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RÉFLEXIONS pour Dt 4:1-49

Et maintenant, Israël, écoute les lois et les coutumes que je vous enseigne aujourd'hui pour que vous les mettiez en pratique: afin que vous viviez, et que vous entriez, pour en prendre possession, dans le pays que vous donne Yahvé le Dieu de vos pères.
Vous n'ajouterez rien à ce que je vous ordonne et vous n'en retrancherez rien, mais vous garderez les commandements de Yahvé votre Dieu tels que je vous les prescris.
Vous voyez de vos yeux ce qu'a fait Yahvé à Baal-Péor: quiconque a suivi le Baal de Péor, Yahvé ton Dieu l'a exterminé du milieu de toi;
mais vous qui êtes restés attachés à Yahvé votre Dieu, vous êtes aujourd'hui tous vivants.
Vois! comme Yahvé mon Dieu me l'a ordonné, je vous ai enseigné des lois et des coutumes, pour que vous les mettiez en pratique dans le pays dont vous allez prendre possession.
Gardez-les et mettez-les en pratique, ainsi serez-vous sages et avisés aux yeux des peuples. Quand ceux-ci auront connaissance de toutes ces lois, ils s'écrieront : " Il n'y a qu'un peuple sage et avisé, c'est cette grande nation ! "
Quelle est en effet la grande nation dont les dieux se fassent aussi proches que Yahvé notre Dieu l'est pour nous chaque fois que nous l'invoquons?
Et quelle est la grande nation dont les lois et coutumes soient aussi justes que toute cette Loi que je vous prescris aujourd'hui ?
Mais prends garde! Garde bien ta vie, ne va pas oublier ces choses que tes yeux ont vues, ni les laisser, en aucun jour de ta vie, sortir de ton cœur; enseigne-les au contraire à tes fils et aux fils de tes fils.
10 Au jour où tu te tenais à l'Horeb en présence de Yahvé ton Dieu, Yahvé me dit : " Assemble-moi le peuple, que je leur fasse entendre mes paroles, afin qu'ils apprennent à me craindre tant qu'ils vivront sur la terre, et qu'ils l'enseignent à leurs fils. "
11 Et vous vous êtes alors approchés, pour vous tenir auprès de la montagne; la montagne était embrasée jusqu'en plein ciel - ciel obscurci de nuages ténébreux et retentissants!
12 Yahvé vous parla alors du milieu du feu; vous entendiez le son des paroles, mais vous n'aperceviez aucune forme, rien qu'une voix.
13 Il vous révéla son alliance, qu'il vous ordonna de mettre en pratique, les dix Paroles qu'il inscrivit sur deux tables de pierre.
14 Quant à moi, Yahvé m'ordonna en ce même temps de vous enseigner les lois et les coutumes que vous auriez à mettre en pratique dans le pays où vous pénétrez pour en prendre possession.
15 Prenez bien garde à vous-mêmes: puisque vous n'avez vu aucune forme, le jour où Yahvé, à l'Horeb, vous a parlé du milieu du feu,
16 n'allez pas vous pervertir et vous faire une image sculptée représentant quoi que ce soit: figure d'homme ou de femme,
17 figure de quelqu'une des bêtes de la terre, figure de quelqu'un des oiseaux qui volent dans le ciel,
18 figure de quelqu'un des reptiles qui rampent sur le sol, figure de quelqu'un des poissons qui vivent dans les eaux au-dessous de la terre.
19 Quand tu lèveras les yeux vers le ciel, quand tu verras le soleil, la lune, les étoiles et toute l'armée des cieux, ne va pas te laisser entraîner à te prosterner devant eux et à les servir. Yahvé ton Dieu les a donnés en partage à tous les peuples qui sont sous le ciel,
20 mais vous, Yahvé vous a pris et vous a fait sortir de cette fournaise pour le fer, l'Égypte, pour que vous deveniez le peuple de son héritage, comme vous l'êtes encore aujourd'hui.
21 À cause de vous, Yahvé s'est irrité contre moi; il a juré que je ne passerais pas le Jourdain et que je n'entrerais pas dans l'heureux pays qu'il te donne en héritage.
22 Oui, je vais mourir en ce pays-ci et je ne passerai pas ce Jourdain. Mais vous, vous allez le passer et prendre possession de cet heureux pays.
23 Gardez-vous d'oublier l'alliance que Yahvé votre Dieu a conclue avec vous et de vous fabriquer une image sculptée de quoi que ce soit, malgré la défense de Yahvé ton Dieu;
24 car Yahvé ton Dieu est un feu dévorant, un Dieu jaloux.
25 Lorsque tu auras engendré des enfants et des petits-enfants et que vous aurez vieilli dans le pays, quand vous vous serez pervertis, que vous aurez fabriqué quelque image sculptée, fait ce qui est mal aux yeux de Yahvé ton Dieu de manière à l'irriter,
26 je prends aujourd'hui à témoin contre vous les cieux et la terre: vous devrez promptement disparaître de ce pays dont vous allez prendre possession en passant le Jourdain. Vous n'y prolongerez pas vos jours, car vous serez bel et bien anéantis.
27 Yahvé vous dispersera parmi les peuples, et il ne restera de vous qu'un petit nombre, au milieu des nations où Yahvé vous aura conduits.
28 Vous y servirez des dieux faits de main d'homme, du bois et de la pierre, incapables de voir et d'entendre, de manger et de sentir.
29 De là-bas, tu rechercheras Yahvé ton Dieu, et tu le trouveras si tu le cherches de tout ton cœur et de toute ton âme.
30 Dans ta détresse, toutes ces paroles t'atteindront, mais à la fin des temps tu reviendras à Yahvé ton Dieu et tu écouteras sa voix;
31 car Yahvé ton Dieu est un Dieu miséricordieux qui ne t'abandonnera ni ne te détruira, et qui n'oubliera pas l'alliance qu'il a conclue par serment avec tes pères.
32 Interroge donc les anciens âges, qui t'ont précédé depuis le jour où Dieu créa l'homme sur la terre: d'un bout du ciel à l'autre y eut-il jamais si auguste parole? En entendit-on de semblable?
33 Est-il un peuple qui ait entendu la voix du Dieu vivant parlant du milieu du feu, comme tu l'as entendue, et soit demeuré en vie?
34 Est-il un dieu qui soit venu se chercher une nation au milieu d'une autre, par des épreuves, des signes, des prodiges et des combats, à main forte et à bras étendu, et par de grandes terreurs - toutes choses que pour vous, sous tes yeux, Yahvé votre Dieu a faites en Égypte?
35 C'est à toi qu'il a donné de voir tout cela, pour que tu saches que Yahvé est le vrai Dieu et qu'il n'y en a pas d'autre.
36 Du ciel il t'a fait entendre sa voix pour t'instruire, et sur la terre il t'a fait voir son grand feu, et du milieu du feu tu as entendu ses paroles.
37 Parce qu'il a aimé tes pères et qu'après eux il a élu leur postérité, il t'a fait sortir d'Égypte en manifestant sa présence et sa grande force,
38 il a dépossédé devant toi des nations plus grandes et plus puissantes que toi, il t'a fait entrer dans leur pays et te l'a donné en héritage, comme il le reste encore aujourd'hui.
39 Sache-le donc aujourd'hui et médite-le dans ton cœur: c'est Yahvé qui est Dieu, là-haut dans le ciel comme ici-bas sur la terre, lui et nul autre.
40 Garde ses lois et ses commandements que je te prescris aujourd'hui, afin d'avoir, toi et tes fils après toi, bonheur et longue vie sur la terre que Yahvé ton Dieu te donne pour toujours.
41 Moïse choisit alors trois villes au-delà du Jourdain, à l'orient,
42 où pourrait s'enfuir le meurtrier qui aurait tué son prochain involontairement, sans avoir eu contre lui de haine invétérée: il pourrait, s'enfuyant dans une de ces villes, sauver sa vie.
43 C'étaient, pour les Rubénites, Béçèr, dans le désert, sur le Haut-Plateau ; pour les Gadites, Ramot en Galaad ; pour les Manassites, Golân en Bashân.
44 Voici la Loi que Moïse présenta aux Israélites.
45 Voici les stipulations, les lois et les coutumes que Moïse donna aux Israélites à leur sortie d'Égypte,
46 au-delà du Jourdain, dans la vallée proche de Bet-Péor, au pays de Sihôn, roi amorite résidant à Heshbôn. Moïse et les Israélites l'avaient battu à leur sortie d'Égypte
47 et s'étaient emparés de son pays, ainsi que du pays d'Og, roi du Bashân, - tous deux rois amorites au-delà du Jourdain à l'orient,
48 depuis Aroèr qui est sur le bord de la vallée de l'Arnon jusqu'au mont Siôn c'est l'Hermon , -
49 et de toute la Araba au-delà du Jourdain à l'orient, jusqu'à la mer de la Araba, au pied des pentes du Pisga.
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Qui est Dieu? Qu'est-il important pour nous de savoir de lui? Le Dieu du ciel et de la terre, invisible et irreprésentable, apparaissant dans l'obscurité et la flamme, donne aux hommes la loi, les commandements. Par la compréhension de ces commandements, nous pouvons le connaître lui-même.

