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RÉFLEXIONS pour Mt 8:1-17

Quand il fut descendu de la montagne, des foules nombreuses se mirent à le suivre.
Or voici qu'un lépreux s'approcha et se prosterna devant lui en disant : " Seigneur, si tu le veux, tu peux me purifier. "
Il étendit la main et le toucha, en disant : " Je le veux, sois purifié. " Et aussitôt sa lèpre fut purifiée.
Et Jésus lui dit : " Garde-toi d'en parler à personne, mais va te montrer au prêtre et offre le don qu'a prescrit Moïse : ce leur sera une attestation. "
Comme il était entré dans Capharnaüm, un centurion s'approcha de lui en le suppliant:
" Seigneur, dit-il, mon enfant gît dans ma maison, atteint de paralysie et souffrant atrocement. "
Il lui dit : " Je vais aller le guérir. " -
" Seigneur, reprit le centurion, je ne mérite pas que tu entres sous mon toit ; mais dis seulement un mot et mon enfant sera guéri.
Car moi, qui ne suis qu'un subalterne, j'ai sous moi des soldats, et je dis à l'un : Va ! et il va, et à un autre : Viens ! et il vient, et à mon serviteur : Fais ceci ! et il le fait. "
10 Entendant cela, Jésus fut dans l'admiration et dit à ceux qui le suivaient : " En vérité, je vous le dis, chez personne je n'ai trouvé une telle foi en Israël.
11 Eh bien! je vous dis que beaucoup viendront du levant et du couchant prendre place au festin avec Abraham, Isaac et Jacob dans le Royaume des Cieux,
12 tandis que les fils du Royaume seront jetés dans les ténèbres extérieures : là seront les pleurs et les grincements de dents. "
13 Puis il dit au centurion : " Va ! Qu'il t'advienne selon ta foi ! " Et l'enfant fut guéri sur l'heure.
14 Étant venu dans la maison de Pierre, Jésus vit sa belle-mère alitée, avec la fièvre.
15 Il lui toucha la main, la fièvre la quitta, elle se leva et elle le servait.
16 Le soir venu, on lui présenta beaucoup de démoniaques; il chassa les esprits d'un mot, et il guérit tous les malades,
17 afin que s'accomplît l'oracle d'Isaïe le prophète : Il a pris nos infirmités et s'est chargé de nos maladies.
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L'évangéliste Matthieu mène son récit de façon très cohérente. Après nous avoir dit, au chapitre 4, en quoi consistait le ministère public de Jésus (vous vous souvenez ? la prédication de l'Évangile du Royaume, la guérison et l'édification de l'Église), il donne aux chapitres 5-7 un exemple de prédication, puis il raconte maintenant les guérisons et les autres miracles.

Les miracles furent nombreux, et Matthieu choisit dans son récit ceux qui lui paraissent les plus révélateurs et les plus importants pour le lecteur juif. Dans la guérison du lépreux, les moments essentiels sont le contact de Jésus avec le malade (on ne peut pas toucher un lépreux !) et l'ordre d'aller se montrer au prêtre et d'offrir le sacrifice. Jésus ne méprise pas la loi de Moïse, mais Il la dépasse par la miséricorde. Dans le cas du centurion, Jésus entre en relation avec un païen (on ne peut pas fréquenter les païens !), mais, au fond, qu'est-ce qui distingue un païen d'un Juif ? La foi. Et le Seigneur montre que la foi vivante du centurion est plus forte que la foi traditionnelle et livresque d'Israël.

Nous voyons que les miracles qu'Il accomplit ne sont pas faits simplement ainsi, mais dans le prolongement de Sa prédication ; et l'apôtre Matthieu, selon son habitude, donne le fondement vétérotestamentaire de ce ministère de Jésus par un passage du célèbre chapitre 53 d'Isaïe.

Autres réflexions

 
Pour Mt 8:1-17
Quand il fut descendu de la montagne, des foules nombreuses se mirent à le suivre.
Or voici qu'un lépreux s'approcha et se prosterna devant lui en disant : " Seigneur, si tu le veux, tu peux me purifier. "
Il étendit la main et le toucha, en disant : " Je le veux, sois purifié. " Et aussitôt sa lèpre fut purifiée.
Et Jésus lui dit : " Garde-toi d'en parler à personne, mais va te montrer au prêtre et offre le don qu'a prescrit Moïse : ce leur sera une attestation. "
Comme il était entré dans Capharnaüm, un centurion s'approcha de lui en le suppliant:
" Seigneur, dit-il, mon enfant gît dans ma maison, atteint de paralysie et souffrant atrocement. "
Il lui dit : " Je vais aller le guérir. " -
" Seigneur, reprit le centurion, je ne mérite pas que tu entres sous mon toit ; mais dis seulement un mot et mon enfant sera guéri.
Car moi, qui ne suis qu'un subalterne, j'ai sous moi des soldats, et je dis à l'un : Va ! et il va, et à un autre : Viens ! et il vient, et à mon serviteur : Fais ceci ! et il le fait. "
10 Entendant cela, Jésus fut dans l'admiration et dit à ceux qui le suivaient : " En vérité, je vous le dis, chez personne je n'ai trouvé une telle foi en Israël.
11 Eh bien! je vous dis que beaucoup viendront du levant et du couchant prendre place au festin avec Abraham, Isaac et Jacob dans le Royaume des Cieux,
12 tandis que les fils du Royaume seront jetés dans les ténèbres extérieures : là seront les pleurs et les grincements de dents. "
13 Puis il dit au centurion : " Va ! Qu'il t'advienne selon ta foi ! " Et l'enfant fut guéri sur l'heure.
14 Étant venu dans la maison de Pierre, Jésus vit sa belle-mère alitée, avec la fièvre.
15 Il lui toucha la main, la fièvre la quitta, elle se leva et elle le servait.
16 Le soir venu, on lui présenta beaucoup de démoniaques; il chassa les esprits d'un mot, et il guérit tous les malades,
17 afin que s'accomplît l'oracle d'Isaïe le prophète : Il a pris nos infirmités et s'est chargé de nos maladies.
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Dans l’Évangile, nous pouvons trouver de nombreux récits de guérisons miraculeuses et d’expulsions de démons hors de différentes personnes. Ces miracles sont d’ordinaire appelés « signes », c’est-à-dire qu’ils servent à...  Lire la suite

