Bible-Centre

RÉFLEXIONS pour Col 4:2

Soyez assidus à la prière; qu'elle vous tienne vigilants, dans l'action de grâces.
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Paul souligne un aspect très important de la vie spirituelle : la constance. Et, à en juger par les paroles de l'apôtre, il doit s'agir d'une action de grâce constante. Aux incroyants, un tel appel paraît quelque peu artificiel : l'exigence de remercier Dieu pour tout, même pour ce qu'on ne peut en aucune façon appeler un bien pour l'homme, leur semble peu naturelle, et souvent hypocrite.

Il faut pourtant reconnaître que même le croyant, s'il reste dans les cadres religieux traditionnels, remercie d'ordinaire pour les problèmes, les difficultés et les malheurs, quand il le fait, d'une manière un peu forcée et plutôt par devoir religieux. Cela se comprend : Dieu ne veut pas le mal pour l'homme et ne le produit pas du tout ; tout mal est l'œuvre des mains et des volontés de ceux qui s'opposent directement à Dieu ou qui L'ignorent. Le mal ne vient pas de Dieu, bien qu'Il permette parfois qu'il soit, et la Bible parle alors d'un tel mal comme d'un « mal venant de Dieu ».

Mais même cette permission ne se révèle pas être le désir de Dieu de faire le mal pour, par exemple, punir quelqu'un, comme la conscience religieuse voit cette situation ; elle est la conséquence de l'abus de la liberté que Dieu donne à chaque être créé par Lui, doté de conscience de soi et donc capable de construire avec Lui des relations conscientes. Mais alors, de quoi l'homme peut-il remercier Dieu lorsque, apparemment, rien de bon ne se produit dans sa vie ?

La réponse peut être la mention par Paul de la prière, à la constance de laquelle il appelle. Bien sûr, si l'on considère la prière seulement comme un devoir religieux, comme des paroles que nous sommes obligés de dire à Dieu un certain nombre de fois par jour, elle ne pourra guère nous aider, surtout dans une situation difficile. Avec une telle prière, il arrive d'ordinaire ce dont se plaignent souvent les croyants qui se trouvent dans cette situation : il y a déjà assez de problèmes, ni forces ni temps, et voilà qu'il faut encore réussir à prier...

Mais l'apôtre ne parle clairement pas d'une telle prière. Il parle de la vraie prière, de celle qui suppose la rencontre de deux volontés, celle de Dieu et celle de l'homme, dans cet espace intérieur de l'homme où naît sa vie spirituelle. C'est tout autre chose : une telle prière ouvre à l'homme une autre réalité, la réalité du monde de Dieu, la réalité du Royaume. Et là, il y a toujours de quoi remercier Dieu. Là se trouve en effet la plénitude de la vie, qui demeure toujours avec celui qui prie et que personne ne lui enlèvera. Une plénitude pour laquelle il est tout à fait naturel de rendre grâce, comme le dit l'apôtre.

Autres réflexions

 
Pour Col 4:2-9
Soyez assidus à la prière; qu'elle vous tienne vigilants, dans l'action de grâces.
Priez pour nous en particulier, afin que Dieu ouvre un champ libre à notre prédication et que nous puissions annoncer le mystère du Christ; c'est à cause de lui que je suis dans les fers;
obtenez-moi de le publier en parlant comme je le dois.
Conduisez-vous avec sagesse envers ceux du dehors; sachez tirer parti de la période présente.
Que votre langage soit toujours aimable, plein d'à-propos, avec l'art de répondre à chacun comme il faut.
Pour tout ce qui me concerne, Tychique vous informera, ce frère bien-aimé qui m'est un fidèle assistant et compagnon de service dans le Seigneur.
Je vous l'envoie tout exprès pour vous donner de nos nouvelles et réconforter vos cœurs.
Je lui adjoins Onésime, le fidèle et bien-aimé frère, qui est de chez vous. Ils vous apprendront tout ce qui se passe ici.
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L’une des premières questions que se posent les croyants est de savoir s’ils doivent témoigner du Christ auprès des incroyants ou de « ceux du dehors »...  Lire la suite

