13 Si donc vous, qui êtes mauvais, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, combien plus le Père du ciel donnera-t-il l'Esprit Saint à ceux qui l'en prient ! " |
Pourquoi, si Dieu nous aime tant et veut tellement nous montrer Son amour, devons-nous Lui demander, frapper, chercher ? C'est Lui-même qui nous commande de demander, Lui-même qui dit qu'Il sait déjà ce dont nous avons besoin, et qui ajoute encore des paraboles pour nous convaincre.
La clé de ce caractère étrange de Dieu se cache dans ce court verset. Dieu ne donne pas simplement du pain, de l'argent ou des biens spirituels. Il donne l'Esprit Saint. Or cette rencontre avec l'Esprit ne peut être que volontaire. L'Esprit n'est donné qu'à ceux qui le veulent de tout leur coeur, et un tel désir ne peut pas ne pas s'exprimer dans la prière.
13 Si donc vous, qui êtes mauvais, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, combien plus le Père du ciel donnera-t-il l'Esprit Saint à ceux qui l'en prient ! " |
Que demandons-nous habituellement à Dieu ? Eh bien, bien sûr, la santé... Quoi d'autre ? Du beau temps, de l'argent, la protection dans le danger... Et recevons-nous toujours ? Et si ce n'est pas toujours le cas, pourquoi ? Demandons-nous ce qu'il faut ?
Car il est dit : « cherchez d'abord le Royaume de Dieu... » Le Royaume de Dieu, c'est lorsque Dieu règne en nous, lorsque nous cherchons à accomplir Sa volonté, non parce que nous serions punis autrement, mais par consentement, par amour, parce qu'Il est Père. Mais ce n'est qu'en recevant l'Esprit Saint que nous recevons l'esprit d'adoption, qui rend réelles nos relations avec le Père. « Tout le reste vous sera donné par surcroît », — voilà pourquoi le Père donne l'essentiel — l'Esprit Saint.
13 Si donc vous, qui êtes mauvais, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, combien plus le Père du ciel donnera-t-il l'Esprit Saint à ceux qui l'en prient ! " |
Que peut donner Dieu à l'homme? Question étrange, semble-t-il: à l'évidence, tout ce qu'Il voudra donner. Mais de quoi l'homme a-t-il réellement besoin de la part de Dieu? Tout aussi évidemment: de ce qu'il ne peut recevoir nulle part ailleurs, jamais, d'aucune manière et de personne. Quant aux biens terrestres, l'homme les reçoit d'une manière terrestre, de ce monde et en tenant compte de ses lois.
Bien sûr, Dieu peut aider l'homme en cela et l'aide souvent, en lui montrant où il peut trouver ce dont il a besoin et comment l'obtenir; mais dans le monde déchu, tout cela s'acquiert souvent sans participation directe de Dieu. L'Esprit Saint, ce souffle de Dieu dont le Royaume est pénétré et qui est présent dans le monde, ne peut être reçu que de Dieu. On pourrait penser: si le souffle de Dieu est répandu dans la création, pourquoi ne peut-on le recevoir que de Lui?
Mais justement, il ne s'ouvre à l'homme que dans le contexte de ses relations avec Dieu et en lien avec elles. Le souffle de Dieu n'existe pas par lui-même, séparé de la Personne divine dans toute la plénitude de son existence, et l'on ne peut en vivre la réalité que lorsque des relations solides et conscientes sont établies avec cette Personne.
À proprement parler, sans de telles relations, aucune vie spirituelle n'est possible, et même la vie tout court sans elles sera assez pauvre. En effet, l'homme a été conçu par Dieu dès le commencement comme celui qui devait être avec Lui dans un état de communion continue; c'est précisément le «souffle de vie» de Dieu qui fait de l'homme un homme. Or le souffle suppose un processus continu: on ne peut pas se contenter d'une seule inspiration et expiration.
Mais l'homme est libre, et dans l'état déchu il a souvent usé de sa liberté pour ignorer la présence de Dieu dans sa vie, y compris Son souffle. Pourtant l'amour de Dieu pour l'homme n'en a pas été diminué, et Il est toujours prêt à rencontrer celui qui revient vers Lui. Et alors, après la conversion, après que les relations de l'homme avec Dieu seront redevenues solides et conscientes, il recevra ce qu'il ne recevra jamais, nulle part et de personne dans ce monde: le souffle de Dieu dans toute la plénitude accessible à l'homme. Et la vie aussi, dans toute la plénitude accessible.
