1 Il n'y a donc plus maintenant de condamnation pour ceux qui sont dans le Christ Jésus. |
2 La loi de l'Esprit qui donne la vie dans le Christ Jésus t'a affranchi de la loi du péché et de la mort. |
3 De fait, chose impossible à la Loi, impuissante du fait de la chair, Dieu, en envoyant son propre Fils avec une chair semblable à celle du péché et en vue du péché, a condamné le péché dans la chair, |
4 afin que le précepte de la Loi fût accompli en nous dont la conduite n'obéit pas à la chair mais à l'esprit. |
5 En effet, ceux qui vivent selon la chair désirent ce qui est charnel; ceux qui vivent selon l'esprit, ce qui est spirituel. |
6 Car le désir de la chair, c'est la mort, tandis que le désir de l'esprit, c'est la vie et la paix, |
7 puisque le désir de la chair est inimitié contre Dieu: il ne se soumet pas à la loi de Dieu, il ne le peut même pas, |
8 et ceux qui sont dans la chair ne peuvent plaire à Dieu. |
9 Vous, vous n'êtes pas dans la chair mais dans l'esprit, puisque l'Esprit de Dieu habite en vous. Qui n'a pas l'Esprit ne lui appartient pas, |
10 mais si le Christ est en vous, bien que le corps soit mort déjà en raison du péché, l'Esprit est vie en raison de la justice. |
11 Et si l'Esprit de Celui qui a ressuscité Jésus d'entre les morts habite en vous, Celui qui a ressuscité le Christ Jésus d'entre les morts donnera aussi la vie à vos corps mortels par son Esprit qui habite en vous. |
12 Ainsi donc, mes frères, nous sommes débiteurs, mais non point envers la chair pour devoir vivre selon la chair. |
13 Car si vous vivez selon la chair vous mourrez. Mais si par l'Esprit vous faites mourir les œuvres du corps, vous vivrez. |
14 En effet, tous ceux qu'anime l'Esprit de Dieu sont fils de Dieu. |
15 Aussi bien n'avez-vous pas reçu un esprit d'esclaves pour retomber dans la crainte; vous avez reçu un esprit de fils adoptifs qui nous fait nous écrier: Abba! Père! |
16 L'Esprit en personne se joint à notre esprit pour attester que nous sommes enfants de Dieu. |
17 Enfants, et donc héritiers ; héritiers de Dieu, et cohéritiers du Christ, puisque nous souffrons avec lui pour être aussi glorifiés avec lui. |
Développant le thème de la délivrance du « corps de mort », l’apôtre passe au thème du Royaume, sans lequel une telle libération est impossible, et à la mission du Sauveur, qui a apporté le Royaume dans le monde. Il parle de la Torah qui, désormais, après la venue du Christ dans le monde, peut se transformer d’instrument de connaissance du péché, instrument de mort capable de tuer, en source de cette vie du Royaume dont vit le Ressuscité. C’est pourquoi Paul distingue la Torah du péché et de la mort, d’une part, et la Torah du « souffle de vie », d’autre part (v. 1-2).
La Torah intérieure dont parlaient les rabbins savants et les théologiens au temps de Paul devait, de l’avis général, purifier et sanctifier le croyant ; mais l’idéal restait l’homme devenu, selon la définition communément admise à cette époque, une « Torah vivante ». Pour Paul, en revanche, la Torah intérieure se trouve liée à ce « corps de mort » dont il faut être délivré, tandis que la Torah vivante est le Sauveur Lui-même ; si quelqu’un d’autre peut le devenir, ce n’est qu’en se confiant au Ressuscité et en recevant de Lui cette plénitude de la vie du Royaume sans laquelle aucune « Torah vivante » n’est possible. Pour Paul, la « Torah vivante », c’est la Torah du Christ et du Royaume (v. 14-17). Et le ministère terrestre du Sauveur devient pour lui la manifestation du Royaume comme Torah vivante (v. 3-4). Car pour devenir « Torah vivante » et manifester cette plénitude de justice dont parle ici l’apôtre, l’homme devait être entièrement libéré du pouvoir du péché ; autrement, au lieu de la plénitude de la justice de la Torah, il ne manifesterait au monde que la plénitude de son propre péché.
La corporéité pénétrée par le péché affaiblissait l’action de la Torah sur le cœur de l’homme, et c’est pourquoi la plénitude du Royaume demeurait inaccessible même à ceux qui, selon les mesures humaines, donnaient au monde des modèles de justice. À cause de cette domination du péché sur l’homme, Dieu dut déployer des efforts particuliers pour manifester au monde ce dont l’homme déchu n’était pas capable : l’exemple d’une humanité parfaite et sans péché, contenant en elle la plénitude de Dieu, et donc aussi la plénitude du Royaume. Désormais, quiconque s’est décidé à dire un « non » ferme à son propre « corps de mort » possède à la fois la possibilité de réaliser son intention et le lieu où il peut trouver cette vie qu’il n’a nulle part où chercher dans notre monde, encore non transfiguré (v. 5-10).
