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RÉFLEXIONS pour Mt 12:1-21

En ce temps-là Jésus vint à passer, un jour de sabbat, à travers les moissons. Ses disciples eurent faim et se mirent à arracher des épis et à les manger.
Ce que voyant, les Pharisiens lui dirent : " Voilà tes disciples qui font ce qu'il n'est pas permis de faire pendant le sabbat ! "
Mais il leur dit : " N'avez-vous pas lu ce que fit David lorsqu'il eut faim, lui et ses compagnons ?
Comment il entra dans la demeure de Dieu et comment ils mangèrent les pains d'oblation, qu'il ne lui était pas permis de manger, ni à ses compagnons, mais aux prêtres seuls?
Ou n'avez-vous pas lu dans la Loi que, le jour du sabbat, les prêtres dans le Temple violent le sabbat sans être en faute?
Or, je vous le dis, il y a ici plus grand que le Temple.
Et si vous aviez compris ce que signifie : C'est la miséricorde que je veux, et non le sacrifice, vous n'auriez pas condamné des gens qui sont sans faute.
Car le Fils de l'homme est maître du sabbat. "
Parti de là, il vint dans leur synagogue.
10 Et voici un homme qui avait une main sèche, et ils lui posèrent cette question : " Est-il permis de guérir le jour du sabbat ? " afin de l'accuser.
11 Mais il leur dit : " Quel sera d'entre vous l'homme qui aura une seule brebis, et si elle tombe dans un trou, le jour du sabbat, n'ira la prendre et la révéler ?
12 Or, combien un homme vaut plus qu'une brebis ! Par conséquent il est permis de faire une bonne action le jour du sabbat. "
13 Alors il dit à l'homme : " Étends ta main. ". Il l'étendit et elle fut remise en état, saine comme l'autre.
14 Étant sortis, les Pharisiens tinrent conseil contre lui, en vue de le perdre.
15 L'ayant su, Jésus se retira de là. Beaucoup le suivirent et il les guérit tous
16 et il leur enjoignit de ne pas le faire connaître,
17 pour que s'accomplît l'oracle d'Isaïe le prophète:
18 Voici mon Serviteur que j'ai choisi, mon Bien-aimé qui a toute ma faveur. Je placerai sur lui mon Esprit et il annoncera le Droit aux nations.
19 Il ne fera point de querelles ni de cris et nul n'entendra sa voix sur les grands chemins.
20 Le roseau froissé, il ne le brisera pas, et la mèche fumante, il ne l'éteindra pas, jusqu'à ce qu'il ait mené le Droit au triomphe:
21 en son nom les nations mettront leur espérance.
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Le jour sacré du sabbat, la Loi ne permet aucun travail. Ce jour appartient à Dieu. Le sabbat, le Juif pieux doit se rendre à la synagogue et y écouter (ou lire lui-même) la Torah, la Loi, révélation de Dieu donnée à Israël. Les seuls qui doivent ce jour-là s'occuper de leur activité professionnelle sont les prêtres et les lévites dans le Temple, parce qu'ils ne travaillent pas pour eux-mêmes, mais accomplissent un service pour Dieu : ils pratiquent la circoncision, offrent des sacrifices. C'est précisément cet argument que le Christ présente aux pharisiens dans l'Évangile selon Matthieu. Car Il est Celui qui est plus grand que le Temple. Toute Sa vie est un culte ininterrompu, l'accomplissement de la volonté du Père. Il fait Sa volonté toujours, y compris le sabbat, de la même manière que le sacrifice quotidien dans le Temple ne doit pas s'interrompre le sabbat.

Il en va de même pour nous : par la foi au Christ, nous devenons un « sacerdoce royal » ; toute notre vie se transforme en service de Dieu, accompli le samedi, le dimanche et à chaque instant. Toutes nos actions doivent être consacrées au Seigneur, toute pensée et toute parole doivent être un sacrifice agréable à Dieu, qui ne s'interrompt pas un seul instant.

