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RÉFLEXIONS pour Ac 17:1-15

Après avoir traversé Amphipolis et Apollonie, ils arrivèrent à Thessalonique, où les Juifs avaient une synagogue.
Suivant son habitude, Paul alla les y trouver. Trois sabbats de suite, il discuta avec eux d'après les Écritures.
Il les leur expliquait, établissant que le Christ devait souffrir et ressusciter des morts, " et le Christ, disait-il, c'est ce Jésus que je vous annonce ".
Quelques-uns d'entre eux se laissèrent convaincre et furent gagnés à Paul et à Silas, ainsi qu'une multitude d'adorateurs de Dieu et de Grecs et bon nombre de dames de qualité.
Mais les Juifs, pris de jalousie, ramassèrent sur la place quelques mauvais sujets, provoquèrent des attroupements et répandirent le tumulte dans la ville. Ils se présentèrent alors à la maison de Jason, cherchant Paul et Silas pour les produire devant l'assemblée du peuple.
Ne les ayant pas trouvés, ils traînèrent Jason et quelques frères devant les politarques en criant : " Ces gens qui ont révolutionné le monde entier, les voilà maintenant ici,
et Jason les reçoit chez lui. Tous ces gens-là contreviennent aux édits de César en affirmant qu'il y a un autre roi, Jésus. "
Par ces clameurs, ils mirent en émoi la foule et les politarques,
qui exigèrent une caution de la part de Jason et des autres avant de les relâcher.
10 Les frères firent aussitôt partir de nuit Paul et Silas pour Bérée. Arrivés là, ils se rendirent à la synagogue des Juifs.
11 Or ceux-ci avaient l'âme plus noble que ceux de Thessalonique. Ils accueillirent la parole avec le plus grand empressement. Chaque jour, ils examinaient les Écritures pour voir si tout était exact.
12 Beaucoup d'entre eux embrassèrent ainsi la foi, de même que, parmi les Grecs, des dames de qualité et bon nombre d'hommes.
13 Mais quand les Juifs de Thessalonique surent que Paul avait annoncé aussi à Bérée la parole de Dieu, ils vinrent là encore semer dans la foule l'agitation et le trouble.
14 Alors les frères firent tout de suite partir Paul en direction de la mer; quant à Silas et Timothée, ils restèrent là.
15 Ceux qui escortaient Paul le conduisirent jusqu'à Athènes et s'en retournèrent ensuite avec l'ordre pour Silas et Timothée de le rejoindre au plus vite.
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Nous sommes habitués à penser que les prophètes ne peuvent être, pour l’essentiel, que de « bonnes personnes ». Il faut pourtant écouter l’Esprit du Seigneur, il faut être un homme de Dieu pour pouvoir transmettre Sa volonté, Ses paroles au monde. Mais parfois, des personnes qui s’opposent à Dieu deviennent prophètes « malgré elles ». Indépendamment de son orientation vers Dieu ou vers autre chose, l’homme entre de toute façon, d’une manière ou d’une autre, en contact avec le monde spirituel. Quelque chose lui est révélé, même s’il peut ne pas le remarquer lui-même. Et par ses paroles, il témoigne finalement en faveur de celui contre lequel il lutte peut-être même.

Aujourd’hui, nous avons même sous les yeux deux descriptions de telles personnes : le grand prêtre Caïphe et les persécuteurs des chrétiens à Thessalonique. Le premier, sans le savoir lui-même, a transmis l’essence même de ce pour quoi le Christ est venu : sauver tous les hommes par Sa mort. Les seconds appellent Paul et ses disciples « ceux qui bouleversent le monde entier », c’est-à-dire, en langage contemporain, ceux qui ont retourné le monde sens dessus dessous. Dans les deux situations, les persécuteurs donnent à leurs formules un sens exclusivement négatif.

Mais voilà précisément le point : le Christ comme Ses disciples ne sont pas de ce monde (voir Jn 8:23, 17:14). Et souvent, les positions du monde contredisent entièrement la position du Christ. C’est pourquoi ce qui, pour le monde, est mal, folie et scandale (voir 1 Co 1:23), peut se révéler pour lui-même le plus important et le plus salutaire.

Autres réflexions

 
Pour Ac 17:1-15
Après avoir traversé Amphipolis et Apollonie, ils arrivèrent à Thessalonique, où les Juifs avaient une synagogue.
Suivant son habitude, Paul alla les y trouver. Trois sabbats de suite, il discuta avec eux d'après les Écritures.
Il les leur expliquait, établissant que le Christ devait souffrir et ressusciter des morts, " et le Christ, disait-il, c'est ce Jésus que je vous annonce ".
Quelques-uns d'entre eux se laissèrent convaincre et furent gagnés à Paul et à Silas, ainsi qu'une multitude d'adorateurs de Dieu et de Grecs et bon nombre de dames de qualité.
Mais les Juifs, pris de jalousie, ramassèrent sur la place quelques mauvais sujets, provoquèrent des attroupements et répandirent le tumulte dans la ville. Ils se présentèrent alors à la maison de Jason, cherchant Paul et Silas pour les produire devant l'assemblée du peuple.
Ne les ayant pas trouvés, ils traînèrent Jason et quelques frères devant les politarques en criant : " Ces gens qui ont révolutionné le monde entier, les voilà maintenant ici,
et Jason les reçoit chez lui. Tous ces gens-là contreviennent aux édits de César en affirmant qu'il y a un autre roi, Jésus. "
Par ces clameurs, ils mirent en émoi la foule et les politarques,
qui exigèrent une caution de la part de Jason et des autres avant de les relâcher.
10 Les frères firent aussitôt partir de nuit Paul et Silas pour Bérée. Arrivés là, ils se rendirent à la synagogue des Juifs.
11 Or ceux-ci avaient l'âme plus noble que ceux de Thessalonique. Ils accueillirent la parole avec le plus grand empressement. Chaque jour, ils examinaient les Écritures pour voir si tout était exact.
12 Beaucoup d'entre eux embrassèrent ainsi la foi, de même que, parmi les Grecs, des dames de qualité et bon nombre d'hommes.
13 Mais quand les Juifs de Thessalonique surent que Paul avait annoncé aussi à Bérée la parole de Dieu, ils vinrent là encore semer dans la foule l'agitation et le trouble.
14 Alors les frères firent tout de suite partir Paul en direction de la mer; quant à Silas et Timothée, ils restèrent là.
15 Ceux qui escortaient Paul le conduisirent jusqu'à Athènes et s'en retournèrent ensuite avec l'ordre pour Silas et Timothée de le rejoindre au plus vite.
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L'argumentation des adversaires des chrétiens dans les communautés de la diaspora ne différait pas de celle à laquelle recouraient leurs adversaires en Judée. Et cette argumentation était avant tout politique: le témoignage sur...  Lire la suite

L'argumentation des adversaires des chrétiens dans les communautés de la diaspora ne différait pas de celle à laquelle recouraient leurs adversaires en Judée. Et cette argumentation était avant tout politique: le témoignage sur le Messie et sur le Royaume, ils le transféraient sur le plan politique. Qu'était-ce: un mensonge malveillant ou une erreur?

