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RÉFLEXIONS pour Ac 3:11-26

11 Comme il ne lâchait pas Pierre et Jean, tous, hors d’eux-mêmes, accoururent vers eux au portique dit de Salomon.
12 À cette vue, Pierre s’adressa au peuple : « Hommes d’Israël, pourquoi vous étonner de cela ? Qu’avez-vous à nous regarder, comme si c’était par notre propre puissance ou grâce à notre piété que nous avons fait marcher cet homme ?
13 Le Dieu d’Abraham, d’Isaet de Jacob, le Dieu de nos pères a glorifié son serviteur Jésus que vous, vous avez livré et que vous avez renié devant Pilate, alors qu’il était décidé à le relâcher.
14 Mais vous, vous avez chargé le Saint et le Juste ; vous avez réclamé la grâce d’un assassin,
15 tandis que vous faisiez mourir le prince de la vie. Dieu l’a ressuscité des morts : nous en sommes témoins.
16 Et par la foi en son nom, à cet homme que vous voyez et connaissez, ce nom même a rendu la force, et c’est la foi en lui qui, devant vous tous, l’a rétabli en pleine santé.
17 « Cependant, frères, je sais que c’est par ignorance que vous avez agi, ainsi d’ailleurs que vos chefs.
18 Dieu, lui, a ainsi accompli ce qu’il avait annoncé d’avance par la bouche de tous les prophètes, que son Christ souffrirait.
19 Repentez-vous donc et convertissez-vous, afin que vos péchés soient effacés,
20 et qu’ainsi le Seigneur fasse venir le temps du répit. Il enverra alors le Christ qui vous a été destiné, Jésus,
21 celui que le ciel doit garder jusqu’aux temps de la restauration universelle dont Dieu a parlé par la bouche de ses saints prophètes.
22 Moïse, d’abord, a dit : Le Seigneur Dieu vous suscitera d’entre vos frères un prophète semblable à moi ; vous l’écouterez en tout ce qu’il vous dira.
23 Quiconque n’écoutera pas ce prophète sera exterminé du sein du peuple.
24 Tous les prophètes, ensuite, qui ont parlé depuis Samuel et ses successeurs, ont pareillement annoncé ces jours-ci.
25 « Vous êtes, vous, les fils des prophètes et de l’alliance que Dieu a conclue avec nos pères quand il a dit à Abraham : Et en ta postérité seront bénies toutes les familles de la terre.
26 C’est pour vous d’abord que Dieu a ressuscité son Serviteur et l’a envoyé vous bénir, du moment que chacun de vous se détourne de ses perversités. »
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Expliquant la guérison accomplie, Pierre revient de nouveau à ce dont il avait déjà parlé le jour de la Pentecôte. Il désigne encore Jésus comme le Messie glorifié par Dieu. Et il relie tout ce qui arrive à cette glorification. Il s'agit toujours de la même chose : du processus spirituel que nous appelons d'ordinaire le salut. Pour nous, pourtant, le salut apparaît souvent comme quelque chose de profondément personnel, qui nous touche, sinon exclusivement, du moins avant tout nous-mêmes. Bien sûr, nous comprenons que nous ne sommes pas les seuls à être sauvés ; mais nous voyons tout de même habituellement le salut comme une affaire individuelle. Or Pierre et les autres apôtres le considéraient comme un processus universel, cosmique. Il inclut d'abord le peuple de Dieu, puis toute l'humanité.

Tous les prophètes désignent le Messie, et celui qui écoute les prophètes ne peut pas ne pas reconnaître le Messie : telle est la pensée de l'apôtre. Mais les prophètes parlaient de ce que Dieu leur révélait ; et s'il leur révélait quelque chose qui forme un tableau cohérent, au centre duquel se trouve le Messie, alors nos relations avec le Messie, avec le Christ, ne sont pas seulement notre affaire personnelle et ne nous concernent pas seuls. Elles font partie du plan de Dieu et sont l'un des éléments de sa réalisation.

Nous pouvons, bien sûr, ignorer tout ce qui concerne le Christ et le Royaume ; mais si nous voulons y participer, il faut prendre conscience que nous ne participons pas à une expérience dont le résultat ne concernerait que nous. Le Royaume entre dans le monde, et notre salut est lié à ce mouvement. Quant à savoir si nous sommes sauvés ou non, cela ne sera connu que lorsque le Royaume se manifestera en plénitude, à la fin des temps. Mais ce ne sont pas des peuples ou des collectivités qui sont sauvés, ce sont des personnes concrètes.

