fin de ce monde, puis deux paraboles. Le croisement de ces thèmes peut paraître inattendu, mais la prophétie n'est pas un exposé chronologique de l'avenir ; elle en donne plutôt différentes images, de sorte que, dans la destruction de Jérusalem, on peut voir aussi la fin de ce monde.

Il est intéressant de suivre si la curiosité initiale des disciples reçoit une réponse. Il apparaît que la réponse directe ne retentit qu'à la toute fin du chapitre : dans la parabole du figuier, Il parle des signes. Mais au sujet du moment exact, il est dit qu'il est caché à tous sauf au Père ; et si c'est bien Lui qui compte pour nous, nous devons veiller, comme le portier de la deuxième parabole. Cet appel final aidera aussi à entendre toutes les autres paroles de Jésus, qui semblent à côté de la question des disciples : Il s'adresse personnellement à nous tous.

Si Jésus ne répond pas à la question des disciples avant le verset 28, de quoi parle-t-Il donc aux v. 5-27 ? Ce qui frappe, c'est la fréquence avec laquelle Jésus s'adresse directement à eux. Jésus se soucie moins de l'avenir lui-même que des hommes, de Ses disciples dans cet avenir. Jésus leur fait comprendre que ce dont ils ont le plus besoin dans cette vie, c'est de Dieu et de Sa conduite, ce qui se voit particulièrement « sur fond » de fin.

À la lecture de ce chapitre naît souvent un sentiment naturel : même si l'on ne voudrait vraiment pas participer aux événements décrits, une chose réjouit cependant : si tout cela arrive malgré tout, alors (v.19-20 et v.24-27) Jésus reviendra et sauvera Ses élus. Il est Dieu et Sauveur.

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Pour Mc 13:1-37
1 Comme il s’en allait hors du Temple, un de ses disciples lui dit : « Maître, regarde, quelles pierres ! quelles constructions ! »
2 Et Jésus lui dit : « Tu vois ces grandes constructions ? Il n’en restera pas pierre sur pierre qui ne soit jetée bas. »
3 Et comme il était assis sur le mont des Oliviers en face du Temple, Pierre, Jacques, Jean et André l’interrogeaient en particulier :
4 « Dis-nous quand cela aura lieu et quel sera le signe que tout cela va finir ? »
5 Alors Jésus se mit à leur dire : « Prenez garde qu’on ne vous abuse.
6 Il en viendra beaucoup sous mon nom, qui diront : « C’est moi », et ils abuseront bien des gens.
7 Lorsque vous entendrez parler de guerres et de rumeurs de guerres, ne vous alarmez pas : il faut que cela arrive, mais ce ne sera pas encore la fin.
8 On se dressera, en effet, nation contre nation et royaume contre royaume. Il y aura par endroits des tremblements de terre, il y aura des famines. Ce sera le commencement des douleurs de l’enfantement.
9 « Soyez sur vos gardes. On vous livrera aux sanhédrins, vous serez battus de verges dans les synagogues et vous comparaîtrez devant des gouverneurs et des rois, à cause de moi, pour rendre témoignage en face d’eux.
10 Il faut d’abord que l’Évangile soit proclamé à toutes les nations.
11 « Et quand on vous emmènera pour vous livrer, ne vous préoccupez pas de ce que vous direz, mais dites ce qui vous sera donné sur le moment : car ce n’est pas vous qui parlerez, mais l’Esprit Saint.
12 Le frère livrera son frère à la mort, et le père son enfant ; les enfants se dresseront contre leurs parents et les feront mourir.
13 Et vous serez haïs de tous à cause de mon nom, mais celui qui aura tenu bon jusqu’au bout, celui-là sera sauvé.
14 « Lorsque vous verrez l’abomination de la désolation installée là où elle ne doit pas être (que le lecteur comprenne !), alors que ceux qui seront en Judée s’enfuient dans les montagnes,
15 que celui qui sera sur la terrasse ne descende pas pour rentrer dans sa maison et prendre ses affaires ;
16 et que celui qui sera aux champs ne retourne pas en arrière pour prendre son manteau !
17 Malheur à celles qui seront enceintes et à celles qui allaiteront en ces jours-là !
18 Priez pour que cela ne tombe pas en hiver.
19 Car en ces jourslà il y aura une tribulation telle qu’il n’y en a pas eu de pareille depuis le commencement de la création qu’a créée Dieu jusqu’à ce jour, et qu’il n’y en aura jamais plus.
20 Et si le Seigneur n’avait abrégé ces jours, nul n’aurait eu la vie sauve ; mais à cause des élus qu’il a choisis, il a abrégé ces jours.
21 Alors si quelqu’un vous dit : « Voici : le Christ est ici ! », « Voici : il est là ! », n’en croyez rien.
22 Il surgira, en effet, des faux Christs et des faux prophètes qui opéreront des signes et des prodiges pour abuser, s’il était possible, les élus.
23 Pour vous, soyez en garde : je vous ai prévenus de tout.
24 « Mais en ces jours-là, après cette tribulation, le soleil s’obscurcira, la lune ne donnera plus sa lumière,
25 les étoiles se mettront à tomber du ciel et les puissances qui sont dans les cieux seront ébranlées.
26 Et alors on verra le Fils de l’homme venant dans des nuées avec grande puissance et gloire.
27 Et alors il enverra les anges pour rassembler ses élus, des quatre vents, de l’extrémité de la terre à l’extrémité du ciel.
28 « Du figuier apprenez cette parabole. Dès que sa ramure devient flexible et que ses feuilles poussent, vous comprenez que l’été est proche.
29 Ainsi vous, lorsque vous verrez cela arriver, comprenez qu’Il est proche, aux portes.
30 En vérité je vous le dis, cette génération ne passera pas que tout cela ne soit arrivé.
31 Le ciel et la terre passeront, mais mes paroles ne passeront point.
32 « Quant à la date de ce jour, ou à l’heure, personne ne les connaît, ni les anges dans le ciel, ni le Fils, personne que le Père.
33 « Soyez sur vos gardes, veillez, car vous ne savez pas quand ce sera le moment.
34 Il en sera comme d’un homme parti en voyage : il a quitté sa maison, donné pouvoir à ses serviteurs, à chacun sa tâche, et au portier il a recommandé de veiller.
35 Veillez donc, car vous ne savez pas quand le maître de la maison va venir, le soir, à minuit, au chant du coq ou le matin,
36 de peur que, venant à l’improviste, il ne vous trouve endormis.
37 Et ce que je vous dis à vous, je le dis à tous : veillez ! »
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La lecture d’aujourd’hui est remarquable par le passage qu’elle reflète de l’histoire à la fin des temps. Elle commence par une prophétie...  Lire la suite

