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RÉFLEXIONS pour Gn 1:1-13

Au commencement, Dieu créa le ciel et la terre.
Or la terre était vide et vague, les ténèbres couvraient l'abîme, un vent de Dieu tournoyait sur les eaux.
Dieu dit : Que la lumière soit et la lumière fut.
Dieu vit que la lumière était bonne, et Dieu sépara la lumière et les ténèbres.
Dieu appela la lumière jour et les ténèbres nuit . Il y eut un soir et il y eut un matin : premier jour.
Dieu dit : Qu'il y ait un firmament au milieu des eaux et qu'il sépare les eaux d'avec les eaux et il en fut ainsi.
Dieu fit le firmament, qui sépara les eaux qui sont sous le firmament d'avec les eaux qui sont au-dessus du firmament,
et Dieu appela le firmament ciel . Il y eut un soir et il y eut un matin : deuxième jour.
Dieu dit : Que les eaux qui sont sous le ciel s'amassent en une seule masse et qu'apparaisse le continent et il en fut ainsi.
10 Dieu appela le continent terre et la masse des eaux mers, et Dieu vit que cela était bon.
11 Dieu dit : Que la terre verdisse de verdure : des herbes portant semence et des arbres fruitiers donnant sur la terre selon leur espèce des fruits contenant leur semence et il en fut ainsi.
12 La terre produisit de la verdure: des herbes portant semence selon leur espèce, des arbres donnant selon leur espèce des fruits contenant leur semence, et Dieu vit que cela était bon.
13 Il y eut un soir et il y eut un matin: troisième jour.
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À la lecture du poème sur la création du monde, son caractère dramatique particulier saute aussitôt aux yeux. En effet : le premier jour, le monde entier est pénétré par cette lumière de la présence de Dieu qui, dans la tradition yahviste, est connue sous le nom de « gloire de Yahvé » ou de « gloire du Seigneur ». Elle accompagne le peuple tout au long de son histoire ; et le premier jour, selon la parole de l'auteur sacré, le monde entier resplendit de cette lumière, et les ténèbres n'y ont pas de place. Puis, le deuxième jour, l'eau submerge le monde, cette même eau dont il est question dans l'introduction du poème, dans les deux premiers versets qui précèdent la description des six jours de la création. Mais dans l'introduction, l'eau n'apparaît qu'au deuxième verset, là où la terre se trouve séparée du ciel ; au premier verset, où elle forme avec le ciel un seul tout, il n'y a pas d'eau. Or l'eau est le symbole du chaos et des forces obscures qui s'opposent à Dieu, ainsi dans tous les univers mythologiques de tous les peuples de l'Antiquité, ainsi aussi dans la Bible. Il apparaît alors que la création du monde tel que nous le connaissons aujourd'hui n'a pas été simple ni facile ; elle s'est accomplie malgré la résistance de ces forces opposées à Dieu qui tentaient de L'empêcher de réaliser Ses desseins, peut-être bien avant l'apparition non seulement de l'homme, mais aussi du monde dans lequel nous vivons aujourd'hui. Et l'homme devait inévitablement, en son temps, devenir participant de cet affrontement.

Autres réflexions

 
Pour Gn 1:1-2
Au commencement, Dieu créa le ciel et la terre.
Or la terre était vide et vague, les ténèbres couvraient l'abîme, un vent de Dieu tournoyait sur les eaux.
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Ces mots sont les tout premiers dans la Bible, tout le récit biblique commence à partir d’eux, et ils contiennent une magnifique et très importante révélation. Déjà seulement le fait que le monde a un commencement, définit pour...  Lire la suite

Ces mots sont les tout premiers dans la Bible, tout le récit biblique commence à partir d’eux, et ils contiennent une magnifique et très importante révélation. Déjà seulement le fait que le monde a un commencement, définit pour beaucoup notre relation envers le monde, et envers notre vie. Le monde dans lequel nous vivons et sommes une partie est apparu de rien, fut crée par la volonté du Créateur. Cela nous donne la possibilité de croire que le monde, et nous-mêmes, ne sommes pas un jouet absurde des puissances aveugles. Au contraire, à la base de notre être se trouve le dessein du Tout-puissant Dieu. St Vasily Le Grand a écrit au 4eme siècle que, puisque le monde a un commencement, alors, indubitablement il y aura une fin. Selon le Saint, le commencement du monde témoigne que le monde (et notre existence) a un but, et un jour viendra, quand ce but sera atteint.