Ainsi l’exemple manifesté au monde par le Sauveur devient non plus simplement un exemple, mais une force réelle qui transforme le monde et ouvre le Royaume à quiconque le cherche et est prêt à aller jusqu’au bout dans sa recherche.
1 Il n'y a donc plus maintenant de condamnation pour ceux qui sont dans le Christ Jésus. |
2 La loi de l'Esprit qui donne la vie dans le Christ Jésus t'a affranchi de la loi du péché et de la mort. |
3 De fait, chose impossible à la Loi, impuissante du fait de la chair, Dieu, en envoyant son propre Fils avec une chair semblable à celle du péché et en vue du péché, a condamné le péché dans la chair, |
4 afin que le précepte de la Loi fût accompli en nous dont la conduite n'obéit pas à la chair mais à l'esprit. |
5 En effet, ceux qui vivent selon la chair désirent ce qui est charnel; ceux qui vivent selon l'esprit, ce qui est spirituel. |
6 Car le désir de la chair, c'est la mort, tandis que le désir de l'esprit, c'est la vie et la paix, |
7 puisque le désir de la chair est inimitié contre Dieu: il ne se soumet pas à la loi de Dieu, il ne le peut même pas, |
8 et ceux qui sont dans la chair ne peuvent plaire à Dieu. |
9 Vous, vous n'êtes pas dans la chair mais dans l'esprit, puisque l'Esprit de Dieu habite en vous. Qui n'a pas l'Esprit ne lui appartient pas, |
10 mais si le Christ est en vous, bien que le corps soit mort déjà en raison du péché, l'Esprit est vie en raison de la justice. |
11 Et si l'Esprit de Celui qui a ressuscité Jésus d'entre les morts habite en vous, Celui qui a ressuscité le Christ Jésus d'entre les morts donnera aussi la vie à vos corps mortels par son Esprit qui habite en vous. |
12 Ainsi donc, mes frères, nous sommes débiteurs, mais non point envers la chair pour devoir vivre selon la chair. |
13 Car si vous vivez selon la chair vous mourrez. Mais si par l'Esprit vous faites mourir les œuvres du corps, vous vivrez. |
14 En effet, tous ceux qu'anime l'Esprit de Dieu sont fils de Dieu. |
15 Aussi bien n'avez-vous pas reçu un esprit d'esclaves pour retomber dans la crainte; vous avez reçu un esprit de fils adoptifs qui nous fait nous écrier: Abba! Père! |
16 L'Esprit en personne se joint à notre esprit pour attester que nous sommes enfants de Dieu. |
17 Enfants, et donc héritiers ; héritiers de Dieu, et cohéritiers du Christ, puisque nous souffrons avec lui pour être aussi glorifiés avec lui. |
Le Seigneur nous commande d’être sages comme les serpents et simples comme les colombes. Dans la vie ordinaire, la sagesse et la simplicité se rencontrent rarement. Comment donc vivre dans ce monde rempli de violence et de trahison ? Nous ne pouvons inventer de recette. Il ne sert donc à rien de réfléchir d’avance à la conduite à tenir dans une situation critique. Mieux vaut se confier à l’Esprit, qui nous donnera la réponse au moment voulu. Selon l’Apôtre, cet Esprit habite en ceux qui appartiennent au Christ et vivent selon l’esprit, ceux pour qui Il est Merveilleux, Conseiller et Dieu puissant.
1 Il n'y a donc plus maintenant de condamnation pour ceux qui sont dans le Christ Jésus. |
2 La loi de l'Esprit qui donne la vie dans le Christ Jésus t'a affranchi de la loi du péché et de la mort. |
3 De fait, chose impossible à la Loi, impuissante du fait de la chair, Dieu, en envoyant son propre Fils avec une chair semblable à celle du péché et en vue du péché, a condamné le péché dans la chair, |
4 afin que le précepte de la Loi fût accompli en nous dont la conduite n'obéit pas à la chair mais à l'esprit. |
5 En effet, ceux qui vivent selon la chair désirent ce qui est charnel; ceux qui vivent selon l'esprit, ce qui est spirituel. |
6 Car le désir de la chair, c'est la mort, tandis que le désir de l'esprit, c'est la vie et la paix, |
7 puisque le désir de la chair est inimitié contre Dieu: il ne se soumet pas à la loi de Dieu, il ne le peut même pas, |
8 et ceux qui sont dans la chair ne peuvent plaire à Dieu. |
9 Vous, vous n'êtes pas dans la chair mais dans l'esprit, puisque l'Esprit de Dieu habite en vous. Qui n'a pas l'Esprit ne lui appartient pas, |
10 mais si le Christ est en vous, bien que le corps soit mort déjà en raison du péché, l'Esprit est vie en raison de la justice. |
11 Et si l'Esprit de Celui qui a ressuscité Jésus d'entre les morts habite en vous, Celui qui a ressuscité le Christ Jésus d'entre les morts donnera aussi la vie à vos corps mortels par son Esprit qui habite en vous. |
L’apôtre poursuit sa réflexion sur la vie selon l’esprit et la vie selon la chair, qu’il avait déjà commencée au chapitre précédent. S’il avait auparavant seulement posé le problème de cette rupture monstrueuse entre ce que veut la nature divine en l’homme et ce que fait son être corporel, il parle ici de la manière dont cela peut être surmonté.