Dans l’Évangile, nous pouvons trouver de nombreux récits de guérisons miraculeuses et d’expulsions de démons hors de différentes personnes. Ces miracles sont d’ordinaire appelés « signes », c’est-à-dire qu’ils servent à montrer quelque chose. Par exemple, dans les récits d’aujourd’hui, les miracles doivent illustrer l’accomplissement de la prophétie d’Isaïe sur la venue du Messie, qui devait « prendre sur lui nos infirmités et nos maladies ».

Pour les premiers lecteurs de l’Évangile, qui connaissaient ces prophéties par cœur, l’allusion était parfaitement claire : ces guérisons ne sont que le commencement de l’œuvre du salut du monde, que le Christ accomplit dans l’histoire par sa souffrance volontaire (Is 53). Ainsi, le contexte de cette prophétie, et les références que Matthieu y fait, nous conduit au-delà du miracle concret, qui n’a somme toute que peu de rapport direct avec nous-mêmes, et nous introduit dans l’histoire du salut du monde, où se trouvent tous les événements dans lesquels la prophétie s’est accomplie, ainsi que dans notre vie, lorsque le Christ a sauvé notre vie, guéri notre mal, vaincu le mal autour de nous ou en nous.

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Pour Mt 8:1-13
Quand il fut descendu de la montagne, des foules nombreuses se mirent à le suivre.
Or voici qu'un lépreux s'approcha et se prosterna devant lui en disant : " Seigneur, si tu le veux, tu peux me purifier. "
Il étendit la main et le toucha, en disant : " Je le veux, sois purifié. " Et aussitôt sa lèpre fut purifiée.
Et Jésus lui dit : " Garde-toi d'en parler à personne, mais va te montrer au prêtre et offre le don qu'a prescrit Moïse : ce leur sera une attestation. "
Comme il était entré dans Capharnaüm, un centurion s'approcha de lui en le suppliant:
" Seigneur, dit-il, mon enfant gît dans ma maison, atteint de paralysie et souffrant atrocement. "
Il lui dit : " Je vais aller le guérir. " -
" Seigneur, reprit le centurion, je ne mérite pas que tu entres sous mon toit ; mais dis seulement un mot et mon enfant sera guéri.
Car moi, qui ne suis qu'un subalterne, j'ai sous moi des soldats, et je dis à l'un : Va ! et il va, et à un autre : Viens ! et il vient, et à mon serviteur : Fais ceci ! et il le fait. "
10 Entendant cela, Jésus fut dans l'admiration et dit à ceux qui le suivaient : " En vérité, je vous le dis, chez personne je n'ai trouvé une telle foi en Israël.
11 Eh bien! je vous dis que beaucoup viendront du levant et du couchant prendre place au festin avec Abraham, Isaac et Jacob dans le Royaume des Cieux,
12 tandis que les fils du Royaume seront jetés dans les ténèbres extérieures : là seront les pleurs et les grincements de dents. "
13 Puis il dit au centurion : " Va ! Qu'il t'advienne selon ta foi ! " Et l'enfant fut guéri sur l'heure.
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En guérissant le lépreux, le Christ l'a touché. Il aurait pu le guérir sans le toucher, comme Il a guéri plus d'une fois beaucoup d'autres...  Lire la suite

En guérissant le lépreux, le Christ l'a touché. Il aurait pu le guérir sans le toucher, comme Il a guéri plus d'une fois beaucoup d'autres, mais c'est précisément au malade atteint de lèpre qu'Il a donné de sentir le contact de Ses mains.

Un tel contact était impossible selon les normes de comportement de la société d'alors, car il souillait et faisait de celui qui touchait un exclu. C'est pourquoi le contact du Christ, en plus de la guérison du mal, signifiait une brèche dans le mur de la solitude et du rejet; il rendait le guéri au monde des hommes, lui donnait l'égalité de droits. Et en même temps, c'était le témoignage du Christ sur Lui-même comme Celui qui ne peut être souillé, mais qui purifie Lui-même de la souillure et qui est prêt à entrer auprès des plus rejetés. Il est vrai qu'à ce moment-là, cela demeurait caché à ceux qui l'entouraient.

La guérison du serviteur du centurion romain a ouvert une brèche dans un autre mur: celui qui séparait les Juifs et les païens. On peut imaginer combien il était inhabituel pour les disciples d'entendre les paroles du Christ disant qu'Il n'avait pas trouvé en Israël une telle foi que chez ce Romain.

Mais les paroles disant que beaucoup viendront de l'orient et de l'occident ne s'adressent pas seulement aux anciens Juifs. Elles sont dites pour tous ceux qui voudraient transformer la Vérité en attribut national et estiment permis de se vanter et de s'élever d'un ancien héritage spirituel comme de la gloire de leurs ancêtres...