Le processus du salut est réellement universel, mais chacun y participe personnellement. C'est pourquoi l'apôtre parle du meurtre du Christ en disant que ceux qui l'écoutent l'ont fait « par ignorance ». Bien sûr, dans toute société il y a toujours des personnes qui agissent en pleine conscience ; leur faute n'est pas levée, du moins jusqu'au repentir. Mais dans chaque société il y a aussi ceux qui ne comprennent pas ce qui se passe et participent aux événements sans en saisir le sens et la portée, en suivant la majorité.

Là encore, bien sûr, il y a un choix, mais souvent sans comprendre exactement ce qui est choisi. Dans ce cas, le repentir est lui aussi nécessaire, mais non pour un péché conscient comme chez ceux qui comprennent tout jusqu'au bout. Pourtant, sans repentir pour le péché inconscient ou, plus exactement, pour le péché du refus de prendre conscience, c'est impossible : car la vie dans le Royaume exige une pleine conscience de toute la vie et de tous les actes. Et donc la plénitude de la responsabilité, sans laquelle on n'entre pas dans le Royaume.

Autres réflexions

 
Pour Ac 3:11-26
11 Comme il ne lâchait pas Pierre et Jean, tous, hors d’eux-mêmes, accoururent vers eux au portique dit de Salomon.
12 À cette vue, Pierre s’adressa au peuple : « Hommes d’Israël, pourquoi vous étonner de cela ? Qu’avez-vous à nous regarder, comme si c’était par notre propre puissance ou grâce à notre piété que nous avons fait marcher cet homme ?
13 Le Dieu d’Abraham, d’Isaet de Jacob, le Dieu de nos pères a glorifié son serviteur Jésus que vous, vous avez livré et que vous avez renié devant Pilate, alors qu’il était décidé à le relâcher.
14 Mais vous, vous avez chargé le Saint et le Juste ; vous avez réclamé la grâce d’un assassin,
15 tandis que vous faisiez mourir le prince de la vie. Dieu l’a ressuscité des morts : nous en sommes témoins.
16 Et par la foi en son nom, à cet homme que vous voyez et connaissez, ce nom même a rendu la force, et c’est la foi en lui qui, devant vous tous, l’a rétabli en pleine santé.
17 « Cependant, frères, je sais que c’est par ignorance que vous avez agi, ainsi d’ailleurs que vos chefs.
18 Dieu, lui, a ainsi accompli ce qu’il avait annoncé d’avance par la bouche de tous les prophètes, que son Christ souffrirait.
19 Repentez-vous donc et convertissez-vous, afin que vos péchés soient effacés,
20 et qu’ainsi le Seigneur fasse venir le temps du répit. Il enverra alors le Christ qui vous a été destiné, Jésus,
21 celui que le ciel doit garder jusqu’aux temps de la restauration universelle dont Dieu a parlé par la bouche de ses saints prophètes.
22 Moïse, d’abord, a dit : Le Seigneur Dieu vous suscitera d’entre vos frères un prophète semblable à moi ; vous l’écouterez en tout ce qu’il vous dira.
23 Quiconque n’écoutera pas ce prophète sera exterminé du sein du peuple.
24 Tous les prophètes, ensuite, qui ont parlé depuis Samuel et ses successeurs, ont pareillement annoncé ces jours-ci.
25 « Vous êtes, vous, les fils des prophètes et de l’alliance que Dieu a conclue avec nos pères quand il a dit à Abraham : Et en ta postérité seront bénies toutes les familles de la terre.
26 C’est pour vous d’abord que Dieu a ressuscité son Serviteur et l’a envoyé vous bénir, du moment que chacun de vous se détourne de ses perversités. »
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Pierre ne doute pas que la guérison accomplie par lui et Jean ait été un témoignage de la réalité du Royaume entré dans le monde par le Christ et dans le Christ. Dès le début, il détourne l'attention des auditeurs de lui-même vers Lui. Ce n'est pas de la modestie ni une tentative de s'effacer, comme le pensent parfois les lecteurs du livre des Actes...  Lire la suite