Paul considère que la chair est pécheresse par essence: telle est la loi de l’ordre du monde. C’est pourquoi seul un vrai miracle peut détruire l’opposition, en l’homme, entre sa nature pécheresse et sa nature divine. Et ce miracle devient la vie de Dieu en ceux qui Lui ouvrent leur cœur. Et si cela arrive, tout change. «Or, si le Christ est en nous, le corps est mort à cause du péché, mais l’esprit est vivant à cause de la justice».
1 Il n'y a donc plus maintenant de condamnation pour ceux qui sont dans le Christ Jésus. |
2 La loi de l'Esprit qui donne la vie dans le Christ Jésus t'a affranchi de la loi du péché et de la mort. |
Le mot «loi» n’est pas utilisé ici pour renvoyer aux commandements de Moise, mais au même sens, comme nous parlons «des lois de la physique», c’est à dire en signifiant un certain rapport de cause à effet des événements ou des concepts. Alors: dans ma nature (chair) il y a une aptitude insurmontable au péché (esclave du péché), qui me conduit légitimement à la mort. Le Christ m'a libéré de cet esclavage, donnant en échange une autre loi: là, où la chair tue, l'esprit vivifie. Aspirer à agir non selon la chair (nature), mais selon l'esprit (Esprit) fait partir de ma tâche, alors ni la conscience, ni Dieu ne me condamnent pas. Et tout ceci non un jour dans un autre monde, mais déjà ici et maintenant.
1 Il n'y a donc plus maintenant de condamnation pour ceux qui sont dans le Christ Jésus. |
2 La loi de l'Esprit qui donne la vie dans le Christ Jésus t'a affranchi de la loi du péché et de la mort. |
Paul distingue, d'un côté, la « Torah du péché et de la mort », et de l'autre, la « Torah du souffle de vie en Christ Jésus ». L'apôtre comprend parfaitement que la Torah, chez un homme ordinaire, n'agit pas comme dans le Christ. On le comprend : chez l'homme ordinaire, dont la nature est abîmée par la chute, la Torah, il s'agit bien sûr d'abord de la Torah intérieure, ne fait que révéler davantage cette dégradation. Dans la nature humaine abîmée par le péché, la Torah intérieure ne peut pas fonctionner pleinement ; elle ne peut alors résoudre la tâche pour laquelle elle est destinée : faire de l'homme une Torah vivante.
Et ce qui était impossible à l'homme ordinaire, le Christ Lui-même l'a accompli, en manifestant au monde la Torah vivante et en « condamnant le péché dans la chair », comme le dit l'apôtre. Désormais le souffle de la vie du Christ, le souffle du Royaume, devenu accessible à quiconque est prêt à se confier au Christ, ouvre aussi à l'homme la possibilité de devenir une Torah vivante, à l'image du Sauveur Lui-même.
La justice de la Torah, ce que la traduction synodale appelle « la justification de la loi », est désormais accessible à quiconque vit non par la chair, non par sa propre nature impuissante à réaliser l'idéal de la Torah vivante, mais par le souffle du Royaume qui s'ouvre à travers le Christ, « l'Esprit » dans la traduction synodale. Tant que nous vivons la vie humaine ordinaire, la vie non transfigurée, la Torah vivante demeure un idéal inaccessible ; mais si nous passons de cette vie à la vie du Christ, à la vie du Royaume, l'idéal devient pleinement accessible, mais seulement dans l'unité avec le Christ Lui-même comme Roi.
Le souffle du Royaume conduit l'homme sur le chemin de la Torah intérieure dans l'union avec le Christ, l'aidant à devenir Torah vivante, dont le Christ Lui-même est l'exemple. Cela, bien sûr, ne se produit pas en un instant ; pour devenir Torah vivante, il faut parcourir son propre chemin de formation spirituelle. Si l'on refuse ce chemin en continuant à vivre comme avant, il faudra oublier le Christ, le Royaume et la vie nouvelle. Mais si l'on est conséquent dans ses efforts spirituels, tout chercheur peut devenir semblable au Christ, devenir comme Lui Torah vivante et recevoir la plénitude de vie de Son Royaume.