Nous ne saurons jamais tout de lui: il est incompréhensible. Mais nous pouvons le connaître, le connaître personnellement, comme un ami. Cela est d'autant plus possible maintenant que nous avons entendu la joie promise à tous les hommes: Dieu est devenu Homme, ouvrant à tous la possibilité de relations personnelles avec lui.

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Pour Dt 4:1-49
Et maintenant, Israël, écoute les lois et les coutumes que je vous enseigne aujourd'hui pour que vous les mettiez en pratique: afin que vous viviez, et que vous entriez, pour en prendre possession, dans le pays que vous donne Yahvé le Dieu de vos pères.
Vous n'ajouterez rien à ce que je vous ordonne et vous n'en retrancherez rien, mais vous garderez les commandements de Yahvé votre Dieu tels que je vous les prescris.
Vous voyez de vos yeux ce qu'a fait Yahvé à Baal-Péor: quiconque a suivi le Baal de Péor, Yahvé ton Dieu l'a exterminé du milieu de toi;
mais vous qui êtes restés attachés à Yahvé votre Dieu, vous êtes aujourd'hui tous vivants.
Vois! comme Yahvé mon Dieu me l'a ordonné, je vous ai enseigné des lois et des coutumes, pour que vous les mettiez en pratique dans le pays dont vous allez prendre possession.
Gardez-les et mettez-les en pratique, ainsi serez-vous sages et avisés aux yeux des peuples. Quand ceux-ci auront connaissance de toutes ces lois, ils s'écrieront : " Il n'y a qu'un peuple sage et avisé, c'est cette grande nation ! "
Quelle est en effet la grande nation dont les dieux se fassent aussi proches que Yahvé notre Dieu l'est pour nous chaque fois que nous l'invoquons?
Et quelle est la grande nation dont les lois et coutumes soient aussi justes que toute cette Loi que je vous prescris aujourd'hui ?
Mais prends garde! Garde bien ta vie, ne va pas oublier ces choses que tes yeux ont vues, ni les laisser, en aucun jour de ta vie, sortir de ton cœur; enseigne-les au contraire à tes fils et aux fils de tes fils.
10 Au jour où tu te tenais à l'Horeb en présence de Yahvé ton Dieu, Yahvé me dit : " Assemble-moi le peuple, que je leur fasse entendre mes paroles, afin qu'ils apprennent à me craindre tant qu'ils vivront sur la terre, et qu'ils l'enseignent à leurs fils. "
11 Et vous vous êtes alors approchés, pour vous tenir auprès de la montagne; la montagne était embrasée jusqu'en plein ciel - ciel obscurci de nuages ténébreux et retentissants!
12 Yahvé vous parla alors du milieu du feu; vous entendiez le son des paroles, mais vous n'aperceviez aucune forme, rien qu'une voix.
13 Il vous révéla son alliance, qu'il vous ordonna de mettre en pratique, les dix Paroles qu'il inscrivit sur deux tables de pierre.
14 Quant à moi, Yahvé m'ordonna en ce même temps de vous enseigner les lois et les coutumes que vous auriez à mettre en pratique dans le pays où vous pénétrez pour en prendre possession.
15 Prenez bien garde à vous-mêmes: puisque vous n'avez vu aucune forme, le jour où Yahvé, à l'Horeb, vous a parlé du milieu du feu,
16 n'allez pas vous pervertir et vous faire une image sculptée représentant quoi que ce soit: figure d'homme ou de femme,
17 figure de quelqu'une des bêtes de la terre, figure de quelqu'un des oiseaux qui volent dans le ciel,
18 figure de quelqu'un des reptiles qui rampent sur le sol, figure de quelqu'un des poissons qui vivent dans les eaux au-dessous de la terre.
19 Quand tu lèveras les yeux vers le ciel, quand tu verras le soleil, la lune, les étoiles et toute l'armée des cieux, ne va pas te laisser entraîner à te prosterner devant eux et à les servir. Yahvé ton Dieu les a donnés en partage à tous les peuples qui sont sous le ciel,
20 mais vous, Yahvé vous a pris et vous a fait sortir de cette fournaise pour le fer, l'Égypte, pour que vous deveniez le peuple de son héritage, comme vous l'êtes encore aujourd'hui.
21 À cause de vous, Yahvé s'est irrité contre moi; il a juré que je ne passerais pas le Jourdain et que je n'entrerais pas dans l'heureux pays qu'il te donne en héritage.
22 Oui, je vais mourir en ce pays-ci et je ne passerai pas ce Jourdain. Mais vous, vous allez le passer et prendre possession de cet heureux pays.
23 Gardez-vous d'oublier l'alliance que Yahvé votre Dieu a conclue avec vous et de vous fabriquer une image sculptée de quoi que ce soit, malgré la défense de Yahvé ton Dieu;
24 car Yahvé ton Dieu est un feu dévorant, un Dieu jaloux.
25 Lorsque tu auras engendré des enfants et des petits-enfants et que vous aurez vieilli dans le pays, quand vous vous serez pervertis, que vous aurez fabriqué quelque image sculptée, fait ce qui est mal aux yeux de Yahvé ton Dieu de manière à l'irriter,
26 je prends aujourd'hui à témoin contre vous les cieux et la terre: vous devrez promptement disparaître de ce pays dont vous allez prendre possession en passant le Jourdain. Vous n'y prolongerez pas vos jours, car vous serez bel et bien anéantis.
27 Yahvé vous dispersera parmi les peuples, et il ne restera de vous qu'un petit nombre, au milieu des nations où Yahvé vous aura conduits.