Qu'aujourd'hui nous touchions au dessein de Dieu seulement par la foi, que nous entrons dans l'achèvement de l'histoire de la création du monde seulement par la foi. Mais dans les premières lignes, la Bible nous dit que l'Esprit de Dieu est là et agit dans le monde, dans notre vie. Une traduction juste permet de comparer le mouvement de l'Esprit «sur l'eau» avec le vol de s oiseau sur le nid, dans lequel grandissent ses petits. La Parole de Dieu parle de l'abîme, du chaos, dans lequel reste la créature sans l’intervention de Dieu. Mais l'Esprit de Dieu est là et agit - et la prémonition de Sa victoire nous est donnée en cela.

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Pour Gn 1:1-2
Au commencement, Dieu créa le ciel et la terre.
Or la terre était vide et vague, les ténèbres couvraient l'abîme, un vent de Dieu tournoyait sur les eaux.
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Ces paroles sont les toutes premières de la Bible ; tout le récit biblique commence par elles, et elles contiennent une révélation frappante et très importante...  Lire la suite

Ces paroles sont les toutes premières de la Bible ; tout le récit biblique commence par elles, et elles contiennent une révélation frappante et très importante. Le simple fait que le monde ait un commencement détermine en grande partie notre attitude à l'égard du monde comme de notre propre vie. Le monde dans lequel nous vivons et dont nous faisons partie est né du néant ; il a été créé par la volonté du Créateur. Cela nous donne la possibilité de penser que le monde et nous-mêmes ne sommes pas le jouet absurde de forces aveugles. Au contraire, à la base de notre être se trouve le dessein du Dieu tout-puissant. Saint Basile le Grand écrivait au IVe siècle que, puisque le monde a un commencement, il aura sans aucun doute une fin. Selon le saint, le commencement du monde témoigne déjà que le monde, et notre existence, ont un but, et que viendra le jour où ce but sera atteint.

Aujourd'hui, nous ne pouvons toucher le dessein de Dieu que par la foi, entrer seulement par la foi dans l'achèvement de l'histoire du monde créé. Mais dès ses toutes premières lignes, la Bible nous dit que l'Esprit de Dieu est présent et actif dans le monde, dans notre vie. Une traduction exacte permet de comparer le mouvement de l'Esprit « au-dessus des eaux » au vol d'un oiseau au-dessus du nid où grandissent ses petits. La Parole de Dieu parle de l'abîme, du chaos que demeure la création sans l'intervention de Dieu. Mais l'Esprit de Dieu est présent et actif, et en cela nous est donné un avant-goût de sa victoire.

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Pour Gn 1:3
Dieu dit : Que la lumière soit et la lumière fut.
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Il arrive souvent que les lecteurs débutants de la Bible se posent, et posent aux autres, la question : de quelle lumière s’agit-il ? Et comment la lumière a-t-elle pu apparaître avant les luminaires, créés seulement le quatrième jour ? Bien sûr, on pourrait longuement disserter sur le fait que...  Lire la suite

Il arrive souvent que les lecteurs débutants de la Bible se posent, et posent aux autres, la question : de quelle lumière s’agit-il ? Et comment la lumière a-t-elle pu apparaître avant les luminaires, créés seulement le quatrième jour ? Bien sûr, on pourrait longuement disserter sur le fait que la lumière comme phénomène physique pouvait exister dans l’univers tout juste apparu avant la formation des étoiles, qu’il n’y a là rien d’étonnant, et avancer beaucoup d’arguments semblables. Mais est-ce nécessaire ?

Si le premier chapitre du livre de la Genèse, ce remarquable poème sur la création du monde, était un traité d’histoire naturelle, de tels arguments seraient sans doute absolument nécessaires. Mais il est peu vraisemblable que l’auteur de la Torah ait voulu écrire un livre d’histoire naturelle. À en juger par le contenu du Pentateuque, ce qui l’intéressait avant tout était l’histoire sacrée, l’histoire de la révélation ; tout le reste n’était pour elle qu’un arrière-plan. Et la lumière, dans un tel contexte, signifiait sans doute d’abord la présence de Dieu : car toutes les théophanies bibliques sont liées d’une manière ou d’une autre à la lumière ; la présence lumineuse accompagne le peuple tout au long de son histoire, et le ministère du Sauveur Lui-même est lui aussi souvent accompagné de théophanies lumineuses du même genre.

Alors il devient plus clair ce que voulait dire l’auteur sacré : il ne décrit pas comment le monde était organisé aussitôt après la création ; il dit seulement que toute la création, jusqu’au dernier atome, était pénétrée du rayonnement de la présence de Dieu. Tel était le monde avant la chute, avant ces catastrophes dont, malheureusement, toute son histoire ultérieure fut en grande partie composée.

