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RÉFLEXIONS pour Ac 11:1-30

1 Cependant les apôtres et les frères de Judée apprirent que les païens, eux aussi, avaient accueilli la parole de Dieu.
2 Quand donc Pierre monta à Jérusalem, les circoncis le prirent à partie :
3 « Pourquoi, lui demandèrent-ils, es-tu entré chez des incirconcis et as-tu mangé avec eux ? »
4 Pierre alors se mit à leur exposer toute l’affaire point par point :
5 « J’étais, dit-il, en prière dans la ville de Joppé quand, en extase, j’eus une vision : du ciel un objet descendait, semblable à une grande nappe qui s’abaissait, tenue aux quatre coins, et elle vint jusqu’à moi.
6 Je regardais, ne la quittant pas des yeux, et j’y vis les quadrupèdes de la terre, les bêtes sauvages, les reptiles ainsi que les oiseaux du ciel.
7 J’entendis alors une voix me dire : « Allons, Pierre, immole et mange.’’
8 Je répondis : « Oh non ! Seigneur, car rien de souillé ni d’impur n’entra jamais dans ma bouche !’’
9 Une seconde fois, la voix reprit du ciel : « Ce que Dieu a purifié, toi, ne le dis pas souillé.’’
10 Cela se répéta par trois fois, puis tout fut de nouveau retiré dans le ciel.
11 « Juste au même moment, trois hommes se présentèrent devant la maison où nous étions ; ils m’étaient envoyés de Césarée.
12 L’Esprit me dit de les accompagner sans scrupule. Les six frères que voici vinrent également avec moi et nous entrâmes chez l’homme en question.
13 Il nous raconta comment il avait vu un ange se présenter chez lui et lui dire : « Envoie quérir à Joppé Simon, surnommé Pierre.
14 Il te dira des paroles qui t’apporteront le salut, à toi et à toute ta famille.’’
15 « Or, à peine avais-je commencé à parler que l’Esprit Saint tomba sur eux, tout comme sur nous au début.
16 Je me suis alors rappelé cette parole du Seigneur : Jean, disait-il, a baptisé avec de l’eau, mais vous, vous serez baptisés dans l’Esprit Saint.
17 Si donc Dieu leur a accordé le même don qu’à nous, pour avoir cru au Seigneur Jésus Christ, qui étais-je, moi, pour faire obstacle à Dieu. »
18 Ces paroles les apaisèrent, et ils glorifièrent Dieu en disant : « Ainsi donc aux païens aussi Dieu a donné la repentance qui conduit à la vie ! »
19 Ceux-là donc qui avaient été dispersés lors de la tribulation survenue à l’occasion d’Étienne poussèrent jusqu’en Phénicie, à Chypre et à Antioche, mais sans prêcher la parole à d’autres qu’aux Juifs.
20 Il y avait toutefois parmi eux quelques Chypriotes et Cyrénéens qui, venus à Antioche, s’adressaient aussi aux Grecs, leur annonçant la Bonne Nouvelle du Seigneur Jésus.
21 La main du Seigneur les secondait, et grand fut le nombre de ceux qui devinrent croyants et se convertirent au Seigneur.
22 La nouvelle en vint aux oreilles de l’Église de Jérusalem, et l’on envoya Barnabé à Antioche.
23 Lorsqu’il arriva et qu’il vit la grâce accordée par Dieu, il s’en réjouit et les encouragea tous à demeurer, d’un cœur ferme, fidèles au Seigneur ;
24 car c’était un homme de bien, rempli de l’Esprit Saint et de foi. Une foule considérable s’adjoignit ainsi au Seigneur.
25 Barnabé partit alors chercher Saul à Tarse.
26 L’ayant trouvé, il l’amena à Antioche. Toute une année durant ils vécurent ensemble dans l’Église et y instruisirent une foule considérable. C’est à Antioche que, pour la première fois, les disciples reçurent le nom de « chrétiens ».
27 En ces jours-là, des prophètes descendirent de Jérusalem à Antioche.
28 L’un d’eux nommé Agabus, se leva et, sous l’action de l’Esprit, se mit à annoncer qu’il y aurait une grande famine dans tout l’univers. C’est celle qui se produisit sous Claude.
29 Les disciples décidèrent alors d’envoyer, chacun selon ses moyens, des secours aux frères de Judée ;
30 ce qu’ils firent, en les envoyant aux anciens par l’entremise de Barnabé et de Saul.
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La lecture d'aujourd'hui décrit la réaction des chrétiens à la conversion de Corneille et de sa famille. Pour l'Église, une telle conversion était sans aucun doute un événement extraordinaire. La première réaction à cette nouvelle fut, visiblement, une incompréhension hostile (v. 1-3).

Il n'y a là rien d'étonnant : car même en entrant dans le Royaume, l'homme ne perd pas ses particularités individuelles, à condition bien sûr qu'elles ne portent pas en elles le péché. Or, jusqu'alors, les chrétiens n'étaient que des Juifs qui observaient strictement les normes de pureté rituelle, ainsi d'ailleurs que les autres règles de la religion juive. Visiblement, un tel attachement à leur religion, en soi, ne les empêchait ni d'entrer dans le Royaume ni d'y demeurer ; sinon, ils n'auraient pas pu rester membres de l'Église. Mais maintenant que Dieu avait ouvert la route de l'Église aux prosélytes qui n'appartenaient pas à la communauté juive, la question se posait pour eux de savoir comment se rapporter à ce fait.

