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RÉFLEXIONS pour Dt 23:2-26

L'homme aux testicules écrasés, ou à la verge coupée, ne sera pas admis à l'assemblée de Yahvé.
Le Bâtard ne sera pas admis à l'assemblée de Yahvé; même ses descendants à la dixième génération ne seront pas admis à l'assemblée de Yahvé.
L'Ammonite et le Moabite ne seront pas admis à l'assemblée de Yahvé; même leurs descendants à la dixième génération ne seront pas admis à l'assemblée de Yahvé, et cela pour toujours;
parce qu'ils ne sont pas venus à votre rencontre avec le pain et l'eau quand vous étiez en route à la sortie d'Égypte, et parce qu'il a soudoyé Balaam fils de Béor pour te maudire, de Pétor en Aram Naharayim.
Mais Yahvé ton Dieu ne consentit pas à écouter Balaam, et Yahvé ton Dieu changea pour toi la malédiction en bénédiction, car Yahvé ton Dieu t'aimait.
Jamais, tant que tu vivras, tu ne rechercheras leur prospérité et leur bonheur.
Tu ne tiendras pas l'Édomite pour abominable, car c'est ton frère. Tu ne tiendras pas l'Égyptien pour abominable, car tu as été un étranger dans son pays.
A la troisième génération, leurs descendants seront admis à l'assemblée de Yahvé.
10 Quand tu iras camper contre tes ennemis, tu te garderas de tout mal.
11 S'il se trouve parmi les tiens un homme qui ne soit pas en état de pureté, par suite d'une pollution nocturne, il sortira du camp et n'y rentrera pas.
12 Vers le soir, il se lavera, et au coucher du soleil il pourra rentrer au camp.
13 Tu auras un endroit hors du camp et c'est là que tu iras, au-dehors.
14 Tu auras une pioche dans ton équipement, et quand tu iras t'accroupir au-dehors, tu donneras un coup de pioche et tu recouvriras tes ordures.
15 Car Yahvé ton Dieu parcourt l'intérieur du camp pour te protéger et te livrer tes ennemis. Aussi ton camp doit-il être une chose sainte, Yahvé ne doit rien voir chez toi de dégoûtant ; il se détournerait de toi !
16 Tu ne laisseras pas enfermer par son maître un esclave qui se sera enfui de chez son maître auprès de toi.
17 Il demeurera avec toi, parmi les tiens, au lieu qu'il aura choisi dans l'une de tes villes où il se trouvera bien; tu ne le molesteras pas.
18 Il n'y aura pas de prostituée sacrée parmi les filles d'Israël, ni de prostitué sacré parmi les fils d'Israël.
19 Tu n'apporteras pas à la maison de Yahvé ton Dieu le salaire d'une prostituée ni le paiement d'un chien, quel que soit le vœu que tu aies fait: car tous deux sont en abomination à Yahvé ton Dieu.
20 Tu ne prêteras pas à intérêt à ton frère, qu'il s'agisse d'un prêt d'argent, ou de vivres, ou de quoi que ce soit dont on exige intérêt.
21 À l'étranger tu pourras prêter à intérêt, mais tu prêteras sans intérêt à ton frère, afin que Yahvé ton Dieu te bénisse en tous tes travaux, au pays où tu vas entrer pour en prendre possession.
22 Si tu fais un vœu à Yahvé ton Dieu, tu ne tarderas pas à l'acquitter: nul doute que Yahvé ton Dieu te le réclame, et tu te chargerais d'un péché.
23 Mais si tu t'abstiens de vœu, tu ne te chargeras pas d'un péché.
24 Ce qui sort de ta bouche, tiens-le, et exécute le vœu que tu as fait volontairement à Yahvé ton Dieu, de ta propre bouche.
25 Si tu passes dans la vigne de ton prochain, tu pourras manger du raisin à ton gré, jusqu'à satiété, mais tu n'en mettras pas dans ton panier.
26 Si tu traverses les moissons de ton prochain, tu pourras arracher des épis avec la main, mais tu ne porteras pas la faucille sur la moisson de ton prochain.
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Certaines normes de la Torah, et en particulier du Livre du Deutéronome, peuvent paraître étranges. Non pas cruelles, mais précisément étranges, absurdes, dépourvues de sens. Quel rapport, par exemple, une mutilation physique a-t-elle avec la possibilité de se tenir devant Dieu ? C'est une question spirituelle bien plus que physique. Bien sûr, le prêtre lévitique ne pouvait pas être absolument infirme physiquement : un homme absolument infirme n'aurait tout simplement pas pu accomplir les sacrifices. Mais il n'est pas question ici d'un tel cas, ni d'une infirmité physique. On peut certes penser qu'il ne s'agit pas d'une mutilation ordinaire, mais de la castration rituelle pratiquée dans l'Antiquité dans certains cultes païens.

Il est toutefois possible aussi d'y voir autre chose : un simple rappel que l'on offre toujours à Dieu le meilleur, et non le pire de ce dont dispose la communauté. Si la Torah interdit d'offrir en sacrifice des animaux estropiés, pourquoi un homme estropié devrait-il accomplir le sacrifice ? Il ne s'agit pas ici de mépris, ni d'abaissement, ni de dire que Dieu n'a pas besoin de l'infirme. La question est de savoir s'il faut confier le service sacré à celui qui ne possède pas la plénitude de sa propre existence, de sa propre vie, même s'il s'agit de la plénitude physique.