13 Si donc vous, qui êtes mauvais, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, combien plus le Père du ciel donnera-t-il l'Esprit Saint à ceux qui l'en prient ! " |
Qu’est ce que les enfants nous demandent le plus souvent? Des chewing-gums, des jouets, visionner ... Et qu’est ce que nous leurs donnons en retour? La nourriture, une promenade, lire un livre… Qu’est ce nous demandons souvent à Dieu? Bien sûr que la santé… Qu’est ce que nous pouvons encore demander? Un beau temps, l’argent, protection du danger… Et est ce qu’on les reçoit toujours? Et si la réponse est non, alors pourquoi on ne reçoit pas toujours? Allons-y réfléchissons – est ce qu’on demande vraiment ce qu’il faut? N’est-il pas dit «cherchez d’abord le Royaume de Dieu…»! Le Royaume de Dieu c’est lorsque Dieu règne en nous, lorsque nous essayons d’accomplir Sa volonté, et non parce qu’Il nous punira, mais par consentement, par amour, parce qu’Il est le Père. Ce n’est qu’en acceptant le Saint Esprit que nous recevons l’esprit d’adoption, qui rend réelle nos relations avec Dieu. « Et tout le reste vous sera donné par surcroit », - et voila le Père nous donne le plus important – le Saint Esprit.
1 Et il advint, comme il était quelque part à prier, quand il eut cessé, qu'un de ses disciples lui dit : " Seigneur, apprends-nous à prier, comme Jean l'a appris à ses disciples. " |
2 Il leur dit : " Lorsque vous priez, dites : Père, que ton Nom soit sanctifié ; que ton règne vienne ; |
3 donne-nous chaque jour notre pain quotidien; |
4 et remets-nous nos péchés, car nous-mêmes remettons à quiconque nous doit ; et ne nous soumets pas à la tentation. " |
5 Il leur dit encore : " Si l'un de vous, ayant un ami, s'en va le trouver au milieu de la nuit, pour lui dire : "Mon ami, prête-moi trois pains, |
6 parce qu'un de mes amis m'est arrivé de voyage et je n'ai rien à lui servir", |
7 et que de l'intérieur l'autre réponde : "Ne me cause pas de tracas ; maintenant la porte est fermée, et mes enfants et moi sommes au lit ; je ne puis me lever pour t'en donner" ; |
8 je vous le dis, même s'il ne se lève pas pour les lui donner en qualité d'ami, il se lèvera du moins à cause de son impudence et lui donnera tout ce dont il a besoin. |
9 " Et moi, je vous dis : demandez et l'on vous donnera ; cherchez et vous trouverez ; frappez et l'on vous ouvrira. |
10 Car quiconque demande reçoit; qui cherche trouve; et à qui frappe on ouvrira. |
11 Quel est d'entre vous le père auquel son fils demandera un poisson, et qui à la place du poisson lui remettra un serpent? |
12 Ou encore s'il demande un œuf, lui remettra-t-il un scorpion? |
13 Si donc vous, qui êtes mauvais, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, combien plus le Père du ciel donnera-t-il l'Esprit Saint à ceux qui l'en prient ! " |
14 Il expulsait un démon, qui était muet. Or il advint que, le démon étant sorti, le muet parla, et les foules furent dans l'admiration. |
15 Mais certains d'entre eux dirent : " C'est par Béelzéboul, le prince des démons, qu'il expulse les démons. " |
16 D'autres, pour le mettre à l'épreuve, réclamaient de lui un signe venant du ciel. |
17 Mais lui, connaissant leurs pensées, leur dit : " Tout royaume divisé contre lui-même est dévasté, et maison sur maison s'écroule. |
18 Si donc Satan s'est, lui aussi, divisé contre lui-même, comment son royaume se maintiendra-t-il?... puisque vous dites que c'est par Béelzéboul que j'expulse les démons. |
19 Mais si, moi, c'est par Béelzéboul que j'expulse les démons, vos fils, par qui les expulsent-ils ? Aussi seront-ils eux-mêmes vos juges. |
20 Mais si c'est par le doigt de Dieu que j'expulse les démons, c'est donc que le Royaume de Dieu est arrivé jusqu'à vous. |
21 Lorsqu'un homme fort et bien armé garde son palais, ses biens sont en sûreté; |
22 mais qu'un plus fort que lui survienne et le batte, il lui enlève l'armure en laquelle il se confiait et il distribue ses dépouilles. |
23 " Qui n'est pas avec moi est contre moi, et qui n'amasse pas avec moi dissipe. |
24 " Lorsque l'esprit impur est sorti de l'homme, il erre par des lieux arides en quête de repos. N'en trouvant pas, il dit : "Je vais retourner dans ma demeure, d'où je suis sorti. " |
25 Étant venu, il la trouve balayée, bien en ordre. |
26 Alors il s'en va prendre sept autres esprits plus mauvais que lui ; ils reviennent et y habitent. Et l'état final de cet homme devient pire que le premier. " |
27 Or il advint, comme il parlait ainsi, qu'une femme éleva la voix du milieu de la foule et lui dit : " Heureuses les entrailles qui t'ont porté et les seins que tu as sucés ! " |
28 Mais il dit : " Heureux plutôt ceux qui écoutent la parole de Dieu et l'observent ! " |
La lecture d’aujourd’hui comprend deux épisodes que l’évangéliste réunit en un seul récit. Il commence par la question des disciples au sujet de la prière ; en réponse, Jésus leur propose, et par là même à nous tous, la prière du « Notre Père » (v. 1–4). Luc, comme on le voit, accorde une attention principale à l’importance de la demande, et même de la demande insistante, comme condition nécessaire pour obtenir ce qui est demandé (v. 5–13). Il semblerait que Dieu ne soit pas un homme, pour qu’il faille Lui rappeler encore et encore, comme à un intendant oublieux ou malveillant, ce que l’on demande. Mais, d’autre part, l’insistance apparaît ici avant tout comme le témoignage que l’homme se souvient de sa demande, qu’elle est réellement importante pour lui. En effet, vaut-il la peine d’exaucer une demande que celui qui la formule oublie dès le lendemain ? On ne peut demander ainsi que des bagatelles ; quant aux demandes importantes, celui pour qui elles sont réellement importantes est prêt à les répéter encore et encore, confirmant le sérieux de ses intentions.