28 Vous y servirez des dieux faits de main d'homme, du bois et de la pierre, incapables de voir et d'entendre, de manger et de sentir.
29 De là-bas, tu rechercheras Yahvé ton Dieu, et tu le trouveras si tu le cherches de tout ton cœur et de toute ton âme.
30 Dans ta détresse, toutes ces paroles t'atteindront, mais à la fin des temps tu reviendras à Yahvé ton Dieu et tu écouteras sa voix;
31 car Yahvé ton Dieu est un Dieu miséricordieux qui ne t'abandonnera ni ne te détruira, et qui n'oubliera pas l'alliance qu'il a conclue par serment avec tes pères.
32 Interroge donc les anciens âges, qui t'ont précédé depuis le jour où Dieu créa l'homme sur la terre: d'un bout du ciel à l'autre y eut-il jamais si auguste parole? En entendit-on de semblable?
33 Est-il un peuple qui ait entendu la voix du Dieu vivant parlant du milieu du feu, comme tu l'as entendue, et soit demeuré en vie?
34 Est-il un dieu qui soit venu se chercher une nation au milieu d'une autre, par des épreuves, des signes, des prodiges et des combats, à main forte et à bras étendu, et par de grandes terreurs - toutes choses que pour vous, sous tes yeux, Yahvé votre Dieu a faites en Égypte?
35 C'est à toi qu'il a donné de voir tout cela, pour que tu saches que Yahvé est le vrai Dieu et qu'il n'y en a pas d'autre.
36 Du ciel il t'a fait entendre sa voix pour t'instruire, et sur la terre il t'a fait voir son grand feu, et du milieu du feu tu as entendu ses paroles.
37 Parce qu'il a aimé tes pères et qu'après eux il a élu leur postérité, il t'a fait sortir d'Égypte en manifestant sa présence et sa grande force,
38 il a dépossédé devant toi des nations plus grandes et plus puissantes que toi, il t'a fait entrer dans leur pays et te l'a donné en héritage, comme il le reste encore aujourd'hui.
39 Sache-le donc aujourd'hui et médite-le dans ton cœur: c'est Yahvé qui est Dieu, là-haut dans le ciel comme ici-bas sur la terre, lui et nul autre.
40 Garde ses lois et ses commandements que je te prescris aujourd'hui, afin d'avoir, toi et tes fils après toi, bonheur et longue vie sur la terre que Yahvé ton Dieu te donne pour toujours.
41 Moïse choisit alors trois villes au-delà du Jourdain, à l'orient,
42 où pourrait s'enfuir le meurtrier qui aurait tué son prochain involontairement, sans avoir eu contre lui de haine invétérée: il pourrait, s'enfuyant dans une de ces villes, sauver sa vie.
43 C'étaient, pour les Rubénites, Béçèr, dans le désert, sur le Haut-Plateau ; pour les Gadites, Ramot en Galaad ; pour les Manassites, Golân en Bashân.
44 Voici la Loi que Moïse présenta aux Israélites.
45 Voici les stipulations, les lois et les coutumes que Moïse donna aux Israélites à leur sortie d'Égypte,
46 au-delà du Jourdain, dans la vallée proche de Bet-Péor, au pays de Sihôn, roi amorite résidant à Heshbôn. Moïse et les Israélites l'avaient battu à leur sortie d'Égypte
47 et s'étaient emparés de son pays, ainsi que du pays d'Og, roi du Bashân, - tous deux rois amorites au-delà du Jourdain à l'orient,
48 depuis Aroèr qui est sur le bord de la vallée de l'Arnon jusqu'au mont Siôn c'est l'Hermon , -
49 et de toute la Araba au-delà du Jourdain à l'orient, jusqu'à la mer de la Araba, au pied des pentes du Pisga.
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Le livre du Deutéronome n'a pas reçu son nom par hasard. Par souci de justice, il faut remarquer que ce nom lui a été donné par les traducteurs qui ont traduit le texte hébreu du Pentateuque en grec au IIe siècle av. J.-C. ; pourtant ce nom s'est révélé très heureux : il s'agit...  Lire la suite

Le livre du Deutéronome n'a pas reçu son nom par hasard. Par souci de justice, il faut remarquer que ce nom lui a été donné par les traducteurs qui ont traduit le texte hébreu du Pentateuque en grec au IIe siècle av. J.-C. ; pourtant ce nom s'est révélé très heureux : il s'agit d'une seconde loi, d'une nouvelle variante de la Torah, apparue plus tard que la première, ancienne, que nous trouvons dans le livre de l'Exode. Les biblistes parlent de l'origine tardive du livre du Deutéronome ; son auteur, lui, rattache son texte au temps de Moïse, mais, quoi qu'il en soit, on suppose en tout cas que les lois que nous trouvons dans le livre du Deutéronome apparaissent plus tard que celles contenues dans le livre de l'Exode.

La législation se développe : c'est l'essentiel, et tout le reste n'est que détails historiques qui ne changent pas le fond de l'affaire. Si la Torah peut changer avec le temps, il n'est déjà plus si important qu'il s'écoule quarante ans ou six siècles d'un changement à l'autre : ce qui importe, c'est le fait même du changement de la Torah, de son développement, de son devenir dans le processus de l'histoire. Le livre du Deutéronome, ses premiers chapitres introductifs contenant un aperçu historique du chemin parcouru par le peuple, témoigne précisément d'un tel développement de la Torah. Ici, la législation est précédée par la description du chemin parcouru, à l'issue duquel elle est donnée.