2 La loi de l'Esprit qui donne la vie dans le Christ Jésus t'a affranchi de la loi du péché et de la mort. |
La mort domine le monde, et aucune force n’est capable de la surmonter. Plus merveilleux sont ces mots de l'apôtre Paul, adressés a chacun de nous : l'expression «t'a affranchi» apparaît dans les anciens manuscrits, mais les versions récentes de ce texte contiennent les mots «m'a libéré». Ensuite l'apôtre dans une manière propre à lui explique cette idée, en approfondissant dans les réflexions théologiques, dont comprendre n’est pas aussi si facile.
Mais en pratique ce n’est pas l'explication qui est plus importante pour nous - l'apôtre Paul sait de quoi il parle, et il faut lui croire. Est important le fait que l'Esprit De Dieu, l'Esprit de vie m’offre la liberté de la condamnation, de la mort.
Oui, la mort n'est allée nulle part et, comme on dit, nous y serons tous. Mais elle peut ne pas être pour moi (pour toi) une fin triste et absurde de la vie, dont il n'y a plus rien, pour lequel il faudrait vivre et mourir. Nous sommes libres de cette loi, et la mort peut devenir pour nous le but d’un chemin difficile, derrière lequel la vie continue, atteignant sa plénitude. N’est-ce pas l'espoir?
3 De fait, chose impossible à la Loi, impuissante du fait de la chair, Dieu, en envoyant son propre Fils avec une chair semblable à celle du péché et en vue du péché, a condamné le péché dans la chair, |
4 afin que le précepte de la Loi fût accompli en nous dont la conduite n'obéit pas à la chair mais à l'esprit. |
La lecture d'aujourd'hui paraît absurde. Si l'on traduit les paroles de Paul dans une langue plus accessible, on obtient à peu près ceci : nous avons une loi de la gravitation universelle ; si nous tombons, nous nous brisons ; cependant, une nouvelle loi a maintenant été introduite dans l'univers, qui annule complètement l'action de la précédente. Paul décrit ensuite comment cela s'est produit et pourquoi Dieu, au milieu de l'histoire de l'humanité, introduit une nouvelle loi de fonctionnement du monde. Et le succès de cette opération dépend de notre disposition à accepter de tels changements et à utiliser cette nouvelle loi. Le sacrifice de la croix a été offert afin que « la justice de la loi s'accomplisse en nous, qui marchons non selon la chair, mais selon l'esprit ».
8 et ceux qui sont dans la chair ne peuvent plaire à Dieu. |
9 Vous, vous n'êtes pas dans la chair mais dans l'esprit, puisque l'Esprit de Dieu habite en vous. Qui n'a pas l'Esprit ne lui appartient pas, |
10 mais si le Christ est en vous, bien que le corps soit mort déjà en raison du péché, l'Esprit est vie en raison de la justice. |
11 Et si l'Esprit de Celui qui a ressuscité Jésus d'entre les morts habite en vous, Celui qui a ressuscité le Christ Jésus d'entre les morts donnera aussi la vie à vos corps mortels par son Esprit qui habite en vous. |
12 Ainsi donc, mes frères, nous sommes débiteurs, mais non point envers la chair pour devoir vivre selon la chair. |
13 Car si vous vivez selon la chair vous mourrez. Mais si par l'Esprit vous faites mourir les œuvres du corps, vous vivrez. |
14 En effet, tous ceux qu'anime l'Esprit de Dieu sont fils de Dieu. |
15 Aussi bien n'avez-vous pas reçu un esprit d'esclaves pour retomber dans la crainte; vous avez reçu un esprit de fils adoptifs qui nous fait nous écrier: Abba! Père! |
16 L'Esprit en personne se joint à notre esprit pour attester que nous sommes enfants de Dieu. |
17 Enfants, et donc héritiers ; héritiers de Dieu, et cohéritiers du Christ, puisque nous souffrons avec lui pour être aussi glorifiés avec lui. |
La promesse faite par Jésus-Christ lors de la dernière Cène s’accomplit : le Consolateur vient, l’Esprit de vérité, l’Esprit d’adoption (Rm 8,15), et les apôtres témoignent des « merveilles de Dieu ».
C’est le commencement de l’Église, car ici, par l’action de l’Esprit Saint, les hommes trouvent un Père commun grâce à la vraie foi au Fils unique et, devenant frères et sœurs, s’unissent pour glorifier Dieu. Nous aussi, nous pouvons entrer dans cette joie en priant avec les paroles du Psaume 103.
9 Vous, vous n'êtes pas dans la chair mais dans l'esprit, puisque l'Esprit de Dieu habite en vous. Qui n'a pas l'Esprit ne lui appartient pas, |
À vrai dire, on n'a pas très envie de regarder dans le miroir: cela ne ressemble pas à notre vie. Mais... est-ce vraiment si différent? Chacun de nous a sa propre expérience des « grandes œuvres de Dieu ». Si nous nous regardons objectivement, nous ne pouvons pas ne pas voir que le Seigneur agit réellement en nous lorsque nous nous tournons vers lui. Et l'Esprit Saint vit réellement en nous; autrement, comment pourrions-nous faire ne serait-ce qu'un peu de bien?