Autres réflexions

 
Pour Mt 12:1-21
En ce temps-là Jésus vint à passer, un jour de sabbat, à travers les moissons. Ses disciples eurent faim et se mirent à arracher des épis et à les manger.
Ce que voyant, les Pharisiens lui dirent : " Voilà tes disciples qui font ce qu'il n'est pas permis de faire pendant le sabbat ! "
Mais il leur dit : " N'avez-vous pas lu ce que fit David lorsqu'il eut faim, lui et ses compagnons ?
Comment il entra dans la demeure de Dieu et comment ils mangèrent les pains d'oblation, qu'il ne lui était pas permis de manger, ni à ses compagnons, mais aux prêtres seuls?
Ou n'avez-vous pas lu dans la Loi que, le jour du sabbat, les prêtres dans le Temple violent le sabbat sans être en faute?
Or, je vous le dis, il y a ici plus grand que le Temple.
Et si vous aviez compris ce que signifie : C'est la miséricorde que je veux, et non le sacrifice, vous n'auriez pas condamné des gens qui sont sans faute.
Car le Fils de l'homme est maître du sabbat. "
Parti de là, il vint dans leur synagogue.
10 Et voici un homme qui avait une main sèche, et ils lui posèrent cette question : " Est-il permis de guérir le jour du sabbat ? " afin de l'accuser.
11 Mais il leur dit : " Quel sera d'entre vous l'homme qui aura une seule brebis, et si elle tombe dans un trou, le jour du sabbat, n'ira la prendre et la révéler ?
12 Or, combien un homme vaut plus qu'une brebis ! Par conséquent il est permis de faire une bonne action le jour du sabbat. "
13 Alors il dit à l'homme : " Étends ta main. ". Il l'étendit et elle fut remise en état, saine comme l'autre.
14 Étant sortis, les Pharisiens tinrent conseil contre lui, en vue de le perdre.
15 L'ayant su, Jésus se retira de là. Beaucoup le suivirent et il les guérit tous
16 et il leur enjoignit de ne pas le faire connaître,
17 pour que s'accomplît l'oracle d'Isaïe le prophète:
18 Voici mon Serviteur que j'ai choisi, mon Bien-aimé qui a toute ma faveur. Je placerai sur lui mon Esprit et il annoncera le Droit aux nations.
19 Il ne fera point de querelles ni de cris et nul n'entendra sa voix sur les grands chemins.
20 Le roseau froissé, il ne le brisera pas, et la mèche fumante, il ne l'éteindra pas, jusqu'à ce qu'il ait mené le Droit au triomphe:
21 en son nom les nations mettront leur espérance.
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Les accusations des scribes contre Jésus sont très graves : il profane le sabbat, il fait ce qu'il ne faut pas faire, et cela au sens le plus élevé, sacré, du « il ne faut pas » : c'est une violation du commandement divin. Le Christ ne se justifie pas ; au contraire...  Lire la suite

Les accusations des scribes contre Jésus sont très graves : il profane le sabbat, il fait ce qu'il ne faut pas faire, et cela au sens le plus élevé, sacré, du « il ne faut pas » : c'est une violation du commandement divin. Le Christ ne se justifie pas ; au contraire, il leur rappelle qu'autrefois le roi David, lui aussi, a fait ce qu'il ne fallait pas faire, et qu'aujourd'hui encore les prêtres profanent le sabbat, cette profanation ayant eu lieu et ayant toujours lieu dans le Temple même ! Jésus emploie volontairement de tels mots, même s'il aurait pu s'exprimer plus doucement. Et si ces transgressions paraissent pardonnables aux scribes, que diront-ils donc si se tient ici Celui qui est plus grand que David, plus grand que les prêtres et plus grand que le Temple ?

Le Christ leur montre sa liberté divino-humaine de faire le bien le jour du sabbat, jour sacré de la perfection de Dieu. Car l'interdit n'existe que pour empêcher la liberté humaine de se tourner vers le mal, vers la destruction et la mort ; ainsi les actes de Jésus signifient l'annonce que se tient devant eux Celui qui est incapable de faire le mal, le Seigneur du sabbat.