La Torah change conformément à ce chemin, et en même temps elle le détermine, lui donne un sens sans lequel tout le chemin parcouru par le peuple n'aurait rien valu. On pourrait dire qu'en un certain sens, la Torah elle-même devient chemin : le chemin du peuple devant Dieu, dont le chemin extérieur, géographique et historique, est la forme extérieure. Le chemin de la Torah ne peut exister sans elle, mais elle-même, sans la Torah comme son noyau spirituel, ne reste qu'une enveloppe vide. Il n'y a pas d'histoire sans la Torah, du moins pas d'histoire du peuple de Dieu en tant que peuple de Dieu précisément.

Mais il n'y a pas non plus de Torah hors de l'histoire, car même si l'on considère la Torah seulement comme une législation ou seulement comme un code moral, elle est impensable sans les hommes qui l'accompliront, hors du contexte de leur histoire, de leur chemin spirituel et vital. La Torah s'incarne dans l'histoire, avant tout dans l'histoire du peuple de Dieu, et en même temps elle devient cette force qui donne à l'histoire sa forme et sa qualité spirituelles, la remplissant de sens, non pas de sens humains passagers, mais du sens de Dieu, éternel et impérissable, celui qui relie l'histoire terrestre au Royaume.

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Pour Dt 4:5-9
Vois! comme Yahvé mon Dieu me l'a ordonné, je vous ai enseigné des lois et des coutumes, pour que vous les mettiez en pratique dans le pays dont vous allez prendre possession.
Gardez-les et mettez-les en pratique, ainsi serez-vous sages et avisés aux yeux des peuples. Quand ceux-ci auront connaissance de toutes ces lois, ils s'écrieront : " Il n'y a qu'un peuple sage et avisé, c'est cette grande nation ! "
Quelle est en effet la grande nation dont les dieux se fassent aussi proches que Yahvé notre Dieu l'est pour nous chaque fois que nous l'invoquons?
Et quelle est la grande nation dont les lois et coutumes soient aussi justes que toute cette Loi que je vous prescris aujourd'hui ?
Mais prends garde! Garde bien ta vie, ne va pas oublier ces choses que tes yeux ont vues, ni les laisser, en aucun jour de ta vie, sortir de ton cœur; enseigne-les au contraire à tes fils et aux fils de tes fils.
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Les lecteurs de la Bible se demandent souvent: en quoi le peuple juif est-il meilleur que les autres, pour que Dieu l'ait choisi précisément lui? Or la Torah donne une réponse tout à fait claire et sans équivoque: il ne s'agit pas du peuple en tant que tel, mais...  Lire la suite

Les lecteurs de la Bible se demandent souvent: en quoi le peuple juif est-il meilleur que les autres, pour que Dieu l'ait choisi précisément lui? Or la Torah donne une réponse tout à fait claire et sans équivoque: il ne s'agit pas du peuple en tant que tel, mais de cette Torah, de ces commandements et de ces lois que Dieu a donnés à ce peuple. C'est en cela que résident la force du peuple de Dieu et le sens même de son existence. Et c'est en elle, dans la Torah, que se trouve sa supériorité sur tous les autres peuples. Il ne s'agit pas ici du fait que la connaissance de la Torah rendrait par elle-même un homme ou tout un peuple meilleur. Il s'agit de suivre ces lois et ces commandements.

Bien sûr, si cette observance se transforme en formalisme religieux, il n'en sortira rien de bon. On obtiendra simplement un peuple de plus, plus ou moins religieux. Avec sa religion, qui, très certainement, n'intéressera que lui. Mais si l'observance de la Torah, l'observance des lois et commandements donnés par Dieu, devient un véritable travail spirituel, le peuple de Dieu deviendra ce levain spirituel qui fait lever toute l'humanité.

Les commandements, en effet, ne sont pas simplement des règles écrites par Dieu pour l'homme. Pas simplement un code moral, fût-il donné d'en haut. Les commandements sont les intentions de Dieu adressées à l'homme. Des intentions qui, si l'homme le veut, peuvent déterminer toute sa vie. Elles peuvent faire de l'homme le réceptacle du souffle de Dieu et l'instrument de l'action de Dieu. Et elles peuvent faire du peuple qui accepte les commandements comme des manifestations concrètes de la volonté de Dieu le peuple de Dieu au plein sens du mot, un peuple qui sera spirituellement rassemblé autour de la présence de Dieu, dans la Demeure, dans le Temple, en tout lieu que Dieu choisira. Un peuple-communauté. Un peuple absolument unique, qui ne ressemble à aucun autre.

Et c'est dans cette différence, dans le fait de devenir et d'être un peuple-communauté, que réside la force du peuple juif. Ce qui lui donne un avantage sur n'importe lequel des peuples qui vivaient avant lui sur la terre que Dieu lui a donnée. Et ce qui fera de lui, en son temps, ce phare qui éclairera le chemin des autres peuples. Mais cela ne viendra pas tout de suite. Ce sera plus tard, lorsque le Messie viendra et apportera le Royaume au monde. Il aura vers qui venir. Et le peuple de Dieu aura une raison de vivre. Car ce but est le plus digne de tous.

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Pour Dt 4:9
Mais prends garde! Garde bien ta vie, ne va pas oublier ces choses que tes yeux ont vues, ni les laisser, en aucun jour de ta vie, sortir de ton cœur; enseigne-les au contraire à tes fils et aux fils de tes fils.
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Ces paroles sont toujours opportunes lorsque quelque chose se termine pour nous à jamais et qu’une nouvelle étape de vie commence...  Lire la suite

Ces paroles sont toujours opportunes lorsque quelque chose se termine pour nous à jamais et qu’une nouvelle étape de vie commence. Pour nous, croyants, le principal ennemi est sans doute le découragement. Le découragement enlève les forces, tue l’espérance.

Or voici ce que nous dit l’Écriture : gardez en vous la mémoire du bien, en y voyant les œuvres glorieuses de Dieu. Alors il y aura dans le cœur une gratitude qui chasse le découragement, alors l’espérance revivra. Et il est très important que ce passage parle de notre témoignage aux enfants et aux petits-enfants. Il n’y a rien de pire que de les contaminer par notre découragement, d’empoisonner leurs jeunes âmes avec le venin de la défiance envers Dieu.