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Pour Mt 8:1-4
Quand il fut descendu de la montagne, des foules nombreuses se mirent à le suivre.
Or voici qu'un lépreux s'approcha et se prosterna devant lui en disant : " Seigneur, si tu le veux, tu peux me purifier. "
Il étendit la main et le toucha, en disant : " Je le veux, sois purifié. " Et aussitôt sa lèpre fut purifiée.
Et Jésus lui dit : " Garde-toi d'en parler à personne, mais va te montrer au prêtre et offre le don qu'a prescrit Moïse : ce leur sera une attestation. "
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Qui parmi nous peut se dire en bonne santé, physiquement et spirituellement? En chacun de nous se trouve la « lèpre » du péché, dans les recoins de l'âme que la lumière de Dieu n'a pas atteints, ou plus précisément dans les recoins où...  Lire la suite

Qui parmi nous peut se dire en bonne santé, physiquement et spirituellement? En chacun de nous se trouve la « lèpre » du péché, dans les recoins de l'âme que la lumière de Dieu n'a pas atteints, ou plus précisément dans les recoins où nous ne l'avons pas encore laissée entrer. Mais le Seigneur désire ardemment nous remplir de cette lumière jusqu'au bout; ce n'est pas pour rien qu'aux paroles du lépreux: « Seigneur, si tu le veux, tu peux me purifier », il répond: « Je le veux, sois purifié ».

Or c'est précisément le Seigneur qui dit que « l'Esprit vivifie » et que « la chair ne sert de rien » (Jn 6:63), soulignant ainsi l'essentiel dans notre vie. Cela signifie que les paroles de Jésus sur son désir de purifier le malade peuvent et doivent être rapportées à la guérison non seulement du corps, mais aussi de l'âme. Il en résulte que le Seigneur s'adresse à chacun de nous par ces paroles: « Je le veux, sois purifié ». Il ne reste à y ajouter qu'une seule chose: notre propre désir...

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Pour Mt 8:1-4
Quand il fut descendu de la montagne, des foules nombreuses se mirent à le suivre.
Or voici qu'un lépreux s'approcha et se prosterna devant lui en disant : " Seigneur, si tu le veux, tu peux me purifier. "
Il étendit la main et le toucha, en disant : " Je le veux, sois purifié. " Et aussitôt sa lèpre fut purifiée.
Et Jésus lui dit : " Garde-toi d'en parler à personne, mais va te montrer au prêtre et offre le don qu'a prescrit Moïse : ce leur sera une attestation. "
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Le christianisme est probablement unique précisément parce qu’il unit des réalités inconciliables du point de vue de notre raison terrestre...  Lire la suite

Le christianisme est probablement unique précisément parce qu’il unit des réalités inconciliables du point de vue de notre raison terrestre. Pourquoi la lecture d’aujourd’hui réunit-elle deux passages qui paraissent si différents ? Peut-être parce que le premier parle de prudence, et le second, aussitôt après, de témérité : la prudence de bâtir une maison solide sur le roc et la témérité de toucher un lépreux. Comment unir les deux ? C’est là que réside l’essence profonde du christianisme. La sainte folie et la pureté dogmatique semblent n’avoir rien en commun, mais elles sont les deux pôles qui embrassent le monde entier. Le penseur rigoureusement rationnel Thomas d’Aquin et les remarquables mystiques François d’Assise et Jean de la Croix. Le philosophe Soloviev et les mystiques de la glorification du Nom. Nous formons tous un seul corps, car se consacrer au Christ, c’est se consacrer tout entier : la raison et l’âme, le cœur et l’esprit.

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Pour Mt 8:5-17
Comme il était entré dans Capharnaüm, un centurion s'approcha de lui en le suppliant:
" Seigneur, dit-il, mon enfant gît dans ma maison, atteint de paralysie et souffrant atrocement. "
Il lui dit : " Je vais aller le guérir. " -
" Seigneur, reprit le centurion, je ne mérite pas que tu entres sous mon toit ; mais dis seulement un mot et mon enfant sera guéri.
Car moi, qui ne suis qu'un subalterne, j'ai sous moi des soldats, et je dis à l'un : Va ! et il va, et à un autre : Viens ! et il vient, et à mon serviteur : Fais ceci ! et il le fait. "
10 Entendant cela, Jésus fut dans l'admiration et dit à ceux qui le suivaient : " En vérité, je vous le dis, chez personne je n'ai trouvé une telle foi en Israël.
11 Eh bien! je vous dis que beaucoup viendront du levant et du couchant prendre place au festin avec Abraham, Isaac et Jacob dans le Royaume des Cieux,
12 tandis que les fils du Royaume seront jetés dans les ténèbres extérieures : là seront les pleurs et les grincements de dents. "
13 Puis il dit au centurion : " Va ! Qu'il t'advienne selon ta foi ! " Et l'enfant fut guéri sur l'heure.
14 Étant venu dans la maison de Pierre, Jésus vit sa belle-mère alitée, avec la fièvre.
15 Il lui toucha la main, la fièvre la quitta, elle se leva et elle le servait.
16 Le soir venu, on lui présenta beaucoup de démoniaques; il chassa les esprits d'un mot, et il guérit tous les malades,
17 afin que s'accomplît l'oracle d'Isaïe le prophète : Il a pris nos infirmités et s'est chargé de nos maladies.
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Comme nous paraîtrions étranges si nous venions chez le médecin avec un bras cassé en lui demandant de l'aide, mais sans lui permettre d'y toucher. On peut dire la même chose de...  Lire la suite

Comme nous paraîtrions étranges si nous venions chez le médecin avec un bras cassé en lui demandant de l'aide, mais sans lui permettre d'y toucher. On peut dire la même chose de notre prière où nous demandons de l'aide, mais sans foi...

En réponse à la demande du centurion, Jésus ne dit pas quelque chose comme « qu'il te soit fait ce que tu demandes » ou « ton serviteur est guéri, va ». Il dit: « Va, et qu'il te soit fait selon ta foi » (Mt 5:13). Il nous parle ainsi de l'essentiel: il ne suffit pas de demander, la foi est nécessaire. C'est précisément la foi qui remplit la demande de « force », qui la rend réelle, pleine. Car si l'on demande de l'aide à quelqu'un sans croire qu'il puisse l'apporter, on ne la recevra guère. En outre, si nous ne croyons pas que le Seigneur puisse nous aider, nous lui fermons en quelque sorte le chemin, c'est-à-dire que nous ne lui donnons tout simplement pas la possibilité d'apporter cette aide même.

