23 Oui, Dieu a créé l'homme pour l'incorruptibilité, il en a fait une image de sa propre nature;
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La question du sens de la vie préoccupe l'homme, sans doute, depuis le moment même de la chute. Avant la catastrophe, ce sens était déterminé par Dieu, et l'homme recevait la définition de Dieu comme la sienne. Si des questions surgissaient, Celui qui pouvait donner la réponse la plus complète, la plus claire et la plus juste était toujours près de lui. Le problème, on le voit, est apparu lorsque l'homme déchu a désappris à écouter et à entendre Dieu. Alors cet homme déchu s'est mis à se poser à lui-même et aux autres des questions étranges pour quelqu'un qui vit une vie spirituelle normale et pleine: qui suis-je? Pourquoi suis-je dans ce monde? Qu'est-ce qui m'attend ensuite? Que dois-je faire et comment vivre? Et y a-t-il au moins quelque sens dans tout cela?
Pourquoi ces questions sont apparues est, dans l'ensemble, compréhensible: l'une des principales illusions qui dominent l'homme déchu est l'illusion que cette partie de la création qu'il voit dans son état déchu, souvent sans remarquer les autres, est la seule qui existe. La nature est réelle; l'esprit est une chimère ou, du moins, quelque chose de secondaire par rapport à la nature. En principe, il n'y a rien d'étonnant dans une telle aberration de la perception: l'homme déchu lui-même est d'abord nature, et esprit seulement en second lieu, au mieux. Et cette anomalie est perçue comme la norme, comme la seule norme possible.
Or l'auteur sacré rappelle que l'homme n'est nullement destiné à être simplement une partie de la nature. Dans le monde naturel, l'homme est un hôte, même s'il ne l'est pas par hasard. Mais il n'est chez lui que dans le Royaume de Dieu. On peut bien sûr oublier le Royaume et vivre comme s'il n'existait pas, comme si la vie naturelle, physique, était la seule et dernière réalité. Mais alors il y a grand risque que la nature, avec son cycle de naissances et de morts qui vide de sens la vie humaine, devienne réellement pour nous la seule et dernière réalité. Et le Royaume, nous ne le remarquerons jamais.
Autres réflexions
Pour Sg 2:23
23 Oui, Dieu a créé l'homme pour l'incorruptibilité, il en a fait une image de sa propre nature;
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La question sur le sens de la vie inquiétait l’homme, sûrement, du moment même de la chute. Autrefois, avant la catastrophe, ce sens était défini par Dieu, et l’homme acceptait la définition de Dieu, comme pour lui. Même si les questions apparaissaient, il y avait toujours à côté Celui qui peut donner la réponse la plus complète, claire...
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La question sur le sens de la vie inquiétait l’homme, sûrement, du moment même de la chute. Autrefois, avant la catastrophe, ce sens était défini par Dieu, et l’homme acceptait la définition de Dieu, comme pour lui. Même si les questions apparaissaient, il y avait toujours à côté Celui qui peut donner la réponse la plus complète, claire et juste. Le problème, comme on voit, est apparu lorsque l’homme déchu a désappris à écouter et entendre Dieu. Alors cet homme déchu a commencé à poser à soi-même et aux autres des questions étranges pour quelqu’un vivant une vie spirituelle normale et complète: qui suis-je? Pourquoi je suis dans ce monde? Qu’est-ce qui m'attend ensuite? Que faire et comment vivre? Y a-t-il vraiment en tout cela un quelconque sens?
Il est en général clair pourquoi sont apparues les questions: en effet, l’une des principales illusions possédant l’homme déchu, est l'illusion que cette partie de l'univers, qu'il voit dans l'état déchu, sans souvent remarquer en plus les autres, est la seule existante. La nature est réelle, l'esprit est chimère ou, néanmoins quelque chose secondaire par rapport à la nature.
En principe, il n’y a bien sûr rien de surprenant dans une telle aberration de la perception: puisque l’homme déchu est aussi en premier lieu la nature, et est esprit dans le meilleur cas, en second. Et cette anomalie est perçue, comme une norme, la norme uniquement possible. Mais l’écrivain biblique rappelle que l’homme n’est pas du tout destiné à être simplement une partie de la nature. Dans le monde de la nature, l’homme est invité, bien que non par hasard. Mais il est à la maison seulement dans le royaume de Dieu.
On peut bien sûr oublier le Royaume et vivre comme s'il n’existait pas, comme si la vie de la nature est la seule et dernière réalité. Mais alors il y a une grande chance que la nature avec son cycle de naissances et de morts, rendant sans sens la vie de l’homme, devienne vraiment pour nous la seule et dernière réalité. Et nous ne remarquerons pas le Royaume.
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