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Pour Gn 1:1-2:1
Au commencement, Dieu créa le ciel et la terre.
Or la terre était vide et vague, les ténèbres couvraient l'abîme, un vent de Dieu tournoyait sur les eaux.
Dieu dit : Que la lumière soit et la lumière fut.
Dieu vit que la lumière était bonne, et Dieu sépara la lumière et les ténèbres.
Dieu appela la lumière jour et les ténèbres nuit . Il y eut un soir et il y eut un matin : premier jour.
Dieu dit : Qu'il y ait un firmament au milieu des eaux et qu'il sépare les eaux d'avec les eaux et il en fut ainsi.
Dieu fit le firmament, qui sépara les eaux qui sont sous le firmament d'avec les eaux qui sont au-dessus du firmament,
et Dieu appela le firmament ciel . Il y eut un soir et il y eut un matin : deuxième jour.
Dieu dit : Que les eaux qui sont sous le ciel s'amassent en une seule masse et qu'apparaisse le continent et il en fut ainsi.
10 Dieu appela le continent terre et la masse des eaux mers, et Dieu vit que cela était bon.
11 Dieu dit : Que la terre verdisse de verdure : des herbes portant semence et des arbres fruitiers donnant sur la terre selon leur espèce des fruits contenant leur semence et il en fut ainsi.
12 La terre produisit de la verdure: des herbes portant semence selon leur espèce, des arbres donnant selon leur espèce des fruits contenant leur semence, et Dieu vit que cela était bon.
13 Il y eut un soir et il y eut un matin: troisième jour.
14 Dieu dit : Qu'il y ait des luminaires au firmament du ciel pour séparer le jour et la nuit; qu'ils servent de signes, tant pour les fêtes que pour les jours et les années;
15 qu'ils soient des luminaires au firmament du ciel pour éclairer la terre et il en fut ainsi.
16 Dieu fit les deux luminaires majeurs: le grand luminaire comme puissance du jour et le petit luminaire comme puissance de la nuit, et les étoiles.
17 Dieu les plaça au firmament du ciel pour éclairer la terre,
18 pour commander au jour et à la nuit, pour séparer la lumière et les ténèbres, et Dieu vit que cela était bon.
19 Il y eut un soir et il y eut un matin: quatrième jour.
20 Dieu dit : Que les eaux grouillent d'un grouillement d'êtres vivants et que des oiseaux volent au-dessus de la terre contre le firmament du ciel et il en fut ainsi.
21 Dieu créa les grands serpents de mer et tous les êtres vivants qui glissent et qui grouillent dans les eaux selon leur espèce, et toute la gent ailée selon son espèce, et Dieu vit que cela était bon.
22 Dieu les bénit et dit : Soyez féconds, multipliez, emplissez l'eau des mers, et que les oiseaux multiplient sur la terre.
23 Il y eut un soir et il y eut un matin: cinquième jour.
24 Dieu dit : Que la terre produise des êtres vivants selon leur espèce : bestiaux, bestioles, bêtes sauvages selon leur espèce et il en fut ainsi.
25 Dieu fit les bêtes sauvages selon leur espèce, les bestiaux selon leur espèce et toutes les bestioles du sol selon leur espèce, et Dieu vit que cela était bon.
26 Dieu dit : Faisons l'homme à notre image, comme notre ressemblance, et qu'ils dominent sur les poissons de la mer, les oiseaux du ciel, les bestiaux, toutes les bêtes sauvages et toutes les bestioles qui rampent sur la terre.
27 Dieu créa l'homme à son image, à l'image de Dieu il le créa, homme et femme il les créa.
28 Dieu les bénit et leur dit : Soyez féconds, multipliez, emplissez la terre et soumettez-la; dominez sur les poissons de la mer, les oiseaux du ciel et tous les animaux qui rampent sur la terre.
29 Dieu dit : Je vous donne toutes les herbes portant semence, qui sont sur toute la surface de la terre, et tous les arbres qui ont des fruits portant semence : ce sera votre nourriture.
30 A toutes les bêtes sauvages, à tous les oiseaux du ciel, à tout ce qui rampe sur la terre et qui est animé de vie, je donne pour nourriture toute la verdure des plantes et il en fut ainsi.
31 Dieu vit tout ce qu'il avait fait : cela était très bon. Il y eut un soir et il y eut un matin : sixième jour.
Ainsi furent achevés le ciel et la terre, avec toute leur armée.
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Le Poème biblique de la création rappelle la poésie cosmogonique du monde païen. En Égypte, en Babylonie et en Grèce, il existait des œuvres semblables, qui décrivaient l’origine du monde, sa naissance à partir du chaos et sa transformation en cosmos, ordonné et harmonieux. Ce processus s’appelait la cosmogonie...  Lire la suite