C'est précisément pourquoi le Christ a dit: « Ayez la foi de Dieu. En vérité, je vous le dis, si quelqu'un dit à cette montagne: soulève-toi et jette-toi dans la mer, et s'il ne doute pas dans son cœur, mais croit que ce qu'il dit arrivera, cela lui sera accordé. C'est pourquoi je vous dis: tout ce que vous demanderez en priant, croyez que vous l'avez reçu, et cela vous sera accordé » (Mc 11:23-24).

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Pour Mt 8:5-13
Comme il était entré dans Capharnaüm, un centurion s'approcha de lui en le suppliant:
" Seigneur, dit-il, mon enfant gît dans ma maison, atteint de paralysie et souffrant atrocement. "
Il lui dit : " Je vais aller le guérir. " -
" Seigneur, reprit le centurion, je ne mérite pas que tu entres sous mon toit ; mais dis seulement un mot et mon enfant sera guéri.
Car moi, qui ne suis qu'un subalterne, j'ai sous moi des soldats, et je dis à l'un : Va ! et il va, et à un autre : Viens ! et il vient, et à mon serviteur : Fais ceci ! et il le fait. "
10 Entendant cela, Jésus fut dans l'admiration et dit à ceux qui le suivaient : " En vérité, je vous le dis, chez personne je n'ai trouvé une telle foi en Israël.
11 Eh bien! je vous dis que beaucoup viendront du levant et du couchant prendre place au festin avec Abraham, Isaac et Jacob dans le Royaume des Cieux,
12 tandis que les fils du Royaume seront jetés dans les ténèbres extérieures : là seront les pleurs et les grincements de dents. "
13 Puis il dit au centurion : " Va ! Qu'il t'advienne selon ta foi ! " Et l'enfant fut guéri sur l'heure.
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Le passage d'aujourd'hui est remarquable, entre autres, par le fait qu'il s'agit du seul événement dans les Évangiles où il est dit que « Jésus fut étonné » de la force de la foi d'un homme. Vraiment, par quoi peut-on étonner Dieu? Peut-être seulement...  Lire la suite

Le passage d'aujourd'hui est remarquable, entre autres, par le fait qu'il s'agit du seul événement dans les Évangiles où il est dit que « Jésus fut étonné » de la force de la foi d'un homme. Vraiment, par quoi peut-on étonner Dieu? Peut-être seulement, comme à Nazareth, lorsqu'il s'étonnait de l'incrédulité. Il connaît toutes nos pensées d'avance, chacun de nos pas lui est connu (voir Ps 138). Et pourtant la demande du centurion l'étonne. Qu'y a-t-il donc de si inhabituel dans les paroles de ce soldat? Qu'a-t-il dit pour que le Christ le donne en exemple à ses disciples et à tout le peuple de Dieu, en les mettant en garde contre le danger d'être jetés dans les ténèbres extérieures (voir Mt 8:12)?

Cet homme voit très clairement, comme il est propre aux personnes de son type d'esprit, sa place par rapport au Christ: non seulement il est païen, mais il sert encore dans les troupes d'occupation. Et pourtant il vient vers Jésus avec audace et explique simplement et directement ce qu'il veut, comprenant bien que, selon l'ordre habituel des choses, il ne peut absolument pas l'obtenir. Mais grâce à une telle humilité devant les circonstances, ce qui reste peut-être totalement invisible à ceux qui l'entourent lui devient ouvert. Le centurion, sentant qu'il n'a pas devant lui un simple homme, comprend que le Christ n'a nullement besoin de venir auprès du malade et de le toucher au sens physique du mot. Peut-être le Seigneur guérissait-il les hommes ainsi parce qu'il leur était plus facile, à eux, de recevoir la guérison de cette manière. Mais la foi du centurion lui donne de voir que le Christ, Fils de Dieu, peut agir hors de l'espace et du temps, et qu'une seule de ses pensées et un seul de ses regards suffisent pour le salut et la guérison. Et la profondeur de la clairvoyance de cet homme fut capable d'étonner Dieu...

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Pour Mt 8:5-13
Comme il était entré dans Capharnaüm, un centurion s'approcha de lui en le suppliant:
" Seigneur, dit-il, mon enfant gît dans ma maison, atteint de paralysie et souffrant atrocement. "
Il lui dit : " Je vais aller le guérir. " -
" Seigneur, reprit le centurion, je ne mérite pas que tu entres sous mon toit ; mais dis seulement un mot et mon enfant sera guéri.
Car moi, qui ne suis qu'un subalterne, j'ai sous moi des soldats, et je dis à l'un : Va ! et il va, et à un autre : Viens ! et il vient, et à mon serviteur : Fais ceci ! et il le fait. "
10 Entendant cela, Jésus fut dans l'admiration et dit à ceux qui le suivaient : " En vérité, je vous le dis, chez personne je n'ai trouvé une telle foi en Israël.
11 Eh bien! je vous dis que beaucoup viendront du levant et du couchant prendre place au festin avec Abraham, Isaac et Jacob dans le Royaume des Cieux,
12 tandis que les fils du Royaume seront jetés dans les ténèbres extérieures : là seront les pleurs et les grincements de dents. "
13 Puis il dit au centurion : " Va ! Qu'il t'advienne selon ta foi ! " Et l'enfant fut guéri sur l'heure.
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Il est bon de lire le récit de l'évangéliste Matthieu sur la guérison du serviteur du centurion en parallèle avec le premier chapitre de la Genèse, le premier chapitre de l'Évangile selon Jean et quelques Psaumes...  Lire la suite

Il est bon de lire le récit de l'évangéliste Matthieu sur la guérison du serviteur du centurion en parallèle avec le premier chapitre de la Genèse, le premier chapitre de l'Évangile selon Jean et quelques Psaumes. Ils parlent de la création accomplie par la volonté et la parole de Dieu. « Car Il dit, et la chose arrive ; Il ordonne, et elle existe », dit Ps 32:9. C'est précisément ainsi que s'accomplit la guérison du serviteur du centurion, et c'est précisément une telle manifestation de la volonté du Christ que le centurion attend de Lui.