Il est intéressant de noter que Pierre, en racontant tout ce qui s'est passé, n'essaie même pas de justifier ses actes par des arguments religieux, comprenant visiblement, pas moins que ses interlocuteurs, qu'il n'existe pas de tels arguments. Il leur raconte simplement l'action de l'Esprit de Dieu dont il est devenu témoin et participant (v. 4-16). Le seul argument qu'il avance dépasse le cadre de la religion ; Pierre ne peut invoquer que Dieu et sa volonté (v. 17). Alors, ceux qui l'écoutaient se trouvaient devant un choix : accueillir le témoignage de Pierre ou le rejeter comme ne correspondant pas aux normes religieuses traditionnelles.

Le choix était assez grave : car la religiosité, si l'on ne la traite pas à la légère, traverse toute la vie de l'homme, le forme en grande partie et détermine son système de valeurs. Renoncer à la religion est très difficile pour un homme spirituellement sérieux. C'est sans doute précisément pourquoi Dieu n'empêche pas les personnes religieuses d'emporter leur religion avec elles dans le Royaume. Mais seulement dans la mesure où elle ne détruit pas le Royaume lui-même et ne viole pas ses lois. Si la religion force l'homme à se mettre en travers de la route de celui qui cherche le Royaume et que Dieu veut introduire dans ce Royaume, alors il faut se séparer d'une telle religion ; sinon celui qui s'accroche à sa religion se séparera du Royaume. Et les chrétiens, après avoir écouté Pierre, firent leur choix (v. 18) : ils choisirent le Royaume.

Autres réflexions

 
Pour Ac 11:1-30
1 Cependant les apôtres et les frères de Judée apprirent que les païens, eux aussi, avaient accueilli la parole de Dieu.
2 Quand donc Pierre monta à Jérusalem, les circoncis le prirent à partie :
3 « Pourquoi, lui demandèrent-ils, es-tu entré chez des incirconcis et as-tu mangé avec eux ? »
4 Pierre alors se mit à leur exposer toute l’affaire point par point :
5 « J’étais, dit-il, en prière dans la ville de Joppé quand, en extase, j’eus une vision : du ciel un objet descendait, semblable à une grande nappe qui s’abaissait, tenue aux quatre coins, et elle vint jusqu’à moi.
6 Je regardais, ne la quittant pas des yeux, et j’y vis les quadrupèdes de la terre, les bêtes sauvages, les reptiles ainsi que les oiseaux du ciel.
7 J’entendis alors une voix me dire : « Allons, Pierre, immole et mange.’’
8 Je répondis : « Oh non ! Seigneur, car rien de souillé ni d’impur n’entra jamais dans ma bouche !’’
9 Une seconde fois, la voix reprit du ciel : « Ce que Dieu a purifié, toi, ne le dis pas souillé.’’
10 Cela se répéta par trois fois, puis tout fut de nouveau retiré dans le ciel.
11 « Juste au même moment, trois hommes se présentèrent devant la maison où nous étions ; ils m’étaient envoyés de Césarée.
12 L’Esprit me dit de les accompagner sans scrupule. Les six frères que voici vinrent également avec moi et nous entrâmes chez l’homme en question.
13 Il nous raconta comment il avait vu un ange se présenter chez lui et lui dire : « Envoie quérir à Joppé Simon, surnommé Pierre.
14 Il te dira des paroles qui t’apporteront le salut, à toi et à toute ta famille.’’
15 « Or, à peine avais-je commencé à parler que l’Esprit Saint tomba sur eux, tout comme sur nous au début.
16 Je me suis alors rappelé cette parole du Seigneur : Jean, disait-il, a baptisé avec de l’eau, mais vous, vous serez baptisés dans l’Esprit Saint.
17 Si donc Dieu leur a accordé le même don qu’à nous, pour avoir cru au Seigneur Jésus Christ, qui étais-je, moi, pour faire obstacle à Dieu. »
18 Ces paroles les apaisèrent, et ils glorifièrent Dieu en disant : « Ainsi donc aux païens aussi Dieu a donné la repentance qui conduit à la vie ! »
19 Ceux-là donc qui avaient été dispersés lors de la tribulation survenue à l’occasion d’Étienne poussèrent jusqu’en Phénicie, à Chypre et à Antioche, mais sans prêcher la parole à d’autres qu’aux Juifs.
20 Il y avait toutefois parmi eux quelques Chypriotes et Cyrénéens qui, venus à Antioche, s’adressaient aussi aux Grecs, leur annonçant la Bonne Nouvelle du Seigneur Jésus.
21 La main du Seigneur les secondait, et grand fut le nombre de ceux qui devinrent croyants et se convertirent au Seigneur.
22 La nouvelle en vint aux oreilles de l’Église de Jérusalem, et l’on envoya Barnabé à Antioche.
23 Lorsqu’il arriva et qu’il vit la grâce accordée par Dieu, il s’en réjouit et les encouragea tous à demeurer, d’un cœur ferme, fidèles au Seigneur ;
24 car c’était un homme de bien, rempli de l’Esprit Saint et de foi. Une foule considérable s’adjoignit ainsi au Seigneur.
25 Barnabé partit alors chercher Saul à Tarse.
26 L’ayant trouvé, il l’amena à Antioche. Toute une année durant ils vécurent ensemble dans l’Église et y instruisirent une foule considérable. C’est à Antioche que, pour la première fois, les disciples reçurent le nom de « chrétiens ».
27 En ces jours-là, des prophètes descendirent de Jérusalem à Antioche.
28 L’un d’eux nommé Agabus, se leva et, sous l’action de l’Esprit, se mit à annoncer qu’il y aurait une grande famine dans tout l’univers. C’est celle qui se produisit sous Claude.
29 Les disciples décidèrent alors d’envoyer, chacun selon ses moyens, des secours aux frères de Judée ;
30 ce qu’ils firent, en les envoyant aux anciens par l’entremise de Barnabé et de Saul.
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Le livre des Actes est moins l'histoire de l'Église primitive que celle de l'Esprit Saint agissant dans l'Église...  Lire la suite