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Pour Mt 12:1-8
En ce temps-là Jésus vint à passer, un jour de sabbat, à travers les moissons. Ses disciples eurent faim et se mirent à arracher des épis et à les manger.
Ce que voyant, les Pharisiens lui dirent : " Voilà tes disciples qui font ce qu'il n'est pas permis de faire pendant le sabbat ! "
Mais il leur dit : " N'avez-vous pas lu ce que fit David lorsqu'il eut faim, lui et ses compagnons ?
Comment il entra dans la demeure de Dieu et comment ils mangèrent les pains d'oblation, qu'il ne lui était pas permis de manger, ni à ses compagnons, mais aux prêtres seuls?
Ou n'avez-vous pas lu dans la Loi que, le jour du sabbat, les prêtres dans le Temple violent le sabbat sans être en faute?
Or, je vous le dis, il y a ici plus grand que le Temple.
Et si vous aviez compris ce que signifie : C'est la miséricorde que je veux, et non le sacrifice, vous n'auriez pas condamné des gens qui sont sans faute.
Car le Fils de l'homme est maître du sabbat. "
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Les controverses sur le sabbat entre Jésus et les pharisiens étaient constantes: les accusations de le transgresser ont accompagné le Sauveur tout au long de son ministère terrestre. Il semblerait que l'observation des interdits sabbatiques ne demandait pas d'effort particulier; pourquoi donc les ignorait-il sans cesse, et souvent de façon démonstrative? On pourrait certes tout expliquer en disant que...  Lire la suite

Les controverses sur le sabbat entre Jésus et les pharisiens étaient constantes: les accusations de le transgresser ont accompagné le Sauveur tout au long de son ministère terrestre. Il semblerait que l'observation des interdits sabbatiques ne demandait pas d'effort particulier; pourquoi donc les ignorait-il sans cesse, et souvent de façon démonstrative? On pourrait certes tout expliquer en disant que Jésus lui-même, comme ses disciples, s'en tenait à une conception particulière des normes et des règles de l'observation du repos sabbatique, mais est-ce là toute la question?

Si l'on revient au sens originel du sabbat, il devient clair qu'il s'agit d'un temps particulier, sacré, donné à Dieu et destiné exclusivement à la communion avec lui. Toutes les règles et interdictions sont ici secondaires; elles ne sont qu'un moyen au service de l'essentiel: que chaque septième jour soit consacré non aux affaires ordinaires et quotidiennes, mais à la communion avec Dieu et à sa présence. La sévérité envers ceux qui violaient le repos sabbatique tenait surtout au fait que le contrevenant pouvait facilement déranger son entourage, ceux qui désiraient passer la journée dans le silence et le repos, mais risquaient d'en être privés par des voisins trop bruyants ou trop actifs. Cependant, avec le développement de la tradition religieuse yahviste, puis juive, les interdictions sont devenues des fins en soi; elles ont perdu leur rôle de service et sont devenues presque le but même du jour. Pour beaucoup de membres de la confrérie pharisienne, le sens principal du sabbat n'était plus la communion avec Dieu, mais l'observation d'innombrables interdictions.

Jésus rend au sabbat son sens originel et le complète par la révélation nouvelle qu'il a apportée au monde. Ce n'est pas un hasard si, en réponse aux accusations des pharisiens, il rappelle l'histoire des pains consacrés que le grand prêtre donna à David, bien qu'il n'en eût pas le droit. Il existe des situations où l'ordre établi est transgressé. Si celui qui porte en lui toute la plénitude du Royaume est venu dans le monde, le sabbat sans lui perd tout son sens. La situation a radicalement changé: il est désormais possible de passer ce jour non seulement dans la communion avec Dieu, mais dans la communion avec le Messie au sein de son Royaume. Ignorer cela et se comporter comme si rien n'avait changé dans le monde, c'est vider le sabbat de sa substance et n'en laisser que la forme extérieure et légaliste. Le Sauveur ne se lasse pas de le rappeler à ses interlocuteurs afin que le sabbat devienne pour eux non l'observation de formalités religieuses, mais le commencement du chemin vers le Royaume.