Il est frappant qu'il ne dise même pas au Seigneur Jésus : « viens et guéris ». Dans l'esprit des meilleurs hommes de l'Ancien Testament, il présente simplement à Jésus le fait même de la maladie de son serviteur, et c'est tout. C'est pourquoi, lorsque le Seigneur dit au centurion : « Je viendrai et je le guérirai », le centurion éprouve quelque chose de semblable aux sentiments de l'apôtre Pierre lors de la pêche miraculeuse dans la mer de Galilée. Pierre éprouva crainte et trouble, disant : « éloigne-toi de moi, Seigneur, car je suis un homme pécheur ». Et le centurion aussi, voyant les yeux de Jésus, dit dans le trouble et le respect : « Seigneur, je ne suis pas digne que Tu entres sous mon toit ».

Les paroles du centurion, « mais dis seulement une parole, et mon serviteur sera guéri », sont elles aussi, dans une certaine mesure, comparables aux paroles de l'apôtre Pierre : « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant », parce que le centurion y met sa confession de foi. Il voit en Jésus Celui qui commande et crée le monde par Sa parole. C'est précisément cette confession que le Seigneur approuve en disant : « même en Israël, Je n'ai pas trouvé une telle foi ».

Voilà pourquoi saint Jean Chrysostome reprend les paroles du centurion dans l'une des prières avant la communion, et chez beaucoup de chrétiens elles sont devenues directement une prière avant la communion : « Seigneur, je ne suis pas digne que Tu entres sous mon toit, mais dis seulement une parole, et mon âme sera guérie ».

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Pour Mt 8:5-13
Comme il était entré dans Capharnaüm, un centurion s'approcha de lui en le suppliant:
" Seigneur, dit-il, mon enfant gît dans ma maison, atteint de paralysie et souffrant atrocement. "
Il lui dit : " Je vais aller le guérir. " -
" Seigneur, reprit le centurion, je ne mérite pas que tu entres sous mon toit ; mais dis seulement un mot et mon enfant sera guéri.
Car moi, qui ne suis qu'un subalterne, j'ai sous moi des soldats, et je dis à l'un : Va ! et il va, et à un autre : Viens ! et il vient, et à mon serviteur : Fais ceci ! et il le fait. "
10 Entendant cela, Jésus fut dans l'admiration et dit à ceux qui le suivaient : " En vérité, je vous le dis, chez personne je n'ai trouvé une telle foi en Israël.
11 Eh bien! je vous dis que beaucoup viendront du levant et du couchant prendre place au festin avec Abraham, Isaac et Jacob dans le Royaume des Cieux,
12 tandis que les fils du Royaume seront jetés dans les ténèbres extérieures : là seront les pleurs et les grincements de dents. "
13 Puis il dit au centurion : " Va ! Qu'il t'advienne selon ta foi ! " Et l'enfant fut guéri sur l'heure.
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La guérison par Jésus du serviteur du centurion est remarquable en ce qu’elle se produit à distance...  Lire la suite

La guérison par Jésus du serviteur du centurion est remarquable en ce qu’elle se produit à distance : Jésus n’entre pas seulement pas dans la maison où repose le malade, Il ne fait même pas un pas dans cette direction. Et Il explique la guérison par la foi de l’officier romain, une foi dont, selon Ses propres paroles, Il n’a pas trouvé l’équivalent même dans le peuple de Dieu.

En quoi cette foi s’est-elle donc manifestée ? Évidemment, dans le fait que le centurion n’a pas douté un seul instant que les forces dont Jésus se sert pour guérir Lui soient absolument soumises. Certes, le Romain pouvait penser que Jésus commandait non pas simplement à des forces, mais à des esprits capables de guérir l’homme en chassant la maladie, comme beaucoup de païens le pensaient en ce temps-là. Mais quoi qu’il en soit, la mesure de sa confiance en Jésus était presque absolue : il ne doute pas un instant qu’il Lui suffit de donner un ordre, de même que le centurion donne lui-même des ordres à ses soldats, et que Son ordre sera exécuté. Et bien sûr, il fait encore confiance au Sauveur en un autre sens : il croit qu’on ne lui refusera pas, que, s’il demande à ce mystérieux Thaumaturge, Il aidera.

Et cette plénitude de confiance ouvre le Royaume au centurion. À lui, un païen sans rapport avec le peuple de Dieu, un homme qui, très probablement, ne sait rien ni du Messie ni du Royaume, qui ne pense nullement à la Torah et qui a sans doute même de Dieu des notions assez indéterminées. Mais tout cela passe au second plan devant cette confiance qui le lie à Jésus.

Ensuite tout se passe, pourrait-on dire, tout naturellement, du moins naturellement pour le Royaume, qui ne connaît pas les distances au sens où nous l’entendons. Le désir du centurion de voir son serviteur en bonne santé l’associe lui aussi au Royaume. Et le souffle du Royaume le guérit. La confiance de l’un unit deux personnes : Jésus et le malade qui a besoin de guérison.

Cela, bien sûr, n’est possible que dans le Royaume. Et le Royaume est ouvert à quiconque est prêt à l’accueillir. Même si celui qui cherche ne se représente pas très bien ce qu’il cherche ni à quoi cela ressemble.