Le livre des Actes est moins l'histoire de l'Église primitive que celle de l'Esprit Saint agissant dans l'Église. Les apôtres et tous les disciples sont conduits, orientés et instruits par l'Esprit. L'Esprit Saint décide si l'on peut baptiser un officier romain incirconcis ; Il indique où et pourquoi les apôtres doivent se rendre ; Il donne des prophéties qui déterminent la vie des chrétiens. Pourtant, dans la plupart des épisodes, cette action de l'Esprit est mentionnée comme en passant, comme une chose allant de soi, comme s'il ne pouvait en être autrement. Mais vous et moi savons combien les choses peuvent se présenter différemment dans notre propre vie. Qui parmi nous peut affirmer avec assurance que ses actes sont exclusivement guidés par l'Esprit Saint ? Qu'est-ce donc qui a changé ? L'Esprit de Dieu est resté Lui-même, la nature humaine est restée la même... Peut-être est-ce une question de foi ? Ou d'assurance ? Ou d'amour ?

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Pour Ac 11:1-30
1 Cependant les apôtres et les frères de Judée apprirent que les païens, eux aussi, avaient accueilli la parole de Dieu.
2 Quand donc Pierre monta à Jérusalem, les circoncis le prirent à partie :
3 « Pourquoi, lui demandèrent-ils, es-tu entré chez des incirconcis et as-tu mangé avec eux ? »
4 Pierre alors se mit à leur exposer toute l’affaire point par point :
5 « J’étais, dit-il, en prière dans la ville de Joppé quand, en extase, j’eus une vision : du ciel un objet descendait, semblable à une grande nappe qui s’abaissait, tenue aux quatre coins, et elle vint jusqu’à moi.
6 Je regardais, ne la quittant pas des yeux, et j’y vis les quadrupèdes de la terre, les bêtes sauvages, les reptiles ainsi que les oiseaux du ciel.
7 J’entendis alors une voix me dire : « Allons, Pierre, immole et mange.’’
8 Je répondis : « Oh non ! Seigneur, car rien de souillé ni d’impur n’entra jamais dans ma bouche !’’
9 Une seconde fois, la voix reprit du ciel : « Ce que Dieu a purifié, toi, ne le dis pas souillé.’’
10 Cela se répéta par trois fois, puis tout fut de nouveau retiré dans le ciel.
11 « Juste au même moment, trois hommes se présentèrent devant la maison où nous étions ; ils m’étaient envoyés de Césarée.
12 L’Esprit me dit de les accompagner sans scrupule. Les six frères que voici vinrent également avec moi et nous entrâmes chez l’homme en question.
13 Il nous raconta comment il avait vu un ange se présenter chez lui et lui dire : « Envoie quérir à Joppé Simon, surnommé Pierre.
14 Il te dira des paroles qui t’apporteront le salut, à toi et à toute ta famille.’’
15 « Or, à peine avais-je commencé à parler que l’Esprit Saint tomba sur eux, tout comme sur nous au début.
16 Je me suis alors rappelé cette parole du Seigneur : Jean, disait-il, a baptisé avec de l’eau, mais vous, vous serez baptisés dans l’Esprit Saint.
17 Si donc Dieu leur a accordé le même don qu’à nous, pour avoir cru au Seigneur Jésus Christ, qui étais-je, moi, pour faire obstacle à Dieu. »
18 Ces paroles les apaisèrent, et ils glorifièrent Dieu en disant : « Ainsi donc aux païens aussi Dieu a donné la repentance qui conduit à la vie ! »
19 Ceux-là donc qui avaient été dispersés lors de la tribulation survenue à l’occasion d’Étienne poussèrent jusqu’en Phénicie, à Chypre et à Antioche, mais sans prêcher la parole à d’autres qu’aux Juifs.
20 Il y avait toutefois parmi eux quelques Chypriotes et Cyrénéens qui, venus à Antioche, s’adressaient aussi aux Grecs, leur annonçant la Bonne Nouvelle du Seigneur Jésus.
21 La main du Seigneur les secondait, et grand fut le nombre de ceux qui devinrent croyants et se convertirent au Seigneur.
22 La nouvelle en vint aux oreilles de l’Église de Jérusalem, et l’on envoya Barnabé à Antioche.
23 Lorsqu’il arriva et qu’il vit la grâce accordée par Dieu, il s’en réjouit et les encouragea tous à demeurer, d’un cœur ferme, fidèles au Seigneur ;
24 car c’était un homme de bien, rempli de l’Esprit Saint et de foi. Une foule considérable s’adjoignit ainsi au Seigneur.
25 Barnabé partit alors chercher Saul à Tarse.
26 L’ayant trouvé, il l’amena à Antioche. Toute une année durant ils vécurent ensemble dans l’Église et y instruisirent une foule considérable. C’est à Antioche que, pour la première fois, les disciples reçurent le nom de « chrétiens ».
27 En ces jours-là, des prophètes descendirent de Jérusalem à Antioche.
28 L’un d’eux nommé Agabus, se leva et, sous l’action de l’Esprit, se mit à annoncer qu’il y aurait une grande famine dans tout l’univers. C’est celle qui se produisit sous Claude.
29 Les disciples décidèrent alors d’envoyer, chacun selon ses moyens, des secours aux frères de Judée ;
30 ce qu’ils firent, en les envoyant aux anciens par l’entremise de Barnabé et de Saul.
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Les Chypriotes et les Cyrénéens arrivés à Antioche avaient-ils connaissance de la conversion de Corneille et de la vision de Pierre ? Sans doute...  Lire la suite

