37 Et un bruit se propageait à son sujet en tout lieu de la région. "
38 Partant de la synagogue, il entra dans la maison de Simon. La belle-mère de Simon était en proie à une forte fièvre, et ils le prièrent à son sujet.
39 Se penchant sur elle, il menaça la fièvre, et elle la quitta ; à l'instant même, se levant elle les servait.
40 Au coucher du soleil, tous ceux qui avaient des malades atteints de maux divers les lui amenèrent, et lui, imposant les mains à chacun d'eux, il les guérissait.
41 D'un grand nombre aussi sortaient des démons, qui vociféraient en disant : " Tu es le Fils de Dieu ! " Mais, les menaçant, il ne leur permettait pas de parler, parce qu'ils savaient qu'il était le Christ.
42 Le jour venu, il sortit et se rendit dans un lieu désert. Les foules le cherchaient et, l'ayant rejoint, elles voulaient le retenir et l'empêcher de les quitter.
43 Mais il leur dit : " Aux autres villes aussi il me faut annoncer la Bonne Nouvelle du Royaume de Dieu, car c'est pour cela que j'ai été envoyé. "
44 Et il prêchait dans les synagogues de la Judée.
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Les démons, lorsqu'ils se trouvent face à face avec Jésus, comprennent d'ordinaire mieux que les hommes à Qui ils ont affaire. Est-ce bon pour nous ? Il est difficile de répondre sans ambiguïté. Certes, il vaut mieux être un homme, même déchu, qu'un esprit déchu. Mais l'homme ne possède pas la clarté de vision spirituelle propre aux esprits, qui conservent cette clarté même après la chute.
Cela tient peut-être aux différences entre les anges déchus, qui même après la chute demeurent des êtres purement spirituels, et les hommes, conçus et créés dès l'origine comme des êtres doubles, spirituels et naturels. Et chez l'homme, il semble que ce soit précisément la composante naturelle qui reçoive le choc principal.
Bien sûr, la chute elle-même est un phénomène spirituel ; elle est liée au choix spirituel de l'homme, aux décisions que l'homme prend à un moment connu de son histoire. Mais les conséquences de cette mauvaise décision, à en juger par tout ce que nous savons aujourd'hui de l'homme déchu, ont beaucoup plus déformé sa nature, en entendant par là, bien sûr, non seulement et pas tant la physiologie que, d'abord, la psyché, que sa vie spirituelle.
Aujourd'hui cela peut nous paraître fâcheux et irritant, mais il est possible que notre propre nature, en recevant le choc principal, ait considérablement affaibli l'influence du mal spirituel sur notre vie spirituelle. En un certain sens, on pourrait dire que notre propre nature, physique dans une moindre mesure, psychique dans une plus grande, est devenue pour nous une sorte de coussin de sécurité, amortissant le coup des forces du mal porté au noyau spirituel de notre personne, sans lequel nous n'existerions tout simplement pas comme hommes.
Le prix d'un tel amortissement est sans doute devenu, entre autres, cette imprécision, ce manque de netteté de la vision spirituelle qui distingue l'homme déchu. Ce défaut n'est surmonté que sur le chemin spirituel, sur le chemin de l'approfondissement des relations avec Dieu. Voilà pourquoi beaucoup ne reconnaissent pas en Jésus le Messie. Mais les esprits déchus, qui n'ont pas perdu la clarté de la vision spirituelle, Le voient avec une parfaite netteté et comprennent très bien Qui est devant eux. Seulement, cette compréhension ne les rapproche pas de Dieu. Car l'essentiel n'est pas la connaissance en elle-même, mais la manière dont elle influe sur les relations avec Dieu. Et si elle aide sur le chemin du Royaume.
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