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Pour Mt 8:8
" Seigneur, reprit le centurion, je ne mérite pas que tu entres sous mon toit ; mais dis seulement un mot et mon enfant sera guéri.
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Combien souvent nous attendons de Dieu, en réponse à nos prières, un miracle éclatant qui bouleverse notre vie. Nous attendons du miracle, pour nous-mêmes...  Lire la suite

Combien souvent nous attendons de Dieu, en réponse à nos prières, un miracle éclatant qui bouleverse notre vie. Nous attendons du miracle, pour nous-mêmes, un renouvellement intérieur, une confirmation de notre foi ; parfois nous espérons que l'action de la grâce divine produira l'impression qu'il faut sur les personnes qui, à nos yeux, ne croient pas. En soi, ce n'est pas si mauvais : c'est une sorte d'étape initiale qui parle déjà de la confiance présente en nous.

Mais nous voyons comment le centurion renonce consciemment à la possibilité de voir comment la guérison de son serviteur se produira ; il ne doute pas qu'elle se produira. Le plus important pour lui, c'est la vie même du serviteur, de l'homme dont il répond. Et le Seigneur attend de nous davantage : la confiance et l'humilité du centurion, qui ne cherche pas dans le miracle une forte impression. Il veut voir en nous une foi au centre de laquelle se trouve l'amour de l'homme, de chacun de ceux qui dépendent de nous d'une manière ou d'une autre.

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Pour Mt 8:16-17
16 Le soir venu, on lui présenta beaucoup de démoniaques; il chassa les esprits d'un mot, et il guérit tous les malades,
17 afin que s'accomplît l'oracle d'Isaïe le prophète : Il a pris nos infirmités et s'est chargé de nos maladies.
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L'évangéliste Matthieu choisit une citation étonnante de l'Ancien Testament pour expliquer les innombrables guérisons miraculeuses accomplies par le Seigneur Jésus Christ. De toute la vaste tradition « victorieuse » de l'Ancien Testament, qui parle du Royaume à venir du Messie, il rappelle la plus...  Lire la suite

L'évangéliste Matthieu choisit une citation étonnante de l'Ancien Testament pour expliquer les innombrables guérisons miraculeuses accomplies par le Seigneur Jésus Christ. De toute la vaste tradition « victorieuse » de l'Ancien Testament, qui parle du Royaume à venir du Messie, il rappelle la prophétie la plus étrange et la plus difficile d'Isaïe sur le rejet du Messie, la prophétie de la Croix. Toutes ces guérisons, selon la pensée de l'évangéliste, se produisent parce que le Christ « a pris sur Lui nos infirmités et s'est chargé de nos maladies ».

La pensée humaine est ainsi faite que nous nous représentons le Dieu qui guérit comme un bon médecin, différent du docteur Aïbolit seulement en ce qu'Il peut tout soigner. Mais cette représentation est loin d'être exacte et complète. Le Christ guérit parce que, sur la Croix, Il prend sur Lui nos infirmités et nos maladies. L'instrument de la guérison est la Croix du Christ, sur laquelle Il partage nos souffrances. L'apôtre Paul écrit dans la première épître aux Corinthiens : « ...vous avez été rachetés à grand prix. Glorifiez donc Dieu... » (1 Co 6.20). Il est nécessaire de se souvenir de ce prix pour ne pas rester ingrats.

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Pour Mt 8:16-17
16 Le soir venu, on lui présenta beaucoup de démoniaques; il chassa les esprits d'un mot, et il guérit tous les malades,
17 afin que s'accomplît l'oracle d'Isaïe le prophète : Il a pris nos infirmités et s'est chargé de nos maladies.
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L'évangéliste Mathieu a choisi une formidable citation de l’Ancien testament pour expliquer les innombrables miraculeuses guérisons accompli par...  Lire la suite

L'évangéliste Mathieu a choisi une formidable citation de l’Ancien testament pour expliquer les innombrables miraculeuses guérisons accompli par le Seigneur Jésus Christ. De toute la vaste et « victorieuse » tradition de l’Ancien Testament, narrant la venue du règne du Messie, Mathieu se rappelle de la plus aberrante et difficile prophétie du prophète Isaïe sur le rejet du Messie et sur la croix. Selon l’évangéliste Mathieu, toute ces guérisons ont lieu parce que Jésus Christ « a pris nos infirmités et S’est chargé de nos maladies ».

La pensée de l’homme est faite de telle manière qu’on imagine le Sauveur Jésus Christ comme un bon docteur qui ne diffère du docteur des contes que par le fait qu’Il peut tout soigner. Mais cette pensée est loin d’être exacte et incomplète. Jésus guéri parce que qu’il a pris sur la croix nos infirmités et nos maladies. Alors, c’est la croix du Christ qui est l’instrument de guérison, croix sur laquelle Il partage nos souffrances. L’apôtre Paul écrit dans la 1ère épitre aux corinthiens : « Vous avez été bel et bien achetés ! Glorifiez donc Dieu…”(1 Cor 6:20). Il est indispensable de toujours se rappeler de ce prix, pour ne pas être ingrats.

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Pour Mt 8:10-23
10 Entendant cela, Jésus fut dans l'admiration et dit à ceux qui le suivaient : " En vérité, je vous le dis, chez personne je n'ai trouvé une telle foi en Israël.
11 Eh bien! je vous dis que beaucoup viendront du levant et du couchant prendre place au festin avec Abraham, Isaac et Jacob dans le Royaume des Cieux,
12 tandis que les fils du Royaume seront jetés dans les ténèbres extérieures : là seront les pleurs et les grincements de dents. "
13 Puis il dit au centurion : " Va ! Qu'il t'advienne selon ta foi ! " Et l'enfant fut guéri sur l'heure.
14 Étant venu dans la maison de Pierre, Jésus vit sa belle-mère alitée, avec la fièvre.
15 Il lui toucha la main, la fièvre la quitta, elle se leva et elle le servait.
16 Le soir venu, on lui présenta beaucoup de démoniaques; il chassa les esprits d'un mot, et il guérit tous les malades,
17 afin que s'accomplît l'oracle d'Isaïe le prophète : Il a pris nos infirmités et s'est chargé de nos maladies.
18 Se voyant entouré de foules nombreuses, Jésus donna l'ordre de s'en aller sur l'autre rive.
19 Et un scribe s'approchant lui dit : " Maître, je te suivrai où que tu ailles. "
20 Jésus lui dit : " Les renards ont des tanières et les oiseaux du ciel ont des nids ; le Fils de l'homme, lui, n'a pas où reposer la tête. "
21 Un autre des disciples lui dit : " Seigneur, permets-moi de m'en aller d'abord enterrer mon père. "
22 Mais Jésus lui dit : " Suis-moi, et laisse les morts enterrer leurs morts. "
23 Puis il monta dans la barque, suivi de ses disciples.
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« Et Jésus lui dit : les renards ont des tanières et les oiseaux du ciel ont des nids, mais le Fils de l’homme n’a pas où reposer la tête. » À la lecture de ces paroles...  Lire la suite