La lecture d’aujourd’hui est remarquable par le passage qu’elle reflète de l’histoire à la fin des temps. Elle commence par la prophétie de Jésus au sujet du Temple, auquel, selon Ses paroles, une destruction complète est réservée (v. 1-23). Cette prophétie s’est accomplie en 70 apr. J.-C., lorsque, après le soulèvement antiromain lancé par les zélotes en Judée, Jérusalem fut prise d’assaut par les Romains après un long siège, et la ville, avec le Temple, fut détruite jusqu’aux fondations. Du Temple ne resta que le soubassement, dont le mur de soutènement occidental est aujourd’hui connu sous le nom de Mur des Lamentations. Ces événements furent précédés d’un puissant essor du mouvement messianique ; peu avant le début du soulèvement, des prétendants au messianisme apparaissaient régulièrement en Judée, certains parvenant à organiser des révoltes locales, durement réprimées par les Romains ; c’est manifestement contre de tels prétendants que Jésus met en garde Ses disciples (v. 5-6). L’atmosphère de l’époque était inquiète et fiévreuse ; des rumeurs circulaient au sujet d’une guerre prochaine qui, disaient les zélotes, serait la dernière guerre, la guerre messianique ; et chaque action militaire, même mineure, s’entourait de rumeurs, parfois les plus invraisemblables, accroissant encore cette atmosphère d’attente générale et exaltée de la fin (v. 7-8). L’avertissement de Jésus au sujet des persécutions à venir ne fut pas non plus vain (v. 9-13) : les persécutions contre les chrétiens commencèrent effectivement avant même le soulèvement de 70 ; mais la prédication de Paul avait déjà retenti dans tout l’Empire romain avant la chute de Jérusalem (v. 10). Lorsque le soulèvement commença et échoua, et que Jérusalem se trouva menacée d’un siège lourd et prolongé, les chrétiens, se souvenant de l’avertissement du Sauveur (v. 14-23), quittèrent la ville ; les pharisiens firent de même. Quant à ce qui se passait dans la ville assiégée, à la haine générale, à l’intolérance et aux violences qui y régnaient, Flavius Josèphe, l’un des témoins et participants de ces événements, l’a décrit en détail dans son livre La Guerre des Juifs.

Et voici qu’après la prophétie sur les événements qui devaient se produire très peu de temps après Sa mort et Sa Résurrection, le Sauveur passe au récit de la fin des temps et de Son second avènement (v. 24-37). Il semblerait que ces événements dussent se suivre immédiatement ou presque immédiatement. Pourtant Jésus Lui-même dit clairement que l’heure de Son retour n’est connue que du Père. Une question se pose alors : quel lien y a-t-il entre les événements de 70 à Jérusalem et le second avènement du Christ ? Pour les Juifs croyants, le Second Temple, construit au VIe siècle av. J.-C. par ceux qui revenaient de Babylone, était le Temple messianique ; le Messie-Christ devait y prêcher, et la fin de ce Temple devait être aussi la fin de l’histoire terrestre et l’avènement du Royaume messianique. Et Jésus, semble-t-il, confirme cette représentation selon laquelle la destruction du Temple achève l’histoire terrestre, en ajoutant qu’elle prendra fin encore du vivant des contemporains de Sa vie terrestre (v. 30 ; « cette génération » signifie « cette génération-ci »). Mais entre l’achèvement de l’histoire terrestre et le triomphe définitif du Royaume, il doit, semble-t-il, s’écouler un certain temps, connu du Père seul. Il nous reste donc à attendre et à veiller (v. 33-37) : attendre le retour du Sauveur dans la plénitude du Royaume et veiller afin que Son retour ne nous surprenne pas.

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