Nous pouvons nous-mêmes ne pas remarquer ces changements, mais vus de l'extérieur ils sont parfois saisissants. Un dialogue surpris par hasard entre deux chrétiennes peut devenir un exemple vivant de l'action de l'Esprit Saint: « Mais j'ai connu cette femme il y a dix ans, et elle ne m'a pas reconnue. » — « Alors disons-lui que vous vous connaissez! » — « Mais non, surtout pas! Tu ne m'as pas vue il y a dix ans! » Qui, sinon l'Esprit Saint, peut changer un homme au point de le rendre méconnaissable, et cela pour le mieux, pour la joie de l'homme lui-même et de ceux qui l'entourent?
11 Et si l'Esprit de Celui qui a ressuscité Jésus d'entre les morts habite en vous, Celui qui a ressuscité le Christ Jésus d'entre les morts donnera aussi la vie à vos corps mortels par son Esprit qui habite en vous. |
Paul décrit la perspective de la vie chrétienne comme le dépassement complet de la mort. La logique est simple : nous, chrétiens, faisons partie du même processus spirituel dans lequel Jésus-Christ est inclus. Le même souffle de Dieu agit en nous, dont Jésus porte en lui la plénitude. Et si en lui cette plénitude s'est finalement manifestée comme le triomphe de la vie et la défaite complète de la mort, la même chose doit donc se produire avec nous. En effet, en parlant du christianisme, nous ne parlons pas d'une série d'événements différents, même s'ils sont liés les uns aux autres.
Il s'agit précisément d'un seul et même processus spirituel. Le processus de l'entrée du Royaume dans le monde. Et du chemin de son Roi, qui est inséparable de son Royaume. Parce qu'il porte en lui la plénitude de ce Royaume. Et c'est précisément par lui qu'il entre dans le monde. Voilà le processus auquel nous, chrétiens, participons. Chacun selon la mesure de sa compréhension et de sa conscience de ce qui arrive.
Et au fondement de ce processus se trouve le souffle de Dieu. L'Esprit Saint. Car c'est précisément le souffle de Dieu, pénétrant le monde depuis sa création même, qui fait de ce monde le Royaume. Dès le premier jour de la création, lorsque Dieu sépara la lumière et les ténèbres. Et plus tard, lorsque le mal entra dans le monde, le souffle de Dieu s'opposa à ce mal, et l'homme qui le sentait recevait une certaine expérience de la vie du Royaume, encore petite et faible, mais déjà authentique. Et avec la venue du Christ dans le monde, lorsque le Royaume, selon ses propres paroles, « s'est approché », ce souffle s'est révélé comme le fondement du Royaume, comme ce qui lie tous ses habitants entre eux.
Il les lie à la fois les uns aux autres et à leur Roi. De sorte que quiconque participe maintenant au Royaume participe aussi au chemin du Roi et à la plénitude de vie qu'il porte. Mais, bien sûr, à une condition : le souffle de Dieu dont le Royaume est pénétré doit devenir une part inséparable de la vie du chrétien. Il doit entrer dans son âme et son coeur. Il doit définir sa vie. Non seulement de l'extérieur, mais aussi de l'intérieur. Sinon, rien n'en sortira. Alors l'action de ce souffle en chacun de nous, chrétiens, deviendra la même qu'elle est devenue dans le Christ. Et sa vie deviendra alors notre vie aussi. Et la mort reculera, car il n'y a pas de place pour elle dans le Royaume.
11 Et si l'Esprit de Celui qui a ressuscité Jésus d'entre les morts habite en vous, Celui qui a ressuscité le Christ Jésus d'entre les morts donnera aussi la vie à vos corps mortels par son Esprit qui habite en vous. |
Qu'est-ce que ce Royaume que Jésus a apporté au monde ? Pour le dire brièvement, c'est un espace rempli du souffle de Dieu. Ce même souffle qui sera ensuite appelé Esprit, considéré comme la troisième hypostase de la sainte Trinité, et sur lequel on écrira de nombreux traités théologiques.
Or ce souffle a son histoire, qui remonte aux temps préchrétiens : les prophètes furent les premiers à parler du souffle de Dieu, eux qui ne faisaient pas de théologie, mais ressentaient simplement ce souffle non seulement dans leur cœur, mais dans tout leur être. Mais ce n'était encore que la préhistoire.