Il n'est pas simple de répondre sans équivoque à cette question, du moins lorsqu'il s'agit de la diaspora. Le fait est que le messianisme en général était beaucoup plus influent en Judée même que dans les grandes et riches villes de l'Empire romain. Et plus la ville était riche, moins il y avait de messianistes, du moins actifs. Rien d'étonnant à cela: car le messianisme de ce temps était un mouvement religieux et politique, du moins si l'on parle du messianisme traditionnel. Cela signifie qu'en parlant du mouvement messianique, on avait toujours en vue aussi la guerre messianique inévitable au bout du compte.

Une guerre dont personne ne voulait: ni la communauté juive elle-même, qui vivait souvent plutôt bien dans une riche ville commerçante, même sans être exempte de problèmes, ni à plus forte raison les autorités romaines, locales comme centrales. Les mouvements politiques messianiques et les révoltes messianiques faisaient alors partie intégrante de la vie religieuse de la Judée, mais nullement de la diaspora juive. C'est pourquoi la réaction des communautés juives locales à la prédication messianique dans les villes de Macédoine et d'Achaïe, ainsi que d'Asie Mineure, était de façon prévisible négative. Bien sûr, Paul lui-même et ses compagnons répétaient sans cesse qu'il était question d'un Royaume «qui n'est pas de ce monde», mais cela ne dissipait sans doute pas entièrement les craintes des chefs juifs locaux. D'où leur réaction dure envers les apôtres, considérés comme prédicateurs messianistes et donc comme fauteurs de troubles.

Mais on ne peut évidemment pas exclure non plus le simple désir de se débarrasser de dangereux concurrents par la main des autorités locales, d'autant que le prétexte existait: les autorités romaines n'aimaient pas les messianistes. Et comme elles n'entraient généralement pas dans les subtilités des débats internes aux Juifs, il n'était pas très difficile de les effrayer par la possibilité d'une révolte même là où elle ne pouvait manifestement pas avoir lieu. Ici, bien sûr, il faut déjà parler de mensonge ouvert et de provocation, semblable à celle qu'organisèrent les représentants de l'élite du Temple devant Pilate, lorsque se décidait la question de l'exécution de Jésus.

Alors aussi, la question avait été transférée sur le plan politique, et c'est seulement ainsi que les ennemis de Jésus réussirent à obtenir ce qu'ils voulaient. Quoi qu'il en soit, une chose est évidente: transférer les questions de la vie spirituelle sur le plan politique est toujours une dégradation spirituelle qui, dans tous les cas, ne finit jamais bien. Quant à savoir qui se servira de cette dégradation et comment, cela dépend de la sincérité des intentions de chaque personne. Cette sincérité même qui distingue l'erreur de bonne foi du mensonge malveillant.

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Pour Ac 17:1-15
Après avoir traversé Amphipolis et Apollonie, ils arrivèrent à Thessalonique, où les Juifs avaient une synagogue.
Suivant son habitude, Paul alla les y trouver. Trois sabbats de suite, il discuta avec eux d'après les Écritures.
Il les leur expliquait, établissant que le Christ devait souffrir et ressusciter des morts, " et le Christ, disait-il, c'est ce Jésus que je vous annonce ".
Quelques-uns d'entre eux se laissèrent convaincre et furent gagnés à Paul et à Silas, ainsi qu'une multitude d'adorateurs de Dieu et de Grecs et bon nombre de dames de qualité.
Mais les Juifs, pris de jalousie, ramassèrent sur la place quelques mauvais sujets, provoquèrent des attroupements et répandirent le tumulte dans la ville. Ils se présentèrent alors à la maison de Jason, cherchant Paul et Silas pour les produire devant l'assemblée du peuple.
Ne les ayant pas trouvés, ils traînèrent Jason et quelques frères devant les politarques en criant : " Ces gens qui ont révolutionné le monde entier, les voilà maintenant ici,
et Jason les reçoit chez lui. Tous ces gens-là contreviennent aux édits de César en affirmant qu'il y a un autre roi, Jésus. "
Par ces clameurs, ils mirent en émoi la foule et les politarques,
qui exigèrent une caution de la part de Jason et des autres avant de les relâcher.
10 Les frères firent aussitôt partir de nuit Paul et Silas pour Bérée. Arrivés là, ils se rendirent à la synagogue des Juifs.
11 Or ceux-ci avaient l'âme plus noble que ceux de Thessalonique. Ils accueillirent la parole avec le plus grand empressement. Chaque jour, ils examinaient les Écritures pour voir si tout était exact.
12 Beaucoup d'entre eux embrassèrent ainsi la foi, de même que, parmi les Grecs, des dames de qualité et bon nombre d'hommes.
13 Mais quand les Juifs de Thessalonique surent que Paul avait annoncé aussi à Bérée la parole de Dieu, ils vinrent là encore semer dans la foule l'agitation et le trouble.
14 Alors les frères firent tout de suite partir Paul en direction de la mer; quant à Silas et Timothée, ils restèrent là.
15 Ceux qui escortaient Paul le conduisirent jusqu'à Athènes et s'en retournèrent ensuite avec l'ordre pour Silas et Timothée de le rejoindre au plus vite.
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Les événements qui accompagnent la prédication apostolique se déroulent de manière semblable dans deux villes différentes. Après la prédication dans la synagogue...  Lire la suite

Les événements qui accompagnent la prédication apostolique se déroulent de manière semblable dans deux villes différentes. Après la prédication dans la synagogue, une partie des Juifs et une partie des païens accueillent la Bonne Nouvelle, tandis qu'une division se produit en même temps parmi les Juifs comme parmi les païens. Ceux qui refusent le message du Christ s'opposent ensemble à ses disciples. L'union fraternelle des chrétiens issus du judaïsme et des chrétiens issus du paganisme est naturelle, mais l'alliance de Juifs zélés avec les défenseurs de la pureté du paganisme paraît contre nature. Pourtant, dans la lutte pour la pureté des principes, c'est souvent cette pureté elle-même qui souffre.

Bien que la séparation entre Juifs et chrétiens se soit déjà dessinée, beaucoup de Juifs restent prêts à écouter et à accueillir la prédication. Les apôtres, qui avaient annoncé peu auparavant qu'ils se tournaient vers les païens, continuent de s'adresser aux Juifs et trouvent parmi eux un écho. Cela arrive souvent : on croit déjà savoir quel genre de personne on a devant soi, puis elle révèle soudain un autre côté et l'on voit que tout n'est pas aussi clair qu'il le semblait un instant plus tôt...