Pierre ne doute pas que la guérison accomplie par lui et Jean ait été un témoignage de la réalité du Royaume entré dans le monde par le Christ et dans le Christ. Dès le début, il détourne l'attention des auditeurs de lui-même vers Lui. Ce n'est pas de la modestie ni une tentative de s'effacer, comme le pensent parfois les lecteurs du livre des Actes. Il s'agit simplement de reconnaître la réalité. La réalité de la manière dont le Royaume est organisé. Or le Royaume, c'est avant tout des relations. La relation avec le Christ en premier lieu, car c'est Lui le Roi de Son Royaume. Mais aussi avec Son Père céleste. Et avec les autres hommes. Il y a là tout un système de relations, qui forme ce tissu délicat que l'on peut appeler la vie spirituelle.

C'est ce tissu qui forme la structure du Royaume et lui donne sa forme. Et l'homme doit être extrêmement prudent dans ce qui concerne ses intentions et ses desseins, lorsqu'il s'agit de la vie spirituelle en général et de la vie du Royaume en particulier. Non pas au sens où il faudrait observer une étiquette particulière. L'étiquette n'est pas nécessaire dans le Royaume. Mais la capacité d'accueillir la volonté du Christ comme prioritaire par rapport à la sienne propre est absolument nécessaire. Et cela non pas au niveau des déclarations, mais dans la vie quotidienne. C'est précisément l'expérience de la vie dans le Royaume qui aide à apprendre la vraie humilité.

Car l'humilité, c'est bien cela: apprendre à chaque instant de sa vie à mettre la volonté de Dieu, la volonté du Christ, avant la sienne propre. Et l'expérience de la vie du Royaume fait vite sentir que la force du Royaume et son souffle, sans lequel il n'y a pas de vie, n'entrent dans le coeur de l'homme que lorsqu'il devient totalement transparent à toute action de Dieu. Transparent au point que Dieu ne rencontre dans ton coeur aucune résistance à aucune de Ses intentions, et dans ta vie aucune contradiction avec aucun de Ses desseins.

On pourrait croire que, dans ce cas, l'homme devrait disparaître, se dissoudre, devenir une enveloppe vide que Dieu remplirait à Sa guise. Mais en réalité tout se passe autrement: plus l'homme se donne au Christ, plus il trouve son vrai soi. Les apôtres le savent parfaitement par leur propre expérience. Ils savent à Qui ils doivent leurs capacités et leur vie. Et ils témoignent auprès de ceux qui les entourent de Celui qui, s'ils Le laissent faire, entrera aussi dans leur vie. Et, en y entrant, leur ouvrira les portes du Royaume. Et le chemin du salut.

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Pour Ac 3:11-26
11 Comme il ne lâchait pas Pierre et Jean, tous, hors d’eux-mêmes, accoururent vers eux au portique dit de Salomon.
12 À cette vue, Pierre s’adressa au peuple : « Hommes d’Israël, pourquoi vous étonner de cela ? Qu’avez-vous à nous regarder, comme si c’était par notre propre puissance ou grâce à notre piété que nous avons fait marcher cet homme ?
13 Le Dieu d’Abraham, d’Isaet de Jacob, le Dieu de nos pères a glorifié son serviteur Jésus que vous, vous avez livré et que vous avez renié devant Pilate, alors qu’il était décidé à le relâcher.
14 Mais vous, vous avez chargé le Saint et le Juste ; vous avez réclamé la grâce d’un assassin,
15 tandis que vous faisiez mourir le prince de la vie. Dieu l’a ressuscité des morts : nous en sommes témoins.
16 Et par la foi en son nom, à cet homme que vous voyez et connaissez, ce nom même a rendu la force, et c’est la foi en lui qui, devant vous tous, l’a rétabli en pleine santé.
17 « Cependant, frères, je sais que c’est par ignorance que vous avez agi, ainsi d’ailleurs que vos chefs.
18 Dieu, lui, a ainsi accompli ce qu’il avait annoncé d’avance par la bouche de tous les prophètes, que son Christ souffrirait.
19 Repentez-vous donc et convertissez-vous, afin que vos péchés soient effacés,
20 et qu’ainsi le Seigneur fasse venir le temps du répit. Il enverra alors le Christ qui vous a été destiné, Jésus,
21 celui que le ciel doit garder jusqu’aux temps de la restauration universelle dont Dieu a parlé par la bouche de ses saints prophètes.
22 Moïse, d’abord, a dit : Le Seigneur Dieu vous suscitera d’entre vos frères un prophète semblable à moi ; vous l’écouterez en tout ce qu’il vous dira.
23 Quiconque n’écoutera pas ce prophète sera exterminé du sein du peuple.
24 Tous les prophètes, ensuite, qui ont parlé depuis Samuel et ses successeurs, ont pareillement annoncé ces jours-ci.
25 « Vous êtes, vous, les fils des prophètes et de l’alliance que Dieu a conclue avec nos pères quand il a dit à Abraham : Et en ta postérité seront bénies toutes les familles de la terre.
26 C’est pour vous d’abord que Dieu a ressuscité son Serviteur et l’a envoyé vous bénir, du moment que chacun de vous se détourne de ses perversités. »
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Aussitôt après la guérison, Pierre se met à prêcher à la foule qui s'est rassemblée, attirée par la nouvelle de ce qui vient de se passer ; il...  Lire la suite