Les Chypriotes et les Cyrénéens arrivés à Antioche avaient-ils connaissance de la conversion de Corneille et de la vision de Pierre ? Sans doute, mais même dans le cas contraire, cela ne ferait que confirmer que l'heure était venue, selon la volonté de Dieu, d'adresser la prédication non seulement aux Juifs hellénistes, mais aussi aux Grecs. Le texte le dit brièvement : la main du Seigneur était avec eux. Cela suffit pourtant pour comprendre que la prédication aux païens avait reçu Sa bénédiction.

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Pour Ac 11:1-18
1 Cependant les apôtres et les frères de Judée apprirent que les païens, eux aussi, avaient accueilli la parole de Dieu.
2 Quand donc Pierre monta à Jérusalem, les circoncis le prirent à partie :
3 « Pourquoi, lui demandèrent-ils, es-tu entré chez des incirconcis et as-tu mangé avec eux ? »
4 Pierre alors se mit à leur exposer toute l’affaire point par point :
5 « J’étais, dit-il, en prière dans la ville de Joppé quand, en extase, j’eus une vision : du ciel un objet descendait, semblable à une grande nappe qui s’abaissait, tenue aux quatre coins, et elle vint jusqu’à moi.
6 Je regardais, ne la quittant pas des yeux, et j’y vis les quadrupèdes de la terre, les bêtes sauvages, les reptiles ainsi que les oiseaux du ciel.
7 J’entendis alors une voix me dire : « Allons, Pierre, immole et mange.’’
8 Je répondis : « Oh non ! Seigneur, car rien de souillé ni d’impur n’entra jamais dans ma bouche !’’
9 Une seconde fois, la voix reprit du ciel : « Ce que Dieu a purifié, toi, ne le dis pas souillé.’’
10 Cela se répéta par trois fois, puis tout fut de nouveau retiré dans le ciel.
11 « Juste au même moment, trois hommes se présentèrent devant la maison où nous étions ; ils m’étaient envoyés de Césarée.
12 L’Esprit me dit de les accompagner sans scrupule. Les six frères que voici vinrent également avec moi et nous entrâmes chez l’homme en question.
13 Il nous raconta comment il avait vu un ange se présenter chez lui et lui dire : « Envoie quérir à Joppé Simon, surnommé Pierre.
14 Il te dira des paroles qui t’apporteront le salut, à toi et à toute ta famille.’’
15 « Or, à peine avais-je commencé à parler que l’Esprit Saint tomba sur eux, tout comme sur nous au début.
16 Je me suis alors rappelé cette parole du Seigneur : Jean, disait-il, a baptisé avec de l’eau, mais vous, vous serez baptisés dans l’Esprit Saint.
17 Si donc Dieu leur a accordé le même don qu’à nous, pour avoir cru au Seigneur Jésus Christ, qui étais-je, moi, pour faire obstacle à Dieu. »
18 Ces paroles les apaisèrent, et ils glorifièrent Dieu en disant : « Ainsi donc aux païens aussi Dieu a donné la repentance qui conduit à la vie ! »
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L'apôtre Pierre raconte une vision qui devint le début d'un immense bouleversement dans la conscience des premiers chrétiens. Peu de temps auparavant, il leur paraissait évident que...  Lire la suite

L'apôtre Pierre raconte une vision qui devint le début d'un immense bouleversement dans la conscience des premiers chrétiens. Peu de temps auparavant, il leur paraissait évident que seuls les Juifs étaient appelés par Dieu au salut. Et voici que le Seigneur dit à Pierre de ne tenir rien ni personne pour impur...

Selon la parole du Seigneur, les païens ont reçu le baptême dans l'Esprit Saint. Et tout devient simple et clair : si le Seigneur Lui-même agit dans des personnes qui, peu de temps auparavant, étaient païennes, lequel de Ses disciples peut faire obstacle au Maître ? Nous ne savons pas comment le Seigneur s'adresse à Ses élus, et nous ne pouvons donc pas savoir qui Il choisit. Une seule chose est évidente pour nous : nous n'avons pas le droit de rejeter aucun homme en disant qu'il « n'est pas comme il faut ». Pour Dieu rien n'est impossible ; Il purifie chaque personne.