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Pour Ac 17:1-15
Après avoir traversé Amphipolis et Apollonie, ils arrivèrent à Thessalonique, où les Juifs avaient une synagogue.
Suivant son habitude, Paul alla les y trouver. Trois sabbats de suite, il discuta avec eux d'après les Écritures.
Il les leur expliquait, établissant que le Christ devait souffrir et ressusciter des morts, " et le Christ, disait-il, c'est ce Jésus que je vous annonce ".
Quelques-uns d'entre eux se laissèrent convaincre et furent gagnés à Paul et à Silas, ainsi qu'une multitude d'adorateurs de Dieu et de Grecs et bon nombre de dames de qualité.
Mais les Juifs, pris de jalousie, ramassèrent sur la place quelques mauvais sujets, provoquèrent des attroupements et répandirent le tumulte dans la ville. Ils se présentèrent alors à la maison de Jason, cherchant Paul et Silas pour les produire devant l'assemblée du peuple.
Ne les ayant pas trouvés, ils traînèrent Jason et quelques frères devant les politarques en criant : " Ces gens qui ont révolutionné le monde entier, les voilà maintenant ici,
et Jason les reçoit chez lui. Tous ces gens-là contreviennent aux édits de César en affirmant qu'il y a un autre roi, Jésus. "
Par ces clameurs, ils mirent en émoi la foule et les politarques,
qui exigèrent une caution de la part de Jason et des autres avant de les relâcher.
10 Les frères firent aussitôt partir de nuit Paul et Silas pour Bérée. Arrivés là, ils se rendirent à la synagogue des Juifs.
11 Or ceux-ci avaient l'âme plus noble que ceux de Thessalonique. Ils accueillirent la parole avec le plus grand empressement. Chaque jour, ils examinaient les Écritures pour voir si tout était exact.
12 Beaucoup d'entre eux embrassèrent ainsi la foi, de même que, parmi les Grecs, des dames de qualité et bon nombre d'hommes.
13 Mais quand les Juifs de Thessalonique surent que Paul avait annoncé aussi à Bérée la parole de Dieu, ils vinrent là encore semer dans la foule l'agitation et le trouble.
14 Alors les frères firent tout de suite partir Paul en direction de la mer; quant à Silas et Timothée, ils restèrent là.
15 Ceux qui escortaient Paul le conduisirent jusqu'à Athènes et s'en retournèrent ensuite avec l'ordre pour Silas et Timothée de le rejoindre au plus vite.
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Remarquons que nous ne savons pas avec certitude si tous ceux auxquels l’apôtre Paul prêcha à Bérée se convertirent. Il est tout à fait possible que...  Lire la suite

Remarquons que nous ne savons pas avec certitude si tous ceux auxquels l’apôtre Paul prêcha à Bérée se convertirent. Il est tout à fait possible que tous ne l’aient pas fait. Mais tous firent preuve de noblesse d’esprit en examinant l’Écriture, en vérifiant le témoignage de Paul et en cherchant à comprendre la vérité avec un cœur ouvert. Une telle attitude envers la Révélation est peut-être l’une des qualités humaines les plus rares. Le plus souvent, soit nous accumulons des griefs contre Dieu, sans que même une liste immense et terrible nous pousse à exiger personnellement une réponse de Lui ; soit nous regardons avec quelque embarras des adultes apparemment intelligents qui tentent avec ardeur de nous expliquer des sottises évidentes ; soit nous estimons avoir déjà tout appris—après tout, puisque nous sommes déjà convertis, pourquoi des étrangers venus d’ailleurs chercheraient-ils à nous « soigner » ? Mais le Seigneur, en nous ramenant encore et encore au Livre des Actes, nous montre comment l’homme doit se tenir devant Dieu. Il doit sans cesse approfondir l’Écriture sainte, le cœur ouvert, prêt à accueillir tout ce que le Seigneur veut lui révéler.

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Pour Jn 11:47-57
47 Les grands prêtres et les Pharisiens réunirent alors un conseil : " Que faisons-nous ? disaient-ils, cet homme fait beaucoup de signes.
48 Si nous le laissons ainsi tous croiront en lui, et les Romains viendront et ils supprimeront notre Lieu Saint et notre nation. "
49 Mais l'un d'entre eux, Caïphe, étant grand prêtre cette année-là, leur dit : " Vous n'y entendez rien.
50 Vous ne songez même pas qu'il est de votre intérêt qu'un seul homme meure pour le peuple et que la nation ne périsse pas tout entière. "
51 Or cela, il ne le dit pas de lui-même; mais, étant grand prêtre cette année-là, il prophétisa que Jésus allait mourir pour la nation -
52 et non pas pour la nation seulement, mais encore afin de rassembler dans l'unité les enfants de Dieu dispersés.
53 Dès ce jour-là donc, ils résolurent de le tuer.
54 Aussi Jésus cessa de circuler en public parmi les Juifs ; il se retira dans la région voisine du désert, dans une ville appelée Éphraïm, et il y séjournait avec ses disciples.
55 Or la Pâque des Juifs était proche et beaucoup de gens montèrent de la campagne à Jérusalem, avant la Pâque, pour se purifier.
56 Ils cherchaient Jésus et se disaient les uns aux autres, en se tenant dans le Temple : " Qu'en pensez-vous ? qu'il ne viendra pas à la fête ? "
57 Les grands prêtres et les Pharisiens avaient donné des ordres : si quelqu'un savait où il était, il devait l'indiquer, afin qu'on le saisît.
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À la lecture de l'Évangile, il devient tout à fait évident que la Synagogue et les sommets du Temple avaient des attitudes complètement différentes envers Jésus. Pour les représentants de la fraternité pharisienne (qui était alors le noyau de la Synagogue), Jésus était...  Lire la suite

À la lecture de l'Évangile, il devient tout à fait évident que la Synagogue et les sommets du Temple avaient des attitudes complètement différentes envers Jésus. Pour les représentants de la fraternité pharisienne (qui était alors le noyau de la Synagogue), Jésus était, d'un côté, un Maître, un Prophète, et peut-être aussi le Messie ; de l'autre (selon l'évaluation que donnaient de Son activité les représentants de tel ou tel cercle pharisien), un trompeur, un imposteur et un faux prophète. Mais, d'une manière ou d'une autre, il s'agissait d'une évaluation de Lui et de Son activité sur le fond, dans un contexte spirituel et religieux. Une telle évaluation pouvait susciter envers Lui un respect plein de déférence ou la haine, mais Ses paroles et Ses actes ne laissaient personne indifférent dans la Synagogue.

La réaction du Temple était autre. Le miracle y était considéré non du point de vue de son authenticité ou de son caractère supposé, mais du point de vue de son opportunité ou de son inopportunité, de son utilité ou de son inutilité, et l'opportunité comme l'utilité étaient envisagées exclusivement sous l'angle politique. Les pharisiens disaient : Il accomplit des miracles qui ne peuvent s'expliquer que par le fait qu'Il vient de Dieu, mais Il ne correspond pas à nos critères de l'homme de Dieu. Comment l'expliquer ? Le grand prêtre pose la question autrement : Il accomplit des miracles qui sont inopportuns parce que cela peut mener à une révolte, à une insurrection, dont la conséquence sera une expédition punitive des Romains qui mettra fin à l'existence même de Jérusalem et du Temple.

Les pharisiens réagissent à la situation comme des hommes religieux de façon cohérente et jusqu'au bout ; ils se demandent : comment devons-nous Le considérer, Lui et ce qu'Il fait ? A-t-Il raison ou non ? La réaction du grand prêtre, malgré les obligations religieuses qui lui incombent, est celle d'un politicien séculier qui se demande, à lui-même et aux autres : ce qu'Il fait nous est-il utile ? Cet Homme est-Il dangereux pour nous ? Et s'Il est dangereux, comment L'arrêter ? Dans un cas, nous avons devant nous la question du sens de ce qui se passe, même avec des réponses qui ne sont pas toujours adéquates. Dans l'autre, une approche purement pragmatique de l'affaire.

C'est sans doute pourquoi, parmi les pharisiens, Jésus a tout de même trouvé des partisans et des disciples, alors que parmi les représentants des sommets du Temple, non. Car la question du sens, même quand on y répond mal, ouvre toujours pour celui qui la pose une perspective spirituelle, même si, bien sûr, cela ne garantit pas encore qu'il saura faire le bon choix spirituel. Le pragmatisme, lui, n'ouvre aucune perspective, sinon celles qui ne dépassent pas les limites du monde non transfiguré. Ces perspectives n'ont aucun rapport avec la vie spirituelle. Aucun.