Aussitôt après la guérison, Pierre se met à prêcher à la foule qui s'est rassemblée, attirée par la nouvelle de ce qui vient de se passer ; il bat le fer pendant qu'il est chaud. Mais Pierre n'a pas l'intention d'attirer des disciples en flattant son public : il ne craint pas de lancer à ses auditeurs de très graves accusations. Il accuse directement ceux qui sont rassemblés d'avoir été complices du meurtre du Juste, du Fils de Dieu, ce qui aurait dû suffire à les arracher à leur train de vie habituel. Mais Pierre continue de dévoiler le sens monstrueux du rejet du Christ, en rappelant comment ceux qui étaient réunis à Jérusalem pour la Pâque ont exigé la libération d'un meurtrier, mais ont tué le Prince de la vie. Moïse avait dit au peuple : « J'ai mis devant toi la vie et la mort, la bénédiction et la malédiction. Choisis la vie, afin que tu vives, toi et ta descendance » (Dt 30:19). Bien des siècles plus tard, les descendants de Moïse ont choisi le chemin de la mort au lieu de celui de la vie.

Mais le but de la prédication de Pierre est le salut des pécheurs, non leur écrasement moral. Aussi leur donne-t-il l'espérance du pardon ; il est même prêt à chercher des circonstances atténuantes pour ceux qu'il reprend (vous avez agi par ignorance, tout comme vos chefs).

Mais les paroles affirmant que c'est d'abord à ceux qui avaient rejeté le Christ que Dieu L'a envoyé après la Résurrection pour les bénir, en détournant chacun de ses mauvaises actions, donnent une espérance plus grande encore.

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Pour Ac 3:11-26
11 Comme il ne lâchait pas Pierre et Jean, tous, hors d’eux-mêmes, accoururent vers eux au portique dit de Salomon.
12 À cette vue, Pierre s’adressa au peuple : « Hommes d’Israël, pourquoi vous étonner de cela ? Qu’avez-vous à nous regarder, comme si c’était par notre propre puissance ou grâce à notre piété que nous avons fait marcher cet homme ?
13 Le Dieu d’Abraham, d’Isaet de Jacob, le Dieu de nos pères a glorifié son serviteur Jésus que vous, vous avez livré et que vous avez renié devant Pilate, alors qu’il était décidé à le relâcher.
14 Mais vous, vous avez chargé le Saint et le Juste ; vous avez réclamé la grâce d’un assassin,
15 tandis que vous faisiez mourir le prince de la vie. Dieu l’a ressuscité des morts : nous en sommes témoins.
16 Et par la foi en son nom, à cet homme que vous voyez et connaissez, ce nom même a rendu la force, et c’est la foi en lui qui, devant vous tous, l’a rétabli en pleine santé.
17 « Cependant, frères, je sais que c’est par ignorance que vous avez agi, ainsi d’ailleurs que vos chefs.
18 Dieu, lui, a ainsi accompli ce qu’il avait annoncé d’avance par la bouche de tous les prophètes, que son Christ souffrirait.
19 Repentez-vous donc et convertissez-vous, afin que vos péchés soient effacés,
20 et qu’ainsi le Seigneur fasse venir le temps du répit. Il enverra alors le Christ qui vous a été destiné, Jésus,
21 celui que le ciel doit garder jusqu’aux temps de la restauration universelle dont Dieu a parlé par la bouche de ses saints prophètes.
22 Moïse, d’abord, a dit : Le Seigneur Dieu vous suscitera d’entre vos frères un prophète semblable à moi ; vous l’écouterez en tout ce qu’il vous dira.
23 Quiconque n’écoutera pas ce prophète sera exterminé du sein du peuple.
24 Tous les prophètes, ensuite, qui ont parlé depuis Samuel et ses successeurs, ont pareillement annoncé ces jours-ci.
25 « Vous êtes, vous, les fils des prophètes et de l’alliance que Dieu a conclue avec nos pères quand il a dit à Abraham : Et en ta postérité seront bénies toutes les familles de la terre.
26 C’est pour vous d’abord que Dieu a ressuscité son Serviteur et l’a envoyé vous bénir, du moment que chacun de vous se détourne de ses perversités. »
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Ainsi, Pierre et Jean ont accompli une guérison au nom de Jésus. La réaction du peuple se comprend : enthousiasme, émerveillement... Pierre s’efforce aussitôt de remettre chaque chose à sa place...  Lire la suite