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Pour Mt 12:1-8
En ce temps-là Jésus vint à passer, un jour de sabbat, à travers les moissons. Ses disciples eurent faim et se mirent à arracher des épis et à les manger.
Ce que voyant, les Pharisiens lui dirent : " Voilà tes disciples qui font ce qu'il n'est pas permis de faire pendant le sabbat ! "
Mais il leur dit : " N'avez-vous pas lu ce que fit David lorsqu'il eut faim, lui et ses compagnons ?
Comment il entra dans la demeure de Dieu et comment ils mangèrent les pains d'oblation, qu'il ne lui était pas permis de manger, ni à ses compagnons, mais aux prêtres seuls?
Ou n'avez-vous pas lu dans la Loi que, le jour du sabbat, les prêtres dans le Temple violent le sabbat sans être en faute?
Or, je vous le dis, il y a ici plus grand que le Temple.
Et si vous aviez compris ce que signifie : C'est la miséricorde que je veux, et non le sacrifice, vous n'auriez pas condamné des gens qui sont sans faute.
Car le Fils de l'homme est maître du sabbat. "
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Il arrive d'entendre des personnes très intelligentes et instruites dire que le rite est une sorte d'injection de foi pour...  Lire la suite

Il arrive d'entendre des personnes très intelligentes et instruites dire que le rite est une sorte d'injection de foi pour les gens sans instruction, pour les simples, pour le commun des mortels. Que par de telles injections une certaine substance salutaire entre dans l'organisme de la société. Il semble que ce soit précisément à de tels raisonnements que le Christ dit aujourd'hui: «Non».

Réfléchissons encore une fois à la position des gardiens de la pureté rituelle. On peut les comprendre, car il y a des choses devant lesquelles ils éprouvent un tremblement sacré, qui ne nous est pas étranger non plus. Mais Dieu est-Il là? Ou n'y a-t-il que notre habitude de L'adorer? Quand on aime quelqu'un, on garde avec soin tout ce qui est lié à lui; quelque bibelot drôle et inutile, offert il y a de nombreuses années, peut devenir rituel, susciter le tremblement, et c'est beau.

Bien sûr, il en va de même dans les relations avec Dieu... au niveau personnel. Mais il y a ici un complément essentiel: le Seigneur est un, et nous sommes nombreux auprès de lui. Alors les paroles du Sauveur deviennent simples à comprendre, car que nous a commandé le Christ? Il nous a commandé l'unité: qu'ils soient un (Jn 17:22). Et qu'est-ce qui nous unit, nous, personnes de différentes confessions, et qu'est-ce qui nous sépare? Sur quel terrain pouvons-nous chercher les voies de l'accomplissement de ce que Dieu a commandé? Nous avons un seul Dieu, notre Seigneur Jésus-Christ, une seule parole de Dieu, la Bible, mais des rites tout à fait différents. Où donc chercher l'unité? Car ce qui importe, ce n'est pas la maison, encore moins ses structures porteuses, mais celui qui y habite, même si chacun chérit jusqu'au tremblement sa maison natale. On peut même le dire plus fortement: souvenez-vous que le Christ ne partage pas l'admiration des disciples devant la vue du Temple.

Le rite peut-il donc être porteur de foi, comme un médicament apporte la santé? Peut-être, pour quelqu'un, dans certaines conditions… Mais il nous semble que seul Dieu guérit.

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Pour Mt 12:9-13
Parti de là, il vint dans leur synagogue.
10 Et voici un homme qui avait une main sèche, et ils lui posèrent cette question : " Est-il permis de guérir le jour du sabbat ? " afin de l'accuser.
11 Mais il leur dit : " Quel sera d'entre vous l'homme qui aura une seule brebis, et si elle tombe dans un trou, le jour du sabbat, n'ira la prendre et la révéler ?
12 Or, combien un homme vaut plus qu'une brebis ! Par conséquent il est permis de faire une bonne action le jour du sabbat. "
13 Alors il dit à l'homme : " Étends ta main. ". Il l'étendit et elle fut remise en état, saine comme l'autre.
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La réponse de Jésus aux hommes qui le regardaient avec reproche paraît, à première vue, pas tout à fait logique. Du point de vue de ceux qui l'entouraient, ce qu'il s'apprêtait à faire et ce qu'il fit réellement était une violation du shabbat. Or il leur rappelle que...  Lire la suite