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Pour Jn 11:49-50
49 Mais l'un d'entre eux, Caïphe, étant grand prêtre cette année-là, leur dit : " Vous n'y entendez rien.
50 Vous ne songez même pas qu'il est de votre intérêt qu'un seul homme meure pour le peuple et que la nation ne périsse pas tout entière. "
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Les paroles du grand prêtre, selon lesquelles il vaut mieux qu'un seul meure plutôt que tout le peuple périsse, l'évangéliste les interprète comme une sorte de prophétie sortie des lèvres d'un homme qui avait en vue tout autre chose...  Lire la suite

Les paroles du grand prêtre, selon lesquelles il vaut mieux qu'un seul meure plutôt que tout le peuple périsse, l'évangéliste les interprète comme une sorte de prophétie sortie des lèvres d'un homme qui avait en vue tout autre chose. En effet, les prophéties d'Isaïe connaissent l'image du Messie souffrant à cause des péchés du peuple. D'ailleurs, Isaïe ne parle pas de la mort du Messie. Ici, Jean interprète la déclaration du grand prêtre dans l'esprit d'une révélation et d'une expérience nouvelles, proprement chrétiennes.

Mais son interprétation ne peut guère être considérée comme une simple conjecture personnelle. En effet, il avait sous les yeux l'histoire de la résurrection de Lazare. Et la réaction du peuple à celle-ci. Les paroles du grand prêtre ne sont qu'une évaluation de la situation liée à cette réaction populaire. Du point de vue religieux et politique, tout est clair ici.

Le grand prêtre et toute l'élite du Temple voulaient moins que tout des problèmes avec quelque mouvement messianique que ce soit. Auparavant, l'activité de Jésus n'avait pas attiré leur attention parce qu'elle était encore relativement peu visible, même si les chefs du mouvement pharisien l'avaient remarquée depuis longtemps. Mais maintenant, après un miracle sans précédent qui avait attiré une attention tout aussi inédite d'un nombre de personnes considérable à l'échelle locale, l'affaire prenait un caractère religieux et politique évident et nettement marqué.

Jésus devenait assez visible pour pouvoir désormais être craint comme chef potentiel d'un mouvement messianique de masse. Or un tel mouvement menaçait de provoquer de graves répressions de la part du pouvoir romain. Le grand prêtre n'était pas messianiste et regardait les prophéties avec plutôt du scepticisme, mais il était un politicien assez expérimenté pour comprendre le danger du messianisme politique.

Cependant, ce n'était que le côté extérieur de la situation. Il y en avait un autre, spirituel. Pendant tout le ministère terrestre du Sauveur, le Royaume ne s'était jamais manifesté au monde avec une telle plénitude et une telle force qu'au moment de la résurrection de Lazare. Cet événement était réellement absolument unique dans un monde qui ne connaissait encore ni la Résurrection ni la Pentecôte. Et le monde déchu a réagi. Il s'est dressé contre le Royaume qui entrait en lui. Il s'est dressé sous les traits du pouvoir terrestre, aussi bien séculier que religieux. Mais c'est le pouvoir religieux qui en fut le commencement. Car la religion est plus proche de la vie spirituelle que tout autre chose dans le monde.

Mais elle peut aussi devenir son principal ennemi. Plus il y a d'humain dans la religion, plus elle s'oppose à la vie spirituelle comme telle. Et il est difficile d'imaginer un triomphe plus évident de l'humain dans la religion que le pouvoir religieux, quels que soient le lieu, l'époque et la religion. C'est pourquoi l'élite du Temple devait inévitablement être la première à lancer un défi au Christ et au Royaume ; autrement, elle aurait cessé d'être elle-même. Et alors, tout naturellement, vint la décision : qu'un seul meure pour le peuple. C'est bien ce qui arriva. Mais dans un autre sens. Et non pour un seul peuple, mais pour toute l'humanité. Pour tous et pour chacun.

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Pour Ac 17:1-34
Après avoir traversé Amphipolis et Apollonie, ils arrivèrent à Thessalonique, où les Juifs avaient une synagogue.
Suivant son habitude, Paul alla les y trouver. Trois sabbats de suite, il discuta avec eux d'après les Écritures.
Il les leur expliquait, établissant que le Christ devait souffrir et ressusciter des morts, " et le Christ, disait-il, c'est ce Jésus que je vous annonce ".
Quelques-uns d'entre eux se laissèrent convaincre et furent gagnés à Paul et à Silas, ainsi qu'une multitude d'adorateurs de Dieu et de Grecs et bon nombre de dames de qualité.
Mais les Juifs, pris de jalousie, ramassèrent sur la place quelques mauvais sujets, provoquèrent des attroupements et répandirent le tumulte dans la ville. Ils se présentèrent alors à la maison de Jason, cherchant Paul et Silas pour les produire devant l'assemblée du peuple.
Ne les ayant pas trouvés, ils traînèrent Jason et quelques frères devant les politarques en criant : " Ces gens qui ont révolutionné le monde entier, les voilà maintenant ici,
et Jason les reçoit chez lui. Tous ces gens-là contreviennent aux édits de César en affirmant qu'il y a un autre roi, Jésus. "
Par ces clameurs, ils mirent en émoi la foule et les politarques,
qui exigèrent une caution de la part de Jason et des autres avant de les relâcher.
10 Les frères firent aussitôt partir de nuit Paul et Silas pour Bérée. Arrivés là, ils se rendirent à la synagogue des Juifs.
11 Or ceux-ci avaient l'âme plus noble que ceux de Thessalonique. Ils accueillirent la parole avec le plus grand empressement. Chaque jour, ils examinaient les Écritures pour voir si tout était exact.
12 Beaucoup d'entre eux embrassèrent ainsi la foi, de même que, parmi les Grecs, des dames de qualité et bon nombre d'hommes.
13 Mais quand les Juifs de Thessalonique surent que Paul avait annoncé aussi à Bérée la parole de Dieu, ils vinrent là encore semer dans la foule l'agitation et le trouble.
14 Alors les frères firent tout de suite partir Paul en direction de la mer; quant à Silas et Timothée, ils restèrent là.
15 Ceux qui escortaient Paul le conduisirent jusqu'à Athènes et s'en retournèrent ensuite avec l'ordre pour Silas et Timothée de le rejoindre au plus vite.
16 Tandis que Paul les attendait à Athènes, son esprit s'échauffait en lui au spectacle de cette ville remplie d'idoles.
17 Il s'entretenait donc à la synagogue avec des Juifs et ceux qui adoraient Dieu, et sur l'agora, tous les jours, avec les passants.
18 Il y avait même des philosophes épicuriens et stoïciens qui l'abordaient. Les uns disaient : " Que peut bien vouloir dire ce perroquet ? " D'autres : " On dirait un prêcheur de divinités étrangères ", parce qu'il annonçait Jésus et la Résurrection.
19 Ils le prirent alors avec eux et le menèrent devant l'Aréopage en disant : " Pourrions-nous savoir quelle est cette nouvelle doctrine que tu enseignes ?
20 Car ce sont d'étranges propos que tu nous fais entendre. Nous voudrions donc savoir ce que cela veut dire. "
21 Tous les Athéniens en effet et les étrangers qui résidaient parmi eux n'avaient d'autre passe-temps que de dire ou écouter les dernières nouveautés.
22 Debout au milieu de l'Aréopage, Paul dit alors : " Athéniens, à tous égards vous êtes, je le vois, les plus religieux des hommes.
23 Parcourant en effet votre ville et considérant vos monuments sacrés, j'ai trouvé jusqu'à un autel avec l'inscription : "Au dieu inconnu". Eh bien ! ce que vous adorez sans le connaître, je viens, moi, vous l'annoncer.
24 " Le Dieu qui a fait le monde et tout ce qui s'y trouve, lui, le Seigneur du ciel et de la terre, n'habite pas dans des temples faits de main d'homme.
25 Il n'est pas non plus servi par des mains humaines, comme s'il avait besoin de quoi que ce soit, lui qui donne à tous vie, souffle et toutes choses.
26 Si d'un principe unique il a fait tout le genre humain pour qu'il habite sur toute la face de la terre; s'il a fixé des temps déterminés et les limites de l'habitat des hommes,
27 c'était afin qu'ils cherchent la divinité pour l'atteindre, si possible, comme à tâtons et la trouver; aussi bien n'est-elle pas loin de chacun de nous.
28 C'est en elle en effet que nous avons la vie, le mouvement et l'être. Ainsi d'ailleurs l'ont dit certains des vôtres : "Car nous sommes aussi de sa race. "
29 " Que si nous sommes de la race de Dieu, nous ne devons pas penser que la divinité soit semblable à de l'or, de l'argent ou de la pierre, travaillés par l'art et le génie de l'homme.
30 " Or voici que, fermant les yeux sur les temps de l'ignorance, Dieu fait maintenant savoir aux hommes d'avoir tous et partout à se repentir,
31 parce qu'il a fixé un jour pour juger l'univers avec justice, par un homme qu'il y a destiné, offrant à tous une garantie en le ressuscitant des morts. "
32 A ces mots de résurrection des morts, les uns se moquaient, les autres disaient : " Nous t'entendrons là-dessus une autre fois. "
33 C'est ainsi que Paul se retira du milieu d'eux.
34 Quelques hommes cependant s'attachèrent à lui et embrassèrent la foi. Denys l'Aréopagite fut du nombre. Il y eut aussi une femme nommée Damaris, et d'autres avec eux.
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Vous avez sans doute immédiatement remarqué combien les Athéniens se sont brusquement refroidis envers Paul lorsqu'il a commencé à parler de la résurrection...  Lire la suite