L’une des premières questions que se posent les croyants est de savoir s’ils doivent témoigner du Christ auprès des incroyants ou de « ceux du dehors », comme les appelle l’apôtre Paul dans la lecture d’aujourd’hui. S’il faut témoigner, comment le faire et avec quelles paroles ? L’apôtre Paul répond brièvement et simplement à ces questions. Premièrement, il propose de toujours mettre à profit le temps, c’est-à-dire de se laisser guider par les circonstances concrètes. Il ne faut pas considérer les incroyants comme une masse inerte ou agressive, mais, en suivant le Christ, s’adresser à chaque personne en particulier, en tenant compte de ses caractéristiques et de ses difficultés personnelles. Il faut s’adresser à chacun dans sa langue, « avec sagesse », comme l’écrit l’apôtre. Dans une autre épître, Paul écrira qu’il s’est fait « avec ceux qui sont sans loi, comme sans loi » (1 Co 9,19-23), et c’est aussi ce à quoi il appelle ses disciples. Deuxièmement, Paul attire l’attention sur l’importance de la manière dont les croyants doivent s’adresser aux incroyants. Une parole pleine de grâce, assaisonnée de sel, ce ne sont pas de vaines disputes, le désir d’imposer son opinion ou l’anéantissement de tous ceux qui ne sont pas d’accord. C’est une parole remplie de vérité, une parole de raison. En définitive, c’est la Parole vivante qui était au commencement.

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Pour Col 4:1-18
Maître, accordez à vos esclaves le juste et l'équitable, sachant que, vous aussi, vous avez un Maître au ciel.
Soyez assidus à la prière; qu'elle vous tienne vigilants, dans l'action de grâces.
Priez pour nous en particulier, afin que Dieu ouvre un champ libre à notre prédication et que nous puissions annoncer le mystère du Christ; c'est à cause de lui que je suis dans les fers;
obtenez-moi de le publier en parlant comme je le dois.
Conduisez-vous avec sagesse envers ceux du dehors; sachez tirer parti de la période présente.
Que votre langage soit toujours aimable, plein d'à-propos, avec l'art de répondre à chacun comme il faut.
Pour tout ce qui me concerne, Tychique vous informera, ce frère bien-aimé qui m'est un fidèle assistant et compagnon de service dans le Seigneur.
Je vous l'envoie tout exprès pour vous donner de nos nouvelles et réconforter vos cœurs.
Je lui adjoins Onésime, le fidèle et bien-aimé frère, qui est de chez vous. Ils vous apprendront tout ce qui se passe ici.
10 Aristarque, mon compagnon de captivité, vous salue, ainsi que Marc, le cousin de Barnabé, au sujet duquel vous avez reçu des instructions: s'il vient chez vous, faites-lui bon accueil.
11 Jésus surnommé Justus vous salue également. De ceux qui nous sont venus de la Circoncision, ce sont les seuls qui travaillent avec moi pour le Royaume de Dieu; ils m'ont été une consolation.
12 Épaphras, votre compatriote, vous salue; ce serviteur du Christ Jésus ne cesse de lutter pour vous dans ses prières, afin que vous teniez ferme, parfaits et bien établis dans tous les vouloirs divins.
13 Oui, je lui rends ce témoignage qu'il prend beaucoup de peine pour vous, ainsi que pour ceux de Laodicée et pour ceux de Hiérapolis.
14 Vous avez les salutations de Luc, le cher médecin, et de Démas.
15 Saluez les frères qui sont à Laodicée, avec Nymphas et l'Église qui s'assemble dans sa maison.
16 Quand cette lettre aura été lue chez vous, faites qu'on la lise aussi dans l'Église des Laodicéens, et procurez-vous celle de Laodicée, pour la lire à votre tour.
17 Dites à Archippe : " Prends garde au ministère que tu as reçu dans le Seigneur, et tâche de bien l'accomplir. "
18 Voici le salut de ma main, à moi, Paul. Souvenez-vous de mes chaînes ! La grâce soit avec vous !
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Paul achève son discours sur le Royaume et sur la vie spirituelle dans sa lettre aux chrétiens de Colosses par un appel à la prière...  Lire la suite

Paul achève son discours sur le Royaume et sur la vie spirituelle dans sa lettre aux chrétiens de Colosses par un appel à la prière, afin que, lorsqu'un témoignage sera nécessaire, chacun, y compris l'apôtre lui-même, se montre un témoin digne (v. 2-6). Cet appel de Paul fait écho à un autre, où l'apôtre invite ses frères de Colosses à garder la parole du Christ (Col. 3:16). Un tel appel s'avère tout à fait traditionnel quant à la compréhension du texte sacré et de son rôle dans la vie spirituelle. En effet, la tradition rabbinique au temps de Paul voyait dans la Torah non seulement un texte qui exigeait étude et mise en pratique, mais aussi un moyen de communion avec Dieu et de connaissance de Dieu, ce qu'était la lecture de la Torah pour le Juif croyant. Une vie spirituelle normale et plénière exigeait de chacun qu'il fasse croître dans son coeur ce qu'on appelait la Torah intérieure: l'axe spirituel de la personnalité, fondé sur la pratique de l'observance des commandements et sur le témoignage de la fidélité à Dieu et à la Torah, témoignage non seulement par la parole, mais par toute la vie.