C'est cette plénitude de vie, l'intégrité de son expérience, qui devient le sens principal de la Torah, de son observance et de sa mise en pratique. Il y a ici l'hygiène physique et l'hygiène spirituelle et morale. Il est étrange de voir une prescription sur la pelle à côté de prescriptions interdisant l'usure ou la débauche, surtout si l'on tient compte du fait que l'on a déjà beaucoup parlé de l'usure comme de la débauche. Ici, toutefois, on en parle comme de quelque chose d'ordinaire et de quotidien, de ce qui est devenu une part de l'impureté quotidienne.

De telles choses sont habituellement présentes dans la vie de l'homme et de la société comme quelque chose d'inséparable d'elle et donc de banal, comme une sorte de « péché acceptable ». On dit généralement de ces péchés : c'est mal, bien sûr, mais... qui donc est sans péché ? C'est précisément le refus du repentir, du combat contre le péché, le consentement à celui-ci et l'accord avec lui. Parfois une telle vie dans le péché paraît même acceptable, mais l'auteur sacré met les points sur les i de manière tout à fait claire, et même quelque peu naturaliste : vivre ainsi, c'est comme vivre au milieu de ses propres excréments non enlevés. Avec toutes les conséquences qui en découlent pour la santé spirituelle.

Autres réflexions

 
Pour Dt 23:22
22 Si tu fais un vœu à Yahvé ton Dieu, tu ne tarderas pas à l'acquitter: nul doute que Yahvé ton Dieu te le réclame, et tu te chargerais d'un péché.
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L’homme pouvait destiner quelque chose de ses biens à une offrande volontaire, c’est-à-dire à un sacrifice, à Dieu. Cela ne signifiait pas qu’il devait aussitôt se rendre à l’autel le plus proche et y porter ce qu’il avait promis...  Lire la suite

L’homme pouvait destiner quelque chose de ses biens à une offrande volontaire, c’est-à-dire à un sacrifice, à Dieu. Cela ne signifiait pas qu’il devait aussitôt se rendre à l’autel le plus proche et y porter ce qu’il avait promis, mais ce qui était ainsi consacré à Dieu devenait qadosh dès l’instant de la déclaration. L’agneau pouvait encore courir pendant des mois dans le troupeau, mais il n’appartenait déjà plus à son ancien maître, même si celui-ci continuait d’en porter la responsabilité. On ne pouvait déjà plus manger ni vendre cet agneau; on pouvait seulement, à un moment donné, l’offrir réellement en sacrifice. Une décision prononcée devant Dieu ne peut pas être annulée!

Ce même principe est ici appliqué à tout vœu fait à Dieu (voir v. 21), mais on peut aussi interpréter ce verset plus largement: tout ce qui est dit ou promis est, d’une manière ou d’une autre, dit ou promis devant Dieu, que l’homme ait juré ou non; il faut donc l’accomplir de la même manière que s’accomplissent les promesses de sacrifice. Aucun «j’ai changé d’avis» n’est accepté! C’est de cela aussi que Jésus dira plus tard: «Que votre parole soit: oui, oui; non, non; ce qu’on y ajoute vient du Mauvais» (Mt 5:37).

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Pour Dt 23:23
23 Mais si tu t'abstiens de vœu, tu ne te chargeras pas d'un péché.
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Essayons d'abord de comprendre cette phrase. Quelqu’un pouvait destiner quelque chose de ses biens à une offre volontaire, c'est-à-dire une offrande à Dieu. Cela ne signifiait pas qu'il devait immédiatement se diriger vers...  Lire la suite

Essayons d'abord de comprendre cette phrase. Quelqu’un pouvait destiner quelque chose de ses biens à une offre volontaire, c'est-à-dire une offrande à Dieu. Cela ne signifiait pas qu'il devait immédiatement se diriger vers l'autel le plus proche et apporter la chose promisse, mais ce qui était consacré ainsi à Dieu, devenait kadosh du moment de l'annonce. L'agneau pouvait encore courir pendant les mois dans le troupeau, mais il n'appartenait plus à son ancien propriétaire, bien que celui-ci continue à assumer la responsabilité pour lui. Cet agneau ne pouvait plus déjà être mangé ou vendu, on ne pouvait à un certain moment en effet que le sacrifier. Il ne faut pas changer une décision qui a été dite devant Dieu!

Ce même principe est transféré sur tout vœu fait à Dieu (voir verset 22), mais on peut encore interpréter ce verset un peu plus largement : tout ce qu'est dit ou promis, d’une manière ou d'une autre est dit ou promis devant Dieu, indépendamment du fait, que l’homme ait juré ou non, c'est pourquoi il faut l’accomplir de la même manière qu'on accomplit les promesses du sacrifice. Aucun «j'ai changé d'avis» n’est accepté! Jésus parlera de la même chose après: «Que votre langage soit : "Oui ? oui", "Non ? non" : ce qu'on dit de plus vient du Mauvais.» (Matt. 5:37).

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