Bible-Centre

La réflexion principale pour le 31 août 2025

Paul souligne un aspect très important de la vie spirituelle : la constance. Et, à en juger par les paroles de l'apôtre, il doit s'agir d'une action de grâce constante. Aux incroyants, un tel appel paraît quelque peu artificiel : l'exigence de remercier Dieu pour tout, même pour ce qu'on ne peut en aucune façon appeler un bien pour l'homme, leur semble peu naturelle, et souvent hypocrite.

Il faut pourtant reconnaître que même le croyant, s'il reste dans les cadres religieux traditionnels, remercie d'ordinaire pour les problèmes, les difficultés et les malheurs, quand il le fait, d'une manière un peu forcée et plutôt par devoir religieux. Cela se comprend : Dieu ne veut pas le mal pour l'homme et ne le produit pas du tout ; tout mal est l'œuvre des mains et des volontés de ceux qui s'opposent directement à Dieu ou qui L'ignorent. Le mal ne vient pas de Dieu, bien qu'Il permette parfois qu'il soit, et la Bible parle alors d'un tel mal comme d'un « mal venant de Dieu ».

Mais même cette permission ne se révèle pas être le désir de Dieu de faire le mal pour, par exemple, punir quelqu'un, comme la conscience religieuse voit cette situation ; elle est la conséquence de l'abus de la liberté que Dieu donne à chaque être créé par Lui, doté de conscience de soi et donc capable de construire avec Lui des relations conscientes. Mais alors, de quoi l'homme peut-il remercier Dieu lorsque, apparemment, rien de bon ne se produit dans sa vie ?

La réponse peut être la mention par Paul de la prière, à la constance de laquelle il appelle. Bien sûr, si l'on considère la prière seulement comme un devoir religieux, comme des paroles que nous sommes obligés de dire à Dieu un certain nombre de fois par jour, elle ne pourra guère nous aider, surtout dans une situation difficile. Avec une telle prière, il arrive d'ordinaire ce dont se plaignent souvent les croyants qui se trouvent dans cette situation : il y a déjà assez de problèmes, ni forces ni temps, et voilà qu'il faut encore réussir à prier...

Mais l'apôtre ne parle clairement pas d'une telle prière. Il parle de la vraie prière, de celle qui suppose la rencontre de deux volontés, celle de Dieu et celle de l'homme, dans cet espace intérieur de l'homme où naît sa vie spirituelle. C'est tout autre chose : une telle prière ouvre à l'homme une autre réalité, la réalité du monde de Dieu, la réalité du Royaume. Et là, il y a toujours de quoi remercier Dieu. Là se trouve en effet la plénitude de la vie, qui demeure toujours avec celui qui prie et que personne ne lui enlèvera. Une plénitude pour laquelle il est tout à fait naturel de rendre grâce, comme le dit l'apôtre.

RÉFLEXIONS

 

Paul achève son discours sur le Royaume et sur la vie spirituelle dans sa lettre aux chrétiens de Colosses par un appel à la prière... 

 

L’une des premières questions que se posent les croyants est de savoir s’ils doivent témoigner du Christ auprès des incroyants ou de « ceux du dehors »... 

 

Comme toute lettre, l'Épître aux Colossiens s'achève par des vœux et des recommandations amicales, des salutations... 

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