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Pour Ac 11:1-18
1 Cependant les apôtres et les frères de Judée apprirent que les païens, eux aussi, avaient accueilli la parole de Dieu.
2 Quand donc Pierre monta à Jérusalem, les circoncis le prirent à partie :
3 « Pourquoi, lui demandèrent-ils, es-tu entré chez des incirconcis et as-tu mangé avec eux ? »
4 Pierre alors se mit à leur exposer toute l’affaire point par point :
5 « J’étais, dit-il, en prière dans la ville de Joppé quand, en extase, j’eus une vision : du ciel un objet descendait, semblable à une grande nappe qui s’abaissait, tenue aux quatre coins, et elle vint jusqu’à moi.
6 Je regardais, ne la quittant pas des yeux, et j’y vis les quadrupèdes de la terre, les bêtes sauvages, les reptiles ainsi que les oiseaux du ciel.
7 J’entendis alors une voix me dire : « Allons, Pierre, immole et mange.’’
8 Je répondis : « Oh non ! Seigneur, car rien de souillé ni d’impur n’entra jamais dans ma bouche !’’
9 Une seconde fois, la voix reprit du ciel : « Ce que Dieu a purifié, toi, ne le dis pas souillé.’’
10 Cela se répéta par trois fois, puis tout fut de nouveau retiré dans le ciel.
11 « Juste au même moment, trois hommes se présentèrent devant la maison où nous étions ; ils m’étaient envoyés de Césarée.
12 L’Esprit me dit de les accompagner sans scrupule. Les six frères que voici vinrent également avec moi et nous entrâmes chez l’homme en question.
13 Il nous raconta comment il avait vu un ange se présenter chez lui et lui dire : « Envoie quérir à Joppé Simon, surnommé Pierre.
14 Il te dira des paroles qui t’apporteront le salut, à toi et à toute ta famille.’’
15 « Or, à peine avais-je commencé à parler que l’Esprit Saint tomba sur eux, tout comme sur nous au début.
16 Je me suis alors rappelé cette parole du Seigneur : Jean, disait-il, a baptisé avec de l’eau, mais vous, vous serez baptisés dans l’Esprit Saint.
17 Si donc Dieu leur a accordé le même don qu’à nous, pour avoir cru au Seigneur Jésus Christ, qui étais-je, moi, pour faire obstacle à Dieu. »
18 Ces paroles les apaisèrent, et ils glorifièrent Dieu en disant : « Ainsi donc aux païens aussi Dieu a donné la repentance qui conduit à la vie ! »
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Lorsque les chrétiens juifs apprirent les événements survenus dans la maison de Corneille, ils en furent perplexes et même mécontents. Rien d'étonnant : ce n'était pas du tout ainsi qu'ils imaginaient l'entrée des païens dans l'Église. Tous avaient évidemment lu les livres prophétiques et savaient ce que Pierre savait...  Lire la suite

Lorsque les chrétiens juifs apprirent les événements survenus dans la maison de Corneille, ils en furent perplexes et même mécontents. Rien d'étonnant : ce n'était pas du tout ainsi qu'ils imaginaient l'entrée des païens dans l'Église. Tous avaient évidemment lu les livres prophétiques et savaient ce que Pierre savait : avec la venue du Messie, le chemin vers Dieu, le chemin du Royaume, s'ouvrirait à tous, y compris aux païens qui se tourneraient vers le Dieu d'Israël et désireraient le Royaume.

Mais ils étaient convaincus que le chemin du Royaume, et donc de l'Église, passait par le judaïsme. Par la tradition. Ou plutôt par la Tradition avec une majuscule : car c'est ainsi qu'ils comprenaient le judaïsme. Dans quelle mesure avaient-ils raison ? La question n'est pas simple. Le yahvisme et le judaïsme qui en est issu étaient dès l'origine doubles, et cette dualité se reflète dans leur désignation : on les appelle souvent des religions de la Révélation, les opposant ainsi aux religions païennes dans toute leur diversité. Pourtant, « religion de la Révélation » est une définition double à sa racine même.

La religion est toujours une affaire humaine ; la Révélation n'est possible que comme action de Dieu. Certes, l'homme participe toujours lui aussi au processus de la Révélation, sans quoi celle-ci n'aurait pas de sens. Mais la Révélation n'est pas liée à la religion en tant que telle. Elle en utilise seulement les formes selon les besoins, en les remplissant d'un contenu nouveau. Ce contenu nouveau, revêtu de formes familières, devient la Tradition. Si seules demeurent les formes, érigées en absolu, la majuscule disparaît et la Tradition devient tradition. La religion prédomine alors : elle peut en effet exister par elle-même, sans aucune Révélation.

Le christianisme en tant que tel n'a jamais été une religion, mais les chrétiens des deux ou trois premières générations utilisaient activement les formes traditionnelles de la religion juive. Pour eux, il s'agissait évidemment de la Tradition avec une majuscule : ils empruntaient au judaïsme exactement ce qui était nécessaire pour donner forme à la nouvelle Révélation chrétienne. Or voici que le souffle du Royaume toucha ceux à qui ces formes, même connues, étaient foncièrement étrangères, ceux pour qui le judaïsme n'était pas la tradition d'origine.

Que faire ? On pouvait choisir la voie la plus simple et exiger de toute personne entrant dans l'Église qu'elle se familiarise avec le judaïsme et fasse sienne la tradition juive. Mais Dieu en jugea manifestement autrement. Il n'exigea pas que Corneille se convertisse au judaïsme. Et les chrétiens de Jérusalem firent leur choix : ils acceptèrent la décision de Dieu. Ils renoncèrent à la primauté de leur Tradition au profit de cette liberté du Royaume sans laquelle il n'y a pas de christianisme. Ils permirent ainsi à Dieu d'agir librement, comme il convient aux habitants du Royaume.