La réponse de Jésus aux hommes qui le regardaient avec reproche paraît, à première vue, pas tout à fait logique. Du point de vue de ceux qui l'entouraient, ce qu'il s'apprêtait à faire et ce qu'il fit réellement était une violation du shabbat. Or il leur rappelle que même un animal domestique menacé de mort est sauvé le jour du shabbat, et que de telles actions ne constituent pas une violation du repos sabbatique.

En raisonnant humainement, du point de vue de notre monde non transfiguré, la guérison d'un homme dont le principal problème était une main sèche est quelque chose de fondamentalement différent. Si la vie de cet homme avait été menacée, si une intervention médicale, pour parler en langage contemporain, avait été requise selon des indications vitales, personne n'aurait dit un mot à Jésus. Et même s'il s'était agi d'une menace pour la vie d'un animal domestique ayant besoin d'aide, personne ne l'aurait blâmé. Tout le problème était précisément qu'il n'existait aucune menace pour la vie: l'homme à la main desséchée, avec laquelle il vivait déjà depuis plus d'un an, aurait manifestement pu vivre tranquillement ainsi encore une journée. Puis, après la fin du shabbat, il aurait reçu l'aide attendue sans violer le repos sabbatique. Pourquoi donc se hâter?

Mais Jésus, manifestement, regarde la chose tout autrement et ne veut pas attendre. Et non parce qu'il serait un adversaire de principe des règles du repos sabbatique acceptées à cette époque. Il veut simplement faire comprendre à ceux qui l'entourent le sens véritable du shabbat: ce jour est donné pour être passé avec Dieu.

S'il s'était agi simplement d'une aide médicale, ceux qui l'entouraient auraient peut-être eu raison. Mais il ne s'agissait pas de médecine, il s'agissait du Royaume; non pas de traitement, mais de guérison, et cela changeait entièrement la donne. Car si le shabbat est précisément le temps qu'il faut passer avec Dieu, alors toute manifestation du Royaume avec les guérisons qui l'accompagnent ne peut qu'être accueillie. En substance, Jésus propose à ceux qui se trouvent auprès de lui de passer le shabbat avec lui dans son Royaume, mais ils ne le comprennent pas et ne remarquent pas le Royaume, ne voyant que la violation des interdits liés au repos sabbatique.

Il leur propose la plénitude de la vie; de là vient la mention du fait que même un animal dont la vie est menacée a droit à l'aide, fût-ce le jour du shabbat. Car sans cette plénitude, tous sont condamnés à la mort, et lui seul, Jésus, peut les sauver de la mort. Mais lorsqu'il le fait, en faisant participer pour commencer au Royaume au moins un homme qu'il guérit, on l'accuse de violer le shabbat. Le sens spirituel du shabbat est passé au second plan, tandis que les formalités religieuses sont au contraire passées au premier et ont caché le Royaume, que les hommes entourant Jésus ne remarquent même pas.

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Pour Mt 12:9-13
Parti de là, il vint dans leur synagogue.
10 Et voici un homme qui avait une main sèche, et ils lui posèrent cette question : " Est-il permis de guérir le jour du sabbat ? " afin de l'accuser.
11 Mais il leur dit : " Quel sera d'entre vous l'homme qui aura une seule brebis, et si elle tombe dans un trou, le jour du sabbat, n'ira la prendre et la révéler ?
12 Or, combien un homme vaut plus qu'une brebis ! Par conséquent il est permis de faire une bonne action le jour du sabbat. "
13 Alors il dit à l'homme : " Étends ta main. ". Il l'étendit et elle fut remise en état, saine comme l'autre.
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L'essence du conflit entre la loi et la grâce, entre le Christ et les docteurs de la loi, se reflète comme dans une goutte d'eau dans cette guérison...  Lire la suite