Le Poème biblique de la création rappelle la poésie cosmogonique du monde païen. En Égypte, en Babylonie et en Grèce, il existait des œuvres semblables, qui décrivaient l’origine du monde, sa naissance à partir du chaos et sa transformation en cosmos, ordonné et harmonieux. Ce processus s’appelait la cosmogonie. Au premier abord, on peut penser que l’auteur sacré a simplement créé une sorte de variante yahviste du poème cosmogonique habituel, en attribuant à Dieu ce que les auteurs païens attribuaient aux dieux ou aux éléments de la nature. Mais en réalité, il n’en est pas tout à fait ainsi. La langue et l’univers symbolique et imagé du poème biblique rappellent vraiment la langue et l’univers symbolique et imagé de la poésie cosmogonique du Proche-Orient. Mais le poème biblique présente aussi des différences essentielles avec la poésie cosmogonique des païens.

Et c’est avant tout le début du poème, ses deux premiers versets, qui frappe. Les cosmogonies des Égyptiens, des Babyloniens et des Grecs commencent toutes par la description du chaos, parfois sous l’image d’un grand océan existant de toute éternité. Chez l’auteur biblique, au contraire, Dieu crée dès le commencement le monde comme cosmos, et non comme chaos. L’auteur sacré parle de Dieu créant « le ciel et la terre ». Ces mots ont été interprétés différemment par différents commentateurs, mais il est en tout cas évident que l’expression « le ciel et la terre » décrit toute la création dans son ensemble, et une création non chaotique, mais pleinement ordonnée.

Dieu ne crée pas le chaos, Il crée le cosmos. Les images qui rappellent le chaos n’apparaissent qu’au deuxième verset du poème, où il est question de la « terre », envisagée comme séparée de l’ensemble dont elle fait partie. C’est là qu’apparaît réellement la possibilité du chaos : si l’on déchire en morceaux la création entière que Dieu a faite, alors le chaos peut parfaitement régner dans ces parties arrachées au tout. Mais Dieu ne veut pas le chaos et ne le crée pas.

Sa volonté est constamment présente dans le monde ; chaque « jour de la création » est déterminé par la parole de Dieu, qui définit Son dessein pour ce jour et le sens de ce qui arrive. Bien sûr, les forces de la nature, que Dieu a déposées dans le monde, y agissent. Mais Dieu n’abandonne pas Sa création, Il est constamment auprès d’elle, le monde se trouve sans cesse sous Son regard attentif. Et tout son devenir n’est pas un hasard, ni le jeu de certaines forces naturelles ou d’esprits présents dans le monde, mais l’accomplissement du dessein de Dieu sur le monde, sur ce qu’il doit devenir.

Et en ce sens, dès le commencement, le monde a été conçu par Dieu comme Son Royaume. Car qu’est-ce qu’un royaume, sinon l’autorité d’un roi qui s’étend sur un certain lieu où agissent les lois établies par lui ? Or le monde était dès le commencement précisément un tel lieu. Un lieu où Dieu règne. Et si aujourd’hui le monde n’est pas entièrement et pas toujours ainsi, ce n’est pas la norme, mais seulement un écart par rapport à elle. Un écart auquel Dieu mettra fin tôt ou tard. C’est de cela que parle toute la Bible. Comme histoire sacrée et comme histoire de la Révélation. Et comme histoire du Salut aussi.