« Et Jésus lui dit : les renards ont des tanières et les oiseaux du ciel ont des nids, mais le Fils de l’homme n’a pas où reposer la tête. » À la lecture de ces paroles de l’Évangile d’aujourd’hui, une tendresse merveilleuse pour notre Seigneur nous traverse, avec une compassion incomparable et le désir de Lui offrir un toit... Mais c’est impossible : Il vivait alors et là-bas, tandis que nous sommes ici et maintenant. Pourtant, telle est la nature divine de Jésus, ce qui Le distingue de l’homme : ici même et maintenant, nous pouvons Lui offrir un toit — notre cœur. Que le cœur de chacun devienne le lieu où le Seigneur reposera la tête. Prions de telle sorte que le Seigneur vienne chez nous non pour travailler, mais pour se reposer ; qu’Il trouve dans notre cœur repos et paix, car Il est très fatigué.

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Pour Mt 8:14-22
14 Étant venu dans la maison de Pierre, Jésus vit sa belle-mère alitée, avec la fièvre.
15 Il lui toucha la main, la fièvre la quitta, elle se leva et elle le servait.
16 Le soir venu, on lui présenta beaucoup de démoniaques; il chassa les esprits d'un mot, et il guérit tous les malades,
17 afin que s'accomplît l'oracle d'Isaïe le prophète : Il a pris nos infirmités et s'est chargé de nos maladies.
18 Se voyant entouré de foules nombreuses, Jésus donna l'ordre de s'en aller sur l'autre rive.
19 Et un scribe s'approchant lui dit : " Maître, je te suivrai où que tu ailles. "
20 Jésus lui dit : " Les renards ont des tanières et les oiseaux du ciel ont des nids ; le Fils de l'homme, lui, n'a pas où reposer la tête. "
21 Un autre des disciples lui dit : " Seigneur, permets-moi de m'en aller d'abord enterrer mon père. "
22 Mais Jésus lui dit : " Suis-moi, et laisse les morts enterrer leurs morts. "
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Ce n’est sans doute pas par hasard que Matthieu souligne que les malades furent amenés au Christ lorsque le soir était venu...  Lire la suite

Ce n’est sans doute pas par hasard que Matthieu souligne que les malades furent amenés au Christ lorsque le soir était venu. Cela peut indiquer que les gens craignaient de venir à la lumière du jour. Mais cela peut aussi témoigner du fait que tout cela se passait un sabbat, et que les gens venaient aussitôt après la fin du repos sabbatique, sans perdre une minute.

Remarquons que la belle-mère de Pierre, une fois guérie, se mit aussitôt à servir ; ainsi, elle ne reprit pas seulement ses occupations habituelles de la maison, mais se mit aussi, à sa manière coutumière, à servir le Christ. Nous ne trouvons nulle part ailleurs de mention d’elle, et il n’est dit nulle part que le Christ l’ait envoyée à quelque service particulier. Mais on peut servir le Christ en tout lieu, au milieu des occupations habituelles.

Mais ceux qui veulent être auprès de Lui, Il les place devant la réalité des difficultés. Au scribe qui promet de suivre le Christ partout où Il ira, Jésus annonce les difficultés et dit qu’il ne faut pas compter sur le confort. Une telle réponse se comprend. En revanche, la réponse faite à un autre disciple, qui veut ensevelir son père, suscite l’étonnement. Mais ici aussi, grâce aux commentateurs qui connaissent les coutumes anciennes, nous pouvons comprendre que le père du disciple est vivant ; cela signifie donc que le disciple s’apprête à rester des années à la maison, sans suivre le Christ.

Pourtant, il est impossible d’éluder indéfiniment le choix de suivre ou non le Christ.

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Pour Mt 8:14-23
14 Étant venu dans la maison de Pierre, Jésus vit sa belle-mère alitée, avec la fièvre.
15 Il lui toucha la main, la fièvre la quitta, elle se leva et elle le servait.
16 Le soir venu, on lui présenta beaucoup de démoniaques; il chassa les esprits d'un mot, et il guérit tous les malades,
17 afin que s'accomplît l'oracle d'Isaïe le prophète : Il a pris nos infirmités et s'est chargé de nos maladies.
18 Se voyant entouré de foules nombreuses, Jésus donna l'ordre de s'en aller sur l'autre rive.
19 Et un scribe s'approchant lui dit : " Maître, je te suivrai où que tu ailles. "
20 Jésus lui dit : " Les renards ont des tanières et les oiseaux du ciel ont des nids ; le Fils de l'homme, lui, n'a pas où reposer la tête. "
21 Un autre des disciples lui dit : " Seigneur, permets-moi de m'en aller d'abord enterrer mon père. "
22 Mais Jésus lui dit : " Suis-moi, et laisse les morts enterrer leurs morts. "
23 Puis il monta dans la barque, suivi de ses disciples.
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Notre Dieu, Dieu d'harmonie et d'ordre, aime beaucoup ce que nous appelons le « juste milieu » ou la « voie royale ». Lui qui tient l'univers en équilibre sait combien il est difficile de trouver l'équilibre. Et pour nous...  Lire la suite