Ainsi, Pierre et Jean ont accompli une guérison au nom de Jésus. La réaction du peuple se comprend : enthousiasme, émerveillement... Pierre s’efforce aussitôt de remettre chaque chose à sa place. Il dit : « Pourquoi nous regardez-vous comme si c’était par notre propre puissance ou notre piété que nous avions fait marcher cet homme ? » Il est vraiment très important pour Pierre que les gens comprennent qui accomplit la guérison, qu’ils sachent que Jean et lui ne sont que des instruments entre Ses mains. La gloire et l’action de grâce doivent revenir au Seigneur seul.

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Pour Ac 3:11-16
11 Comme il ne lâchait pas Pierre et Jean, tous, hors d’eux-mêmes, accoururent vers eux au portique dit de Salomon.
12 À cette vue, Pierre s’adressa au peuple : « Hommes d’Israël, pourquoi vous étonner de cela ? Qu’avez-vous à nous regarder, comme si c’était par notre propre puissance ou grâce à notre piété que nous avons fait marcher cet homme ?
13 Le Dieu d’Abraham, d’Isaet de Jacob, le Dieu de nos pères a glorifié son serviteur Jésus que vous, vous avez livré et que vous avez renié devant Pilate, alors qu’il était décidé à le relâcher.
14 Mais vous, vous avez chargé le Saint et le Juste ; vous avez réclamé la grâce d’un assassin,
15 tandis que vous faisiez mourir le prince de la vie. Dieu l’a ressuscité des morts : nous en sommes témoins.
16 Et par la foi en son nom, à cet homme que vous voyez et connaissez, ce nom même a rendu la force, et c’est la foi en lui qui, devant vous tous, l’a rétabli en pleine santé.
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Aujourd'hui, nous avons devant nous deux situations de témoignage. Dans les deux cas, ceux qui témoignent désignent le Christ comme Celui qui est plus grand...  Lire la suite

Aujourd'hui, nous avons devant nous deux situations de témoignage. Dans les deux cas, ceux qui témoignent désignent le Christ comme Celui qui est plus grand qu'eux. Les disciples accourent vers Jean le Baptiste, contrariés de voir que, pour le repentir, tous vont non pas vers leur maître bien-aimé, mais vers quelqu'un d'autre, vers Quelqu'un d'autre. Mais Jean leur explique que tout se passe comme il faut. Il est le héraut qui cède la route au Seigneur venu. Il est l'ami de l'époux, dont le rôle est de se retirer humblement lorsque l'Époux rencontre face à face son Épouse, celle pour qui il est venu: chaque personne qui vient à lui…

Lorsque les apôtres Pierre et Jean prêchent dans le portique de Salomon du Temple de Jérusalem, eux aussi «se mettent de côté», car tous accourent vers eux après avoir entendu parler du miracle qu'ils ont accompli. Et il se peut que les apôtres, pour arrêter une gloire qui grandit dans une mauvaise direction, doivent un peu «secouer» ceux qui les écoutent. Ainsi devient-il parfois nécessaire de prendre par les épaules et presque de soulever de terre un enfant qui se précipite follement quelque part. Les apôtres montrent à la foule rassemblée autour d'eux que l'affaire n'est pas du tout en eux, mais en Celui que cette foule avait non seulement vu, mais même crucifié. Et que c'est précisément son nom qui guérit et ressuscite. Et que c'est à lui que revient la gloire, non à eux…

Telle est l'humilité des saints, qui sont prêts à «se déplacer» et qui «se réjouissent de joie» lorsque les hommes se tournent vers Celui dont ils sont les amis (voir Jn 3,29).