La véritable histoire commence au jour de la Pentecôte, lorsque le souffle de Dieu fait irruption dans le monde, donnant naissance à ce Royaume dont le déploiement de la plénitude deviendra le sens de toute l'existence ultérieure de l'humanité. Et chaque chrétien devra y prendre une part directe et immédiate. Paul ne dit pas par hasard que c'est Dieu qui, par Son souffle, ressuscite Jésus Lui-même d'entre les morts. La mort n'a de place que dans le monde déchu ; dans le Royaume elle n'en a aucune. Dans le monde déchu, elle est toute-puissante, au point que même le Messie ne peut éviter son pouvoir. Il n'est pas soumis au péché, la mort n'est pas inévitable pour Lui, mais si on Le tue, Il meurt dans le monde déchu comme tout homme.
Telle est la loi du monde déchu, plongé dans le mal : la mort y a toujours la priorité sur la vie. Mais dans le Royaume, tout est inverse ; ici la priorité appartient à la vie. Dans le Royaume, on ne peut tuer personne ni mourir soi-même, à moins de se donner volontairement la mort en accordant au péché pouvoir sur soi, comme cela arriva à Ananie et Saphire. Il n'est pas étonnant que, mort dans le monde déchu, Jésus soit vivant dans le Royaume.
Le Royaume entre maintenant dans le monde, et le chemin des disciples du Christ répète Son propre chemin : ceux qui sont entrés dans le Royaume ne meurent que dans ce monde, et seulement dans la mesure où il n'est pas encore transfiguré. Dans le Royaume, il n'y a pas de morts ; y vivent tous ceux qui l'ont jamais cherché et attendu, car dans le Royaume il n'y a ni passé, ni présent, ni avenir, du moins tels que nous les connaissons dans le monde qui n'est pas encore transfiguré.
Et à la fin des temps, lorsque le Royaume se manifestera dans toute sa plénitude, chacun de ceux qui ont vécu sur la terre se trouvera devant un choix : l'ancien ordre des choses s'en va ; où aller ensuite ? Ce sera sans doute le jour du Jugement dernier. Le jour où la vie deviendra enfin vie jusqu'au bout et dans sa plénitude, et où la mort, hélas, deviendra mort pleine et définitive.
11 Et si l'Esprit de Celui qui a ressuscité Jésus d'entre les morts habite en vous, Celui qui a ressuscité le Christ Jésus d'entre les morts donnera aussi la vie à vos corps mortels par son Esprit qui habite en vous. |
Qu'est-ce que c'est ce Royaume, qu'a apporté Jésus dans le monde? S’il faut parler brièvement, c’est un espace rempli par le souffle de Dieu. Ce même souffle, qui par la suite sera appelée Esprit, sera considéré comme la troisième hypostase de la Sainte Trinité, de quoi écriront de nombreux traités théologiques. Et ce souffle a son histoire, qui remonte de l’époque d’avant l'ère chrétienne: car, ont parlé pour la première fois du souffle de Dieu les prophètes, qui ne théologisaient pas, mais sentaient simplement ce souffle non seulement dans leur coeur, mais aussi dans tout leur être. Mais ce n’était encore que la préhistoire. La vraie histoire commence le jour de la Pentecôte, quand le souffle de Dieu fait irruption dans le monde, marquant le commencement de ce Royaume, dont le dévoilement de la plénitude deviendra le sens de toute l'existence ultérieure de l'humanité.
Et chaque chrétien devrait y prendre part de manière directe ou indirecte. Paul ne dit pas par hasard que c’est notamment Dieu Qui par Son Esprit ressuscite Jésus même d’entre les morts. La mort n’a pas de place seulement dans le Royaume, dans le monde déchu elle dominatrice, telle que même le Messie ne peut pas échapper à son pouvoir. Il n'est pas sous la domination du péché, la mort n'est pas inévitable pour Lui, mais si on Le tue, Il meurt dans le monde déchu comme toute personne. Telle est la loi du monde déchu étant dans le mal : la mort a toujours dans le monde une priorité devant la vie.
Mais dans le Royaume c’est tout le contraire, ici la priorité c’est la vie, dans le Royaume on ne doit tuer personne et on ne doit mourir soi-même non plus, si seulement on ne se tue pas spécialement, se donnant soi-même au pouvoir du péché, comme cela s'était passé avec Ananias et Saphira. Ce n'est pas étonnant que, mort dans le monde déchu, Jésus soit vivant dans le Royaume. Mais le Royaume entre maintenant dans le monde, et le chemin des disciples du Christ répète le Sien: ceux qui entrent dans le Royaume meurent seulement dans ce monde, et ceci seulement parce qu’il n'est pas encore transformé.
Il n’y a pas de morts dans le Royaume, tous ici sont vivants, ceux qui l’ont une fois cherché et attendu: car il n’y a pas de passé, présent et futur dans le Royaume, du moins, tels que nous les connaissons dans le monde pas encore transformé. Et à la fin des temps, quand le Royaume se révélera dans toute sa plénitude, se posera devant tout un chacun ayant vécu un jour sur terre un choix: l’ancien ordre des choses s’en va; où alors aller après? Ce sera probablement le jour du Jugement. Le jour, quand la vie deviendra enfin une vie jusqu'à la fin et dans la plénitude, et la mort, hélas, une mort complète et définitive.