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1 Cependant les apôtres et les frères de Judée apprirent que les païens, eux aussi, avaient accueilli la parole de Dieu.
2 Quand donc Pierre monta à Jérusalem, les circoncis le prirent à partie :
3 « Pourquoi, lui demandèrent-ils, es-tu entré chez des incirconcis et as-tu mangé avec eux ? »
4 Pierre alors se mit à leur exposer toute l’affaire point par point :
5 « J’étais, dit-il, en prière dans la ville de Joppé quand, en extase, j’eus une vision : du ciel un objet descendait, semblable à une grande nappe qui s’abaissait, tenue aux quatre coins, et elle vint jusqu’à moi.
6 Je regardais, ne la quittant pas des yeux, et j’y vis les quadrupèdes de la terre, les bêtes sauvages, les reptiles ainsi que les oiseaux du ciel.
7 J’entendis alors une voix me dire : « Allons, Pierre, immole et mange.’’
8 Je répondis : « Oh non ! Seigneur, car rien de souillé ni d’impur n’entra jamais dans ma bouche !’’
9 Une seconde fois, la voix reprit du ciel : « Ce que Dieu a purifié, toi, ne le dis pas souillé.’’
10 Cela se répéta par trois fois, puis tout fut de nouveau retiré dans le ciel.
11 « Juste au même moment, trois hommes se présentèrent devant la maison où nous étions ; ils m’étaient envoyés de Césarée.
12 L’Esprit me dit de les accompagner sans scrupule. Les six frères que voici vinrent également avec moi et nous entrâmes chez l’homme en question.
13 Il nous raconta comment il avait vu un ange se présenter chez lui et lui dire : « Envoie quérir à Joppé Simon, surnommé Pierre.
14 Il te dira des paroles qui t’apporteront le salut, à toi et à toute ta famille.’’
15 « Or, à peine avais-je commencé à parler que l’Esprit Saint tomba sur eux, tout comme sur nous au début.
16 Je me suis alors rappelé cette parole du Seigneur : Jean, disait-il, a baptisé avec de l’eau, mais vous, vous serez baptisés dans l’Esprit Saint.
17 Si donc Dieu leur a accordé le même don qu’à nous, pour avoir cru au Seigneur Jésus Christ, qui étais-je, moi, pour faire obstacle à Dieu. »
18 Ces paroles les apaisèrent, et ils glorifièrent Dieu en disant : « Ainsi donc aux païens aussi Dieu a donné la repentance qui conduit à la vie ! »
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La première réaction des apôtres et des autres frères aux relations de Pierre avec les païens fut négative ; ils continuaient encore...  Lire la suite

La première réaction des apôtres et des autres frères aux relations de Pierre avec les païens fut négative ; ils continuaient encore à opposer les Juifs et les païens. Même les apôtres ne comprirent pas tout de suite que ce à quoi ils étaient habitués était révolu. Mais difficile ne veut pas dire impossible et, après le récit de Pierre sur la manière dont tout s'était passé, la réaction des frères fut approbatrice. Leur attachement aux conceptions familières est exempt du formalisme pharisien dans lequel la certitude d'avoir raison empêche de voir la vérité.

Assez souvent, lorsque quelque chose qui semble incompatible avec nos conceptions établies nous est révélé, nous risquons de le rejeter. Dans ce cas, nous prenons la mesure de notre capacité à accueillir la vérité pour la plénitude de la vérité elle-même. Mais le Seigneur nous élève au-dessus de notre niveau habituel et, lorsque nous découvrons de nouveaux horizons, nous ne renonçons pas à notre expérience passée, mais nous commençons à mieux la comprendre grâce à cette perspective nouvelle.

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Pour Ac 11:1-10
1 Cependant les apôtres et les frères de Judée apprirent que les païens, eux aussi, avaient accueilli la parole de Dieu.
2 Quand donc Pierre monta à Jérusalem, les circoncis le prirent à partie :
3 « Pourquoi, lui demandèrent-ils, es-tu entré chez des incirconcis et as-tu mangé avec eux ? »
4 Pierre alors se mit à leur exposer toute l’affaire point par point :
5 « J’étais, dit-il, en prière dans la ville de Joppé quand, en extase, j’eus une vision : du ciel un objet descendait, semblable à une grande nappe qui s’abaissait, tenue aux quatre coins, et elle vint jusqu’à moi.
6 Je regardais, ne la quittant pas des yeux, et j’y vis les quadrupèdes de la terre, les bêtes sauvages, les reptiles ainsi que les oiseaux du ciel.
7 J’entendis alors une voix me dire : « Allons, Pierre, immole et mange.’’
8 Je répondis : « Oh non ! Seigneur, car rien de souillé ni d’impur n’entra jamais dans ma bouche !’’
9 Une seconde fois, la voix reprit du ciel : « Ce que Dieu a purifié, toi, ne le dis pas souillé.’’
10 Cela se répéta par trois fois, puis tout fut de nouveau retiré dans le ciel.
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Aujourd’hui, nous lisons enfin comment s’est achevée l’histoire de Pierre et du centurion Corneille. Autrement dit, en réalité, elle ne s’est pas encore...  Lire la suite

Aujourd’hui, nous lisons enfin comment s’est achevée l’histoire de Pierre et du centurion Corneille. Autrement dit, en réalité, elle ne s’est pas encore achevée. Et elle ne s’achèvera pas tant que l’Esprit soufflera dans l’Église. Car c’est en grande partie grâce à la conversion de Corneille et de toute sa maison, décrite dans ces chapitres, que la plupart d’entre nous ont reçu « accès » au salut. Bien que le Seigneur Lui-même ait ouvert ce chemin, Ses disciples, volontairement ou non, en limitaient l’accès. Ils considéraient l’ordre qu’ils avaient observé jusque-là comme le seul juste. Il ne leur venait même pas à l’esprit que les païens puissent présenter le moindre intérêt pour Dieu. Et pourtant, c’est bien le cas. Dieu élargit les frontières et renverse tout. Il envoie Son Esprit sur les païens convertis, faisant d’eux de fait des chrétiens avant même que les frères ne les reconnaissent comme tels. Aujourd’hui, le Seigneur Lui-même a élargi pour nous l’entrée dans l’Église. Puissions-nous ne pas la rétrécir nous-mêmes...