Vous avez sans doute immédiatement remarqué combien les Athéniens se sont brusquement refroidis envers Paul lorsqu'il a commencé à parler de la résurrection. Les philosophes grecs étaient en effet prêts à reconnaître l'existence d'un Dieu unique et bon ; ils avaient une notion du Logos comme d'une sorte de médiateur entre l'Un et l'intelligence humaine. Mais l'idée que le Logos était un homme et celle de la résurrection du corps humain leur étaient totalement étrangères. Paul l'ignorait-il ? Il était pourtant un homme d'une grande culture, familier de la philosophie hellénistique. Il prend donc consciemment le risque de n'être ni compris ni accepté, tant le message de l'incarnation du Fils de Dieu, de la Résurrection d'entre les morts et de la victoire sur la mort est important pour lui. Sans cela, il ne peut y avoir de christianisme ; sans cela, la prédication n'a aucun sens. Aucun compromis n'est possible ici.

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Pour Jn 11:45-57
45 Beaucoup d'entre les Juifs qui étaient venus auprès de Marie et avaient vu ce qu'il avait fait, crurent en lui.
46 Mais certains s'en furent trouver les Pharisiens et leur dirent ce qu'avait fait Jésus.
47 Les grands prêtres et les Pharisiens réunirent alors un conseil : " Que faisons-nous ? disaient-ils, cet homme fait beaucoup de signes.
48 Si nous le laissons ainsi tous croiront en lui, et les Romains viendront et ils supprimeront notre Lieu Saint et notre nation. "
49 Mais l'un d'entre eux, Caïphe, étant grand prêtre cette année-là, leur dit : " Vous n'y entendez rien.
50 Vous ne songez même pas qu'il est de votre intérêt qu'un seul homme meure pour le peuple et que la nation ne périsse pas tout entière. "
51 Or cela, il ne le dit pas de lui-même; mais, étant grand prêtre cette année-là, il prophétisa que Jésus allait mourir pour la nation -
52 et non pas pour la nation seulement, mais encore afin de rassembler dans l'unité les enfants de Dieu dispersés.
53 Dès ce jour-là donc, ils résolurent de le tuer.
54 Aussi Jésus cessa de circuler en public parmi les Juifs ; il se retira dans la région voisine du désert, dans une ville appelée Éphraïm, et il y séjournait avec ses disciples.
55 Or la Pâque des Juifs était proche et beaucoup de gens montèrent de la campagne à Jérusalem, avant la Pâque, pour se purifier.
56 Ils cherchaient Jésus et se disaient les uns aux autres, en se tenant dans le Temple : " Qu'en pensez-vous ? qu'il ne viendra pas à la fête ? "
57 Les grands prêtres et les Pharisiens avaient donné des ordres : si quelqu'un savait où il était, il devait l'indiquer, afin qu'on le saisît.
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Jésus accomplit un miracle sans précédent: la résurrection de Lazare. Cet événement est cependant perçu très différemment par les hommes: pour les uns il devient un signe de la bénédiction de Dieu, et pour les autres...  Lire la suite

Jésus accomplit un miracle sans précédent: la résurrection de Lazare. Cet événement est cependant perçu très différemment par les hommes: pour les uns il devient un signe de la bénédiction de Dieu, et pour les autres une manifestation dangereuse d'extrémisme. Les pharisiens craignent que cet étrange prédicateur venu de Judée, par ses miracles, attire le peuple à lui et soulève une révolte qui sera réprimée par les Romains, mettant ainsi fin à la liberté politique et à la vie religieuse. Leur logique terrestre est tout à fait compréhensible: le bon sens suggère d'agir précisément comme ils l'ont fait, en sacrifiant un homme dans l'intérêt de la majorité.

Parfois le Seigneur nous propose d'accomplir quelque chose qui ne rentre pas dans les cadres admis. Son dessein peut nous paraître insensé, contraire à nos représentations de l'ordre du monde. Il nous est parfois difficile d'accepter que sa volonté puisse supposer la rupture de la paix et du calme habituels, la perte de ce qui a été acquis par un dur travail, même la mort, et la mort sur la croix. Mais c'est précisément cette chute « définitive », du point de vue des pharisiens, de Jésus qui est devenue le salut de tout l'univers, car l'arithmétique divine diffère de l'arithmétique terrestre.

