11 Comme les gens écoutaient cela, il dit encore une parabole, parce qu'il était près de Jérusalem, et qu'on pensait que le Royaume de Dieu allait apparaître à l'instant même.
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Les évangélistes mentionnent plus d'une fois que Jésus, pendant Son ministère terrestre, se trouvait dans des maisons très diverses. Y compris dans des maisons où, du point de vue des personnes religieuses pieuses de l'époque, il était tout simplement inconvenant d'aller. Mais Jésus ne tient pas compte des opinions généralement admises. Il va là où Il estime nécessaire d'aller et communique avec ceux avec qui Il estime nécessaire de communiquer. Et il ne s'agit évidemment pas du fait qu'Il chercherait le scandale ou voudrait provoquer la bonne société. Il s'agit simplement de Son service. Et de Son chemin terrestre.
D'un chemin qui était déterminé non par la société avec ses standards et ses opinions, mais par Son Père céleste. Mais le caractère de Son service avait évidemment aussi de l'importance. Jésus Lui-même disait que ce ne sont pas les bien portants qui ont besoin de médecin, mais les malades. On ne peut pas être médecin et fréquenter exclusivement des personnes saines et prospères. Certes, il y avait dans tout cela encore un autre aspect, que nous appelons aujourd'hui d'ordinaire rituel. Même s'il serait peut-être plus exact de l'appeler le problème de la conservation de la pureté.
Car l'impureté était le principal problème de la société religieuse juive. Et pas seulement juive : la crainte de l'impureté a toujours été propre à la conscience religieuse. Cela se comprend : l'impureté empêche la sanctification, empêche l'action de Dieu sur l'homme. L'impureté sépare l'homme de Dieu, et quoi que l'homme fasse, tant qu'il est impur, tout est inutile.
Bien plus : en se souillant, l'homme recule dans ses relations avec Dieu ; il suffit de devenir impur, et tout ce qu'on appelle parfois les « acquis spirituels » est perdu. Or la communion avec des pécheurs conscients, le fait de demeurer avec eux dans une même maison ou plus encore à la même table, était considéré à cette époque comme souillant en soi, même si celui qui fréquentait ces personnes ne faisait lui-même rien de mauvais.
Jésus fréquente précisément de telles personnes, par qui l'on peut se souiller. Bien sûr, s'Il avait été un homme ordinaire, tout se serait passé exactement, ou à peu près, comme l'attendaient les personnes pieuses qui L'entouraient. Mais Il porte en Lui toute la plénitude du Royaume. Une plénitude qui dépasse toute condition pécheresse. C'est pourquoi aucune souillure ne Lui fait peur. Car toute souillure est le triomphe du péché. Et le péché n'a pas de place dans le Royaume ; aucune impureté ne peut donc faire peur au Messie.
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