L'essence du conflit entre la loi et la grâce, entre le Christ et les docteurs de la loi, se reflète comme dans une goutte d'eau dans cette guérison. Les docteurs de la loi interrogent le Christ afin de L'accuser. La question, à proprement parler, est de savoir ce qui est le plus important : l'observation des prescriptions de la loi (dont aucun docteur de la loi ne doute qu'elle soit absolument et littéralement donnée par Dieu) ou la miséricorde, la compassion pour l'homme souffrant. Conflit d'idées : d'un côté, pour employer un mot slavon, la loi « écrite par Dieu », que les Juifs perçoivent comme l'unique expression de la volonté du Créateur ; de l'autre côté : « Je veux la miséricorde et non le sacrifice, et la connaissance de Dieu plus que les holocaustes » (Os. 6:6). Le problème n'est pas de savoir s'il est possible de réinterpréter et de compléter la loi : les Juifs se le permettent couramment. Mais permettons-nous à Dieu d'avoir une volonté liée par rien ? Lui donnons-nous le droit de faire miséricorde ? Le Christ nous répète souvent que du jugement dont nous jugeons, nous serons jugés. Les docteurs de la loi, eux, veulent que Dieu limite Sa miséricorde aux cadres de la loi qu'ils connaissent.

En réponse, le Christ fait exactement ce qu'Il avait fait jadis avec le prophète Jonas. Il propose aux docteurs de la loi de voir la situation de Son point de vue. À Jonas, qui s'était offensé de Dieu parce qu'Il avait eu pitié des Ninivites repentants, Dieu donna une plante dont Jonas regrettait tant la perte qu'il était prêt à mourir, et Il annonça ainsi qu'Il donnerait Lui-même Sa vie par pitié pour nous (Jon. 4:6-11). Aux docteurs de la loi de la synagogue de Capharnaüm, Il pose la question de la brebis, parce que la supériorité de l'homme sur le bétail ressemble en partie à la supériorité du Tout-Puissant sur l'homme lui-même. Ainsi, si vous avez pitié d'une créature qui périt sans votre aide, alors, pour paraphraser Jon. 4:11, « ne devrais-Je pas avoir pitié de l'homme souffrant ? » Comme dans toute la Bible, nous voyons ici une grande révélation : le motif qui pousse Dieu à agir dans le monde est Sa compassion pour nous. D'ailleurs, par Sa réponse, Jésus a aussi fondé la légitimité de Son acte : il est permis de faire le bien le jour du sabbat. Le commandement disait : tous les jours, fais tes œuvres. Or le bien est l'œuvre de Dieu, et il est permis de le faire toujours.

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Pour Mt 12:14-21
14 Étant sortis, les Pharisiens tinrent conseil contre lui, en vue de le perdre.
15 L'ayant su, Jésus se retira de là. Beaucoup le suivirent et il les guérit tous
16 et il leur enjoignit de ne pas le faire connaître,
17 pour que s'accomplît l'oracle d'Isaïe le prophète:
18 Voici mon Serviteur que j'ai choisi, mon Bien-aimé qui a toute ma faveur. Je placerai sur lui mon Esprit et il annoncera le Droit aux nations.
19 Il ne fera point de querelles ni de cris et nul n'entendra sa voix sur les grands chemins.
20 Le roseau froissé, il ne le brisera pas, et la mèche fumante, il ne l'éteindra pas, jusqu'à ce qu'il ait mené le Droit au triomphe:
21 en son nom les nations mettront leur espérance.
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Dans la lecture d'aujourd'hui, l'évangéliste Matthieu applique à Jésus de Nazareth l'une des prophéties les plus étonnantes de l'Ancien Testament sur le Messie: les paroles du Second Isaïe sur le Serviteur du Seigneur, qui...  Lire la suite

Dans la lecture d'aujourd'hui, l'évangéliste Matthieu applique à Jésus de Nazareth l'une des prophéties les plus étonnantes de l'Ancien Testament sur le Messie: les paroles du Second Isaïe sur le Serviteur du Seigneur, qui « ne brisera pas le roseau froissé ». Cette prophétie fut prononcée dans la seconde moitié du VIe siècle avant Jésus-Christ, au temps où les premières caravanes de rapatriés revenaient de Babylone à Jérusalem pour faire renaître la vie parmi les ruines de la Maison du Seigneur. Le Seigneur révèle au prophète que son Serviteur apportera le salut aux hommes sans recourir à la violence. Quelques années plus tard, le Seigneur dira au prophète Zacharie quelque chose de très semblable: le salut sera donné « ni par la puissance ni par la force, mais par mon Esprit ».