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Pour Gn 1:1-2:3
Au commencement, Dieu créa le ciel et la terre.
Or la terre était vide et vague, les ténèbres couvraient l'abîme, un vent de Dieu tournoyait sur les eaux.
Dieu dit : Que la lumière soit et la lumière fut.
Dieu vit que la lumière était bonne, et Dieu sépara la lumière et les ténèbres.
Dieu appela la lumière jour et les ténèbres nuit . Il y eut un soir et il y eut un matin : premier jour.
Dieu dit : Qu'il y ait un firmament au milieu des eaux et qu'il sépare les eaux d'avec les eaux et il en fut ainsi.
Dieu fit le firmament, qui sépara les eaux qui sont sous le firmament d'avec les eaux qui sont au-dessus du firmament,
et Dieu appela le firmament ciel . Il y eut un soir et il y eut un matin : deuxième jour.
Dieu dit : Que les eaux qui sont sous le ciel s'amassent en une seule masse et qu'apparaisse le continent et il en fut ainsi.
10 Dieu appela le continent terre et la masse des eaux mers, et Dieu vit que cela était bon.
11 Dieu dit : Que la terre verdisse de verdure : des herbes portant semence et des arbres fruitiers donnant sur la terre selon leur espèce des fruits contenant leur semence et il en fut ainsi.
12 La terre produisit de la verdure: des herbes portant semence selon leur espèce, des arbres donnant selon leur espèce des fruits contenant leur semence, et Dieu vit que cela était bon.
13 Il y eut un soir et il y eut un matin: troisième jour.
14 Dieu dit : Qu'il y ait des luminaires au firmament du ciel pour séparer le jour et la nuit; qu'ils servent de signes, tant pour les fêtes que pour les jours et les années;
15 qu'ils soient des luminaires au firmament du ciel pour éclairer la terre et il en fut ainsi.
16 Dieu fit les deux luminaires majeurs: le grand luminaire comme puissance du jour et le petit luminaire comme puissance de la nuit, et les étoiles.
17 Dieu les plaça au firmament du ciel pour éclairer la terre,
18 pour commander au jour et à la nuit, pour séparer la lumière et les ténèbres, et Dieu vit que cela était bon.
19 Il y eut un soir et il y eut un matin: quatrième jour.
20 Dieu dit : Que les eaux grouillent d'un grouillement d'êtres vivants et que des oiseaux volent au-dessus de la terre contre le firmament du ciel et il en fut ainsi.
21 Dieu créa les grands serpents de mer et tous les êtres vivants qui glissent et qui grouillent dans les eaux selon leur espèce, et toute la gent ailée selon son espèce, et Dieu vit que cela était bon.
22 Dieu les bénit et dit : Soyez féconds, multipliez, emplissez l'eau des mers, et que les oiseaux multiplient sur la terre.
23 Il y eut un soir et il y eut un matin: cinquième jour.
24 Dieu dit : Que la terre produise des êtres vivants selon leur espèce : bestiaux, bestioles, bêtes sauvages selon leur espèce et il en fut ainsi.
25 Dieu fit les bêtes sauvages selon leur espèce, les bestiaux selon leur espèce et toutes les bestioles du sol selon leur espèce, et Dieu vit que cela était bon.
26 Dieu dit : Faisons l'homme à notre image, comme notre ressemblance, et qu'ils dominent sur les poissons de la mer, les oiseaux du ciel, les bestiaux, toutes les bêtes sauvages et toutes les bestioles qui rampent sur la terre.
27 Dieu créa l'homme à son image, à l'image de Dieu il le créa, homme et femme il les créa.
28 Dieu les bénit et leur dit : Soyez féconds, multipliez, emplissez la terre et soumettez-la; dominez sur les poissons de la mer, les oiseaux du ciel et tous les animaux qui rampent sur la terre.
29 Dieu dit : Je vous donne toutes les herbes portant semence, qui sont sur toute la surface de la terre, et tous les arbres qui ont des fruits portant semence : ce sera votre nourriture.
30 A toutes les bêtes sauvages, à tous les oiseaux du ciel, à tout ce qui rampe sur la terre et qui est animé de vie, je donne pour nourriture toute la verdure des plantes et il en fut ainsi.
31 Dieu vit tout ce qu'il avait fait : cela était très bon. Il y eut un soir et il y eut un matin : sixième jour.
Ainsi furent achevés le ciel et la terre, avec toute leur armée.
Dieu conclut au septième jour l'ouvrage qu'il avait fait et, au septième jour, il chôma, après tout l'ouvrage qu'il avait fait.
Dieu bénit le septième jour et le sanctifia, car il avait chômé après tout son ouvrage de création.
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Quand on lit le Livre de la Genèse, il faut toujours savoir que comme toute la Bible ce n'est pas le livre du passé mais le livre du présent...  Lire la suite

Quand on lit le Livre de la Genèse, il faut toujours savoir que comme toute la Bible ce n'est pas le livre du passé mais le livre du présent. Elle nous montre, dans une langue ancienne et symbolique, des vérités qui ne changent jamais et qui sont indépendantes du développement de l'histoire et des sciences. Ce bref récit témoigne de la liaison indissoluble entre le monde qui nous entoure (la lumière, l'eau, la terre, le ciel, les arbres, les poissons, les animaux, les oiseaux et l'homme) avec Celui qui a crée le monde mais qui n'appartient pas au monde. Comment exprimer le mystère de la création? Le monde n'a pas été créé par le monde - même, il n'a pas été créé par l'homme. Il y a Celui qui le fait, Qui donne toujours la vie au monde et Qui se réjouit de sa beauté parce que "cela est très bon". Et quand on apprend à contempler ce mystère tout ce qui est bien et beau dans le monde nous parle de Lui, notre Dieu qui a tout fait pour nous.