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Pour Jn 11:45-56
45 Beaucoup d'entre les Juifs qui étaient venus auprès de Marie et avaient vu ce qu'il avait fait, crurent en lui.
46 Mais certains s'en furent trouver les Pharisiens et leur dirent ce qu'avait fait Jésus.
47 Les grands prêtres et les Pharisiens réunirent alors un conseil : " Que faisons-nous ? disaient-ils, cet homme fait beaucoup de signes.
48 Si nous le laissons ainsi tous croiront en lui, et les Romains viendront et ils supprimeront notre Lieu Saint et notre nation. "
49 Mais l'un d'entre eux, Caïphe, étant grand prêtre cette année-là, leur dit : " Vous n'y entendez rien.
50 Vous ne songez même pas qu'il est de votre intérêt qu'un seul homme meure pour le peuple et que la nation ne périsse pas tout entière. "
51 Or cela, il ne le dit pas de lui-même; mais, étant grand prêtre cette année-là, il prophétisa que Jésus allait mourir pour la nation -
52 et non pas pour la nation seulement, mais encore afin de rassembler dans l'unité les enfants de Dieu dispersés.
53 Dès ce jour-là donc, ils résolurent de le tuer.
54 Aussi Jésus cessa de circuler en public parmi les Juifs ; il se retira dans la région voisine du désert, dans une ville appelée Éphraïm, et il y séjournait avec ses disciples.
55 Or la Pâque des Juifs était proche et beaucoup de gens montèrent de la campagne à Jérusalem, avant la Pâque, pour se purifier.
56 Ils cherchaient Jésus et se disaient les uns aux autres, en se tenant dans le Temple : " Qu'en pensez-vous ? qu'il ne viendra pas à la fête ? "
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Comme il est réconfortant d'entendre les paroles du prophète Ézéchiel, surtout lorsque l'on prend conscience que son cœur est plein de mauvaises pensées...  Lire la suite

Comme il est réconfortant d'entendre les paroles du prophète Ézéchiel, surtout lorsque l'on prend conscience que son cœur est plein de mauvaises pensées et sa vie de mauvaises actions. Par la bouche du prophète, le Seigneur dit que le peuple aura un seul Roi, et donc une seule volonté unissant une multitude de personnes. En trouvant place dans chaque cœur, cette volonté le renouvellera, le guérira et le purifiera du péché. Ce cœur ne se souillera plus par les idoles, les abominations et toutes sortes de vices. Le Seigneur dit aussi qu'Il rassemblera Son peuple de partout, tandis que, dans l'Évangile selon Jean, nous lisons que le sacrifice est offert non seulement pour le peuple de Dieu, c'est-à-dire pour les Juifs, mais aussi pour nous tous, les enfants de Dieu dispersés. Jésus meurt sur la croix et ressuscite afin de rassembler dans l'unité tous ceux qui vivent sur la terre et d'élargir les frontières du « peuple de Dieu ». En outre, le Seigneur promet d'être notre Dieu pour toujours ; il nous reste à vouloir devenir Ses fils, à franchir le seuil du « peuple de Dieu » et à y demeurer pour toujours.

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Pour Jn 11:1-57
Il y avait un malade, Lazare, de Béthanie, le village de Marie et de sa sœur Marthe.
Marie était celle qui oignit le Seigneur de parfum et lui essuya les pieds avec ses cheveux; c'était son frère Lazare qui était malade.
Les deux sœurs envoyèrent donc dire à Jésus : " Seigneur, celui que tu aimes est malade. "
A cette nouvelle, Jésus dit : " Cette maladie ne mène pas à la mort, elle est pour la gloire de Dieu : afin que le Fils de Dieu soit glorifié par elle. "
Or Jésus aimait Marthe et sa sœur et Lazare.
Quand il apprit que celui-ci était malade, il demeura deux jours encore dans le lieu où il se trouvait;
alors seulement, il dit aux disciples : " Allons de nouveau en Judée. "
Ses disciples lui dirent : " Rabbi, tout récemment les Juifs cherchaient à te lapider, et tu retournes là-bas ! "
Jésus répondit : " N'y a-t-il pas douze heures de jour ? Si quelqu'un marche le jour, il ne bute pas, parce qu'il voit la lumière de ce monde ;
10 mais s'il marche la nuit, il bute, parce que la lumière n'est pas en lui. "
11 Il dit cela, et ensuite : " Notre ami Lazare repose, leur dit-il ; mais je vais aller le réveiller. "
12 Les disciples lui dirent : " Seigneur, s'il repose, il sera sauvé. "
13 Jésus avait parlé de sa mort, mais eux pensèrent qu'il parlait du repos du sommeil.
14 Alors Jésus leur dit ouvertement : " Lazare est mort,
15 et je me réjouis pour vous de n'avoir pas été là-bas, afin que vous croyiez. Mais allons auprès de lui ! "
16 Alors Thomas, appelé Didyme, dit aux autres disciples : " Allons, nous aussi, pour mourir avec lui ! "
17 À son arrivée, Jésus trouva Lazare dans le tombeau depuis quatre jours déjà.
18 Béthanie était près de Jérusalem, distant d'environ quinze stades,
19 et beaucoup d'entre les Juifs étaient venus auprès de Marthe et de Marie pour les consoler au sujet de leur frère.
20 Quand Marthe apprit que Jésus arrivait, elle alla à sa rencontre, tandis que Marie restait assise à la maison.
21 Marthe dit à Jésus : " Seigneur, si tu avais été ici, mon frère ne serait pas mort.
22 Mais maintenant encore, je sais que tout ce que tu demanderas à Dieu, Dieu te l'accordera. "
23 Jésus lui dit : " Ton frère ressuscitera. " -
24 " Je sais, dit Marthe, qu'il ressuscitera à la résurrection, au dernier jour. "
25 Jésus lui dit : " Je suis la résurrection. Qui croit en moi, même s'il meurt, vivra ;
26 et quiconque vit et croit en moi ne mourra jamais. Le crois-tu ? "
27 Elle lui dit : " Oui, Seigneur, je crois que tu es le Christ, le Fils de Dieu, qui vient dans le monde. "
28 Ayant dit cela, elle s'en alla appeler sa sœur Marie, lui disant en secret : " Le Maître est là et il t'appelle. "
29 Celle-ci, à cette nouvelle, se leva bien vite et alla vers lui.
30 Jésus n'était pas encore arrivé au village, mais il se trouvait toujours à l'endroit où Marthe était venue à sa rencontre.
31 Quand les Juifs qui étaient avec Marie dans la maison et la consolaient la virent se lever bien vite et sortir, ils la suivirent, pensant qu'elle allait au tombeau pour y pleurer.
32 Arrivée là où était Jésus, Marie, en le voyant, tomba à ses pieds et lui dit : " Seigneur, si tu avais été ici, mon frère ne serait pas mort ! "
33 Lorsqu'il la vit pleurer, et pleurer aussi les Juifs qui l'avaient accompagnée, Jésus frémit en son esprit et se troubla.
34 Il dit : " Où l'avez-vous mis ? " Il lui dirent : " Seigneur, viens et vois. "
35 Jésus pleura.
36 Les Juifs dirent alors : " Voyez comme il l'aimait ! "
37 Mais quelques-uns d'entre eux dirent : " Ne pouvait-il pas, lui qui a ouvert les yeux de l'aveugle, faire aussi que celui-ci ne mourût pas ? "
38 Alors Jésus, frémissant à nouveau en lui-même, se rend au tombeau. C'était une grotte, avec une pierre placée par-dessus.
39 Jésus dit : " Enlevez la pierre ! " Marthe, la sœur du mort, lui dit : " Seigneur, il sent déjà : c'est le quatrième jour. "
40 Jésus lui dit : " Ne t'ai-je pas dit que si tu crois, tu verras la gloire de Dieu ? "
41 On enleva donc la pierre. Jésus leva les yeux en haut et dit : " Père, je te rends grâces de m'avoir écouté.
42 Je savais que tu m'écoutes toujours ; mais c'est à cause de la foule qui m'entoure que j'ai parlé, afin qu'ils croient que tu m'as envoyé. "
43 Cela dit, il s'écria d'une voix forte : " Lazare, viens dehors ! "
44 Le mort sortit, les pieds et les mains liés de bandelettes, et son visage était enveloppé d'un suaire. Jésus leur dit : " Déliez-le et laissez-le aller. "
45 Beaucoup d'entre les Juifs qui étaient venus auprès de Marie et avaient vu ce qu'il avait fait, crurent en lui.
46 Mais certains s'en furent trouver les Pharisiens et leur dirent ce qu'avait fait Jésus.
47 Les grands prêtres et les Pharisiens réunirent alors un conseil : " Que faisons-nous ? disaient-ils, cet homme fait beaucoup de signes.
48 Si nous le laissons ainsi tous croiront en lui, et les Romains viendront et ils supprimeront notre Lieu Saint et notre nation. "
49 Mais l'un d'entre eux, Caïphe, étant grand prêtre cette année-là, leur dit : " Vous n'y entendez rien.
50 Vous ne songez même pas qu'il est de votre intérêt qu'un seul homme meure pour le peuple et que la nation ne périsse pas tout entière. "
51 Or cela, il ne le dit pas de lui-même; mais, étant grand prêtre cette année-là, il prophétisa que Jésus allait mourir pour la nation -
52 et non pas pour la nation seulement, mais encore afin de rassembler dans l'unité les enfants de Dieu dispersés.
53 Dès ce jour-là donc, ils résolurent de le tuer.
54 Aussi Jésus cessa de circuler en public parmi les Juifs ; il se retira dans la région voisine du désert, dans une ville appelée Éphraïm, et il y séjournait avec ses disciples.
55 Or la Pâque des Juifs était proche et beaucoup de gens montèrent de la campagne à Jérusalem, avant la Pâque, pour se purifier.
56 Ils cherchaient Jésus et se disaient les uns aux autres, en se tenant dans le Temple : " Qu'en pensez-vous ? qu'il ne viendra pas à la fête ? "
57 Les grands prêtres et les Pharisiens avaient donné des ordres : si quelqu'un savait où il était, il devait l'indiquer, afin qu'on le saisît.
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La mort remet beaucoup de choses à leur place. On ne peut pas la tromper, on ne peut pas s'en tirer par une plaisanterie, devant elle tous sont égaux, personne...  Lire la suite