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Pour Dt 4:9
Mais prends garde! Garde bien ta vie, ne va pas oublier ces choses que tes yeux ont vues, ni les laisser, en aucun jour de ta vie, sortir de ton cœur; enseigne-les au contraire à tes fils et aux fils de tes fils.
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Ces mots sont toujours actuels, lorsque quelque chose s'achève pour nous pour toujours et commence une nouvelle étape de la vie. Pour nous, les croyants, la tristesse est probablement le plus grand ennemi...  Lire la suite

Ces mots sont toujours actuels, lorsque quelque chose s'achève pour nous pour toujours et commence une nouvelle étape de la vie. Pour nous, les croyants, la tristesse est probablement le plus grand ennemi. La tristesse ôte les forces, tue l'espoir. Mais voici ce que nous disent les Saintes Ecritures : gardez en vous la mémoire du bien, voyant en cela les glorieux faits de Dieu. Alors il y aura dans le cœur un remerciement expulsant la tristesse, ainsi l'espoir se ranimera. Et c'est très important qu'on parle ici de notre témoignage aux enfants et petits-fils. Il n'y a rien de plus mal, que de les contaminer avec notre tristesse, d’empoisonner leurs jeunes âmes avec le poison de l’incrédulité envers Dieu.

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Pour Dt 4:12
12 Yahvé vous parla alors du milieu du feu; vous entendiez le son des paroles, mais vous n'aperceviez aucune forme, rien qu'une voix.
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Qu’est-ce que la communion avec Dieu? Comment est-elle? Une chose est évidente: quels que soient les efforts de l’homme, quoi qu’il fasse, il ne peut rien faire pour s’approcher de Dieu. Et c’est pourquoi l’homme ne peut pas non plus se représenter Dieu. Certes, dans la langue humaine, on peut trouver des mots pour caractériser d’une certaine manière l’Unique, mais...  Lire la suite

Qu’est-ce que la communion avec Dieu? Comment est-elle? Une chose est évidente: quels que soient les efforts de l’homme, quoi qu’il fasse, il ne peut rien faire pour s’approcher de Dieu. Et c’est pourquoi l’homme ne peut pas non plus se représenter Dieu. Certes, dans la langue humaine, on peut trouver des mots pour caractériser d’une certaine manière l’Unique, mais toutes ces caractéristiques ne seront que la perception humaine des propriétés que l’homme lui-même attribue à l’Unique. Quant à ce qu’il est en réalité, lui seul peut le dire, si toutefois il le veut. Ce n’est pas un hasard si le plus haut accomplissement de la mystique païenne fut l’apophatisme, le refus de toute définition et de toute caractéristique de l’Unique.

Mais Dieu ne peut-il pas lui-même dire à l’homme quel il est? Oui et non. Bien sûr, Dieu peut se révéler à l’homme et il se révèle effectivement à lui lorsqu’il le juge nécessaire. Mais comment peut-il se révéler à lui? Tel que Dieu se voit et se connaît lui-même, jamais aucun homme ni aucun autre être créé par lui ne le verra ni ne le connaîtra. Nous ne pouvons connaître Dieu que tel qu’il se révèle à nous.

Il semblerait qu’il n’y ait là aucun problème: c’est bien pour cela qu’existent dans la culture humaine les symboles, pour exprimer quelque chose de non univoque, quelque chose où la forme et le contenu se trouvent dans des relations complexes et dynamiques. Le malheur, cependant, est que l’homme déchu est enclin à absolutiser la forme, souvent au détriment du contenu, surtout lorsqu’il s’agit de formes religieuses, qui sont le plus souvent utilisées pour exprimer et incarner la révélation. Dans ce cas, il vaut mieux se passer complètement de forme, du moins visuelle: car c’est précisément l’image qui se transforme le plus facilement en quelque chose qui se suffit à soi-même, obscurcissant et reléguant au second plan ce qu’elle devait symboliser.

Mais la communication est nécessaire, et les mots aussi peuvent se vider de leur sens? Oui, bien sûr; mais il est plus simple pour Dieu de communiquer avec nous précisément par la parole: car la parole est un processus profondément personnel, inséparable de l’expression et de l’incarnation des sens que l’homme a perçus et vécus comme siens. La communication verbale peut même être au-delà des mots; rien n’empêche Dieu de communiquer avec l’homme directement au niveau des sens, que l’homme lui-même incarnera en paroles. On peut ainsi éviter l’absolutisation de la forme, dangereuse pour l’homme, au détriment du sens.

Et Dieu accepte cela avant tout pour l’homme lui-même. Afin que la révélation parvienne à ceux à qui elle est adressée dans la pureté et la plénitude maximales possibles.

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Pour Dt 4:12
12 Yahvé vous parla alors du milieu du feu; vous entendiez le son des paroles, mais vous n'aperceviez aucune forme, rien qu'une voix.
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Qu'est-ce que c'est la communion avec Dieu? Comment cela se passe? Une seule chose est évidente: quoi que fasse l’homme, peu importe les efforts déployés, il ne peut rien faire pour s'approcher de Dieu. Et c'est pourquoi l’homme ne peut pas s'imaginer Dieu. Certes, on peut trouver dans la langue humaine des mots pour quelque peu caractériser l’Unique, mais toutes ces caractéristiques seront...  Lire la suite

Qu'est-ce que c'est la communion avec Dieu? Comment cela se passe? Une seule chose est évidente: quoi que fasse l’homme, peu importe les efforts déployés, il ne peut rien faire pour s'approcher de Dieu. Et c'est pourquoi l’homme ne peut pas s'imaginer Dieu. Certes, on peut trouver dans la langue humaine des mots pour quelque peu caractériser l’Unique, mais toutes ces caractéristiques seront seulement une perception humaine de ces propriétés, que l’homme Lui attribue. Mais qui Il est vraiment, ne peut être dit que par Lui-même, s’Il le voudra bien sûr. Ce n’est pas par hasard la plus grande réalisation de la mystique païenne est devenue apophatique, le refus de n’importe quelles définitions et caractéristiques de l’Unique. Mais est-ce que Dieu Lui-même ne peut pas raconter à l’homme, qui Il est? Et oui, et non. Bien sûr, Dieu peut Se révéler à l’homme et Se révèle vraiment lorsqu’Il trouve nécessaire. Mais comment peut-Il Se révéler à lui? La manière dont Dieu Se voit et Se connaît, ne Le verra jamais et ne Le connaîtra jamais ni l’homme, ni quelqu'un d'autre créé par Lui. Nous ne pouvons connaître Dieu que tel qu’Il Se révèle à nous.

