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RÉFLEXIONS pour 1P 2:9

Mais vous, vous êtes une race élue, un sacerdoce royal, une nation sainte, un peuple acquis, pour proclamer les louanges de Celui qui vous a appelés des ténèbres à son admirable lumière,
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Dans la première moitié de ce verset, l'apôtre Pierre proclame qu'en ceux à qui il s'adresse, et donc en nous, s'est accomplie la promesse de Dieu donnée par Moïse lors de la conclusion de l'alliance au mont Sinaï (Ex 19). Mais il est dit là que la promesse concerne ceux qui observent tous les commandements donnés par Dieu, la loi de Moïse. Les observons-nous ? Et si nous nous rappelons comment Jésus interprète ces commandements dans son Sermon sur la montagne (Mt 5), notre conscience devrait aussitôt nous accuser. Et il ne faut pas penser qu'il en va ainsi maintenant, tandis qu'au temps des apôtres tout était en ordre. Les livres des Actes et des lettres apostoliques témoignent qu'alors aussi, chez les hommes, membres de l'Église, justice et péché, sainteté et apostasie étaient mêlés, comme en nous. Pourquoi donc Pierre écrit-il ainsi ?

Il y a un Homme qui n'a pas transgressé la loi, qui a complété et accompli tous les commandements : l'Élu de Dieu, notre Roi et Grand Prêtre, le Christ. En lui s'accomplit tout ce que Dieu a promis dans son alliance, et tout cela devient nôtre alors, et seulement alors, lorsque nous unissons notre vie à la vie du Christ, lorsque nous remettons notre vie entre ses mains et lui permettons de gouverner notre vie. Il nous suffit de ne pas nous « distraire » de lui, de toujours le chercher, de regarder vers lui, comme Pierre lorsqu'il marcha sur l'eau vers Jésus (Mt 14:29-31).

Mais Pierre dit encore autre chose. Dans cette vie nouvelle, nous avons une tâche : la porter aux autres, témoigner devant eux de la manière dont le Seigneur a changé notre vie, manifester une telle lumière et un tel amour que les hommes puissent voir à travers nous la plénitude de la perfection de Celui qui est lui-même Lumière, Amour et Vie.

Autres réflexions

 
Pour 1P 2:9
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En appelant les chrétiens « sacerdoce royal » et « peuple acquis », l'apôtre leur rappelle par là même la tâche principale de l'Église, qui consiste, à ce qu'il apparaît, avant tout à témoigner de la réalité du Royaume déjà entré dans notre monde et qui le transforme. Bien sûr, les « perfections de Celui qui vous a appelés » se rapportent au Christ lui-même ; autrement, cette expression serait incompréhensible. Mais le témoignage rendu au Christ, s'il est authentique, sera inévitablement d'abord un témoignage rendu au Royaume qu'il a apporté au monde. En fait, comme chrétiens, nous ne pourrions témoigner de rien d'autre devant le monde.

Bien sûr, chacun de nous aura certainement quelque chose qui relève de sa propre tradition, culturelle et religieuse. Mais le témoignage rendu à notre tradition ne sera plus notre témoignage en tant que chrétiens. Ce peut être notre témoignage en tant qu'orthodoxes, catholiques, protestants ou représentants de l'une des nombreuses religions issues du christianisme. Pourtant, un tel témoignage n'a pas de rapport direct avec le Christ ni avec le Royaume ; au mieux, il ne peut être que notre interprétation historique et culturelle du christianisme.

Mais Jésus ne nous propose aucune interprétation ; il ne nous propose que lui-même et le Royaume qu'il a apporté au monde. Et si nous sommes réellement, selon la parole de l'apôtre, un « peuple saint », c'est-à-dire ayant rapport à ce Royaume, alors seul le Christ et le Royaume peuvent et doivent être le sens de notre témoignage. Sinon, nous cesserons très vite d'être ce que l'apôtre nous appelle à être.

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Pour 1P 2:1-10
Rejetez donc toute malice et toute fourberie, hypocrisies, jalousies et toute sorte de médisances.
Comme des enfants nouveau-nés désirez le lait non frelaté de la parole, afin que, par lui, vous croissiez pour le salut,
si du moins vous avez goûté combien le Seigneur est excellent.
Approchez-vous de lui, la pierre vivante, rejetée par les hommes, mais choisie, précieuse auprès de Dieu.
Vous-mêmes, comme pierres vivantes, prêtez-vous à l’édification d’un édifice spirituel, pour un sacerdoce saint, en vue d’offrir des sacrifices spirituels, agréables à Dieu par Jésus Christ.
Car il y a dans l’Écriture : Voici que je pose en Sion une pierre angulaire, choisie, précieuse, et celui qui se confie en elle ne sera pas confondu.
À vous donc, les croyants, l’honneur, mais pour les incrédules, la pierre qu’ont rejetée les constructeurs, celle-là est devenue la tête de l’angle,
une pierre d’achoppement et un rocher qui fait tomber. Ils s’y heurtent parce qu’ils ne croient pas à la Parole ; c’est bien à cela qu’ils ont été destinés.
Mais vous, vous êtes une race élue, un sacerdoce royal, une nation sainte, un peuple acquis, pour proclamer les louanges de Celui qui vous a appelés des ténèbres à son admirable lumière,
10 vous qui jadis n’étiez pas un peuple et qui êtes maintenant le Peuple de Dieu, qui n’obteniez pas miséricorde et qui maintenant avez obtenu miséricorde.
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Le Christ est appelé pierre vivante, mais nous sommes nous aussi appelés à devenir des pierres vivantes semblables à Lui. Une fois encore, l'apôtre souligne la grandeur...  Lire la suite

Le Christ est appelé pierre vivante, mais nous sommes nous aussi appelés à devenir des pierres vivantes semblables à Lui. Une fois encore, l'apôtre souligne la grandeur de la mission qui nous est confiée : nous sommes appelés à devenir semblables à Dieu, Ses collaborateurs dans l'œuvre du salut. Il nous a en effet créés à Son image et à Sa ressemblance ; et même si notre état de péché a déformé Son image, cela ne signifie pas que le Seigneur ait renoncé à Son dessein premier.

Le rassemblement des fidèles autour du Christ est l'étape la plus importante vers la restauration du monde blessé par le péché. Pierre conclut la liste des expressions qui révèlent la vocation des chrétiens, race élue, sacerdoce royal, nation sainte..., paroles auxquelles nous devrions réfléchir plus souvent au milieu de l'agitation quotidienne, en disant que les chrétiens jadis n'étaient pas un peuple, mais sont maintenant le peuple de Dieu. Cela rappelle que l'appel d'Abraham marque le début du chemin d'un peuple choisi pour garder la fidélité au Seigneur. Au commencement, pour accomplir le service qui lui avait été confié, ce peuple devait se séparer de ses voisins païens. Désormais, cependant, le peuple de Dieu s'élargit : tous ceux qui sont appelés peuvent y entrer, même s'ils ont été rejetés par les hommes. Mais non par Dieu.

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