La mort remet beaucoup de choses à leur place. On ne peut pas la tromper, on ne peut pas s'en tirer par une plaisanterie, devant elle tous sont égaux, personne ne peut lui échapper. Il n'est donc pas étonnant que l'homme compare les choses les plus sérieuses et les plus importantes, par leur force, à la mort ; c'est une comparaison digne : « Forte comme la mort est l'amour » (Ct 8:6). La foi religieuse, comme contenu le plus sérieux de la vie de beaucoup de personnes, a été plus d'une fois comparée à la mort : des milliers de martyrs ont préféré mourir plutôt que renier leur foi.

La mort est donc une certaine frontière, où a lieu l'ultime épreuve de la foi. Il ne s'agit pas nécessairement de sa propre mort : les sœurs de Lazare se sont trouvées devant cette épreuve tout comme lui. Elles ont gardé la foi, mais pas jusqu'au bout. La résurrection des morts aura lieu, mais pas maintenant, pense Marthe.

C'est pourquoi résonnent pour elle des paroles étranges : « Je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en Moi, même s'il meurt, vivra ». Et la victoire sur la mort se produit, avant même le triomphe définitif de Pâques, et avant que nous puissions nous-mêmes vérifier par expérience que l'amour est plus fort que la mort.

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Pour Jn 11:1-57
Il y avait un malade, Lazare, de Béthanie, le village de Marie et de sa sœur Marthe.
Marie était celle qui oignit le Seigneur de parfum et lui essuya les pieds avec ses cheveux; c'était son frère Lazare qui était malade.
Les deux sœurs envoyèrent donc dire à Jésus : " Seigneur, celui que tu aimes est malade. "
A cette nouvelle, Jésus dit : " Cette maladie ne mène pas à la mort, elle est pour la gloire de Dieu : afin que le Fils de Dieu soit glorifié par elle. "
Or Jésus aimait Marthe et sa sœur et Lazare.
Quand il apprit que celui-ci était malade, il demeura deux jours encore dans le lieu où il se trouvait;
alors seulement, il dit aux disciples : " Allons de nouveau en Judée. "
Ses disciples lui dirent : " Rabbi, tout récemment les Juifs cherchaient à te lapider, et tu retournes là-bas ! "
Jésus répondit : " N'y a-t-il pas douze heures de jour ? Si quelqu'un marche le jour, il ne bute pas, parce qu'il voit la lumière de ce monde ;
10 mais s'il marche la nuit, il bute, parce que la lumière n'est pas en lui. "
11 Il dit cela, et ensuite : " Notre ami Lazare repose, leur dit-il ; mais je vais aller le réveiller. "
12 Les disciples lui dirent : " Seigneur, s'il repose, il sera sauvé. "
13 Jésus avait parlé de sa mort, mais eux pensèrent qu'il parlait du repos du sommeil.
14 Alors Jésus leur dit ouvertement : " Lazare est mort,
15 et je me réjouis pour vous de n'avoir pas été là-bas, afin que vous croyiez. Mais allons auprès de lui ! "
16 Alors Thomas, appelé Didyme, dit aux autres disciples : " Allons, nous aussi, pour mourir avec lui ! "
17 À son arrivée, Jésus trouva Lazare dans le tombeau depuis quatre jours déjà.
18 Béthanie était près de Jérusalem, distant d'environ quinze stades,
19 et beaucoup d'entre les Juifs étaient venus auprès de Marthe et de Marie pour les consoler au sujet de leur frère.
20 Quand Marthe apprit que Jésus arrivait, elle alla à sa rencontre, tandis que Marie restait assise à la maison.
21 Marthe dit à Jésus : " Seigneur, si tu avais été ici, mon frère ne serait pas mort.
22 Mais maintenant encore, je sais que tout ce que tu demanderas à Dieu, Dieu te l'accordera. "
23 Jésus lui dit : " Ton frère ressuscitera. " -
24 " Je sais, dit Marthe, qu'il ressuscitera à la résurrection, au dernier jour. "
25 Jésus lui dit : " Je suis la résurrection. Qui croit en moi, même s'il meurt, vivra ;
26 et quiconque vit et croit en moi ne mourra jamais. Le crois-tu ? "
27 Elle lui dit : " Oui, Seigneur, je crois que tu es le Christ, le Fils de Dieu, qui vient dans le monde. "
28 Ayant dit cela, elle s'en alla appeler sa sœur Marie, lui disant en secret : " Le Maître est là et il t'appelle. "
29 Celle-ci, à cette nouvelle, se leva bien vite et alla vers lui.
30 Jésus n'était pas encore arrivé au village, mais il se trouvait toujours à l'endroit où Marthe était venue à sa rencontre.
31 Quand les Juifs qui étaient avec Marie dans la maison et la consolaient la virent se lever bien vite et sortir, ils la suivirent, pensant qu'elle allait au tombeau pour y pleurer.
32 Arrivée là où était Jésus, Marie, en le voyant, tomba à ses pieds et lui dit : " Seigneur, si tu avais été ici, mon frère ne serait pas mort ! "
33 Lorsqu'il la vit pleurer, et pleurer aussi les Juifs qui l'avaient accompagnée, Jésus frémit en son esprit et se troubla.
34 Il dit : " Où l'avez-vous mis ? " Il lui dirent : " Seigneur, viens et vois. "
35 Jésus pleura.
36 Les Juifs dirent alors : " Voyez comme il l'aimait ! "
37 Mais quelques-uns d'entre eux dirent : " Ne pouvait-il pas, lui qui a ouvert les yeux de l'aveugle, faire aussi que celui-ci ne mourût pas ? "
38 Alors Jésus, frémissant à nouveau en lui-même, se rend au tombeau. C'était une grotte, avec une pierre placée par-dessus.
39 Jésus dit : " Enlevez la pierre ! " Marthe, la sœur du mort, lui dit : " Seigneur, il sent déjà : c'est le quatrième jour. "
40 Jésus lui dit : " Ne t'ai-je pas dit que si tu crois, tu verras la gloire de Dieu ? "
41 On enleva donc la pierre. Jésus leva les yeux en haut et dit : " Père, je te rends grâces de m'avoir écouté.
42 Je savais que tu m'écoutes toujours ; mais c'est à cause de la foule qui m'entoure que j'ai parlé, afin qu'ils croient que tu m'as envoyé. "
43 Cela dit, il s'écria d'une voix forte : " Lazare, viens dehors ! "
44 Le mort sortit, les pieds et les mains liés de bandelettes, et son visage était enveloppé d'un suaire. Jésus leur dit : " Déliez-le et laissez-le aller. "
45 Beaucoup d'entre les Juifs qui étaient venus auprès de Marie et avaient vu ce qu'il avait fait, crurent en lui.
46 Mais certains s'en furent trouver les Pharisiens et leur dirent ce qu'avait fait Jésus.
47 Les grands prêtres et les Pharisiens réunirent alors un conseil : " Que faisons-nous ? disaient-ils, cet homme fait beaucoup de signes.
48 Si nous le laissons ainsi tous croiront en lui, et les Romains viendront et ils supprimeront notre Lieu Saint et notre nation. "
49 Mais l'un d'entre eux, Caïphe, étant grand prêtre cette année-là, leur dit : " Vous n'y entendez rien.
50 Vous ne songez même pas qu'il est de votre intérêt qu'un seul homme meure pour le peuple et que la nation ne périsse pas tout entière. "
51 Or cela, il ne le dit pas de lui-même; mais, étant grand prêtre cette année-là, il prophétisa que Jésus allait mourir pour la nation -
52 et non pas pour la nation seulement, mais encore afin de rassembler dans l'unité les enfants de Dieu dispersés.
53 Dès ce jour-là donc, ils résolurent de le tuer.
54 Aussi Jésus cessa de circuler en public parmi les Juifs ; il se retira dans la région voisine du désert, dans une ville appelée Éphraïm, et il y séjournait avec ses disciples.
55 Or la Pâque des Juifs était proche et beaucoup de gens montèrent de la campagne à Jérusalem, avant la Pâque, pour se purifier.
56 Ils cherchaient Jésus et se disaient les uns aux autres, en se tenant dans le Temple : " Qu'en pensez-vous ? qu'il ne viendra pas à la fête ? "
57 Les grands prêtres et les Pharisiens avaient donné des ordres : si quelqu'un savait où il était, il devait l'indiquer, afin qu'on le saisît.
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La lecture d'aujourd'hui nous donne un autre témoignage du triomphe du Royaume que Jésus a apporté dans le monde. En tout temps et chez tous les peuples sans exception, le triomphe de la mort sur la vie a été perçu comme quelque chose...  Lire la suite