Il semblerait, il n'y a aucun problème ici: pour cela les symboles existent dans la culture humaine pour exprimer quelque chose d’ambigu, quelque chose où la forme et le fond se trouvent sous des relations complexes dynamiques. Le problème cependant consiste en ce que l’homme déchu est enclin à absolutiser la forme, souvent au détriment du fond, particulièrement lorsqu’il s’agit des formes religieuses, qui sont utilisées le plus souvent pour l'expression et la réalisation de la révélation. Et dans un tel cas il vaut mieux vraiment en général se passer de la forme, au moins visuel: car, c’est notamment l'image qui se transforme le plus facilement en quelque chose d’autosuffisant, en obscurcissant et reléguant au second plan ce qu'elle était destinée à symboliser.

Mais n’est-ce pas la communication nécessaire, et les mots aussi peuvent être émasculés, en perdant son sens? Oui, bien sûr; mais il est plus facile pour Dieu de communiquer avec nous notamment à travers la parole: car la parole est un processus profondément personnel, il est inséparable de l'expression et la réalisation des sens, que l’homme a perçus et vécus, comme son propre.

La communication verbale peut en général être au-dessus des mots, rien n'empêche Dieu de communiquer avec l’homme directement au niveau des sens, que l’homme lui-même matérialisera en mots. Ainsi on peut éviter l'absolutisation de la forme au détriment du sens, dangereuse pour l’homme. Et Dieu fait cela, avant tout pour le bien de l’homme. Pour que la révélation arrive à ceux, à qui elle est adressée, dans une pureté et plénitude maximale.

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Pour Dt 4:15
15 Prenez bien garde à vous-mêmes: puisque vous n'avez vu aucune forme, le jour où Yahvé, à l'Horeb, vous a parlé du milieu du feu,
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La Torah nous propose plusieurs justifications du deuxième commandement du Décalogue, qui interdit toute image sacrée, non seulement païenne, mais aussi yahviste. L'une d'elles revient à dire que Dieu ne s'est jamais révélé à aucun membre de Son peuple sous une image concrète à laquelle...  Lire la suite

La Torah nous propose plusieurs justifications du deuxième commandement du Décalogue, qui interdit toute image sacrée, non seulement païenne, mais aussi yahviste. L'une d'elles revient à dire que Dieu ne s'est jamais révélé à aucun membre de Son peuple sous une image concrète à laquelle on pourrait L'identifier. À première vue, une telle affirmation peut paraître étrange : car c'est précisément près de l'Horeb, là où Moïse rencontra Dieu pour la première fois, qu'Il se révéla à lui dans une nuée lumineuse que Moïse prit de loin pour du feu.

Mais par cette lumière, Dieu n'a fait qu'indiquer le lieu de Sa présence, et elle n'a aucun rapport avec Son essence. Le mystère de la vie intérieure, dirions-nous, personnelle de Dieu demeure en tout cas pour nous un mystère. Il n'est ouvert qu'au Sauveur ; mais il nous faudrait, comme Lui, contenir en nous toute la plénitude de Dieu pour le comprendre, et une telle capacité est naturellement impossible pour nous. C'est pourquoi la Torah contient l'interdiction non seulement des images sacrées païennes, mais aussi des images sacrées yahvistes. Dans l'Antiquité, toute image sacrée prétendait précisément révéler à l'adorateur l'essence de la divinité qu'il adorait, afin que l'adorateur puisse communier à cette essence. Dans le cas de Yahvé, cela était impossible : Son essence restait cachée à l'homme par définition ; ici se manifestait ce que les théologiens appellent la transcendance de Dieu.

On pourrait croire que les théophanies auraient pu donner une idée de l'essence de Dieu. Il en était ainsi dans le cas des dieux et des cultes païens, mais non dans le cas du Dieu d'Israël : car ici, la théophanie ne supposait pas le dépassement complet de l'abîme qui sépare Dieu de l'homme. Un dépassement partiel rendait possible la communion avec Dieu, mais non la connaissance de l'essence. C'est pourquoi identifier la théophanie à Dieu serait ici analogue à assimiler la personne avec qui l'on parle au téléphone au combiné d'où vient sa voix.

La situation n'a changé radicalement qu'avec la venue dans le monde du Christ, qui a apporté avec Lui le Royaume. Bien sûr, là aussi, dans le Royaume, la différence entre Dieu et l'homme ne disparaît pas, mais là, au moins, l'abîme qui les séparait entièrement disparaît. Il disparaît, bien sûr, non parce que l'homme devient égal à Dieu, mais parce que le Royaume est tout entier pénétré du souffle de Dieu et de Son amour. Mais il n'y a pas d'image ici non plus. En revanche, apparaît ici la relation, qui remplace cette image. Une relation dont le garant devient Celui qui a apporté le Royaume dans le monde.

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Pour Dt 4:15
15 Prenez bien garde à vous-mêmes: puisque vous n'avez vu aucune forme, le jour où Yahvé, à l'Horeb, vous a parlé du milieu du feu,
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La Torah nous propose quelques argumentations du deuxième commandement de la Décalogue interdisant toutes images sacrées, pas seulement païennes, mais aussi yahvistes. Et l’une d'elles fait savoir que Dieu ne S’est jamais révélé à personne...  Lire la suite

La Torah nous propose quelques argumentations du deuxième commandement de la Décalogue interdisant toutes images sacrées, pas seulement païennes, mais aussi yahvistes. Et l’une d'elles fait savoir que Dieu ne S’est jamais révélé à personne de Son peuple dans aucune image concrète, avec laquelle on pourrait L'identifier. À première vue une telle affirmation peut se montrer étrange: car notamment près de Khoreba, là, où Moise a rencontré pour la première fois Dieu, Il S'est révélé à lui dans un nuage rayonnant, que Moise a pris de loin pour le feu. Mais en effet, avec ce rayonnement, Dieu désignait juste la place de Sa présence, et il n'a aucune relation avec Son essence.

Le secret intérieur, comme nous dirions, la vie privée de Dieu dans tous les cas reste pour nous un secret. Elle est ouverte seulement au Sauveur, mais nous devons, comme Lui, contenir en nous-mêmes toute la plénitude de Dieu pour comprendre cela, et une telle contenance est bien sûr en soi impossible pour nous. C’est pourquoi il existe dans la Torah une interdiction non seulement sur des images sacrées païennes, mais aussi yahvistes. Toute image sacrée dans l'ancienneté prétendait justement notamment à ouvrir à l’adorant l'essentiel de cette divinité, qu’il adore, pour que l'adorant pût se joindre à cet essentiel.

Mais dans le cas avec Yahvé une telle chose était impossible : Son essence restait par définition caché de l’homme, se manifestait ici ce que les théologiens appellent la transcendance de Dieu. Il aurait semblé, les épiphanies pourraient donner la représentation de l'essence de Dieu. C’était ainsi dans le cas des dieux païens et des cultes, mais pas dans le cas du Dieu d'Israël : car ici l'épiphanie ne supposait pas de surmonter complètement ce précipice, qui sépare Dieu de l’homme. Et surmonter a rendu partiellement possible la communion avec Dieu, mais pas la connaissance de l'essence.