Paul, comme on le voit, transpose cette conception traditionnelle de la Torah intérieure aux relations des fidèles avec le Christ, sans lesquelles il n'y a pas de christianisme. La Torah intérieure a toujours été pensée comme quelque chose d'inséparable d'une communion constante avec Dieu, au point qu'à l'époque évangélique, dans les milieux rabbiniques, on discutait même de l'obligation pour le Juif croyant de prier sans cesse; et Paul conseille lui aussi aux chrétiens de Colosses de demeurer constamment dans la prière, ayant peut-être à l'esprit une pratique de ce genre (v. 2).

Cependant, dans le cas présent, l'apôtre considérait comme tâche principale non seulement la formation de la Torah intérieure dans le coeur de ses destinataires, mais aussi leur enracinement dans la vie du Royaume. C'était la continuation de l'ancienne tradition, repensée à la lumière de la nouvelle révélation messianique et de l'expérience de la vie du Royaume. Et les fidèles étaient désormais appelés à témoigner non seulement de leur fidélité à Dieu et à la Torah, mais aussi du Royaume auquel ils avaient pris part. C'est à un tel témoignage que l'apôtre appelle ses frères de Colosses, le considérant comme la tâche principale de tout chrétien dans notre monde en voie de transfiguration, mais pas encore transfiguré jusqu'au bout.

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Pour Col 4:1-18
Maître, accordez à vos esclaves le juste et l'équitable, sachant que, vous aussi, vous avez un Maître au ciel.
Soyez assidus à la prière; qu'elle vous tienne vigilants, dans l'action de grâces.
Priez pour nous en particulier, afin que Dieu ouvre un champ libre à notre prédication et que nous puissions annoncer le mystère du Christ; c'est à cause de lui que je suis dans les fers;
obtenez-moi de le publier en parlant comme je le dois.
Conduisez-vous avec sagesse envers ceux du dehors; sachez tirer parti de la période présente.
Que votre langage soit toujours aimable, plein d'à-propos, avec l'art de répondre à chacun comme il faut.
Pour tout ce qui me concerne, Tychique vous informera, ce frère bien-aimé qui m'est un fidèle assistant et compagnon de service dans le Seigneur.
Je vous l'envoie tout exprès pour vous donner de nos nouvelles et réconforter vos cœurs.
Je lui adjoins Onésime, le fidèle et bien-aimé frère, qui est de chez vous. Ils vous apprendront tout ce qui se passe ici.
10 Aristarque, mon compagnon de captivité, vous salue, ainsi que Marc, le cousin de Barnabé, au sujet duquel vous avez reçu des instructions: s'il vient chez vous, faites-lui bon accueil.
11 Jésus surnommé Justus vous salue également. De ceux qui nous sont venus de la Circoncision, ce sont les seuls qui travaillent avec moi pour le Royaume de Dieu; ils m'ont été une consolation.
12 Épaphras, votre compatriote, vous salue; ce serviteur du Christ Jésus ne cesse de lutter pour vous dans ses prières, afin que vous teniez ferme, parfaits et bien établis dans tous les vouloirs divins.
13 Oui, je lui rends ce témoignage qu'il prend beaucoup de peine pour vous, ainsi que pour ceux de Laodicée et pour ceux de Hiérapolis.
14 Vous avez les salutations de Luc, le cher médecin, et de Démas.
15 Saluez les frères qui sont à Laodicée, avec Nymphas et l'Église qui s'assemble dans sa maison.
16 Quand cette lettre aura été lue chez vous, faites qu'on la lise aussi dans l'Église des Laodicéens, et procurez-vous celle de Laodicée, pour la lire à votre tour.
17 Dites à Archippe : " Prends garde au ministère que tu as reçu dans le Seigneur, et tâche de bien l'accomplir. "
18 Voici le salut de ma main, à moi, Paul. Souvenez-vous de mes chaînes ! La grâce soit avec vous !
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Comme toute lettre, l'Épître aux Colossiens s'achève par des vœux et des recommandations amicales, des salutations...  Lire la suite

Comme toute lettre, l'Épître aux Colossiens s'achève par des vœux et des recommandations amicales, des salutations de ceux qui se trouvent auprès de l'Apôtre et de brèves nouvelles. Tout ressemble à une lettre ordinaire, à l'exception de quelques formules aphoristiques devenues des lois de la vie chrétienne. Paul rappelle encore et encore que le devoir et le besoin quotidiens de l'homme sont la prière avec action de grâce, c'est-à-dire une communion continuelle avec Dieu, un dialogue à la recherche de la vérité et la reconnaissance pour la possibilité qui nous en est donnée. Nous pouvons contempler sans cesse Celui qui est la Vérité. Grâce à cela, toute notre vie se transforme en quelque chose de merveilleux et, comme le dit l'Apôtre, nous pouvons nous conduire avec sagesse envers ceux du dehors.

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