La lecture d'aujourd'hui nous donne un autre témoignage du triomphe du Royaume que Jésus a apporté dans le monde. En tout temps et chez tous les peuples sans exception, le triomphe de la mort sur la vie a été perçu comme quelque chose d'injuste et qui ne devrait pas être. Les tentatives pour considérer la mort à la manière d'un stoïcien ou d'un philosophe de la nature, en la regardant avec un calme philosophique et en l'acceptant comme quelque chose de régulier et d'inévitable, et donc de normal, ont généralement échoué. Au moment de se trouver face à face avec elle, la mort n'inspirait toujours que l'horreur et le dégoût. D'autres sentiments, liés aux causes et aux circonstances de la mort, s'y mêlaient certes souvent, mais ils ne concernaient plus la mort comme telle: leur source était précisément ces causes et ces circonstances, et non le fait même de mourir.

La Bible explique cette attitude envers la mort: celle-ci est entrée dans le monde à la suite de la chute; elle fait partie du mal du monde, qui devra inévitablement disparaître lorsque le monde, transfiguré par la puissance de Dieu, deviendra une partie du Royaume. En pleurant à la vue de ceux qui sont dans le deuil (v. 32-36), Jésus confirme que la mort n'est pas une tragédie imaginaire de la vie humaine, mais une tragédie réelle.

Ce n'est évidemment pas la fin: devant nous se trouvent la résurrection, le Jugement et le Royaume. Aux temps évangéliques, tout Juif croyant connaissait la résurrection (v. 23-24), mais la mort demeurait néanmoins un état contraire à la nature humaine; elle contredisait le dessein de Dieu sur l'homme et sa vocation. Le Royaume se révèle donc incompatible avec la mort.

Ce n'est pas un hasard si Jésus dit qu'il est lui-même la résurrection (v. 25-26): il porte en lui la plénitude du Royaume, et la mort recule devant le Royaume. Certes, le retour à la vie antérieure, qui n'est pas encore transfigurée par la puissance de Dieu, dans le monde antérieur, qui n'est pas encore devenu partie du Royaume, peut difficilement être considéré comme l'achèvement du chemin. Ce n'est pas encore la résurrection qu'attendaient les Juifs croyants. Mais la mort et le Royaume sont incompatibles; ainsi, même celui qui n'est pas encore entièrement transfiguré trouve dans le Royaume la plénitude de vie qui lui est accessible.

Nul ne peut contenir plus de vie qu'il n'est capable d'en contenir; mais au contact de la plénitude de la vie de Dieu, chacun reçoit la mesure de vie qui lui est accessible. Lazare n'était pas encore parvenu à la transfiguration complète, mais il était tout à fait capable de vivre la vie que mène tout homme bien portant dans notre monde encore imparfaitement transfiguré. Il reçoit cette plénitude qui lui est possible en sortant à la lumière de Dieu du tombeau où il avait été enseveli (v. 38-44). Alors chacun put constater de ses propres yeux que le Royaume était réellement entré dans le monde et qu'avec lui y était aussi entrée la résurrection que l'on croyait jusque-là réservée à l'avenir.

On pourrait penser qu'une démonstration si évidente aurait dû faire fondre et convertir tous les cœurs, mais rien de tel ne se produisit, semble-t-il. Certains crurent réellement (v. 45-46), tandis que d'autres se renforcèrent encore dans leur refus du Christ et du Royaume. Mais les témoignages étaient trop manifestes, et ceux qui rejetaient le Royaume n'avaient plus d'autre issue, dans la logique de leur refus obstiné, que d'en venir à l'idée de se débarrasser de celui qui avait apporté le Royaume dans le monde (v. 47-53). Ainsi le refus du Royaume conduit à la croix le Sauveur du monde envoyé par Dieu.

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