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Pour Gn 1:1-2:3
Au commencement, Dieu créa le ciel et la terre.
Or la terre était vide et vague, les ténèbres couvraient l'abîme, un vent de Dieu tournoyait sur les eaux.
Dieu dit : Que la lumière soit et la lumière fut.
Dieu vit que la lumière était bonne, et Dieu sépara la lumière et les ténèbres.
Dieu appela la lumière jour et les ténèbres nuit . Il y eut un soir et il y eut un matin : premier jour.
Dieu dit : Qu'il y ait un firmament au milieu des eaux et qu'il sépare les eaux d'avec les eaux et il en fut ainsi.
Dieu fit le firmament, qui sépara les eaux qui sont sous le firmament d'avec les eaux qui sont au-dessus du firmament,
et Dieu appela le firmament ciel . Il y eut un soir et il y eut un matin : deuxième jour.
Dieu dit : Que les eaux qui sont sous le ciel s'amassent en une seule masse et qu'apparaisse le continent et il en fut ainsi.
10 Dieu appela le continent terre et la masse des eaux mers, et Dieu vit que cela était bon.
11 Dieu dit : Que la terre verdisse de verdure : des herbes portant semence et des arbres fruitiers donnant sur la terre selon leur espèce des fruits contenant leur semence et il en fut ainsi.
12 La terre produisit de la verdure: des herbes portant semence selon leur espèce, des arbres donnant selon leur espèce des fruits contenant leur semence, et Dieu vit que cela était bon.
13 Il y eut un soir et il y eut un matin: troisième jour.
14 Dieu dit : Qu'il y ait des luminaires au firmament du ciel pour séparer le jour et la nuit; qu'ils servent de signes, tant pour les fêtes que pour les jours et les années;
15 qu'ils soient des luminaires au firmament du ciel pour éclairer la terre et il en fut ainsi.
16 Dieu fit les deux luminaires majeurs: le grand luminaire comme puissance du jour et le petit luminaire comme puissance de la nuit, et les étoiles.
17 Dieu les plaça au firmament du ciel pour éclairer la terre,
18 pour commander au jour et à la nuit, pour séparer la lumière et les ténèbres, et Dieu vit que cela était bon.
19 Il y eut un soir et il y eut un matin: quatrième jour.
20 Dieu dit : Que les eaux grouillent d'un grouillement d'êtres vivants et que des oiseaux volent au-dessus de la terre contre le firmament du ciel et il en fut ainsi.
21 Dieu créa les grands serpents de mer et tous les êtres vivants qui glissent et qui grouillent dans les eaux selon leur espèce, et toute la gent ailée selon son espèce, et Dieu vit que cela était bon.
22 Dieu les bénit et dit : Soyez féconds, multipliez, emplissez l'eau des mers, et que les oiseaux multiplient sur la terre.
23 Il y eut un soir et il y eut un matin: cinquième jour.
24 Dieu dit : Que la terre produise des êtres vivants selon leur espèce : bestiaux, bestioles, bêtes sauvages selon leur espèce et il en fut ainsi.
25 Dieu fit les bêtes sauvages selon leur espèce, les bestiaux selon leur espèce et toutes les bestioles du sol selon leur espèce, et Dieu vit que cela était bon.
26 Dieu dit : Faisons l'homme à notre image, comme notre ressemblance, et qu'ils dominent sur les poissons de la mer, les oiseaux du ciel, les bestiaux, toutes les bêtes sauvages et toutes les bestioles qui rampent sur la terre.
27 Dieu créa l'homme à son image, à l'image de Dieu il le créa, homme et femme il les créa.
28 Dieu les bénit et leur dit : Soyez féconds, multipliez, emplissez la terre et soumettez-la; dominez sur les poissons de la mer, les oiseaux du ciel et tous les animaux qui rampent sur la terre.
29 Dieu dit : Je vous donne toutes les herbes portant semence, qui sont sur toute la surface de la terre, et tous les arbres qui ont des fruits portant semence : ce sera votre nourriture.
30 A toutes les bêtes sauvages, à tous les oiseaux du ciel, à tout ce qui rampe sur la terre et qui est animé de vie, je donne pour nourriture toute la verdure des plantes et il en fut ainsi.
31 Dieu vit tout ce qu'il avait fait : cela était très bon. Il y eut un soir et il y eut un matin : sixième jour.
Ainsi furent achevés le ciel et la terre, avec toute leur armée.
Dieu conclut au septième jour l'ouvrage qu'il avait fait et, au septième jour, il chôma, après tout l'ouvrage qu'il avait fait.
Dieu bénit le septième jour et le sanctifia, car il avait chômé après tout son ouvrage de création.
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À première vue, le Poème biblique de la création peut sembler un texte purement mythologique ; beaucoup le considèrent précisément ainsi, comme un mythe ancien entré dans la Bible parce qu'il n'existait pas dans l'Antiquité d'autres variantes de cosmogonie, c'est-à-dire de doctrine sur l'origine du monde...  Lire la suite

À première vue, le Poème biblique de la création peut sembler un texte purement mythologique ; beaucoup le considèrent précisément ainsi, comme un mythe ancien entré dans la Bible parce qu'il n'existait pas dans l'Antiquité d'autres variantes de cosmogonie, c'est-à-dire de doctrine sur l'origine du monde. Il y a aussi, au contraire, des lecteurs convaincus que le Poème biblique de la création est une histoire qu'il faut comprendre littéralement, telle qu'elle est écrite.