12 Ainsi donc, mes frères, nous sommes débiteurs, mais non point envers la chair pour devoir vivre selon la chair. |
13 Car si vous vivez selon la chair vous mourrez. Mais si par l'Esprit vous faites mourir les œuvres du corps, vous vivrez. |
14 En effet, tous ceux qu'anime l'Esprit de Dieu sont fils de Dieu. |
15 Aussi bien n'avez-vous pas reçu un esprit d'esclaves pour retomber dans la crainte; vous avez reçu un esprit de fils adoptifs qui nous fait nous écrier: Abba! Père! |
16 L'Esprit en personne se joint à notre esprit pour attester que nous sommes enfants de Dieu. |
17 Enfants, et donc héritiers ; héritiers de Dieu, et cohéritiers du Christ, puisque nous souffrons avec lui pour être aussi glorifiés avec lui. |
Par son sens linguistique et sa tonalité affective, « Abba » se traduit exactement par « papa ». Ce n'est pas seulement un diminutif affectueux, mais une adresse personnelle que même des enfants très proches de leurs parents prononcent rarement, dans des situations particulières. C'est par ce mot que Paul décrit le degré de notre proximité avec Dieu. De plus, cette relation et cette union nous sont nécessaires constamment, et non une fois par an. Tel est l'effet de l'Esprit qui nous a été donné. La seconde action de l'Esprit en nous est de nous transformer en héritiers de Dieu et cohéritiers du Christ. Ce sont comme les deux faces d'une même médaille. Premièrement, nous nous approchons de Dieu au point que notre relation avec Lui ne peut être décrite que par le mot « papa ». Deuxièmement, l'union avec le sacrifice du Christ sur la croix devient pour nous une nécessité.
14 En effet, tous ceux qu'anime l'Esprit de Dieu sont fils de Dieu. |
15 Aussi bien n'avez-vous pas reçu un esprit d'esclaves pour retomber dans la crainte; vous avez reçu un esprit de fils adoptifs qui nous fait nous écrier: Abba! Père! |
16 L'Esprit en personne se joint à notre esprit pour attester que nous sommes enfants de Dieu. |
17 Enfants, et donc héritiers ; héritiers de Dieu, et cohéritiers du Christ, puisque nous souffrons avec lui pour être aussi glorifiés avec lui. |
En faisant confiance à Dieu, nous accueillons Son Royaume, c'est-à-dire Sa souveraineté dans notre vie, qui vient habiter en nous sous la forme de la conduite de l'Esprit Saint. L'idée principale de l'apôtre Paul aujourd'hui est que la présence de l'Esprit de Dieu ne nous asservit pas, mais nous remplit d'un amour filial pour Dieu, qui devient pour nous non pas seulement Père, mais « Abba », le nom tendre et affectueux par lequel les enfants hébreux s'adressaient à leur père.
15 Aussi bien n'avez-vous pas reçu un esprit d'esclaves pour retomber dans la crainte; vous avez reçu un esprit de fils adoptifs qui nous fait nous écrier: Abba! Père! |
La limitation de la liberté est une expérience inévitable pour tout homme dans ce monde. Volontairement ou sous la contrainte, nous nous soumettons à énormément de choses: aux lois de la physique, aux lois de la société, à la loi de Dieu... Ces innombrables lois enserrent l'homme, et les meilleures années de la vie passent à apprendre à s'y résigner. C'est normal et même, sans doute, juste. Mais dans l'âme de l'homme soumis à la loi finit par se former une sorte de réflexe conditionné: sans loi, sans régulateur extérieur et impersonnel de la vie, nous ne pouvons plus vivre. Tout en craignant de violer quelque chose, que ce soit la loi de la gravitation universelle, le code administratif ou la loi de Dieu, l'homme cherche pourtant des lois auxquelles se soumettre. Parfois nous déclarons loi de l'univers nos propres désirs, parfois nous trouvons quelque chose de plus élevé. Mais alors nous nous efforçons de l'imposer à tous ceux qui nous entourent, et c'est ainsi que, de la passion de la loi, naît le totalitarisme.
La loi attire l'homme parce qu'elle est impersonnelle. Tu peux t'y conformer ou la violer, si tu y arrives, sans entrer avec elle dans une relation personnelle. Ainsi naît le sentiment du monde comme réalité objective, donnée par Dieu à nos sensations. Et, puisque toutes les lois sont impersonnelles, l'homme lui-même reste le seul acteur de sa vie. C'est cette soumission à demi volontaire à une loi impersonnelle que l'apôtre Paul appelle l'esprit de servitude.