C’est pourquoi identifier l'épiphanie avec Dieu dans ce cas serait analogue à l'assimilation de l’homme avec qui tu parles au téléphone au poste téléphonique qui transmet sa voix. La situation a foncièrement changé seulement avec l'arrivée au monde du Christ, qui a apporté avec Lui le Royaume. Bien sûr, et là, dans le Royaume, la différence entre Dieu et l’homme ne disparaît pas, mais là, au moins, disparaît complètement le précipice leur séparant. Disparaît bien sûr pas parce que l’homme devient égal à Dieu, mais parce que le Royaume est entièrement pénétré par le souffle de Dieu et Son amour. Mais il n’y a pas aussi d'images ici. Par contre apparaît ici la relation, remplaçant cette image. Relation, dont le garant est Celui qui a apporté le Royaume au monde.

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Pour Dt 4:23
23 Gardez-vous d'oublier l'alliance que Yahvé votre Dieu a conclue avec vous et de vous fabriquer une image sculptée de quoi que ce soit, malgré la défense de Yahvé ton Dieu;
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La Torah consacre beaucoup de place au thème de l'image de Dieu, ou plus exactement à l'interdiction de telles images. Il faut remarquer qu'une exigence de ce genre, sur fond de représentations religieuses et de pratiques religieuses largement répandues dans l'ancien Proche-Orient (et pas seulement là), paraissait quelque peu étrange. En effet, pour un païen, un dieu n'existe que dans la mesure où...  Lire la suite

La Torah consacre beaucoup de place au thème de l'image de Dieu, ou plus exactement à l'interdiction de telles images. Il faut remarquer qu'une exigence de ce genre, sur fond de représentations religieuses et de pratiques religieuses largement répandues dans l'ancien Proche-Orient (et pas seulement là), paraissait quelque peu étrange. En effet, pour un païen, un dieu n'existe que dans la mesure où il possède son autel et son image sacrée, devant laquelle on peut se prosterner. Un dieu qui n'avait ni l'un ni l'autre était considéré comme parti, ou même mort ; il ne pouvait être question d'aucune relation avec un tel dieu. Le Dieu d'Israël, au contraire, exige l'absence de toute image sacrée comme condition indispensable de la communion avec Dieu. Toute image de Dieu, même symbolique, devient un obstacle à la communion avec Lui. Pourquoi donc ?

Bien sûr, toute image, même symbolique, risque toujours de devenir elle-même un objet de culte, ce qui s'est produit plus d'une fois dans l'histoire des religions les plus diverses, y compris monothéistes. Mais cela reste une anomalie de la vie spirituelle, la conséquence de la dégénérescence spirituelle d'une tradition : même les païens, du moins les plus instruits, comprenaient parfaitement qu'une statue sacrée ou une image sacrée n'était pas le dieu, mais seulement son symbole et un moyen de communiquer avec lui. L'enjeu, manifestement, était donc ailleurs. Où exactement ?

Sans doute dans les associations d'images que produisent inévitablement tous les symboles, même les plus chargés de sens spirituel. Même l'image du taureau sacré, du veau, que les Hébreux avaient coulée en or au Sinaï, malgré tout son symbolisme et bien qu'elle dût simplement désigner la force de Dieu, cette force dont Dieu s'était servi pour faire sortir Son peuple d'Égypte, ne pouvait manquer de rattacher Yahvé à l'image de l'Apis égyptien. Aucun symbolisme ne pouvait y remédier. Or Yahvé n'est pas Apis, et Sa force même n'est pas celle d'Apis. Il n'y avait qu'une issue : éviter toute image, toute association, tout symbolisme. Ce n'est pas par hasard que, dans le Tabernacle, il n'y avait au départ qu'une seule relique sacrée : le texte du Décalogue gravé sur de petites tables de pierre. Pas de symboles, pas d'associations. Seulement la volonté de Dieu, clairement exprimée par Lui-même.

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Pour Dt 4:23
23 Gardez-vous d'oublier l'alliance que Yahvé votre Dieu a conclue avec vous et de vous fabriquer une image sculptée de quoi que ce soit, malgré la défense de Yahvé ton Dieu;
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La Torah consacre beaucoup de place au sujet de l’image de Dieu, plus exactement, l'interdiction de telles images. Il convient de noter que ce type de demande dans le contexte des représentations religieuses et de la pratique religieuse largement répandues dans l'antiquité au Proche-Orient (et non seulement là) avait l'air un peu étrange. En fait, pour le païen dieu n’existe qu’autant qu’il a son autel et son image sacrée, dont on peut adorer...  Lire la suite

La Torah consacre beaucoup de place au sujet de l’image de Dieu, plus exactement, l'interdiction de telles images. Il convient de noter que ce type de demande dans le contexte des représentations religieuses et de la pratique religieuse largement répandues dans l'antiquité au Proche-Orient (et non seulement là) avait l'air un peu étrange. En fait, pour le païen dieu n’existe qu’autant qu’il a son autel et son image sacrée, dont on peut adorer. Le dieu qui n’a ni l’un, ni l'autre, est considéré partant ou même mort, il ne pouvait même pas être question de communiquer avec un tel dieu. Mais voici le Dieu d'Israël, demande au contraire l'absence de toutes les images sacrées, comme de la condition sine qua non de la communion avec Dieu. N'importe quelle image de Dieu, même symbolique, devient un obstacle pour les relations avec Lui. Mais pourquoi c’est ainsi?

Certes, n'importe quelle image, même symbolique, a potentiellement la chance de se transformer elle-même en objet d'adoration, ce qui s’est produit plusieurs fois dans l’histoire de différentes religions (y compris le monothéiste aussi). Mais c’est tout de même une anomalie de la vie spirituelle, la conséquence de la dégénération spirituelle de la tradition: car même les païens (bien sûr éduqués) comprenaient parfaitement que la statue sacrée ou l’image sacrée n’est pas un dieu, mais seulement son symbole et un moyen de communiquer avec Lui.

Le problème, comme on voit, était tout de même en quelque chose d’autre. En quoi? Peut-être, tout de même dans ces associations figuratives, qui engendrent inévitablement n’importe quels symboles, même les plus saturés de sens spirituels. Même l'image du taureau sacré (veau) coulé d'or par les Juifs sur Sinaï, malgré tout son symbolisme, quoiqu'il dût simplement désigner la puissance de Dieu, cette puissance que Dieu S'est servie pour faire sortir Son peuple d'Egypte, ne pouvait tout de même ne pas lier Yahvé à l'image de l'Apis égyptien.