Notre Dieu, Dieu d'harmonie et d'ordre, aime beaucoup ce que nous appelons le « juste milieu » ou la « voie royale ». Lui qui tient l'univers en équilibre sait combien il est difficile de trouver l'équilibre. Et pour nous, hommes qui ne possédons ni sa sagesse ni sa vision, ne pas glisser vers l'une ou l'autre des extrémités qui s'ouvrent devant nous est pratiquement impossible. Une telle « marche sur la corde » dépasse nos forces, surtout si l'on tient compte du fait que nous essayons de marcher sur cette corde non comme des saints, dans la confiance en Dieu en ayant tout laissé derrière nous, mais avec tous les paquets de nos propres représentations sur ce qui est juste et ce qui ne l'est pas, avec tout notre bagage culturel et autre. Peut-être ces choses sont-elles utiles en quelque chose, mais sur le chemin vers Dieu elles ne font que troubler notre regard. Alors nous devenons très semblables à l'homme de la lecture évangélique d'aujourd'hui qui s'approcha de Jésus en second (voir Mt 8:21-22): il nous est très difficile de nous séparer de ce qui nous sépare de Dieu.

Cet appel, qui paraît cruel à beaucoup, à laisser le père non enterré et à suivre Jésus, transmet très précisément ce que le Seigneur veut réellement de nous. Il nous propose de ne pas nous accrocher à ce monde, mais, après avoir tout pesé, de renoncer aux tentations et de partir en route vers le bonheur. Mais précisément après avoir pesé les choses, car en face d'un extrême, ne pas se décider à suivre le Christ, il y en a toujours un autre: courir tête baissée sans savoir où, faire beaucoup de dégâts et blesser profondément ceux qui nous entourent. Le Christ retient légèrement un tel disciple emporté (voir Mt 8:19-20) et l'appelle à une décision mesurée.

Il apparaît donc que, pour suivre Dieu, il faut à la fois le radicalisme, la résolution de suivre le Christ en laissant tout, et une décision volontaire sérieuse, une concentration extrême. Il ne reste qu'à apprendre à trouver l'équilibre...

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Pour Mt 7:24-8:4
24 " Ainsi, quiconque écoute ces pare-les que je viens de dire et les met en pratique, peut se comparer à un homme avisé qui a bâti sa maison sur le roc.
25 La pluie est tombée, les torrents sont venus, les vents ont soufflé et se sont déchaînés contre cette maison, et elle n'a pas croulé: c'est qu'elle avait été fondée sur le roc.
26 Et quiconque entend ces paroles que je viens de dire et ne les met pas en pratique, peut se comparer à un homme insensé qui a bâti sa maison sur le sable.
27 La pluie est tombée, les torrents sont venus, les vents ont soufflé et se sont rués sur cette maison, et elle s'est écroulée. Et grande a été sa ruine ! "
28 Et il advint, quand Jésus eut achevé ces discours, que les foules étaient frappées de son enseignement:
29 car il les enseignait en homme qui a autorité, et non pas comme leurs scribes.
Quand il fut descendu de la montagne, des foules nombreuses se mirent à le suivre.
Or voici qu'un lépreux s'approcha et se prosterna devant lui en disant : " Seigneur, si tu le veux, tu peux me purifier. "
Il étendit la main et le toucha, en disant : " Je le veux, sois purifié. " Et aussitôt sa lèpre fut purifiée.
Et Jésus lui dit : " Garde-toi d'en parler à personne, mais va te montrer au prêtre et offre le don qu'a prescrit Moïse : ce leur sera une attestation. "
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Il vaut la peine de se rappeler comment on construisait les maisons en Palestine aux temps évangéliques. Alors, comme souvent encore aujourd’hui, les bâtisseurs n’avaient pas besoin...  Lire la suite

Il vaut la peine de se rappeler comment on construisait les maisons en Palestine aux temps évangéliques. Alors, comme souvent encore aujourd’hui, les bâtisseurs n’avaient pas besoin d’une solide fondation artificielle : le sol même de la Palestine est pierreux, et pour atteindre la pierre il suffit d’enlever une couche relativement mince de sable et d’argile. D’un autre côté, si on ne le fait pas, à la saison des pluies d’hiver la maison peut facilement « partir » : les torrents provoqués par les fortes averses emportent assez aisément la couche supérieure, qui n’est pas très épaisse. On le voit, Jésus compare l’homme qui cherche le Royaume au bâtisseur d’une maison qui enlève la couche d’alluvions instable pour atteindre la pierre solide.

Il n’est pas difficile de comprendre qu’il est ici question du fondement spirituel sur lequel l’homme construit sa propre vie. Apparemment, il s’agit de l’état spirituel habituel de l’homme déchu, lorsqu’il ne réfléchit pas à comment, de quoi et pour quoi il vit, se contentant de suivre le courant. Et même si, dans cet état, cet homme essaie de donner une direction à sa vie, ses tentatives échouent d’ordinaire : pour résoudre la tâche qu’on s’est fixée, il faut savoir quelque chose des fondements spirituels de ce sur quoi on tente d’agir. Mais l’homme déchu, qui ne réfléchit pas à la vie spirituelle, ne voit que la surface fluide et peu fiable de la réalité qui l’entoure, toujours changeante et toujours insaisissable, sur laquelle il est impossible de construire quoi que ce soit et sur laquelle on ne peut même pas s’appuyer, tant elle est changeante et inconstante.

Et ce n’est qu’après avoir pénétré en profondeur, en traversant la surface des choses jusqu’à leur essence, que l’homme découvre le véritable fondement : Dieu, la vie spirituelle, puis le Christ et le Royaume. Et il trouve cette pierre même sur laquelle on peut construire sa vie en paix, parce que cette pierre ne fera pas défaut.

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