Pour l'évangéliste Matthieu, qui écrit son Évangile pour les Juifs, il importe de donner au lecteur la possibilité de voir que Jésus de Nazareth est celui qui est véritablement doux, et que cette prophétie s'est accomplie précisément en lui. Il importe à l'évangéliste que le Christ accomplisse son ministère de salut en proclamant la parole de vérité, en « annonçant le droit aux nations », selon l'expression du Second Isaïe. L'évangéliste rapporte les paroles sur la douceur du Messie directement au moment où le Seigneur Jésus « défend de le faire connaître ». En citant la prophétie tout entière, Matthieu l'applique aussi aux événements qu'il racontera ensuite. Dans la logique de ce passage, « jusqu'à ce qu'il ait mené le droit à la victoire » est une prophétie de la Croix, tandis que les paroles « les nations mettront leur espérance en son nom » s'accomplissent dans l'Église qui embrasse le monde entier.

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Pour Mt 12:14-21
14 Étant sortis, les Pharisiens tinrent conseil contre lui, en vue de le perdre.
15 L'ayant su, Jésus se retira de là. Beaucoup le suivirent et il les guérit tous
16 et il leur enjoignit de ne pas le faire connaître,
17 pour que s'accomplît l'oracle d'Isaïe le prophète:
18 Voici mon Serviteur que j'ai choisi, mon Bien-aimé qui a toute ma faveur. Je placerai sur lui mon Esprit et il annoncera le Droit aux nations.
19 Il ne fera point de querelles ni de cris et nul n'entendra sa voix sur les grands chemins.
20 Le roseau froissé, il ne le brisera pas, et la mèche fumante, il ne l'éteindra pas, jusqu'à ce qu'il ait mené le Droit au triomphe:
21 en son nom les nations mettront leur espérance.
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Des foules suivirent Jésus, et l'évangéliste note qu'il les guérit tous. Remarquons que, dans ce passage, il n'est pas...  Lire la suite

Des foules suivirent Jésus, et l'évangéliste note qu'il les guérit tous. Remarquons que, dans ce passage, il n'est pas question de la guérison de tous les malades, mais de la guérison de tous ceux qui avaient suivi le Christ. Il est peu vraisemblable qu'il n'y ait eu parmi eux aucune personne sans plainte sur son état physique; après tout, même ceux qui voulaient l'accomplissement de désirs terrestres pouvaient avoir d'autres besoins. Mais la guérison n'est pas seulement la délivrance des maladies; c'est d'abord la restauration de l'intégrité de la personne humaine. Et le Christ est capable de nous accorder une telle guérison à tous, même à ceux qui ne sont pas encore délivrés des maux corporels. Contrairement au proverbe païen «un esprit sain dans un corps sain», le Christ donne la possibilité d'être spirituellement sain même dans un corps malade.

C'est précisément ici que l'évangéliste cite la prophétie d'Isaïe et la déclare accomplie. Le lien des temps ne se défait pas, et le Messie, selon la prophétie accomplie, vient sans effets extérieurs. Sa présence est discrète; il demande constamment qu'on ne lui fasse pas de publicité comme guérisseur. Mais on ne peut pas non plus dire que les attentes de ceux pour qui la venue du Messie apparaissait comme un événement redoutable, changeant radicalement le cours de l'histoire, ne se soient pas réalisées. Car, même si son action sur le monde semblait minimale et demeure jusqu'à aujourd'hui obscure pour beaucoup, c'est bien lui qui a apporté la possibilité d'une guérison radicale de la Création défigurée.