Il est question du même sérieux dans la seconde partie du passage d’aujourd’hui. Et il ne s’agit pas seulement du fait que l’idée même de pouvoir chasser les démons par la puissance de leur chef était absurde (v. 17–18, 21–22). Il s’agit aussi du fait que, pour ceux qui discutaient, tout ce que faisait Jésus était une sorte de jeu, quelque chose qui rappelait de loin leurs propres débats, lesquels étaient sans doute très captivants, mais au fond n’engageaient à rien. De là vient l’exigence d’un signe, qui deviendrait la preuve que Jésus avait raison (v. 14–16).
La preuve devait être théologiquement correcte, elle devait correspondre aux représentations « justes » de l’école rabbinique « juste », afin d’être acceptée. Et tant qu’une telle preuve n’était pas présentée, tout convenait pour expliquer ce qui se passait, y compris des affirmations absurdes au sujet du « prince des démons ». Mais Jésus Lui-même n’avait pas l’intention de jouer à ces jeux, car pour Lui tout ce qu’Il faisait était absolument sérieux. Et Il essaie d’expliquer à Ses interlocuteurs tout le sérieux de ce qui se passe (v. 24–26). Les jeux sont finis ; il est question de la vie spirituelle et de la mort spirituelle de l’homme.
Mais les disputeurs professionnels, semble-t-il, n’en ont cure. Ce qui leur importe, c’est de vérifier si Jésus saura les vaincre dans la discussion ou non. Et, dans leurs disputes, ils perdent le Royaume sans s’en apercevoir. Car le Royaume n’est pas un jeu, il est sérieux. Et pour toujours.
1 Et il advint, comme il était quelque part à prier, quand il eut cessé, qu'un de ses disciples lui dit : " Seigneur, apprends-nous à prier, comme Jean l'a appris à ses disciples. " |
2 Il leur dit : " Lorsque vous priez, dites : Père, que ton Nom soit sanctifié ; que ton règne vienne ; |
3 donne-nous chaque jour notre pain quotidien; |
4 et remets-nous nos péchés, car nous-mêmes remettons à quiconque nous doit ; et ne nous soumets pas à la tentation. " |
5 Il leur dit encore : " Si l'un de vous, ayant un ami, s'en va le trouver au milieu de la nuit, pour lui dire : "Mon ami, prête-moi trois pains, |
6 parce qu'un de mes amis m'est arrivé de voyage et je n'ai rien à lui servir", |
7 et que de l'intérieur l'autre réponde : "Ne me cause pas de tracas ; maintenant la porte est fermée, et mes enfants et moi sommes au lit ; je ne puis me lever pour t'en donner" ; |
8 je vous le dis, même s'il ne se lève pas pour les lui donner en qualité d'ami, il se lèvera du moins à cause de son impudence et lui donnera tout ce dont il a besoin. |
9 " Et moi, je vous dis : demandez et l'on vous donnera ; cherchez et vous trouverez ; frappez et l'on vous ouvrira. |
10 Car quiconque demande reçoit; qui cherche trouve; et à qui frappe on ouvrira. |
11 Quel est d'entre vous le père auquel son fils demandera un poisson, et qui à la place du poisson lui remettra un serpent? |
12 Ou encore s'il demande un œuf, lui remettra-t-il un scorpion? |
13 Si donc vous, qui êtes mauvais, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, combien plus le Père du ciel donnera-t-il l'Esprit Saint à ceux qui l'en prient ! " |
Il y a quelque chose de commun entre les lectures d’aujourd’hui tirées de la Genèse et de l’Évangile selon Luc. Abraham parle avec son hôte (ses hôtes ?), tout en comprenant qu’il parle avec Dieu. Et cela transforme toute la conversation en prière. Cette prière atteint-elle son but ? Si son but était l’intercession pour Sodome et Gomorrhe, alors non ! Mais si le but consiste à approfondir la relation avec Dieu, à discerner Sa volonté et à pénétrer les profondeurs de Sa miséricorde, alors oui, ce but est atteint ! Tout le passage de l’Évangile selon Luc parle de la même chose. Que doit être notre prière, quel est son but ? Et la réponse de Jésus est la prière du « Notre Père » et l’acquisition de l’Esprit Saint.
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