Que veut donc dire l'auteur du poème ? Et quand a-t-il été écrit ? L'opinion aujourd'hui communément admise parmi les chercheurs bibliques est que ce poème, comme tout le Prologue dit du livre de la Genèse (les onze premiers chapitres du livre), est apparu à Babylone au temps de l'exil babylonien. À cette époque, les hommes en savaient déjà assez sur le monde pour renoncer à son image mythologique. Il ne s'agit manifestement pas du fait que l'auteur manquait de moyens pour décrire la réalité qu'il voulait décrire. Il utilise simplement le langage traditionnel de la poésie dite cosmogonique de son temps : à son époque existaient déjà des poèmes racontant l'origine et la formation du cosmos, et l'auteur crée une variante yahviste d'un tel poème. Ce n'est pas un hasard s'il commence l'histoire du monde par Dieu créant « le ciel et la terre ». Quelle que soit la manière de comprendre ce « ciel et terre » (et on les a compris de façons très diverses), une chose est claire : il s'agit de l'univers dans toute sa plénitude et son intégrité.

On peut bien sûr détruire cette intégrité : au deuxième verset du premier chapitre, il est justement question de la « terre » arrachée au « ciel », de l'intégrité détruite ; alors le chaos apparaît dans le monde. Plus exactement, c'est précisément la partie arrachée au tout qui plonge dans le chaos : elle devient informe et sans qualité (« informe et vide » dans la traduction synodale). C'est bien ainsi que devient la « terre » arrachée au « ciel », partie de l'univers séparée du tout.

Puis se déploie le tableau majestueux de la création, déjà dans l'espace et dans le temps, qui apparaissent avec la création elle-même. Et cette création contient un certain drame, que l'auteur du poème ne décrit pas directement, mais auquel il fait allusion : au commencement, au « premier jour », toute la création est pénétrée de lumière, non pas de lumière physique, mais de la lumière de la présence de Dieu, qui, dans l'expérience spirituelle yahviste, s'accompagne souvent de rayonnement. Mais au « deuxième jour », quelque chose se passe dans le monde : au « jour unique » resplendissant (précisément unique, et non premier dans une série d'autres jours) succède le chaos. L'eau fait irruption dans le monde, cette même eau mentionnée dans la description de la « terre » arrachée au « ciel », l'eau comme symbole du chaos. Dieu surmonte ce chaos, lui fixe une limite et crée le monde comme à nouveau, à l'intérieur de l'eau, édifiant là, dans l'espace qu'Il a créé au sein du chaos, un monde nouveau dans lequel il nous a été donné de vivre. Là, dans ce monde nouveau, apparaîtra aussi l'homme, afin d'entrer à son tour dans le drame de l'univers, où il aura un rôle particulier ; et il dépendra seulement de l'homme lui-même de savoir comment il l'accomplira.