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Pour Mt 12:14-21
14 Étant sortis, les Pharisiens tinrent conseil contre lui, en vue de le perdre.
15 L'ayant su, Jésus se retira de là. Beaucoup le suivirent et il les guérit tous
16 et il leur enjoignit de ne pas le faire connaître,
17 pour que s'accomplît l'oracle d'Isaïe le prophète:
18 Voici mon Serviteur que j'ai choisi, mon Bien-aimé qui a toute ma faveur. Je placerai sur lui mon Esprit et il annoncera le Droit aux nations.
19 Il ne fera point de querelles ni de cris et nul n'entendra sa voix sur les grands chemins.
20 Le roseau froissé, il ne le brisera pas, et la mèche fumante, il ne l'éteindra pas, jusqu'à ce qu'il ait mené le Droit au triomphe:
21 en son nom les nations mettront leur espérance.
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Nous nous souvenons bien de ces paroles : « Ne pensez pas que je sois venu apporter la paix sur la terre ; je ne suis pas venu apporter la paix, mais l'épée »...  Lire la suite

Nous nous souvenons bien de ces paroles : « Ne pensez pas que je sois venu apporter la paix sur la terre ; je ne suis pas venu apporter la paix, mais l'épée » (Mt 10:34). Et il nous arrive de penser qu'elles contredisent ce que nous lisons dans l'évangile d'aujourd'hui :« Il ne contestera pas, il ne criera pas, et personne n'entendra sa voix dans les rues ; il ne brisera pas le roseau froissé et n'éteindra pas la mèche qui fume, jusqu'à ce qu'il ait conduit le jugement à la victoire ».Mais chaque fois que nous rencontrons dans la Parole de Dieu une contradiction apparente, c'est le signe qu'un sens profond s'y trouve caché ; car si le sens est profond, il ne peut être exprimé par une phrase simple et univoque. On pourrait même dire que ce n'est pas un signe, mais un signal, un signal pour nous.

Nous cherchons donc le sens. Que fait une épée ? Pourquoi la percevons-nous ici précisément comme un instrument de meurtre ? Dans notre esprit, le lien épée-violence est solidement installé. Avec une épée, on peut couper quelque chose en deux, de telle manière qu'il soit impossible de le recomposer. C'est exactement ainsi que le Seigneur est venu séparer le bien du mal. Mais il le fera comme il est décrit dans le passage d'aujourd'hui : de sorte que personne, ni contre sa volonté ni même par hasard, ne puisse être contraint à cette victoire. Même si nous ne sommes pas athées, mais des personnes presque prêtes à accueillir la foi, même s'il semble qu'un instant encore et la résistance intérieure à Dieu se brisera comme un roseau, même alors nous viendrons nous-mêmes à la foi, et Jésus attendra simplement. Car il n'est pas un feu dévorant, mais une lampe sanctifiante.

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Pour Mt 12:18
18 Voici mon Serviteur que j'ai choisi, mon Bien-aimé qui a toute ma faveur. Je placerai sur lui mon Esprit et il annoncera le Droit aux nations.
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Pouvons-nous reconnaître en Jésus le Fils de Dieu ? Ce qu'Il a accompli a changé le monde entier, mais celui qui ne veut pas Le reconnaître ne le remarquera pas...  Lire la suite

Pouvons-nous reconnaître en Jésus le Fils de Dieu ? Ce qu'Il a accompli a changé le monde entier, mais celui qui ne veut pas Le reconnaître ne le remarquera pas. Les habitants de la Judée, il y a presque deux mille ans, pouvaient-ils reconnaître en Jésus le Messie ? Ils connaissaient par coeur les paroles du prophète Isaïe que cite l'évangéliste Matthieu. Mais eux aussi devaient traverser leur refus de Le reconnaître. Car Il a réellement apporté le jugement devant lequel se trouve tout homme, le jugement selon les commandements. Et nous, ou bien nous recevons le Christ avec Ses commandements, ou bien, en rejetant ce jugement, nous cherchons « comment Le faire périr ».

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