Mais en réalité, outre les lois, il existe le Législateur, et il se trouve que nous ne Lui sommes pas étrangers. Tu peux donc construire une relation personnelle avec le Législateur, et l'accomplissement des lois se produit alors, d'une manière générale, comme de lui-même. Telle est l'alternative que l'apôtre Paul a appelée l'esprit d'adoption filiale. Et le choix entre la loi et le Législateur est l'un des choix essentiels pour l'homme.
15 Aussi bien n'avez-vous pas reçu un esprit d'esclaves pour retomber dans la crainte; vous avez reçu un esprit de fils adoptifs qui nous fait nous écrier: Abba! Père! |
La restriction de la liberté est une préoccupation impérative de chaque personne dans ce monde. Volontairement ou par contrainte, nous nous soumettons beaucoup: aux lois de la physique, aux lois de la société, à la loi de Dieu... Ces innombrables lois entortillent l’homme, et les meilleures années de la vie passent à apprendre à s’accommoder avec elles. C'est normal et probablement même juste. Mais il se forme malgré tout un certain reflexe conditionné dans l’âme de l’homme sous la loi, de sorte que nous ne pouvons plus sans loi, le régulateur impersonnel extérieur de la vie. Demeurant dans la peur de violer quelque chose (soit la loi de gravitation universelle, soit le code administratif, soit la loi De Dieu), l’homme tâche néanmoins de trouver des lois pour soi, pour se soumettre à ceux-ci. Nous déclarons juste parfois nos désirs personnels loi de l'univers, parfois nous trouvons quelque chose plus élevé. Et alors nous tâchons vraiment de forcer tous nos proches à cela, et ainsi de la passion pour la loi naît le totalitarisme. La loi entraîne la personne, car elle est impersonnelle.
Tu peux lui correspondre ou la violer (si tu parviendras), sans avoir des contacts personnels avec elle. Naît ainsi la perception du monde comme une réalité objective, qui nous est donnée par Dieu dans nos sensations. Et, puisque toutes les lois sont impersonnelles, l’homme reste lui-même l’unique personnage dans sa vie. Voila c’est cette soumission semi-volontaire à la loi impersonnelle que l'apôtre Paul appelle esprit d'esclaves.
Mais en réalité, en dehors des lois, il existe un Législateur, et nous ne Lui sommes pas étrangers. C'est pourquoi tu peux construire des relations personnelles avec le Législateur, et l'exécution des lois se produit de plus, en générale, quelque peu par elle-même. Telle est l'alternative, que l’apôtre Paul a appelé l'esprit d’adoption. Et le choix entre la loi et le Législateur est l’un des choix clés pour l’homme.
15 Aussi bien n'avez-vous pas reçu un esprit d'esclaves pour retomber dans la crainte; vous avez reçu un esprit de fils adoptifs qui nous fait nous écrier: Abba! Père! |
La restriction de la liberté est une préoccupation impérative de chaque personne dans ce monde. Volontairement ou par contrainte, nous nous soumettons beaucoup: aux lois de la physique, aux lois de la société, à la loi de Dieu... Ces innombrables lois entortillent l’homme, et les meilleures années de la vie passent à apprendre à s’accommoder avec elles. C'est normal et probablement même juste. Mais il se forme malgré tout un certain reflexe conditionné dans l’âme de l’homme sous la loi, de sorte que nous ne pouvons plus sans loi, le régulateur impersonnel extérieur de la vie. Demeurant dans la peur de violer quelque chose (soit la loi de gravitation universelle, soit le code administratif, soit la loi De Dieu), l’homme tâche néanmoins de trouver des lois pour soi, pour se soumettre à ceux-ci. Nous déclarons juste parfois nos désirs personnels loi de l'univers, parfois nous trouvons quelque chose plus élevé. Et alors nous tâchons vraiment de forcer tous nos proches à cela, et ainsi de la passion pour la loi naît le totalitarisme. La loi entraîne la personne, car elle est impersonnelle.
Tu peux lui correspondre ou la violer (si tu parviendras), sans avoir des contacts personnels avec elle. Naît ainsi la perception du monde comme une réalité objective, qui nous est donnée par Dieu dans nos sensations. Et, puisque toutes les lois sont impersonnelles, l’homme reste lui-même l’unique personnage dans sa vie. Voila c’est cette soumission semi-volontaire à la loi impersonnelle que l'apôtre Paul appelle esprit d'esclaves.
Mais en réalité, en dehors des lois, il existe un Législateur, et nous ne Lui sommes pas étrangers. C'est pourquoi tu peux construire des relations personnelles avec le Législateur, et l'exécution des lois se produit de plus, en générale, quelque peu par elle-même. Telle est l'alternative, que l’apôtre Paul a appelé l'esprit d’adoption. Et le choix entre la loi et le Législateur est l’un des choix clés pour l’homme.
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