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Pour Gn 1:1-2:3
Au commencement, Dieu créa le ciel et la terre.
Or la terre était vide et vague, les ténèbres couvraient l'abîme, un vent de Dieu tournoyait sur les eaux.
Dieu dit : Que la lumière soit et la lumière fut.
Dieu vit que la lumière était bonne, et Dieu sépara la lumière et les ténèbres.
Dieu appela la lumière jour et les ténèbres nuit . Il y eut un soir et il y eut un matin : premier jour.
Dieu dit : Qu'il y ait un firmament au milieu des eaux et qu'il sépare les eaux d'avec les eaux et il en fut ainsi.
Dieu fit le firmament, qui sépara les eaux qui sont sous le firmament d'avec les eaux qui sont au-dessus du firmament,
et Dieu appela le firmament ciel . Il y eut un soir et il y eut un matin : deuxième jour.
Dieu dit : Que les eaux qui sont sous le ciel s'amassent en une seule masse et qu'apparaisse le continent et il en fut ainsi.
10 Dieu appela le continent terre et la masse des eaux mers, et Dieu vit que cela était bon.
11 Dieu dit : Que la terre verdisse de verdure : des herbes portant semence et des arbres fruitiers donnant sur la terre selon leur espèce des fruits contenant leur semence et il en fut ainsi.
12 La terre produisit de la verdure: des herbes portant semence selon leur espèce, des arbres donnant selon leur espèce des fruits contenant leur semence, et Dieu vit que cela était bon.
13 Il y eut un soir et il y eut un matin: troisième jour.
14 Dieu dit : Qu'il y ait des luminaires au firmament du ciel pour séparer le jour et la nuit; qu'ils servent de signes, tant pour les fêtes que pour les jours et les années;
15 qu'ils soient des luminaires au firmament du ciel pour éclairer la terre et il en fut ainsi.
16 Dieu fit les deux luminaires majeurs: le grand luminaire comme puissance du jour et le petit luminaire comme puissance de la nuit, et les étoiles.
17 Dieu les plaça au firmament du ciel pour éclairer la terre,
18 pour commander au jour et à la nuit, pour séparer la lumière et les ténèbres, et Dieu vit que cela était bon.
19 Il y eut un soir et il y eut un matin: quatrième jour.
20 Dieu dit : Que les eaux grouillent d'un grouillement d'êtres vivants et que des oiseaux volent au-dessus de la terre contre le firmament du ciel et il en fut ainsi.
21 Dieu créa les grands serpents de mer et tous les êtres vivants qui glissent et qui grouillent dans les eaux selon leur espèce, et toute la gent ailée selon son espèce, et Dieu vit que cela était bon.
22 Dieu les bénit et dit : Soyez féconds, multipliez, emplissez l'eau des mers, et que les oiseaux multiplient sur la terre.
23 Il y eut un soir et il y eut un matin: cinquième jour.
24 Dieu dit : Que la terre produise des êtres vivants selon leur espèce : bestiaux, bestioles, bêtes sauvages selon leur espèce et il en fut ainsi.
25 Dieu fit les bêtes sauvages selon leur espèce, les bestiaux selon leur espèce et toutes les bestioles du sol selon leur espèce, et Dieu vit que cela était bon.
26 Dieu dit : Faisons l'homme à notre image, comme notre ressemblance, et qu'ils dominent sur les poissons de la mer, les oiseaux du ciel, les bestiaux, toutes les bêtes sauvages et toutes les bestioles qui rampent sur la terre.
27 Dieu créa l'homme à son image, à l'image de Dieu il le créa, homme et femme il les créa.
28 Dieu les bénit et leur dit : Soyez féconds, multipliez, emplissez la terre et soumettez-la; dominez sur les poissons de la mer, les oiseaux du ciel et tous les animaux qui rampent sur la terre.
29 Dieu dit : Je vous donne toutes les herbes portant semence, qui sont sur toute la surface de la terre, et tous les arbres qui ont des fruits portant semence : ce sera votre nourriture.
30 A toutes les bêtes sauvages, à tous les oiseaux du ciel, à tout ce qui rampe sur la terre et qui est animé de vie, je donne pour nourriture toute la verdure des plantes et il en fut ainsi.
31 Dieu vit tout ce qu'il avait fait : cela était très bon. Il y eut un soir et il y eut un matin : sixième jour.
Ainsi furent achevés le ciel et la terre, avec toute leur armée.
Dieu conclut au septième jour l'ouvrage qu'il avait fait et, au septième jour, il chôma, après tout l'ouvrage qu'il avait fait.
Dieu bénit le septième jour et le sanctifia, car il avait chômé après tout son ouvrage de création.
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En lisant le récit du commencement du monde, il nous faut nous rappeler que le livre de la Genèse, comme toute la Bible, n’est pas écrit sur le passé, mais sur le présent...  Lire la suite

En lisant le récit du commencement du monde, il nous faut nous rappeler que le livre de la Genèse, comme toute la Bible, n’est pas écrit sur le passé, mais sur le présent. Il reflète, dans un langage symbolique ancien particulier, les vérités qui ne changeront jamais, indépendamment du développement de la physique ou de l’histoire. Ce court récit témoigne du lien indissoluble entre ce qui nous entoure — la lumière, l’eau, la terre, les arbres et les herbes, les poissons, les bêtes et les oiseaux — et Celui qui se tient derrière tout cela, et qui ne fait pas partie de ce monde. Comment transmettre ce mystère ? Le monde ne s’est pas créé lui-même, et nous ne l’avons pas créé non plus : il y a Celui qui répond de ce monde, Celui qui donne au monde l’existence et se réjouit de sa beauté, voyant qu’il est « très bon ». Si l’on apprend à contempler ce mystère, alors tout ce qui est bon et beau dans ce monde nous parlera de Lui, de Celui qui a créé le monde au commencement et nous l’a donné.

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