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Pour Ac 11:19-30
19 Ceux-là donc qui avaient été dispersés lors de la tribulation survenue à l’occasion d’Étienne poussèrent jusqu’en Phénicie, à Chypre et à Antioche, mais sans prêcher la parole à d’autres qu’aux Juifs.
20 Il y avait toutefois parmi eux quelques Chypriotes et Cyrénéens qui, venus à Antioche, s’adressaient aussi aux Grecs, leur annonçant la Bonne Nouvelle du Seigneur Jésus.
21 La main du Seigneur les secondait, et grand fut le nombre de ceux qui devinrent croyants et se convertirent au Seigneur.
22 La nouvelle en vint aux oreilles de l’Église de Jérusalem, et l’on envoya Barnabé à Antioche.
23 Lorsqu’il arriva et qu’il vit la grâce accordée par Dieu, il s’en réjouit et les encouragea tous à demeurer, d’un cœur ferme, fidèles au Seigneur ;
24 car c’était un homme de bien, rempli de l’Esprit Saint et de foi. Une foule considérable s’adjoignit ainsi au Seigneur.
25 Barnabé partit alors chercher Saul à Tarse.
26 L’ayant trouvé, il l’amena à Antioche. Toute une année durant ils vécurent ensemble dans l’Église et y instruisirent une foule considérable. C’est à Antioche que, pour la première fois, les disciples reçurent le nom de « chrétiens ».
27 En ces jours-là, des prophètes descendirent de Jérusalem à Antioche.
28 L’un d’eux nommé Agabus, se leva et, sous l’action de l’Esprit, se mit à annoncer qu’il y aurait une grande famine dans tout l’univers. C’est celle qui se produisit sous Claude.
29 Les disciples décidèrent alors d’envoyer, chacun selon ses moyens, des secours aux frères de Judée ;
30 ce qu’ils firent, en les envoyant aux anciens par l’entremise de Barnabé et de Saul.
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Manifestement, la conversion de Corneille ne fut que la première étape de l'entrée des païens dans l'Église. Le plus remarquable est que ces anciens païens participent eux-mêmes activement à l'expansion du Royaume, et donc de l'Église : ils commencent à témoigner auprès de leurs...  Lire la suite

Manifestement, la conversion de Corneille ne fut que la première étape de l'entrée des païens dans l'Église. Le plus remarquable est que ces anciens païens participent eux-mêmes activement à l'expansion du Royaume, et donc de l'Église : ils commencent à témoigner auprès de leurs compatriotes. Les chrétiens juifs, même dispersés dans les régions voisines de la Judée, suivaient apparemment avec rigueur le principe observé par le Sauveur pendant Son ministère terrestre. Ils ne témoignaient qu'auprès des Juifs, d'autant que des communautés juives existaient alors dans toutes les villes quelque peu importantes de l'Empire romain. En revanche, les anciens païens, après leur conversion et leur entrée dans l'Église, commençaient par témoigner auprès de leur entourage, composé de païens semblables à ce qu'ils avaient eux-mêmes été tout récemment.

Un certain isolement du monde juif a probablement joué ici : les Juifs étaient généralement plus à l'aise parmi les leurs, comme cela avait toujours été le cas, et il leur était aussi plus facile de témoigner dans leur propre milieu. On peut en dire autant des païens nouvellement convertis : ils trouvaient naturellement plus facilement un langage commun avec les leurs que ne le faisaient les Juifs vivant dans le monde assez fermé de leur quartier. Dieu, quant à Lui, utilisait toutes ces différences pour faire entrer le plus grand nombre possible dans le Royaume.

Finalement, la mission auprès des païens devint perceptible à l'échelle de l'Église entière. Ces anciens païens se donnèrent même un nom propre, grec : chrétiens — en grec, « chrétiens » signifie « messianistes ». L'Église avait alors la forme d'une fraternité religieuse ; ces fraternités constituaient, au fond, un mouvement communautaire, généralement doté d'un conseil d'anciens, mais sans structure rigide ni hiérarchie.

La communauté de Jérusalem jouissait naturellement d'une autorité particulière dans l'Église. Ce n'est pas par hasard qu'un représentant respecté de cette communauté se rendit en Syrie, à Antioche, pour voir de ses propres yeux les nouveaux convertis et échanger avec eux. Une fois arrivé, il y resta un an, tant ce qu'il y avait vu lui paraissait important pour l'Église. Ainsi, à côté de sa composante juive, ou religieuse, l'Église se dota d'une composante séculière, que l'on pourrait qualifier de païenne dans le langage des livres du Nouveau Testament.

Cela n'a rien d'étonnant : le Royaume ne dépend d'aucune religion, et il n'est pas nécessaire d'être une personne religieuse pour participer à sa vie. Il suffit de faire confiance au Christ et d'être prêt à Le suivre. Comme le fit d'abord Corneille, puis d'autres anciens païens, devenus habitants du Royaume et se présentant au monde sous le nom de chrétiens.