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Pour Ac 3:25
25 « Vous êtes, vous, les fils des prophètes et de l’alliance que Dieu a conclue avec nos pères quand il a dit à Abraham : Et en ta postérité seront bénies toutes les familles de la terre.
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L’apôtre Pierre s’adresse aux descendants d’Abraham, rappelant l’alliance et montrant que le temps est venu de l’accomplissement de la promesse de Dieu : la bénédiction de toutes les familles de la terre par...  Lire la suite

L’apôtre Pierre s’adresse aux descendants d’Abraham, rappelant l’alliance et montrant que le temps est venu de l’accomplissement de la promesse de Dieu : la bénédiction de toutes les familles de la terre par la « descendance d’Abraham », par Jésus Christ. Il est clair que nous pouvons facilement nous rapporter à ces « familles de la terre » qui ont reçu la grâce du salut dans le Christ Jésus. Mais, comme le Nouveau Testament l’indique à maintes reprises, nous sommes aussi descendants d’Abraham, sinon selon la chair, du moins selon l’esprit, parce qu’au centre de notre vie se trouve la foi, cette même foi qu’Abraham a manifestée et que Dieu lui a comptée comme justice. Ainsi, Abraham est le « père de tous les croyants », et nous nous trouvons donc héritiers des prophéties, des révélations et des promesses que Dieu donnait aux fils d’Abraham. Mais alors, tout ce que l’Écriture dit de la responsabilité du peuple de Dieu devant son Dieu nous concerne aussi !

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Pour Ac 3:1-26
1 Pierre et Jean montaient au Temple pour la prière de la neuvième heure.
2 Or on apportait un impotent de naissance qu’on déposait tous les jours à la porte du Temple appelée la Belle, pour demander l’aumône à ceux qui y entraient.
3 Voyant Pierre et Jean sur le point de pénétrer dans le Temple, il leur demanda l’aumône.
4 Alors Pierre fixa les yeux sur lui, ainsi que Jean, et dit : « Regarde-nous. »
5 Il tenait son regard attaché sur eux, s’attendant à en recevoir quelque chose.
6 Mais Pierre dit : « De l’argent et de l’or, je n’en ai pas, mais ce que j’ai, je te le donne : au nom de Jésus Christ le Nazôréen, marche ! »
7 Et le saisissant par la main droite, il le releva. À l’instant ses pieds et ses chevilles s’affermirent ;
8 d’un bond il fut debout, et le voilà qui marchait. Il entra avec eux dans le Temple, marchant, gambadant et louant Dieu.
9 Tout le peuple le vit marcher et louer Dieu ;
10 on le reconnaissait : c’était bien lui qui demandait l’aumône, assis à la Belle Porte du Temple. Et l’on fut rempli d’effroi et de stupeur au sujet de ce qui lui était arrivé.
11 Comme il ne lâchait pas Pierre et Jean, tous, hors d’eux-mêmes, accoururent vers eux au portique dit de Salomon.
12 À cette vue, Pierre s’adressa au peuple : « Hommes d’Israël, pourquoi vous étonner de cela ? Qu’avez-vous à nous regarder, comme si c’était par notre propre puissance ou grâce à notre piété que nous avons fait marcher cet homme ?
13 Le Dieu d’Abraham, d’Isaet de Jacob, le Dieu de nos pères a glorifié son serviteur Jésus que vous, vous avez livré et que vous avez renié devant Pilate, alors qu’il était décidé à le relâcher.
14 Mais vous, vous avez chargé le Saint et le Juste ; vous avez réclamé la grâce d’un assassin,
15 tandis que vous faisiez mourir le prince de la vie. Dieu l’a ressuscité des morts : nous en sommes témoins.
16 Et par la foi en son nom, à cet homme que vous voyez et connaissez, ce nom même a rendu la force, et c’est la foi en lui qui, devant vous tous, l’a rétabli en pleine santé.
17 « Cependant, frères, je sais que c’est par ignorance que vous avez agi, ainsi d’ailleurs que vos chefs.
18 Dieu, lui, a ainsi accompli ce qu’il avait annoncé d’avance par la bouche de tous les prophètes, que son Christ souffrirait.
19 Repentez-vous donc et convertissez-vous, afin que vos péchés soient effacés,
20 et qu’ainsi le Seigneur fasse venir le temps du répit. Il enverra alors le Christ qui vous a été destiné, Jésus,
21 celui que le ciel doit garder jusqu’aux temps de la restauration universelle dont Dieu a parlé par la bouche de ses saints prophètes.
22 Moïse, d’abord, a dit : Le Seigneur Dieu vous suscitera d’entre vos frères un prophète semblable à moi ; vous l’écouterez en tout ce qu’il vous dira.
23 Quiconque n’écoutera pas ce prophète sera exterminé du sein du peuple.
24 Tous les prophètes, ensuite, qui ont parlé depuis Samuel et ses successeurs, ont pareillement annoncé ces jours-ci.
25 « Vous êtes, vous, les fils des prophètes et de l’alliance que Dieu a conclue avec nos pères quand il a dit à Abraham : Et en ta postérité seront bénies toutes les familles de la terre.
26 C’est pour vous d’abord que Dieu a ressuscité son Serviteur et l’a envoyé vous bénir, du moment que chacun de vous se détourne de ses perversités. »
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La réponse de l'apôtre Pierre à l'homme infirme assis à l'entrée du Temple de Jérusalem nous invite, nous aussi, à réfléchir à ce que...  Lire la suite