Et aucun symbolisme ne pouvait aider ici. Mais en effet, Yahvé n’est pas Apis, et même Sa puissance n’est pas la puissance d'Apis. Il n’y avait qu’une sortie: éviter toute image, toute association, tout symbolisme. Ce n’est pas par hasard dans le Tabernacle se trouvait initialement seulement une relique sacrée : le texte du Décalogue gravé sur de petites tables de pierres. Pas de symboles, pas d’associations. Seule la volonté de Dieu, exprimée clairement par Lui-même.

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Pour Dt 4:31
31 car Yahvé ton Dieu est un Dieu miséricordieux qui ne t'abandonnera ni ne te détruira, et qui n'oubliera pas l'alliance qu'il a conclue par serment avec tes pères.
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La Torah dit souvent que l'alliance de Dieu avec son peuple demeure indestructible en tout cas, que Dieu ne quittera jamais son peuple et n'oubliera pas l'alliance conclue autrefois, ce qui toutefois ne garantit nullement le peuple de Dieu contre...  Lire la suite

La Torah dit souvent que l'alliance de Dieu avec son peuple demeure indestructible en tout cas, que Dieu ne quittera jamais son peuple et n'oubliera pas l'alliance conclue autrefois, ce qui toutefois ne garantit nullement le peuple de Dieu contre le châtiment en cas de violation de la Torah comme condition de cette alliance. Qu'est-ce donc : un traitement spécial pour des favoris ? De l'indulgence ? Et une telle attitude signifie-t-elle que Dieu est prêt à fermer les yeux sur les péchés de son peuple simplement parce qu'il est son peuple ? Certainement pas. Il s'agit, on le voit, d'autre chose.

De quoi alors ? Peut-être de l'essence même de l'alliance ? En effet, une alliance n'est pas simplement un contrat, comme ces accords d'affaires que nous concluons entre nous dans notre monde déchu, où tout est simple : tu as conclu un contrat, alors tiens-le ; si tu ne peux pas ou ne veux pas, paie la pénalité et tu peux oublier le contrat. Tu l'as violé et tu n'es plus lié par lui, et personne ne te doit plus rien. Pour Dieu, l'alliance n'est pas un contrat formel, mais une union qui présuppose des relations profondes et stables. Plus encore : à cette union, Dieu a lié tout un plan, qui présuppose à la fois la venue du Messie et le salut de toute l'humanité, sa libération du pouvoir de ce mal dans la captivité duquel le monde est tombé après la chute.

Et si l'on regarde plus largement, on peut voir un plan encore plus grandiose : la transformation complète de toute la création, un changement qualitatif de la nature de l'univers avec sa propre participation, dans laquelle le rôle décisif appartient à l'humanité. Alors tout se met en place. En effet, si Dieu a lié à l'alliance un plan d'une telle ampleur, il fera bien sûr tout ce qui est possible pour préserver cette alliance à tout prix.

Bien sûr, il prendra des mesures pour corriger son peuple, et ses mesures peuvent être très, très sévères. Mais détruire son peuple et rompre l'union conclue autrefois signifierait l'effondrement de tout le plan de Dieu, et cela, bien sûr, Dieu ne peut ni ne veut le permettre. D'ailleurs, la situation dans le monde déchu est telle que même si Dieu décidait de cesser de réaliser son plan sous sa forme actuelle et de tout recommencer, rien ne garantit que son nouveau peuple serait meilleur que l'actuel. Pour changer radicalement la situation, il faudrait tout simplement recréer le monde à nouveau. Mais ce serait déjà une autre histoire, celle d'un autre monde et d'une autre humanité.

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Pour Dt 4:31
31 car Yahvé ton Dieu est un Dieu miséricordieux qui ne t'abandonnera ni ne te détruira, et qui n'oubliera pas l'alliance qu'il a conclue par serment avec tes pères.
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La Torah dit souvent que l’alliance de Dieu avec Son peuple reste dans tous les cas inaltérable, que Dieu n’abandonnera jamais Son peuple et n'oubliera pas l’alliance une fois conclue...  Lire la suite

La Torah dit souvent que l’alliance de Dieu avec Son peuple reste dans tous les cas inaltérable, que Dieu n’abandonnera jamais Son peuple et n'oubliera pas l’alliance une fois conclue (qui, d'ailleurs, ne garantit pas du tout le peuple de Dieu de la punition en cas de violation de la Torah, comme condition de cette alliance). Qu’est-ce que c’est: une relation spéciale envers les aimés? La connivence? Et est-ce qu’une telle relation signifie que Dieu est prêt à fermer les yeux sur les péchés de Son peuple juste parce que c'est Son peuple? Probablement, non. Le problème comme on voit, est ailleurs.

Mais où donc? Peut-être, dans le sens même de l’alliance? En fait, l’alliance n’est pas simplement un contrat, à l'instar de ces accords d'affaires, que nous concluons entre nous dans notre monde déchu, où tout est simple : vous avez conclu un contrat — veuillez respecter, vous ne pouvez pas ou vous ne voulez pas — payez le dédit et vous pouvez oublier le contrat: vous l’avez violé et vous n’y êtes plus lié, rien et personne ne vous oblige. Pour Dieu l’alliance n’est pas un contrat formel, mais une union supposant des relations profondes et stables. En outre: pour Dieu, avec cette union est lié tout un plan supposant et l'arrivée du Messie, et le salut de toute l'humanité, sa libération du pouvoir de ce mal, dont le monde s'est trouvé en captivité après la chute.

Et si on regardait un peu plus largement, on peut voir le plan encore plus grandiose: la transformation totale de toute la création, le changement qualitatif de la nature de l'univers avec sa propre participation, dont le rôle décisif appartient à l’homme. Et alors tout se met à sa place. En fait, si pour Dieu, est lié avec l’alliance un si ambitieux plan, Il fera alors tout Son possible pour que cette alliance soit sauvegardée à tout prix. Bien sûr, Il prendra les mesures pour corriger Son peuple, et Ses mesures peuvent être très très rigides, mais détruire Son peuple et rompre l'alliance une fois conclue signifierait l'échec du plan de Dieu, et Dieu ne peut et ne veut pas bien sûr admettre cela.

En plus, la situation dans le monde déchu se forme telle que, même si Dieu décidait d’arrêter la réalisation de Son plan dans son aspect actuel et tout recommencer de nouveau, il n'y a aucune garantie que Son nouveau peuple serait mieux que l'actuel. Pour changer la situation foncièrement, il aurait fallut tout simplement recréer le monde de nouveau. Mais ce serait déjà une autre histoire d'un autre monde et d’une autre humanité.

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