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Pour Ac 11:19-26
19 Ceux-là donc qui avaient été dispersés lors de la tribulation survenue à l’occasion d’Étienne poussèrent jusqu’en Phénicie, à Chypre et à Antioche, mais sans prêcher la parole à d’autres qu’aux Juifs.
20 Il y avait toutefois parmi eux quelques Chypriotes et Cyrénéens qui, venus à Antioche, s’adressaient aussi aux Grecs, leur annonçant la Bonne Nouvelle du Seigneur Jésus.
21 La main du Seigneur les secondait, et grand fut le nombre de ceux qui devinrent croyants et se convertirent au Seigneur.
22 La nouvelle en vint aux oreilles de l’Église de Jérusalem, et l’on envoya Barnabé à Antioche.
23 Lorsqu’il arriva et qu’il vit la grâce accordée par Dieu, il s’en réjouit et les encouragea tous à demeurer, d’un cœur ferme, fidèles au Seigneur ;
24 car c’était un homme de bien, rempli de l’Esprit Saint et de foi. Une foule considérable s’adjoignit ainsi au Seigneur.
25 Barnabé partit alors chercher Saul à Tarse.
26 L’ayant trouvé, il l’amena à Antioche. Toute une année durant ils vécurent ensemble dans l’Église et y instruisirent une foule considérable. C’est à Antioche que, pour la première fois, les disciples reçurent le nom de « chrétiens ».
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Quel mot apparemment simple : « chrétien ». Il nous est si familier que nos yeux le rencontrent et que...  Lire la suite

Quel mot apparemment simple : « chrétien ». Il nous est si familier que nos yeux le rencontrent et que nous le prononçons sans prêter beaucoup d'attention à ce qui se cache précisément derrière cette combinaison de sons. Celui qui prononça ce mot pour la première fois ne se rendait probablement pas pleinement compte non plus que les chrétiens ne sont pas simplement un groupement au sein des Juifs. Non. Le christianisme est plus qu'un groupe de personnes. Le chrétien est appelé à être non pas seulement le « porteur » d'une certaine idéologie ou le disciple d'un courant quelconque. Le chrétien porte non pas un enseignement, mais le Maître Lui-même. Le chrétien est un homme du Christ, un homme qui appartient au Christ. Nous pouvons nous appeler chrétiens exactement dans la mesure où notre vie est donnée au Christ, consacrée à Lui et orientée vers Lui. Malheureusement, cette mesure se révèle souvent très, très petite. Mais seul Celui en qui nous avons été baptisés et dont nous portons le nom peut faire de nous—et fait de nous—de plus grands chrétiens que nous ne le sommes.

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Pour Ac 11:21-26
21 La main du Seigneur les secondait, et grand fut le nombre de ceux qui devinrent croyants et se convertirent au Seigneur.
22 La nouvelle en vint aux oreilles de l’Église de Jérusalem, et l’on envoya Barnabé à Antioche.
23 Lorsqu’il arriva et qu’il vit la grâce accordée par Dieu, il s’en réjouit et les encouragea tous à demeurer, d’un cœur ferme, fidèles au Seigneur ;
24 car c’était un homme de bien, rempli de l’Esprit Saint et de foi. Une foule considérable s’adjoignit ainsi au Seigneur.
25 Barnabé partit alors chercher Saul à Tarse.
26 L’ayant trouvé, il l’amena à Antioche. Toute une année durant ils vécurent ensemble dans l’Église et y instruisirent une foule considérable. C’est à Antioche que, pour la première fois, les disciples reçurent le nom de « chrétiens ».
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Barnabé part pour Antioche comme «mandaté» par les apôtres. Pourtant, il n’a pas pour but de trouver quelque mauvaise chose: il vient simplement, non pour contrôler...  Lire la suite

Barnabé part pour Antioche comme «mandaté» par les apôtres. Pourtant, il n’a pas pour but de trouver quelque mauvaise chose: il vient simplement, non pour contrôler, mais pour rencontrer les frères, voilà tout. Et en arrivant, il voit la grâce de Dieu.

Voyons-nous souvent la grâce lorsque nous arrivons quelque part? Rarement? Et pourquoi? Peut-être est-ce simplement que nous ne cherchons pas et n’espérons pas la voir? Si nous cherchons l’action du Seigneur, nous verrons plus souvent sa grâce, et les problèmes et les manques ne se révéleront pas aussi importants qu’il peut le paraître.

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Pour Ac 11:21-26
21 La main du Seigneur les secondait, et grand fut le nombre de ceux qui devinrent croyants et se convertirent au Seigneur.
22 La nouvelle en vint aux oreilles de l’Église de Jérusalem, et l’on envoya Barnabé à Antioche.
23 Lorsqu’il arriva et qu’il vit la grâce accordée par Dieu, il s’en réjouit et les encouragea tous à demeurer, d’un cœur ferme, fidèles au Seigneur ;
24 car c’était un homme de bien, rempli de l’Esprit Saint et de foi. Une foule considérable s’adjoignit ainsi au Seigneur.
25 Barnabé partit alors chercher Saul à Tarse.
26 L’ayant trouvé, il l’amena à Antioche. Toute une année durant ils vécurent ensemble dans l’Église et y instruisirent une foule considérable. C’est à Antioche que, pour la première fois, les disciples reçurent le nom de « chrétiens ».
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« Le Seigneur règne ! » Aujourd’hui s’est accomplie la prophétie du psaume...  Lire la suite

« Le Seigneur règne ! » Aujourd’hui s’est accomplie la prophétie du psaume, et les Apôtres partent prêcher en annonçant l’approche de Son Royaume. En quoi consiste ce Royaume ? L’Écriture nous répond par un exemple tiré de la vie de la première Église : c’est la vie dans la grâce et dans la foi, c’est se mettre à l’école du Christ, c’est la présence de l’Esprit Saint et la capacité de comprendre Son appel et d’y répondre. Et, bien sûr, c’est une espérance totale en Dieu, en Son amour et en Sa sollicitude. Ainsi les Apôtres, sans emporter ni argent ni vêtement de rechange, apportent la paix dans les maisons. Sommes-nous prêts à suivre leur exemple ? Si oui, alors mettons-nous en route.

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