La réponse de l'apôtre Pierre à l'homme infirme assis à l'entrée du Temple de Jérusalem nous invite, nous aussi, à réfléchir à ce que nous pouvons donner au monde qui nous entoure. Le monde a effectivement le plus souvent soif « d'or et d'argent », que le christianisme n'est pas en mesure de lui donner. Mais, au fond, le monde n'a pas soif de cela seulement : il attend la guérison et veut connaître la vérité sur lui-même et sur Dieu. Le livre des Actes nous donne de merveilleux exemples de la manière dont les apôtres apportent la paix, la guérison et le sens à ceux qui les entourent. Pierre et Jean ne se contentent pas de guérir l'infirme, en soulignant que cela s'est produit non par leur propre puissance mais par celle de Dieu ; en quelques paroles d'une extraordinaire densité, ils révèlent aussi aux Israélites le sens de leur histoire et de leur élection par Dieu, et leur indiquent le centre de leurs aspirations et de leurs espérances : le Christ. Dans les conditions d'aujourd'hui, le Seigneur attend tout cela du christianisme, de l'Église et de nous aussi.

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Pour Ac 3:1-26
1 Pierre et Jean montaient au Temple pour la prière de la neuvième heure.
2 Or on apportait un impotent de naissance qu’on déposait tous les jours à la porte du Temple appelée la Belle, pour demander l’aumône à ceux qui y entraient.
3 Voyant Pierre et Jean sur le point de pénétrer dans le Temple, il leur demanda l’aumône.
4 Alors Pierre fixa les yeux sur lui, ainsi que Jean, et dit : « Regarde-nous. »
5 Il tenait son regard attaché sur eux, s’attendant à en recevoir quelque chose.
6 Mais Pierre dit : « De l’argent et de l’or, je n’en ai pas, mais ce que j’ai, je te le donne : au nom de Jésus Christ le Nazôréen, marche ! »
7 Et le saisissant par la main droite, il le releva. À l’instant ses pieds et ses chevilles s’affermirent ;
8 d’un bond il fut debout, et le voilà qui marchait. Il entra avec eux dans le Temple, marchant, gambadant et louant Dieu.
9 Tout le peuple le vit marcher et louer Dieu ;
10 on le reconnaissait : c’était bien lui qui demandait l’aumône, assis à la Belle Porte du Temple. Et l’on fut rempli d’effroi et de stupeur au sujet de ce qui lui était arrivé.
11 Comme il ne lâchait pas Pierre et Jean, tous, hors d’eux-mêmes, accoururent vers eux au portique dit de Salomon.
12 À cette vue, Pierre s’adressa au peuple : « Hommes d’Israël, pourquoi vous étonner de cela ? Qu’avez-vous à nous regarder, comme si c’était par notre propre puissance ou grâce à notre piété que nous avons fait marcher cet homme ?
13 Le Dieu d’Abraham, d’Isaet de Jacob, le Dieu de nos pères a glorifié son serviteur Jésus que vous, vous avez livré et que vous avez renié devant Pilate, alors qu’il était décidé à le relâcher.
14 Mais vous, vous avez chargé le Saint et le Juste ; vous avez réclamé la grâce d’un assassin,
15 tandis que vous faisiez mourir le prince de la vie. Dieu l’a ressuscité des morts : nous en sommes témoins.
16 Et par la foi en son nom, à cet homme que vous voyez et connaissez, ce nom même a rendu la force, et c’est la foi en lui qui, devant vous tous, l’a rétabli en pleine santé.
17 « Cependant, frères, je sais que c’est par ignorance que vous avez agi, ainsi d’ailleurs que vos chefs.
18 Dieu, lui, a ainsi accompli ce qu’il avait annoncé d’avance par la bouche de tous les prophètes, que son Christ souffrirait.
19 Repentez-vous donc et convertissez-vous, afin que vos péchés soient effacés,
20 et qu’ainsi le Seigneur fasse venir le temps du répit. Il enverra alors le Christ qui vous a été destiné, Jésus,
21 celui que le ciel doit garder jusqu’aux temps de la restauration universelle dont Dieu a parlé par la bouche de ses saints prophètes.
22 Moïse, d’abord, a dit : Le Seigneur Dieu vous suscitera d’entre vos frères un prophète semblable à moi ; vous l’écouterez en tout ce qu’il vous dira.
23 Quiconque n’écoutera pas ce prophète sera exterminé du sein du peuple.
24 Tous les prophètes, ensuite, qui ont parlé depuis Samuel et ses successeurs, ont pareillement annoncé ces jours-ci.
25 « Vous êtes, vous, les fils des prophètes et de l’alliance que Dieu a conclue avec nos pères quand il a dit à Abraham : Et en ta postérité seront bénies toutes les familles de la terre.
26 C’est pour vous d’abord que Dieu a ressuscité son Serviteur et l’a envoyé vous bénir, du moment que chacun de vous se détourne de ses perversités. »
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Les temps sont très difficiles, n'est-ce pas ? Mais peut-être chaque époque paraît-elle difficile à ceux qui y...  Lire la suite

Les temps sont très difficiles, n'est-ce pas ? Mais peut-être chaque époque paraît-elle difficile à ceux qui y vivent. Et l'on veut toujours espérer d'autres temps, des temps de réconfort. Mais d'où viendront-ils ? De Dieu, bien sûr, ou, comme le dit l'apôtre Pierre dans sa prédication, « de la face du Seigneur ». Aussitôt surgissent pourtant deux « petits » détails que Pierre mentionne.

Premièrement, tant que les péchés demeurent, il n'y a pas de réconfort à attendre ; d'où l'appel : « Repentez-vous et convertissez-vous. » Une vie bonne n'est pas une vie où nous pouvons jouir de nos péchés, car le péché est toujours une source de souffrance pour quelqu'un et de mort pour tous. Si nous ne nous décidons pas à nous séparer des péchés qui nous sont chers, ils ne seront pas « effacés », et la douleur et la mort continueront de peser sur notre temps.

Deuxièmement, je crains que nous ne soyons tous d'accord que sur une chose : notre époque est difficile ; mais chacun imagine différemment les temps de réconfort. Si nous attendons des changements venant de Dieu, il nous faudra cependant accepter Sa conception de la vie bonne : la vie de Jésus-Christ. C'est précisément une vie unie à celle du Christ que Dieu nous destine comme seule vie pleinement accomplie.

Oui, viens, Seigneur ! Maranatha !



Et voici la réaction de l'un de nos visiteurs :

Le repentir et la conversion à Dieu ouvrent au cœur humain l'accès à la réalité suprême, divine. Cela devient la source d'une joie particulière que l'homme commence à éprouver. Au fond, Dieu est la source de toute joie. La beauté de la nature, l'amour, l'amitié apportent de la joie parce que Dieu se tient derrière tout cela. Combien plus joyeuse devient alors la rencontre avec Lui-même dans la prière, la lecture de la Bible et l'expérience des réponses à la prière. Les paroles de Paul, « Réjouissez-vous toujours », ne signifient rien d'autre que : souvenez-vous toujours de Dieu, la source de la joie.

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